Thursday, May 08, 2008

Le journal du Maghreb arabe d'Al-Jazeera suspendu




Les autorités marocaines ont suspendu, depuis mardi 6 mai 2008, la production du programme « Journal du Maghreb arabe » diffusé chaque soir à 22h00 (GMT) depuis Rabat par la chaine Qatarienne Al Jazeera. Le porte-parole du gouvernement marocain rattache cette soudaine interdiction à des irrégularités techniques et juridiques.
"Le bulletin d'informations sur le Maghreb émis depuis Rabat reprendra sans aucun problème si Al-Jazeera régularise sa situation vis-à-vis de la Haute autorité marocaine de communication audiovisuelle (HACA)", a précisé Khalid Naciri.
De son côte , Hassan Rachidi, responsable du bureau d’Al-Jazeera à Rabat a déclaré à Reporters sans frontières : “Nous avons déposé un dossier complet auprès de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA, publique) en présentant, entre autres, notre registre de commerce, notre patente, le cahier des charges ainsi que la charte de la chaîne. Mais le dossier a été gelé et nous avons commencé à travailler avec des autorisations provisoires renouvelables tous les trois mois. L’ensemble de notre matériel avait été approuvé par l’ANRT
Qui croire? Pour bon nombre d’observateurs, les raisons du retrait de l’accréditation restent une énigme. La ligne éditoriale serait-elle la pomme de discorde?
Rappelons que ce journal consacré au Maghreb a été lancé le 17 novembre 2006 et l’autorisation dont dispose actuellement la chaîne est valable jusqu’au 13 juin 2008. Mais le programme a été reçu avec le même scepticisme de la part des autres pays du Maghreb. Ce qui prouve que c'est le contenu qui est mis en question.
Le Qatar n'est pas un havre de démocratie mais sa chaine jouit d'une liberté de ton enviable. Cela pourrait paraitre pardoxal.
"Pourqoui SNRT et 2M ne plantent-elles pas leurs antennes au Qatar pour monter aux maghrebins les méfaits des vicieux du petrodollar que la chaine proche-orientale évite de montrer? " se démande un téléspectateur aimant le fighting à armes égales. Mais tout le hic est là.
RAZAK

Kalyug et Kalyug

Kalyug de la production Bhatt et dont la réalisation a été confiée à Mohit Suri n’est pas un remake de Kalyug de Shyam Benegal. Le premier film parle des connexions de la la mafia pornographique. Tandis que le Kalyug de Shyam Benegal , réalisé au début des années 80 , est inspiré du Mahabharata et on y retrouve comme acteurs principaux Shashi Kapur et Amrish Puri. Le thriller des Bhatt a été tourné en 2005 en Suisse. Il a révélé le jeune acteur Kunal Khemu. Quand à Emran Hashemi qui fait partie de la distribution est un habitué de la maison Bhatt.
Rappelons que Mahabharata dont Shyam Benagal s‘est inspiré pour réaliser son film Kalyug est une des deux épopées épiques séculaires de l’ancienne Inde. Mahabharata (Wikipedia affirme qu’il est le plus grand poème jamais composé,comportant pas moins de 250 000 vers et 120 000 strophes) et Ramayana (24 000 vers), toutes deux écrites en sanskrit, constituent deux pièces maîtresses indispensables pour comprendre la culture indienne des temps immémoriaux et surtout pour saisir la liaison entre la littérature, le théâtre et le cinéma d’aujourd’hui. D’ailleurs Shyam Benegal n’est pas le seul à vouloir s’y ressourcer. Le film Mahabharat de Bababhai Mistry est souvent cité avec Kalyug de S. Benegal . Le célébrissime homme de théâtre Peter Brook en a tiré une pièce de théâtre qui a eu un succès retentissant à travers le monde . En 1989 , Brook a fait une adaptation cinématographique de sa propre pièce . Sans oublier le Mahabharata d’Ekta Kapoor . Cette dernière a fait ses armes dans la télévision. Elle a décidé au début de l’an 2008 de filmer cette mythologique histoire, qui est considérée comme la mère du Drama. Enfin, signalons que la gigantesque série Le Mahabharata réalisée par Ravi B.R Chopra pour le petit écran a été programmé tous les dimanches de 1988 à 1990. Elle comporta 94 épisodes. Les médiologues affirment qu’elle a été vue par 97 % des indiens et que le dernier épisode a été vu par 190 millions de personnes. Il faut avouer qu’avec de telles performances numériques, jamais série télévisée dans le monde n’a réalisé de tels scores. Même la sitcom américaine populaire Friande avec la pétillante Anison n’a pas pu atteindre ce pourcentage aux USA.
Le Kalyug bénégalais puise sa sève dans la richesse symbolique du Mahabharata. La lutte acharnée entre les deux clans adverses Pandavas et Cauvaras, semble trouver dans le monde ambivalent d’aujourd’hui une motivation pour sa continuité et son intemporalité . C’est aussi un questionnement sur la situation dialectique entre le matériel et le spirituel.
Le Kalyug des Bhatt est un thriller érotique. Un jeune homme se trouve innocemment mêlé à une histoire bizarre. Tout semblait normal dans la vie de ce jeune homme jusqu’à ce moment où Renuka, une jeune fille orpheline, entre dans sa vie. Ils se marient mais pour leur première nuit de noce, ils furent pris dans un piège. Des voyeuristes, installant leur matériel vidéographique dans la chambre d’hôtel, ont filmé leurs ébats pour les vendre aux amateurs de vidéos-hot. Le drame ne tarda pas d’arriver. Renuka incapable de faire face à l'humiliation, se suicide. Kunal , l’héros du film , devant prouver son innocence. Il part à Zurich et c’est là qu’il découvre le siège central de la filière pornographique. Animé par le désir de vengeance, il déclencha la guerre contre les malfaiteurs. Le film est purement commercial et l’on note chez les Bhatt une certaine contradiction au niveau moral. Si dans Kalyug on peut dire qu’ils combattent la pornographie, mais dans Jism (avec Bipasha Basu et John Abraham), il semblerait qu’ils s’en délectent. Toutefois, les scènes d’amour entre Abraham et Bipasha ont choqué les conservateurs prônant un cinéma très chaste. Mais la jeunesse des milieux urbains y a vu une audace.

RAZAK

Friday, May 02, 2008

Lissasfa : Al Ousboue Assahafi en arrive à la même conclusion que Razakcinéma.blogspot.com


Retour au drame Lissasfa; nos deux articles consacrés à cet incendie unique en son genre et qui a laissé plusieurs dizaines de victimes , ne sont pas passés inaperçus . Les deux chaînes TV locales se sont enfin resaisies (après avoir reçu le feu vert naturellement). Mais les reportages laissent à désirer. On n'est pas allé au fond des choses. Certains intervenants ont tout de même le mérite d'avoir souligné le rôle néfaste de la corruption dans la préparation de tels sinistres . Concernant l'hélico qui voulait faire du cinéma , l'hebdomadaire populaire Al Ousboue Assahafi , dans sa dernière édition du 2 mai 2008 , en arrive à la même conclusion : sauver d'abord les vies humaines, le cinéma après .

Wednesday, April 30, 2008

SRK enfin grévinisé

La cérémonie d’inauguration relative à la pose de la statue de cire de l'acteur indien Shahrukh Khan au musée Grévin à Paris a eu lieu comme prévu le 28 Avril 2008. SRK version sculptée rejoindra le Mahatma Gandhi.
Cliquer sur le lien URL : http://fr.youtube.com/results?search_query=shhrukh+khan+grevin&search_type=&aq=f

Adresse du musée Grevin :
10 Boulevard Montmartre, Paris, 75009
Téléphone: +33 (0)1 4770 8505
Fax: +33 (0)1 4770 8816
Internet:
http://www.grevin.com
Gare la plus proche: metro: Grands Boulevards
Quartier: 9e arrondissement

Thor Heyerdahl: un des rares oscarisés en documentaire


En 1947, l’anthropologue norvégien Thor Heyerdahl fabriqua un radeau avec des troncs tubulaires de balsa (arbre qui se trouve en grandes quantités au Pérou ) le baptisa Kon Tiki ( dieu du Soleil chez les Incas) et partit avec cinq équipiers dans une expédition à travers le Pacifique . Il atteinit les îles polynésiennes et entama des fouilles archéologiques dans le but ethnologique et anthropologique de comprendre le Peuplement de l'Océanie.
Le film documentaire qui en a résulté fut récompensé par l’Oscar du meilleur film documentaire en 1952. De même, le livre sorti sous le titre L'expédition du Kon-Tiki fut un bestseller. Il fut vendu à 20 millions d’exemplaires dans 67 langues. L’auteur y raconte son odyssée.

