Friday, May 30, 2008

Shahrukh Khan et les maux de la célebrité


Lors d'une conférence de presse tenue ( le 27 mai ) dans un Palace de Mumbai en présence du président de l’ASSOCHAM (The associated chambers of commerce and industry of india) Shahrukh Khan a présenté l’étude que cette chambre a consacrée aux medias et au cinéma. L’étude qui sera soumise prochainement au gouvernement central indien comporte des recommandations concernant l’abrogation de certains textes juridiques relatifs aux taxes.
D’aucuns diraient mais que fait Sharukh Khan là dedans ? C’est simple la compagnie de production Red Chillies Entertainment est la propriété de Sharukh Khan et cette dernière est devenue membre de l’ Assocham. Red Chillies a déjà produit les films Main Hoon Na, Paheli et Om Shanti Om.
Lors de cette conférence, SRK paraissait affaibli. La boutade de mauvais goût que l’acteur Aamir Khan a publiée le 13 mai dans son blog (www.aamirkhan.com) semble l’avoir affecté malgré l’excuse qu’Aamir a faite en public pour apaiser la tension.

« Shahrukh is licking my feet and I am feeding him biscuits every now and then. What more can I ask for?” écrit-il dans un anglais aigre-doux. Le Shahrukh Khan en question n’est autre que son chien. Certes il n’y a pas de restrictions à donner à son animal de campagnie le nom qu’on veut. Celui qui a laissé le chien dans la maison qu’occupe Aamir Khan le faisait de bonne foi puisqu’il adore Shahrukh Khan. Mais pourquoi blogger là dessus dans un style proche de la provocation? Pourqoui ne pas supprimer le message incriminé du blog si vraiment on est clean ?
Lors de ce point de presse SRK a annoncé qu’il ne participerait pas aux prochains IIFA awards qui se tiendront en Bangkok. Et comme Amitabh Bachchan est l’ambassadeur de l’IIFA la méga-star déclare qu'il n'y a aucune "guerre froide" entre lui et Big-B.
Qui vous a dit que la célébrité n’ a pas de maux?
RAZAK

Thursday, May 29, 2008

Réferencement de Razakcinema chez MAXI blog

Depuis le 26 mai 2008 "Razakcinema" est entré en interactivité bloggographique chez MAXI Blog , un des grands sites de refrencement francophones. Catégorie ART ET CULTURE .
Merci pour les soins et Merci pour y avoir perçu de l'intérêt .