Thor Heyerdahl est né le 16 octobre 1914 à Larvik. Il est décédé le 18 avril 2002 à Andora. Pour l’assemblage du Kon Tiki , il s’inspire des anciens modèles d’embarcation artisanales que les Amérindiens utilisaient comme moyens de transport. Malgré l’arsenal rudimentaire, ce radeau doté d’un petit voile, a pu effectuer en 101 jours 8 000 kilomètres. Bravant les tempêtes et les aléas du Pacifique , les six membres à bord du Kon Tiki atteignirent l’ile polynésienne Raroia de l'archipel des Tuamotu. Un projet fou, certes, mais son intérêt pout les sciences humaines est évident. Le voyage scientifique de cet explorateur suscita de l’intérêt chez les scientifique et chez les profanes qui aiment l’insolite. Ainsi, après 60 ans de cette aventure en haute mer, une nouvelle expédition norvégienne baptisée Tangaroa se lance sur les traces du Kon Tiki. Parmi les six membres de l’équipage on trouve Olav Heyerdhal le petit-fils de l'explorateur défunt. Le goût de l’aventure semble imprimé dans les chromosomes des Heyerdhal.
RAZAK
NB : Les deux expéditions Ra-1 (1969) et Ra-2 (1970) lancées par Thor Heyerdahl après Kon Tiki sont parties de Safi (une ville côtière se trouvant à l’Ouest du Maroc). Voulant lui rendre hommage, les safios avaient érigé au port une enseigne commémorative. Malheureusement, les déchets l’ont effacée par négligence. La ville organise annuellement un festival de cinéma mais on omet de passer son film documentaire Kon Tiki. L’élite de la ville doit y remédier avec plus de tact de solennité et de prestige.

Tuesday, April 29, 2008

Susan Sarandon la lutteuse

Susan Sarandon, c’est d’abord son regard intelligent, son charisme et sa générosité combative. Si certaines actrices, fières de leur parure, se sont gargarisées dans leur image d’allumeuses de désir, avec le temps elles s’éteignent, ne laissant derrière elles que les cendres morbides d’un remembrer difficile à faire revivre. Sarandon qui a eu une enfance marquée par un conservatisme catholique dont elle parut indocile, devient avec la maturité une dérangeuse de mâles. Son rôle d’attorney dans le film Le Client révèle la dimension de son immense talent d’actrice émérite. L'Académie britannique des arts de Télévision et de Film (connue familièrement par les cinéphiles sous le cigle anglicisant BAFTA) lui a décernée en 1995 le prix de la meilleure actrice. Quand aux oscars elle n’en a eu qu’un en 1996 pour son rôle remarquable dans le film La Dernière marche. Mais elle bénéficia de quatre nominations.
A l’instar des grands du cinéma, elle a son étoile sur le Hollywood walk of fame. Mais s’il vous arrive de passer par ce boulevard de la célébrité, prière ne pas piétiner l’étoile de Susan Sarandon. Elle ne tolère aucune souillure .
RAZAK

Sean Peen Président du Jury du 61ème Festival de Cannes


Sean Penn, l’un des acteurs américains les plus engagés politiquement, préside le jury de la 61eme édition du festival de Cannes. Cet acteur oscarisé est contre la guerre en Irak et il est peu enthousiaste pour le « building democracy » dans une région où la déconstruction est presque devenue architectonique. L’ex-mari de Madonna, acteur bouillonnant et lymphatique partage les mêmes convictions libertaires que Susan Sarandon. Leur performance respective dans Mystic River et Thelma and Louise les catapulte triomphalement dans la catégorie de grands acteurs américains.
RAZAK

Lissasfa : vivre et laisser mourir


L’un des grands ennemis du Maroc est la corruption. L’association marocaine de lutte contre le cancer devrait ajouter le cancer de la corruption à sa liste. La société marocaine est à deux doigts de l’implosion, car la cherté de la vie a déstabilisé plus d’un et la corruption y a dynamité le substrat souterrain. La corruption politique a abouti à une forte abstention lors des dernières élections, la corruption morale a fait que la malhonnêteté et la prostitution atteignent des proportions inquiétantes, la corruption des médias sencés être plus indépendants a laissé les potentats de la drogue faire ce qu'ils veulent, la corruption économique a rendu le pays plus vulnérable qu’il ne l’était par le passé . La moindre hausse du prix du baril de pétrole laisse sa cicatrice. Si le pays avait une forte croissance économique comme la Chine et l’Inde (qui sont eux aussi atteints par ce fléau) cette dépravation n’aurait qu’un méfait minime. Mais le hic, c’est que la corruption bride le développement et constitue une véritable entrave. Et on ne fait rien pour l’iradiquer. Le but nocif de la corruption en tant que pratique perverse, c’est de ridiculiser le travail honnête.
Au niveau cinématographique et malgré l’ampleur du phénomène, les professionnels de l’image au Maroc n’ont que rarement osé frôler le sujet. Normal, car c’est un cinéma d’Etat. Ce dernier obéit à un contrôle préalable imposé par l’institution étatique qui régit le secteur. En outre, le financement dépend de cette institution qui en a tous les pouvoirs et prérogatifs. C’est elle qui donne l’argent moyennant un soi-disant fonds d’aide assisté par une commission d’octroi. Est-ce que les mécanismes de passation sont limpides pour offrir l’argent aux méritants? La presse marocaine a souvent dénoncé un certain clientélisme et le népotisme ambiant. Et même si un réalisateur aguerri a bénéficie de cette précieuse aide, il ne pourra pas s’aventurer dans un champ miné. La corruption est un sujet tabou. C’est pour cela que la débandade va continuer jusqu’ à ce que le pays tombe complètement à genoux. Allez voir dans les dossiers spécifiques de cette « maison-usine-crématoire » érigée n’importe comment et à laquelle les pompiers n’ont pu accéder qu’après avoir détruit le mur, si la corruption n’est pas l’allumette qui a mis le feu dans la paille pour carboniser plus de 55 employés dont la majorité est constituée de femmes. Le peuple marocain est en deuil , mais paradoxalement, les medias audiovisuels officiels ont haussé d’un dièse leur fiesta quotidienne. Qui vous a dit que les marocains sont égaux?
Georges Bernanos, l’auteur du livre Le Chemin de la Croix des Âmes a écrit :
« Ce qui rend la corruption, ou même la simple médiocrité des élites, si funeste, c'est la solidarité qui lie entre eux tous leurs membres, corrompus ou non corrompus, dans la défense du prestige commun.»
Il y a un pacte faustien entre les membres très virulents de cette caste de gens initiés. Bernanos devait remplacer le mot privilège par magouillage. Ce serait beaucoup plus explicite.
Ce cinéma censuré et autocensuré d’avance nous renvoi à un autre plus absurde. L’hélico qui survolait la « manufacture » en flammes, au lieu de déverser l’eau pour étouffer l’incendie et sauver d’éventuels rescapés, servait sans vergogne, à des prises de vues aériennes. Certainement, c’était l’occasion idoine de prendre une séquence en «plongée » pour un futur film appelé: « Lissasfa : vivre et laisser mourir». Les badauds ont vu en «contre-plongée» cette mascarade avec un œil éploré , révolté et nauséeux. »

RAZAK

Monday, April 28, 2008

L’incendie Lissasfa et l’atermoiement télévisuel

Pour voir la video cliquer sur le lien URL suivant:
http://fr.youtube.com/results?search_query=INCENDIE+CASA+&search_type=&aq

Quand pour la première fois, nous avons lancé notre blog razakcinema, on en avait précisé le champ : l’image dans tous ses états. Le cinéma (films de fiction, films documentaires), la télévision, la vidéo…sont des cibles de prédilection. Or les internautes qui savent lire entre les blog-lignes savent qu’un séisme, un fléau, un sinistre et tout phénomène qui intéresse l’opinion publique deviennent , en fin de compte , des images dont les chaines TV, les providers du net et les documentalistes se disputent la primeur. Il n’y a ni hors texte ni hors contexte. Donc, ne vous étonnez pas, si les circonstances comme celles d’aujourd’hui, nous incitent à parler d’un incendie qui a calciné, samedi 26 avril, dans une usine casablancaise peu respectueuse des normes de sécurité en vigueur, plus 55 personnes.
Grâce à l’Internet, l’image mouvante de ce drame émouvant , a précédé l’image fixe. Des vidéos mises en partage par des amateurs montrent le sinistre dans toute son ampleur dramatique. Leur qualité de pixellisation est moyenne, mais c’est le geste de bonne citoyenneté qui compte. Comme à l’accoutumée, le holding local dirigé d’une main de fer par une bureaucratie qui fait tout sauf s’émanciper pour créer une télévision de son temps, et être à l'écoute des citoyens marocains . Ni SNRT ni 2M ne cherchent à se débarrasser de leur mauvais tic : l’atermoiement devant l’urgence. Le séisme d’Al-Hoceima nous l’a déjà prouvé. Maintenant avec cette nouvelle tragédie, on est sûr qu’Aljazeera , la chaine Qatarienne qui se trouve à plusieurs méridiens du notre , est déjà entrée en ligne pour informer, par l’image et la parole, sa clientèle. A la SNRT, tout est raté. A 2M, on est presque dans un harem. Les deux chaînes sont tellement occupées par leur «Kadam Dahabi» dont les crampons sont souillés , «Naghma Ouatay» qui glorifie dans un mimétisme maladif la ruralisation tout azimut des programmes et «Challengers» un tremplin au service d’un lobbying économique plein de soupçons . On donne crédit à la futilité et on oublie l’essential : la proximité informationnelle. SNRT a pourtant une pseudo-émission qui s’appelle «Istahliq Blama Tehlek» (traduction: Consomme sans te faire mal). Celle-ci aurait joint l’utile l’agréable si à la place d’un animateur inculte on avait placé un érudit. On y conseille les gens de laver les pommes avant de les croquer et on oublie les facteurs dangereux qui provoquent les sinistres avec dommages collatéraux .
En effet, l’incendie qui s’est produit le weekend et qui a coûté la vie à des dizaines de prolétaires exploités inhumainement et sous- payés, aurait été évité, si cette chaîne avait fait un reportage décapant sur toutes les usines hors-la-loi implantées, non seulement dans cette zone limitrophe, mais dans toutes les villes du Maroc où les inspecteurs du travail font œil de mica comme disent les marocains et où le patronat accumule les richesses illégalement. Y a-t-il une usine dans le monde qui ferme ses portes avec des cadenas pour empêcher le personnel de sortir avant l’heure ? Y a-t-il une clause de loi qui préconise et légalise de telle incarcération abusive ? Une usine surréaliste qui crée un sinistre tragique.
Hélas ! Il ne sera ni le premier ni le dernier, dans le pays de mille et un abus. L’autre jour en prenant le train Rabat-Kenitra , on nous a fait descendre au milieu du trajet, à cause d’un incendie qui s’est déclaré dans la locomotive de traction. Pourtant, le train qui nous transportait fait partie de la dernière livraison italienne et il est, nous dit-on, toujours sous garantie. De telles anomalies ne devraient pas avoir lieu pour des machines neuves. Autre calamité: les WC installés dans les wagons de ce train de « luxe » sont une des accumulateurs orduriers. L’odeur nauséabonde de l’urine envahit les wagons et pour y remédier on a employé de femmes de ménage (surcoût au niveau du budget de fonctionnement) pour en atténuer la gravité.
Est- ce que les responsables marocains qui avaient signé le contrat d’achet manquaient de lucidité pour accepter de telles tares de fabrications ?
S’agit-il de matériel usagé vendu pour du neuf ?
Le pire, c’est d’être conscient de ces dysfonctionnements et faire œil de mica pour une raison ou une autre.
RAZAK



Friday, April 25, 2008

Cristiano Ronaldo et Pipasha , Richard Gere et Philpa Shetty, Jackie Chan et Sherawat…

Cristiano Ronaldo et Pipasha Basu, Richard Gere et Philpa Shetty, Jackie Chan et Mallika Sherawat… ces duos que des circonstances hasardeuses ont réunis (soirée caritative, cérémonie de remise de prix …) ont fait couler beaucoup d’encre à chaque fois que le mâle ou la femelle manifeste son attirance plus qu’il n’en faut envers l’autre. Les réactions varient entre la réprobation et la magnanimité. Sur la toile Youtube en garderait des traces vidéographiques jusqu’à la fin de l’Ere numérique. Pour un petit bisou fourré dans une taquinerie, Ronaldo le footballeur portugais devient un Don Juan. La presse à sensation s’en est saisi. Richard Gere qui a serré entre ses bras la voluptueuse Phipa Shetty devient à son tour un farceur qui aime la provocation. Quand au trop timide Jackie Chan, la tenue légère de l’actrice indienne Sherawat qui se tenait à ses côtés lors d'une cérémonie ne lui a apporté que de l’embarras. Aux USA, de tels gestes anodins pourraient passer inaperçues, mais en Inde, pays toujours tiraillé entre progressistes et conservateurs, leurs retentissements finissent souvent par créer un tollé malgré le fair-play des libéraux. Le parce que du pourquoi n’est pas difficile à trouver. Les publics indiens ont un rapport affectif avec leur cinéma. Certains acteurs et actrices sont considérés comme des demi-dieux. Pour ces publics vulnérables quand on est en face d’une « divinité cinématographique » la chasteté s’impose. Le mariage de ces stars est perçu par certains comme une traitrise. Les fans de Madhuri Dixit, Karisma Kapoor, Kajol ont eu le blues quand ces actrices adulées avaient convolé en mariage. Leur absence s'est fait sentir cruellement et leur retour au cinoche après la phase de maternité n’avait pas eu la ferveur de jadis. C’est pour cela que l’on dit que les étoiles du cinéma indien sont filantes , à cause du changement du statut familial des stars . Les hommes ont plus de chance. Mariés ou pas, ils gardent une certaine endurance « audienci-métrique ».
RAZAK

Prochains Oscars indiens à Bangkok



Les IIFA-awards 2008 auront lieu en Thaïlande à Bangkok, du 6 au 8 Juin. L’IIFA (à ne pas confondre avec l'autre IIFA indien des Beaux-arts c’est à dire International Institute of Fine Arts) est l’académie internationale du film indien. Les récompenses (idée conceptuelle de Wizcraft Entertainment) sont données au nom de cette académie dans des villes se trouvant hors du territoire indien. Elle est assistée par une pléthore de personnalités indiennes issues du milieu du cinéma. Parmi les célébrités qui composent l’advising-board de l’IIFA on trouve : Amitabh Bachchan et son épouse Jaya Bachchan, David Dhawan (ancien lauréat de l’institut indien du film et de la télévision), J.P. Dutta (réalisateur) , Karan Johar (réalisateur du film La Famille indienne), Manmohan Shetty (producteur ), Pahlaj Nihalani (réalisateur) , Ramesh Sippy (réalisateur du film Sholay) , Shiam Shroff et Vinod Khanna (acteur).
Les sept dernières éditions des IIFA awards se sont déroulées dans les endroits suivants : Londres (Royaume Uni, 2000), Sun-city (Afrique du Sud , 2001), Malaisie (2002), Johannesburg (Afrique du Sud, 2003), Singapour (2004), Amsterdam (2005), Dubaï (2006) et Yorkshire (Royaume Uni, 2007). Celle de Bangkok se déroulerait dans le fameux complexe métropolitain appelé Impact Arena Muang Thong Thani. Ce dernier avait déjà accueilli les shows de Christina Aguilera, Beyonce, Mariah Carey, Janet Jackson, Gwen Stefani, Elton John et Deep Purple.

RAZAK

Tuesday, April 22, 2008

Veer Zaara sur SNRT




Passer des films hindis sur la SNRT, c’était mon idée. Je le dis sans la moindre prétention. Lors de la cinquième édition du Festival International du Film de Marrakech (FIFM) j’ai eu une conversation avec le directeur du holding public qui est aussi un des deux co-sous-présidents du festival. Parmi les sujets que l’on avait abordés il y’avait la cérémonie de remise des oscars indiens (IIFA) et l’éventualité de l’organiser au Maroc. Sur ce chapitre, l’homme a été pragmatique: il fallait un budget exceptionnel pour que cette kermesse puisse se tenir dans les normes communicationnelles, linguistiques et conviviales. L’autre idée concernait le lancement d’une émission sur le New Cinéma Indien. Il m’avait dit en remettant sa carte de visite: «Prépare une émission mensuelle et apporte-moi le projet». Celui que j’ai mijoté est simple : cela consiste à sélectionner un bon film et expliquer son making-of. Car beaucoup de gens ont des idées erronées sur le mode de fabrication de ce cinéma spectaculaire dont l’aura ne cesse de grandir. Mon projet est resté lettre morte. Et je comprends pourquoi ce responsable n’a pas tenu ses promesses. Certes, il voulait du sang nouveau mais certains de ses subordonnés ayant de la rouille dans le sang ne voulaient par d’une collaboration artistique à risque. Les séquelles laissées par les rubriques «A voix nue», «Objectivement votre» et «De scène et d’écran» leur donnaient des frissons de frayeur.
«Si on l’intègre dans l’équipe il va connaître nos petites défaillances et tout serait divulgué». Ainsi, lui aurait-on dit par mégarde. Aucune réponse ne m’a été donnée à ce jour.
Mais curieusement après un certain temps, on s’est mis à programmer des films hindis. Si certains choix de films s’étaient avérés probants, l’enveloppe cinéphilique laissait à désirer. Ce n’est pas de cette façon que je voulais présenter ces films. Il manque un peu de piment culturel au menu. Prenons le cas du très beau film de Yash Chopra Veer Zaara que la chaine a passé le dimanche 20 avril 2008. L’on a enregistré plusieurs omissions et coups de cisailles. Plusieurs chansons chorégraphiées ont été bêtement enlevées. Or dans ce film particulier les chansons complètement le scenario. La pré-communication (annonce TV …) qui est très essentielle pour la fructification audiométrique ne s’était pas effectuée comme il se devait. Et cela dénote un manque flagrant de perspicacité. Le film tel qu’il a été programmé s’est vu amputer de l’essentiel : le soubassement culturel. Rectifions le tir. Les téléspectateurs, excepté les bollyphiles affutés savent peu de chose sur Madan Mohan (1924-1975). Ce grand compositeur indien auquel Yash Chopra rend hommage est un des plus féconds de sa génération. Il a composé des centaines de musique de films. On le surnomme le roi du ghazal. Le film s’est servi des mélodies qu’il a créées et dont la remise au goût du jour par son Sanjeev Kohli a ajouté un agrément perceptible. Or un hommage peut en cacher un autre : celui de la grande diva Lata Mangeshkar. Lata et Madan ont collaboré ensemble pendant longtemps. Ils méritent à eux seuls un film documentaire pour retracer leur itinéraire lumineux . Réécoutez les chansons de Veer Zaara et laissez vous envoûter par leur beauté mélancolique. Appréciez la subtilité de leur phrasé musical. La chanson Tere Liye a été reprise par de nombreux jeunes musiciens en herbe. Youtube en fait étalage gracieusement . Enfin, savez-vous que pour la chanson Kyon Hawa interprétée par Lata Mandgeshkar et Sonu Nigam les commentaires sont de Yash Chopra, le réalisateur du film? C’est ce genre de plus value cinéphilique que l’on souhaitait apporter si on nous avait dit Oui à notre proposition.


RAZAK

Monday, April 14, 2008

30 classiques du cinéma mondial à voir sans modération

Tous les historiens de cinéma s’accordent à dire que l’âge d’or du 7eme art se situerait aux années 50 du siècle passé. La mondialisation enchanteresse dont on savait qu’elle était pipée comme un dé de prestidigitateur futé, a buté contre le mauvais partage des ressources économiques. L’évolution des indicateurs socio-économiques dans presque la totalité des pays africains est chaotique. Même les pays qui profitent de la manne pétrolière n’arrivent pas à décoller. Le constat est on ne peut plus affligeant.
Les cinématographies tâtonnantes comme celles de la majorité des pays d’Afrique doivent redoubler d’efforts pour sortir de la zone périlleuse. Certains pays qui n’ont pas de films à faire valoir risquent de rester cinématographiquement arides jusqu’à la fin des images. Ils sont dans l’impossibilité de rattraper le train. Ceux qui en ont produit une brochette en faisant recours aux finances publiques, arrivent à trouver une destination à cette production réalisée à fonds perdu d’avance: meubler la programmation des semi festivals locaux. Les films documentaires réalisés dans la majeure partie par des non africains constituent un atout pour éviter une mort certaine. On en attendrait une osmose et un transfert généreux des aptitudes.
Les enjeux ne sont plus de l’ordre de «l’abordable thématiquement», mais du taux de croissance économique et de l’évolution de la culture de loisir. Le numérique comme nouvelle donne en complique l’issue et aggrave les disparités entre pays pauvres et pays riches.
Mais corollairement, le cinéma n’en est pas forcement proportionnel, puisque l’on assiste depuis une bonne décennie à un déclin palpable en matière d’audience même dans les pays développés. Autrefois en Europe et aux USA, les spectateurs qui fréquentaient les salles de cinéma se comptaient par millions, aujourd’hui, on les évalue à quelques dizaines de milliers par film qui marche. Et pour que ça marche financièrement, il faut viser une tranche d’âge bien déterminée. Les adultes ne vont que rarement au cinéma. Les USA, la Chine et l’Inde qui sont relativement les mieux favorisés économiquement en ces temps-ci ont une cinématographie qui résiste aux aléas mais l’érosion ne les épargne pas. Le piratage et la contrefaçon numérique sont des facteurs dépravants à ne pas sous-estimer dans cette débandade.
Un pays pauvre peut-il avoir un cinéma compétitif? Ce serait un mensonge déviant de répondre par l’affirmative. Coté altérité, il n’est plus question de chasser la défiance et instaurer un climat débarrassé des préjugés, mais de survie humaine. L’artistique en terre africaine revient à la case de départ : un luxe. Les dernières hausses vertigineuses du baril vont plonger inéluctablement le continent noir dans un autre cinéma réel beaucoup plus dramatique où cette fois les acteurs seraient vrais et les cadavres qu’ils feraient par famine n’auraient rien à voir avec les sculptures moulées dans du silicone et dont Hollywood est goulûment friand.
Qui s’intéresse aujourd’hui au cinéma africain? Le Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui est une des grandes et anciennes agoras du cinéma africain n’a plus l’aura d’antan. Vues d’Afrique, la manifestation cinématographique entretenue par les canadiens depuis plusieurs années vise la satisfaction de leur goût pour l’exotisme. Autre inconvénient : avec l’exode transcontinental et le fanatisme religieux, le pessimisme reste de rigueur. L’Asie , comparée à l’Afrique, est cinématographiquement en perpétuel devenir, d’où sa dynamique. Par nostalgie à une époque révolue où des films intéressants ont été réalisés à faible budget nous proposons cette sélection de films pris pêle-mêle pour rafraîchir la mémoire cinéphilique. Il y en a qui ont coûté une fortune. D’autres ont été faits avec les moyens de bord. L’on serait enchanté de voir un jour un cinéaste africain parti de rien et outrepassant tous les obstacles précités pour créer un joyau de cinéma comme ceux que l’on a listés. Par ailleurs, nous conseillons aux faiseurs d’images qui sont toujours en activité mais qui guettent l’étoile inspiratrice, de revoir ces films, ils sont pleins de leçons cinématographiques. Osfour de Youssef Chahine cité dans cette liste nous rappelle que la réussite d’un film c’est d’abord une bonne inspiration.
RAZAK
1. Apocalypse Now
2. Autant en emporte le vent
3. Ben-Hur
4. Birdy
5. Casablanca
6. Citizen Kane
7. Cris et chuchotements
8. Danse avec les Loups
9. Faust
10. Ghandhi
11. Impitoyable
12. Un tramway nommé désir
13. Lawrence d’Arabie
14. Le Bon la Brute le Truand
15. Le cuirassé Potemkine
16. Le Pont de la Rivière Kwai
17. Le quai des brumes
18. Les moissons du ciel
19. Le Sorgho rouge
20. Les raisins de la colère
21. Les Sept Samouraï
22. Le trésor de la Sierra Madre
23. Le voleur de bicyclettes
24. Nell
25. Ousfour
26. Papillon
27. Taxi driver
28. Vertigo
29. Vol au dessus d’un nid de coucou
30. Z


Friday, April 11, 2008

A près 43 ans un film pakistanais est distribué en Inde


Depuis la deuxième guerre du Cachemire de 1965 , opposant l’Inde au Pakistan, aucun film pakistanais ne fut distribué en Inde. Il a fallu attendre 43 ans pour que le miracle se produise.
Khuda Kay Liye (Au nom de Dieu) de Shoaib Mansoor est en fait le premier film pakistanais à passer sur les écrans indiens. C’est un bon signe d’apaisement .Ce long métrage s’est distingué lors de la dernière édition du Festival international du film du Caire (prix spécial du jury).
Il est à signaler que le Pakistan a été le premier à faire des concessions. En 2006, il a autorisé la sortie en salle d'un film indien. Deux ans apres le film Taare Zameen Par (Des étoiles sur le sol) réalisé par Aamir Khan presse le pas sur la voie de la réconciliation cinématographique. Dans notre chronique consacrée à Veer Zaara de Yash Chopra, nous avons formulé , de manière implicite, le souhait que le 7eme art puisse chasser les démons de la guéguerre entre deux peuples voisins ayant une histoire commune.

RAZAK

Bachchan's autograph on Razak's book


Wednesday, April 09, 2008

Du Merce Rock avec Jean Claude Galotta

Jean Claude Galotta, chorégraphe aimant le mélange des genres et la création débridée, propose à travers le spectacle « My Rock » une revue sonore illustrée par des séquences dansées. His « My Rock » présenté au public de Rabat le soir du mardi 8 avril 2008 was beautiful. Ce franglais de circonstance est dû au fait qu’il y a du Merce Cunningham dans les performances chorégraphiques que ses danseurs et danseuses ont exécutées avec brio en suivant ses consignes.
C’est un spectacle composite où la parole, la vidéo, la musique et la danse moderne s’interpénètrent tant dans l’espace que dans le temps. C’est à une sorte de recueil de morceaux choisis, et à un chapelet scintillant, qu’il nous convie et leur succession nous plonge doucereusement dans l’histoire jumelée du rock et de la danse moderne. De telles alliages étonnants et détonants ne sont pas inédits pour l’estrade du Théâtre National Mohamed V qui, on s’en souvient, en a vu de plus retentissants. En effet, au début de l’an 1990, cet espace a été investi par une formation ballettique provenant du Portugal (Ballet Gulbenkian) qui, pour compléter les pièces composant le puzzle ballettique, a proposé au public R’bati un fameux morceau intitulé « Mémoire pour Edit Piaf ». Nous en avons relaté la plus-value chorégraphique dans un billet artistique publié en temps opportun dans un quotidien marocain. Danser académiquement sur du Piaf, il faut le faire. Avec Galotta on assiste à un plébiscite mais qui est ontologiquement beaucoup plus éloquent et plus historiographique. Avec ce chorégraphe venu des Beaux Arts on assiste à un jumelage de lectures: lecture sonore d’un tube musical et lecture chorégraphique sous-jacente. Y a-t-il juxtaposition sémantique entre deux lectures? L’illustration est-elle mutuellement fécondée? Le rock’n’roll d’Elvis Presley, avec la vivacité de son rythme, pourrait aisément trouver une réplique chorégraphiée, pas comme on le fait dans les dancings où l’on se déhanche comme on veut dans l’exigüité du lieu, mais en y adjoignant habilement l’expressivité nécessaire. Le Presley chorégraphié auquel Galotta veut rendre hommage est finement ciselé. Selon Galotta l’histoire du rock interfère avec celle de la « modern dance ». Du coup, il se profile devant nous les silhouettes minces et élancées des pionnièrs: Martha Graham et Merce Cunningham, deux figures de proue de la danse contemporaine et dont les adeptes se trouvent aujourd’hui aux quatre coins du monde. C’était un spectacle plaisant baignant dans une lumière monochrome. L’on en retiendrait tout particulièrement la séquence dansée sur la chanson de Leonard Cohen. Elle est étonnamment subtile , car l’auteur de Suzanne et de Hallelujah est connu par sa voie mélancolique et tristement belle, mais Galotta y’a insufflé du tonus et la remarquable prouesse du duo qui l’a exécutée donne aux fans de ce grand chanteur canadien une jouissance spirituelle.
RAZAK
Rabat le 8 avril 2008

Tuesday, April 08, 2008

Après Gandhi Shahrukh Khan aura à son éfigie sa statuette au musée Grevin


Sa Seignerie Shahrukh Khan, the King of Bollywood séduit la France. Les signes d’amabilité et de reconnaissance ne trompent pas. Il n’est plus ce quidam venu d’un pays lointain, amoindri par ignorance envers une culture millénaire, ou pour le teint basané. Malgré le fait qu’il soit vénéré par plus d’un milliards de ses compatriotes , il ne fut jamais pris en considération par les européens. Il en est de même pour Amitabh Bachchan qui a pourtant une filmographie époustouflante. Cette reconnaissance bien que tardive par rapport aux anglais et hollandais qui se sont débarrassés des préjugés post-colonialistes pour rendre hommage aux méritants sans distinction de race ou de couleur de la peau , vaut la peine d’être mise en exergue . Ainsi, si le chanteur ibérique Julio Iglesias a eu facilement les faveurs notamment des françaises en roulant les « R » à l’espagnole , il a fallu à Shahrukh Khan toute une panoplie de films où il campe le première rôle à faire fondre les cœurs et surtout à la brèche que le festival de Cannes a laissée entrouverte après Devads , pour qu’il soit enfin apprécié à sa juste valeur .
Au Virgin Megastore des Champs-elysées , lorsque pour le film Veer Zaara, le réalisateur Yash Chopra avait ramené avec lui , au pays de Méliès , Shahrukh Khan et Preity Zinta, les français autrefois incrédules et imperméables à la Shahrukhanmania envahissante n'en crurent pas leurs yeux. Il y’avait une foule immense. L'émeute a été évitée de justesse .La première du film Mission Impossible avec tenez-vous bien Tom Cruz est passée inaperçue, car à Paris, le badshah de Hollywood était de passage. Il en fut lui même étonné. Il ne sait pas qu’en France , il existe une grande communauté de maghrébins, qui aiment ce qu’il fait . Par contagion, les français tous sexes confondus sont tombés sous le charme du cinéma indien, que péjorativement, les grosses têtes aiment grossièrement taxer de kitch , Massala et je ne sais quel sobriquet réducteur et raciste . Ainsi, voulant rattraper le retard et le temps perdus , le gouvernement français l’a fait officier de l'Ordre des arts et des lettres, et maintenant on lui dédie une statuette de cire qui sera installée au musée Grévin à son effigie. Après l’entrée au musée Madame Tussauds à Londres , Grevin lui ouvre de plein gré son éspace. Sarkozy et Aznavour l'y attendent .
Désormais, ce musée serait un sanctuaire , car les pèlerins de Sa Sainteté Shahrukh Khan vont déferler par milliers pour voir la doublure sculptée de leur idole fétiche qu’ils n’ont pas eu l’occasion de voir en chair et os.

RAZAK

Monday, April 07, 2008

Charlton Heston n'est plus


Charlton Heston l’homme qui incarna Moise dans le film de Cecil.B deMille Les Dix Commandements n’est plus. Il est décédé samedi 5 avril 2008 à son domicile de Beverly Hill à l'âge de 84 ans. Dès 2002, La maladie d’Alzheimer l’avait ajouté à sa longue et triste liste où l’on trouve Ronald Reagan et bien d’autres monstres sacrés du 7eme art. Charlton a joué dans plus de 80 films dont les plus connus restent bien entendu Ben Hur de Willam Wyler , film pour lequel il obtint en 1959 l’Oscar du meilleur acteur, Les Dix Commandements, La Planète des singes de Franklin J. Schaffner, Tremblement de terre de Mark Robson et 747 en péril de JacK Smight. Avec sa disparition, le cinéma américain perd une de ses figures les plus attrayantes. Ainsi après Charles Bronson, Anthony Quinn, James Coburn, Steve McQueen, Jack Palance, Yul Brynner, Burt Lancaster, Henri Fonda qui ont quitté ce monde, il ne reste de cette génération de prodiges, à la gueule photogénique que Robert Redford et Paul Newman. Ce dernier a décidé d’arrêter sa carrière cinématographique en mai 2007. Charlton était un homme de combat. Il fut six fois élu président du syndicat des acteurs américains.
RAZAK

Monday, March 31, 2008

السينما الهندية الجديدة






















ETRE HOLLY-BOLLYPHILE





Je suis bollyphile et fier de l’être, mais je ne suis pas un anti-Hollywood endurci. Pour être précis, je dirais que j’apprécie « The best of Bollywood and Hollywood ». L’intérêt pour le cinéma indien est celui d’un explorateur avide de connaissances et sensations nouvelles qui, s’appuyant sur certaines données socioculturelles, désire apprendre davantage sur ce pays qui a une culture très diversifiée et très profonde. Mais je ne suis pas comme ces autoproclamés critiques quelque peu xénophobes qui n’ont vu que 20 ou 30 longs métrages des dizaines de milliers de films indiens réalisés depuis la partition de 1947, et qui émettent insolemment des propos sentencieux sur ce cinéma émergent. Ils le font sans vergogne en ignorant tout des us et coutumes de ce peuple hospitalier. Les hindous comparés à d’autres peuplades nihilistes ou acculés de l’être par les interdits confessionnels ont le goût de vivre très prononcé et ce malgré la misère qui les met parfois en friction.
Concernant le Hollywood de ces dernières années où pour produire un chef-d’œuvre il fallait neuf navets qui gravitent autour, je ne suis, à vrai dire, dépité que par les productions mercantiles qui cherchent l’argent des teenagers genre Matrix, Freddy ou autre bobines Disneyesques assistées par ordinateur. Le box-office américain, autrefois majeur, a descendu ces temps-ci du côté des mineurs. Cependant, les classiques de cinéma comme Citizen Kane (Orson Welles) , Autant en emporte le vent (Victor Fleming ) , Les raisins de la colère (John Ford ) et Casablanca (Michael Curtiz) me procurent, en plus de jouissance, la nostalgie d’une époque où âgé d’à peine 14 ans j’avais la manie de noter sur le ticket d’entrée mon impression sur le film que je venais de voir. Ces quatre films cités ci-avant réalisés aux années 30/40 du siècle dernier je ne les vus que trente années après. Mes premiers reflexes de chroniqueur de cinéma datent de cette ère révolue. Tenez pas plus qu’hier j’ai revu sur une chaine TV un film américain ancien où Richard Gère (une des stars américaines converties au bollywoodisme) détient le premier rôle et où le maestro Ennio Morricone signe la musique interprétative. Ce film qui porte le titre Days of Heaven est appréciable. Les Moissons du ciel (titre fiançais) renvoie à un Texas révolu. Celui de l’époque wilsonienne semblait un lieu paradisiaque même en temps de disette. Pourquoi ce film capte l’attention malgré quelques petites exagérations scénaristqiues? Parce que les réalisateurs de jadis ne lésinaient pas sur les moyens pour réussir leurs films. Terrence Malick en étant un des plus aguerris a eu l’intelligence de nous situer le récit grâce à un petit insert montant le journal qui annonce la visite du président démocrate Wilson dans la région. Un autre novice aurait maladroitement et béatement indiqué ce détail importantissime non pas par l’image comme le faisait ce réalisateur talentueux mais comme insinuation introduite dans le dialogue.
Vivah, un autre film hindi que j’ai vu il y’a deux semaines pourrait constituer avec Days of Heaven un jumelé cinématographique holly-bolly d’égale sensibilité onirique. Appréciez avec quelle somptuosité narrative évoluent les deux récits, du bonheur vers le drame.
RAZAK

Friday, March 28, 2008

New Indian Cinema : 30 films à voir sans modération

  • Le public occidental tolère rarement qu’un film dépasse trois heures . Pour les films hindous cette longueur est sociologiquement acceptée par ce qu’elle est imprimée dans les gènes de ce cinéma a-typiquement typique. Les indiens notamment les couches défavorisées trouvent dans leur cinéma une issue pour échapper à la misère ambiante. Plus ça dure plus ça soulage. Auparavant, ces films étaient destinés uniquement à la populace locale et à la diaspora vivant à l’étranger. Mais petit à petit, la contagion gagne en terrain. Les occidentaux excédés par la sanguinite des thrillers produits en surnombre deviennent de plus en plus bollyphiles. Depuis l’avènement du New Indian Cinema dont nous étions un des rares chroniqueurs culturels à souligner la ligne et le signe de démarcation et puis dont l’acteur fétiche Shahrukh Khan est le porte étendard, l’on assiste à une métamorphose spectaculaire. Lorsque Devdas est passé sur les écrans canadiens, français, allemands et suisses, une avalanche d’avis louangeurs charriés via plusieurs forums intégrés à moult sites web dédiés au 7eme art, a montré que le film hindi n’est plus celui qu’on pensait. Il n’y qu’à voir avec quel doigté on peaufine les génériques des derniers films de Bollywood.
    Pour ceux qui n’arrivent pas à s’acclimater avec ce cinéma malgré son indication anti-stress nous leur proposons une bonne brochette de films que nous avons visionnés dans les salles de cinéma. Ils ont été réalisés durant les deux dernières décennies et on conseille de prendre comme points de repère les neuf émotions de base (Navarasas) pour pouvoir en explorer les fondements socioculturels. Naturellement, certains films sélectionnés (comme Koi Mil Gaya et Krissh ...) s’adressent aux enfants. D’autres sont plus profonds. Je souhaite qu’après avoir vu ces films (rangés par ordre alphabétique) l’on me fasse part de l’impression finale (Mon email se trouve dans le blog).

    Liste de 30 films selectionnés

    1-AKS
    2-BLACK
    3-CHALTE CHALTE
    4-DEVDAS
    5-DIL SE
    6-DIL TO PAGHAI HAI
    7-DILWALE DULHANIA LE JAYENGE
    8-FANAA
    9-FAMILY
    10-GURU
    11-HUM DIL DE CHUKE SANAM
    12-HUM TUM
    13-JAAN E MAAN
    14-KABHI KHUSHI KABHIE GHAM
    15-KAL HO NA HO
    16-KHAKEE
    17-KOI MIL GAYA
    18-KRISSH
    19-KOYLA
    20-KUCH KUCH HOTA HAI
    21-LAGAAN
    22-MAIN HOON NA
    23-MOHABBATEIN
    24-RAJA HINDUSTANI
    25-RANG DE BAZANTI
    26-SHAKTI
    27-SWADES
    28-VEER ZAARA
    29-VIVAH
    30-WAQT






Wednesday, March 19, 2008

Stars pro-Bollywood

















STARS OCCIDENTALES APPRECIANT LE CINEMA INDIEN :



RICHARD GERE , SUZAN SARANDON , ANGELINA JOLIE, SPIELBERG , SHAKIRA , VAN DAMME , WILL SMITH , DANNY GLOVER, JACKIE CHAN, ...




Tuesday, March 18, 2008

L'épopée de l'Homo Digitalus



Après Homo Faber et Homo Sapiens, voici venue l’ère de l’Homo Digitalus. Il ne jure que par les mégabits et giga-octets. Bill Gates en est un des plus influents. N’est-il pas un des leaders de l'économie du futur les plus entreprenants? Ses émules (Steve Jobs et Steve Wozniac: co-fondateurs de l’ex-start-up Apple) et leurs cadets de la Silicon Valley qui vont en creusant dans leur sillage n’arrêtent pas de nous étonner. Une de leurs trouvailles porte le nom étrange de Google. Cette prouesse est déjà vieille d’une éternité de 9 ans. Ce puissant moteur de recherche, créé par les deux informaticiens Lawrence E. Page (alias Larry Page) et Sergey Brin, a pulvérisé tous les records d’utilisation. Si c’était un livre à consulter, ses pages seraient déjà abimées à force d’être feuilletées et re-feuilletées. Ensuite, il y’a eu Blogger: une plateforme logicielle d’hébergement et d'édition gratuite de weblogs. Il y’en a pour tous les goûts et dans toutes les langues. Les fondateurs de ce méga-site interactif se nomment Evan Williams, Meg Hourihan et Paul Bausch. Grâce à l'ingéniosité de ce service, la blogosphère Blogger constitue actuellement l’une des agoras les plus animées de l’espace cybernétique. Enfin, il y a le fameux Youtube qui n’a vu le jour qu’en février 2005. C'est un site web de partage de vidéos. Youtube est incontestablement la plus grande vidéothèque interconnectée jamais constituée par l’homme sur terre. Elle sert à instruire et divertir les internautes toutes races et langues vernaculaires confondues. Les trois co-fondateurs de Youtube que sont Chad Hurley, Steve Chen et Jawed Karim ont permis à des dizaines de millions d'internautes non seulement de voir les vidéos qu’ils préfèrent mais aussi de donner leur avis sur le produit audiovisuel. Tout est à portée de clic et reste mémorisé. Des enregistrements d’émissions TV, des séquences de films, des «trailers» , des chansons chorégraphiées, des cours d’initiation, des clips, des interviews, des documentaires, des sketchs, des BD, des cartoons…l’encyclopédisme est total. Ainsi, vous aimez les Muppets-shows et les guignols de l'information, il y’a une multitude d’enregistrements téléchargeables à souhait. Vous adorez Bob Dylan et Joan Baez des seventies vous n’avez qu’à inscrire leur nom dans le petit rectangle magique de Youtube et voilà le célébrissime duo, guitare en bandoulière, et harmonica au bec qui se met à chanter l’inusable tube «How many roads must a man walk down Before you call him a man». On a pu, à ce sujet, dénicher une pièce rare : un enregistrement original de Woody Guthrie qui se considère comme le père spirituel des deux vedettes précitées. Guthrie était pour les stars de la chanson contestataire ce que sidi Abderahman al Majdoub était pour Nass el Ghiwane: un guide spirituel. Vous aimez voir des séquences de films anciens ayant fait la gloire du cinéma hindou, il suffit de mentionner leur titre : Sholay, Mangala, Mother India. Dès lors Amitabh Bachchan, Raj Kapoor et la brave Narjis vous captiveront, comme ils l’ont fait pour les générations passées, avec le dynamisme de la jeunesse et leur sensibilité à fleur de peau. Vous aimez les premières chansons de Fayrouz, de Najat Essaghira, Oum Kalthoum, Faiza Ahmed, Warda, Mohamed Abdelwahhab, Abdelhalim Hafed, Majda Erroumi, Sabah Fakhri , Assala Nasri, Ouadiâ Essafi, Mohammed el Hiyani, Younes Megri, Samira Said, Brahim al Alami, Cheikh Imam, Julia Boutros, Marcel Khalifa, vous n'aurez que l'embarras du choix. Appréciez la suavité du tube « Ya Ali » dans les deux versions, arabophone et hindi. Les chansons populaires marocaines sont indénombrables sur Canal Youtube la télévision des pauvres. Le Rai et le Chaâbi prédominent. Stati, Rouicha et Zina Daoudia ont des apparences bien réelles dans ce monde virtuel. Les groupes marocains Lemchaheb, Nass el Ghiwane et Jil Jilala s’y font une cure de jouvence à la mesure de leur talent. Pour ceux qui raffolent des improvisations du « king of the ûd », le césame abracadabrantesque est simple, il suffit de taper: Farid al Atrach. Manitas Del Plata le gitan vous épatera à son tour avec son arpège fiévreux sur une guitare sèche. Paco de Lucia en a à revendre. Ray Cooder est sensationnel. Janis Joplin la rebelle, Bob Marley le père de la Rasta-Music, Fela le militant , et Johnny Cash qui fut un des tous premiers chanteurs à donner un concert dans une prison ne sont pas jetés aux oubliettes. Vous aimez les chansons de la brousse africaine Moricanté, Salif Keita, Youssou N’Dour, les Touré Kunda , Cesaria Evora et Miriam Makeba vous en procureront le parfum envoutant. Ya Rayeh de Rachid Taha trouve dans le banjo les ingrédients de la longévité acoustique. Youtube en fait écho. La musique créole ça vous dit quelque chose? Ecoutez le groupe Kassav, il vous donnera envie de vous dégourdir les jambes avec ses rythmes endiablés . Vous êtes un féru de la Pop-Music et du Hard Rock, les Beatles, les Pink Floyd, les Beach Boys, Carlos Santana, Quenn, Scorpions, Dire Staits, les Rolling Stones, Supertramp, Joe Cooker et Jackson Browne vous régaleront. Vous voulez revoir Woodstock des années hippies, Jimmy Hendrix le soliste qui faisait parler la guitare électrique, vous impressionnera avec sa virtuosité instinctive. Vous appréciez outre mesure la Soul Music, Otis Redding, James Brown et Ray Charles assouviront votre soif. Vous êtes un fanatique du Gospel, du Blues ou du Jazz sachez que les grands de ces genres de musique ont des enregistrements en partage. La Country-Music, le Folksong, le Rock and Roll, et le trop controversé Rap y sont si abondants. Si vous aimez les métissages musicaux vous ne serez que satisfait. Le ténor Pavarotti en a tenté plusieurs avec notamment James Brown, Barry White et Céline Dion. A propos de cette canadienne que les américains admirent sans retenue n’oubliez pas de vous délecter sur son disque «I'm alive». Il est beautiful. Johnny Cash et le regretté trompettiste Louis Armstrong ont improvisé pour vous un morceau ludique inoubliable. Je vous conseille d’en revoir le duplicata, il est vachement chouette. Attendez ce n’est pas fini, vous adorez les voix vibrantes de Neil Diamond et Shirley Bassey, vous serez gratifiés avec une pathétique chanson intitulée «Play me» où les deux grandes stars chantent ensemble. Les toulousains auraient des frisons à voir Nougaro chanter une chanson dédiée à la ville rouge: Toulouse. Vous aimez Barbara Streisand , Bruce Springsteen, Elvis Presley, Emmylou Harris, Kenny Rogers, Julio Eglesias, Gloria Gaynor, Rod Stewart, Elton John, Kris Kristofferson, Peter Gabriel, Phil Collins, Simon et Garfunkel, Dolly Parton, Demis Roussos, Nina Simone, Tina Turner, Whitney Houston, Maria Carey, Léonard Cohen, les Bee Gees, Led Zepplin, Cat Stevens, Frank Sinatra, Frank Zappa, Leo Sayer, Bryan Adams, Sting, Prince, Lionel Ritchie, Van Morrison, Bob Seeger, ils vous attendent avec leurs meilleurs tubes sur Youtube. Evidemment, ce ne sont pas eux qui les y ont mis mais des admirateurs ayant la ferveur de tout mettre en partage. Vous aimez la musique classique, les grands compositeurs de la carrure de Mozart, Jean Sébastien Bach, Richard Strauss, Beethoven, Vivaldi ont plein de sonorités à vous communiquer via Youtube. Les playbacks originaux de Clayderman et Paul Mauriat méritent d’être réécoutés. Vangelis au clavier est épatant. Réécoutez la musique qu’il a composée pour le film «Les Chariots de feu». Les chansons à texte notamment francophones sont aussi online. Pour Léo Ferré , je vous suggère d'activer la vidéo de sa très belle chanson « Avec le Temps». Le grand Jacques Brel est lui aussi digitalisé sur Youtube. Le disque «Ne me quitte pas» semble résister à l’usure. Il est d’une beauté intemporelle tout comme Epitaphe de King Crimson qui est elle aussi à portée de clic. Francis Cabrel vous attend avec une sélection de chansons romantiques. Mamy Blue qui est une des chansons les plus reprises de notre temps est en réseau. On trouve sur Youtube les versions de Ricky Shayne, Nicoletta, Dalida, Julio Iglesias et Céline Dion. Pour les jeunes d’aujourd’hui qui ne connaissent pas Eve Brenner et Maria Callas et Mitraille Mathieu. C’est l’occasion de déguster la volupté de leur très belle voix. Je leur recommande de commencer l’initiation avec Eve Brenner dans son superbe morceau «Le matin sur la rivière».
Dans Youtube on trouve parfois des trésors discographiques comme « Dost Dost Na Raha » de Raj Kapoor l’acteur fétiche de l’Inde et les premières chansons de la grande diva indienne Lata Mageshkar qui est citée dans le livre des records (Guinnees Book), sans oublier les improvisations de Ravi Shankar et les variations vocalistiques de Nusrat Fateh Ali Khan et puis les morceaux du grand compositeur contemporain Allah Rakha Rahman. Changeons de registre, vous voulez vous initier au graffiti ou au dessin, des vulgarisateurs bénévoles sont disponibles pour vous en inculquer l’ABC à l’aide de plusieurs exemples d’application faciles à saisir. Vous aimez le septième art, vous en aurez plein les yeux. Vous ne sortirez pas bredouille de Youtube. Sa grande cinémathèque interactive est à votre disposition. Tenez, vous êtes un fanatique de Sergio Leone, les plus belles séquences de sa trilogie sont online. Morricone le maestro qui eut la géniale maestria de transformer les notes de musique en éléments ciné-narratifs apparait dans plusieurs enregistrements portant la baguette de chef d’orchestre. Vous voulez savoir de quoi ce diable d’homme était capable, il suffit de voir la séquence finale du film western «Le Bon, la Brute et le Truand» où le trio infernal réuni par Sergio Leone se retrouve face à face : Lee Van Clef avec son regard menaçant, Clint Eastwood avec son cigare rouillé et Elie Wallach qui cache à peine sa désinvolture. Ils se placent aux trois sommets d’un triangle équilatéral planté au milieu d’un cercle aménagé au cœur d’un cimetière. Les trois protagonistes prennent le temps de se dévisager avant que les colts ne se mettent à chanter le refrain de la mort. Le duel devient psychologique et Ennio Morricone qui en a dramatisé musicalement l’atmosphère a réussi à faire d’une pierre deux coups. C’est un compositeur de musique de film très fécond et génial. Il y a très longtemps qu’il aurait été mis sur un piédestal. Nous sommes fiers de lui avoir rendu hommage, il y a plus d’une décennie, avant que l’académie américaine des oscars y pense (voir les archives de presse et de télévision).
Youtube est certes un fourre-tout, mais il faut savoir bien choisir entre l’utile et le futile. Vous y trouverez de la publicité à quat’sous, des clichés de paparazzi et de chasseurs d’images. Le snipper de Targuist en est un des plus audacieux. Une vidéothèque de tout et de rien, sur tout et rien : des œuvres de vidéographistes confirmés ou en herbe. Les vidéos portant atteinte à la morale sont censurées. Si vous aimez les curiosités qui charment l’œil et vivifient l’esprit, je vous en propose une qui m’a tout particulièrement fasciné, taper: Women in Art. L’œuvre est magnifique parce que l’auteur parvient à une synthèse numérique de certains portraits de femmes peints par des artistes issus de différentes écoles esthétiques. Elle a été vue à ce jour par plus 5 millions d’internautes. Si vous êtes écolo vous trouverez tout ce qu’il vous faut sur les changements climatiques et sur le rôle du Gulf Stream dans la circulation océanique. Al Gore, le dernier Nobel de la Paix vous expliquera dans son exposé mis sur orbite «youtubaire» et avec diagrammes à l’appui quelles sont les menaces qui pèsent sur notre planète. Le passage de la politique à l’écologie lui a fait du bien. Jean Michel Jarre est très interactif sur Youtube. On peut y revoir à loisir et autant de fois qu’on veut l'enregistrement de son inoubliable soirée sur les Dunes de Marzouga rehaussée par le noble message utile pour la survie humaine: l’eau est indispensable pour la survie humaine faisons-en bon usage.
Que dire en conclusion ? Youtube, Google et Blogger ont dépassé le stade de curiosités informatiques, ils sont devenus des outils de travail. Depuis 2006 Google et Youtube font cause commune puisque la seconde entité cybernétique a été rachetée par la première. On peut désormais parler sans risque d’être contrarié de googlemétrie et youtubemétrie comme systèmes de mesure des audiences. Voici pour finir quelques résultats youtubemétriques concernant certaines stars de cinéma et de showbiz, établis le mardi 23 octobre 2007:
Shakira: 26421667 vues pour son tube “Beautiful liar” , Madonna: 2936784 pour le clip “Jump”, Whitney Houston: 5350740 pour “I will Always I love you” Maria Carey 4059445 pour “My all” et Michael Jackson: 5008963 pour “Smooth criminal”. Hélas! Toute bonne chose a une fin et tout fruit un son pépin. Youtube n’échappe pas aux hackers et aux as du piratage informatique qui portent atteinte aux droits des véritables auteurs. Quand à ceux et celles qui ont volontairement mis leur biens en partage sur Youtube. Qu’ils sachent qu’ils en seraient remerciés d’une manière ou d’une autre.
RAZAK

Monday, March 17, 2008

HINDOUS AU MUSEE MADAME TUSSAUDS


STATUES DE CIRE DE SRK , AISHWARYA RAI ET BACHCHAN


Au Maroc, les mots « star » et « superstar » sont galvaudés à outrance. Il y’a des «célébrités» qui ne sont même pas connues dans le quartier où elles vivent.
Une vraie star ça rayonne de loin. Le jour où l’on verra les statues de cire des prétendues «sommités » du cinoche marocain exposées au musée Madame Tussauds (Londres) à côté de celles de Shahrukh Khan , Amitabh Bachchan et Aishwarya Rai , on peut admettre qu’elles sont de vraies stars et non des intrus. Ces acteurs indiens ont sué pour mériter une telle consécration et les médias indiens ne sont pas tendres avec les pseudo-artistes, les arrivistes et les opportunistes. La filmographie de Bachchan dépasse de loin la filmographie de plusieurs pays maghrébins .

Friday, March 14, 2008

Le cinéma indien au Maroc : propos de Razak parus dans le journal londonien Asharq Alawsat

Le vendredi 14 Mars 2008 , le journal londonien Asharq Alawsat a publié par le biais de son correspondant à Rabat le soudanais Omar Abdessalam un article sur le ciném indien. Le propos que nous avons livré n'est pas fortuit . Les progrès du cinéma indien sont perceptibles . J'ai déjà évoqué dans d'autres chroniques le rôle fondamental que jouent les Ragas et les Rasas dans la fabrication des films indiens .Il faudrait être franchement un xhénophobe et un ignare pour le nier .


Pour voir l'article en question cliquer sur le lien suivant:

http://www.asharqalawsat.com/details.asp?section=25&issueno=10699&article=462545&feature=1

Tuesday, March 11, 2008

Humour: Le festival des criquets rouges ( texte écrit en 2004)



Bizarre. J’ai reçu une accréditation pour assister au festival culinaire qu’organisent les criquets pèlerins au Maroc. Ce rendez- vous saisonnier est très médiatisé actuellement, à cause de l’impact qu’il a sur l’économie du pays, déjà chancelante par les récentes hausses du prix du pétrole. D’après le programme qu’on m’a envoyé, il y’aura sélection de Miss Sauterelle 2004. Et comme à l’accoutumée, il y’aura des invités de marque, des vedettes qui font la une de toutes les gazettes gastronomiques du Sahel aux îles Canaries (le paradis des Harragas c’est à dire : paradis des boat people ). L’édition de cette année sera dédiée au criquet rouge, cette espèce très vorace est capable d’engloutir toute une récolte en un laps de temps. Un hommage sera organisé avec grand apparat, pour vanter le mérite du sauteriau des Rhamna, qu’on retrouve aussi à l’est du pays, dans une région appelée Bled Chih Ourrih . Laquelle créature ailée, se contentant de peu, parvient à résister aux aléas climatiques dans une région torride et inhospitalière. Rappelons que la plus importante récompense du festival est un épi d’or. Rien à voir avec les étoiles en plastique, les palmes d'aluminium et les statuettes moulues dans du mauvais bronze. Par ailleurs, un séminaire sera aussi organisé dans le cadre de cette manifestation agroalimentaire sous le thème : « Comment transformer un insecticide en une potion vitaminée ». Des spécialistes viendront des quatre coins de la planète pour débattre de la question. On attend incessamment l’arrivée du professeur russe Koulchouf Ouskout et le criquologue américain Nemss à qui l’on doit déjà une précieuse étude sur le changement de couleur des criquets. Selon cet éminent chercheur, la substance chimique utilisée comme insecticide par les bipèdes deviennent inoffensive quand on lui additionne de l ‘eau en grande quantité. Déjà, les ripoux de l’administration, devenus des chimistes occasionnels au service de la « Causa Nostra » , réalisent de belles dilutions dont se douchent allégrement les criquets , au lieu d'en être neutralisés . Avec les pulvérisations, ces dilutions deviennent de l’eau oxygénée et les insectes de toutes les espèces en raffolent parce que ce soluté chimique les aide à nettoyer le corps des bactéries. L'ozone (O3) n'est-il pas un désinfectant bactéricide utilisé dans la potabilisation de l'eau ? Selon ce même chercheur qui a reçu l’an passé le prestigieux Prix CRIQUETIS décerné par l’Académie Maxillaires Aiguës, la couleur rouge serait due à la carotène ingurgitée dans les plantations où l'on exploite les pauvres et au bronzage à l’ozone. Le festival en vaut le détour. N'est-ce pas beau de voir des sauterelles aux ailes irisées , et des criquets bien gargarisés dans leur dandysme outrancier et puis tous ces grillons vêtus de smoking et papillon couleur mauve qui s'égosillent comme des aristocrates à peine réveillés de leur sommeil feutré . Mais malgré les prouesses attractives et les mondanités que ce festival suscite, j’éprouve de l’embarras, car un autre festival, celui-là cinématographique, appelle présentement ma « présence critique » pourvu que l'on ne me prenne pas pour un pistolero en quête de victimes . Cependant je n’ai pas l’esprit limpide car des interrogations le taraudent. Qu’est-ce qui est plus important et urgent : assister à un festival de cinéma ou un festival de criquets rouges ? Le Pearl Harbour acridien n’est- il pas aussi spectaculaire qu’ Alexander d’Oliver Stone ? Vraiment, je ne sais plus à quel saint juste me vouer. Je me souviens d’un film asiatique d’une réalité bouleversante et qui a été présenté à Rabat dans le cadre de la semaine du film chinois. On y voit comment ces insectes gueule-de-scie transforment un champ de céréales en terrain nullius . Si les organisateurs du festival du cinéma avaient intégré ce film intéressant dans leur programmation, j’aurais peut-être le choix facile.
RAZAK

Il y a festival et vestival


Il y’a festival et vestival. Le festival a un caractère festif , mais le vestival c’est selon la couleur de la veste. Les retournes-vestes y sont dans leur fief naturel. Les m’as-tu-vus sillonnent les couloirs et ils servent au remplissage des salles. Ils ne participent à aucun débat et n’ajoutent à la cinéphilie que pourrissement et décadence. Personnellement, j’ai eu la chance d’assister à un certain nombre de festivals européens. Ma présence dans ces agoras du cosmopolitisme m’a permis de faire la nuance. Au festival CINANIMA (Portugal) par exemple, on a réussi à joindre l’utile à l’agréable malgré les moyens rudimentaires dont disposaient les organisateurs. On ne sentait pas le temps passer. Certes, c’est pas Cannes mais l’organisation était impeccable. Au Maroc, il y’a plus de vestivals que de festivals. C’est plus question de tact, de choix et de culture cinématographique que de référencement géographique. Dans les vestivals, les intrus de tout acabit y faussent la mesure. Avec les contrôles rigoureux aux rayons X, les « vestivaliers » deviennenent tristes et ne retrouvent la joie artificielle que dans les cocktails bénis par Dionysos, la divinité du vin . Il faudrait peut-être attendre une autre décennie pour que les bons reflexes et mécanismes puissent s’opérer dans la liesse collective et contribuer à l’enrichissement culturel. Le seul hic c’est que le 7eme art a perdu de sa puissance d’attraction et que le star-system qui autrefois séduisait les publics est maintenant en plein déliquescence. Son avenir est plus qu’hypothéqué. Hélas !
RAZAK

Ne réveillons pas l'ogre


Au Maroc, pays où je vivote, épié, copié et défié, les salles de cinéma font comme moi : elles vivotent. La faucille de la mort en a fauché en une décennie plus d’une cinquantaine. Le cinéma indien aide au maintien de la brochette qui reste. Autrement, le désastre serait total. Figurez-vous qu’à Rabat la capitale du pays il n’y a plus de cinéma qui passe des films de la dernière cuvée comme ce fut le cas pour les cinémas Renaissance et Zahwa . Et l’on se demande comment les prétendus critiques de cinéma font pour commenter et critiquer les films si critique y a. Les officiels n’osent même plus parler des chiffres recommandés par l’UNESCO en matière de cinéma. C’est devenu une chimère. Pour se consoler et donner à l’administration qui régit le secteur une raison d’être on lorgne sur les tournages étrangers .Or ces derniers n’ont pas besoin de toute une armada de directeur et de sous-directeurs surpayés et puis d’une administration budgétivore qui bouffe l’argent du contribuable avec une voracité de fauve. Une autorisation de l’autorité territoriale aurait suffit. Autre préoccupation préoccupante : l’organisation à fond perdu d’avance de festivaloïdes qui n’intéressent que ceux qui les organisent. Celui que l’on voulait dédier à la femme fut un fiasco. Celui qui veut courir derrière le court est entré dans le cercle vicieux de l’essoufflement et il ne fera pas long feu. Cependant, le national se tangérise. Fini le nomadisme. Une grande prouesse en somme. L’histoire universelle du cinoche retiendrait cet événement jusqu’à la fin des images. Parce que Tanger (pour ceux qui ne le savent pas) est la ville de monsieur le directeur général… La mise à la retraite de ce dernier a été repoussée à une date indéterminée alors que des hydrauliciens qui se démenaient durant leur laborieuse vie professionnelle pour ramener l’eau aux citoyens sont contraints de déguerpir une fois l’heure de la retraite sonne. Et la cinémathèque, cette bâtisse Akhnatonienne où l’on a englouti des sommes faramineuses qu’est-elle devenue? Ne réveillons pas l’ogre, nous sommes à l’abri quand il dort.

Monday, March 10, 2008

Le blog de bollywood: un blog hindiphile jusqu'à la moelle

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