Walt Disney et Yash Raj Films font tandem, pour émerveiller les bambins indiens



Le partenariat entre Disney Pictures et Yash Raj Films pourrait être salutaire à condition que le géant américain ne voie dans la densité de la population du sous-continent indien qu’un quelconque objectif mercantile non avoué. Le cinéma d’animation en Inde n’est pas assez développé. Il a besoin d’un petit coup de main. En outre, le répertoire culturel d’où il pourrait puiser ses ressources est incommensurable. Le Mahabharata est à lui seul une mine d’idées précieuses. (J’ai consacré des années dans l’étude de cette épopée épique, mais je ne suis pas parvenu à en élucider les contingences historiques et les prémisses. Je vous en parlerais avec plus de détails dans une de mes prochaines chroniques).
Disney Pictures veut produire un film par an en langue indienne dans le cadre de cette association indo-américaine. D’aucuns diraient c’est peu. Tout un brouhaha pour une unité en douze mois . Mais l’atout est sérieux. La stratégie de Disney pourrait s’avérer probante si le studio élargissait l’éventail linguistique car il n’y a pas que les indiens qui sont concernés. Il y’a de par le monde des salles de cinéma et des chaines de télévision qui seraient intéressées par le produit issu de cette alliance. Le premier long métrage prévu dans le cadre de cette co-production annoncée de part et d’autre avec une jouissance toute teintée d’optimisme s’intitulerait Roadside Romeo. Le modèle bollywoodien (chansons , danses…) serait respecté . Rappelons qu’en 2006 Disney a acheté la chaîne indienne Hungama destinée aux enfants. Il est très probable qu'elle en serait le receptacle prioritaire .
Le studio américain qui s’est déjà servi des voix des stars américaines comme Owen Wilson , Robin Williams, Brad Pitt va ouvrir ses studios acoustiques de synchronisation aux stars indiennes comme Amitabh Bachchan, Shahrukh Khan et Aishwarya Rai. Ces derniers connaissent un succès énorme non seulement en Inde mais dans plusieurs pays notamment en Afrique et en Asie . (Tout récemment j’ai vu un spécial Alphadi qui est un couturier malien d'origine Touareg (du Niger) . Je ne savais pas qu’au Mali il y’avait des hindiphiles. Alphadi nous a dit à travers l’émission qui lui est consacrée que le cinéma indien lui apportait le rêve magique dont son enfance à Tombouctou avait avidement besoin.)
Surement Disney va apporter sa haute technicité en matière de production ultra moderne et son vis-à-vis indien va apporter les ingrédients (voice-acting, musiciens …) nécessaires. Yash Raj Films est une firme de production cinématographique créée par Yash Chopra et son fils Aditya Chopra .
Elle est très active. Parmi les tous derniers films qu’elle a produits on peut citer : Ta Ra Rum Ppum
(avec Saif Ali Khan et Rani Mukherji), Jhoom Barabar Jhoom (avec Abhishek Bachchan, et Preity Zinta, Bobby Deol, Lara Dutta et Amitabh Bachchan) , Chak De India (avec Shahrukh Khan) , Laaga Chunari Mein Daag (avec Rani Mukherji et Abhishek Bachchan), Aaja Nachle (un film qui marque le retour de Madhuri Dixit) et Tashan (avec Akshay Kumar, Saif Ali Khan, Anil Kapoor et Kareena Kapoor).
Avec le computer la réalisation de films d’animation est devenue moins contraignante, pourvu que l’on sache manipuler l’outil informatique convenablement, afin d’en tirer les effets voulus. Autrefois, pour faire un dessin animé, il fallait conjuguer les efforts de plusieurs collaborateurs de création sachant obligatoirement bien dessiner. Rappelez-vous toujours que pour le phénomène de la persistance rétinienne des images lumineuses, il faut 24 images par seconde .La perception physiologique du mouvement dépend de ce préalable. En faisant le calcul on en arrive au constat numérique suivant : un dessin animé de 10 minutes a besoin de plus de 14 400 planches différentes. On devine le volume du travail à effectuer (Etant artiste je sais de quoi je blogue). Sur le plan organisationnel, les dessinateurs, les maquettistes et les intervallistes travaillaient sous la direction d’un réalisateur. On dessinait sur du celluloïd transparent et les prises de vue (image par image) se faisaient à l’aide d’une table spéciale. Les panoramiques s’effectuaient grâce aux déplacements d’ensemble et les travellings sont obtenus soit en rapprochant ou éloignant la caméra du celluloïd. Ainsi, Walt Disney, se lancent sur les pas du pionnier Emile Cohl (qui eut l’idée de remplacer la photographie avec un dessin pour réaliser son film Fantasmagorie), a dès 1930 doté le cinéma d’animation de toutes les infrastructures nécessaires. Mais depuis les années 80 l’introduction de l’ordinateur dans la fabrication de films tous genres confondus a eu des effets contrastés. Si pour le cinéma d’animation le computer est considéré comme un atout, un tremplin et un outil de perfectionnement, pour le cinéma classique (relisez l’article intitulé Le cinéma menacé par le computer) l’usage effréné qu’on en fait a créé une débauche. Une excroissance qui à la longue a fini par irriter plus d’un.
Le cartoon va enfin pouvoir relier l’orient à l’occident. Etant holly-bollyphile convaincu on ne peut qu’applaudir cette collaboration. Ce que l’on souhaite c’est que Walt Disney puisse distribuer aux USA les films réalisés en collaboration avec Yash Raj films. Autrement ce serait de l’exploitation. L’on sait que les petits enfants de l’Oncle Sam apprécient les cartoons . On espère qu’il en serait ainsi avec les enfants de Bharat ( Bharat est le nom ancestral de l’Inde).

RAZAK

Wednesday, May 28, 2008

Ernesto Che Guevara ajoute un laurier au palmarès de Benicio Del Toro

Grâce au réalisateur Steven Soderbergh qui a dédié son dernier film à Guevara, Del Toro se démarque à Cannes 2008. Une bonne nouvelle pour cet acteur d’origine portoricaine. L’homme aux sourcils noirs et broussailleux, qui nous rappelle Ernest Borgnine à ses débuts et puis qui n’a eu que de rares occasions de tenir les premiers grands rôles, a de la chance , car d’une part , il est arrivé à sa maturité , d’autre part, son ami Sean Penn est le président du jury du 61eme Festival de Cannes. Mais n’est pas ami de Sean Penn qui veut. Il faut avoir de la combativité dans le sang et un peu de charisme pour jouir de ce privilège d’intimité. « Che » le film de Soderbergh est derrière cette distinction. (personnellement je remarque qu’après l’effet des maquilleurs, la ressemblance physionomique avec le vrai Che est plus proche avec l’égyptien Omar Charif qu’avec Benicio Del Toro . Omar Charif , souvenez-vous a lui aussi incarné, il y a plus de trente sept ans, Guevara dans le film de Richard Fleischer) .
En lui décernant le prix de la meilleure interprétation masculine, le festival de Cannes, par le biais de son jury, veut rendre hommage au docteur argentin qui sacrifia sa vie à la révolution et à la libération des opprimés de la terre.
Ceux qui ont vu les films où Del Toro figure comme interprète gardent en mémoire la « gueule » d’un acteur bien rôdé. Dans le film policier Traqué de William Friedkin il a volé la vedette à Tommy Lee Jones qui était son traqueur dans le film. La chasse à l’homme engagée par ce dernier est pleine de suspense. Depuis son adolescence où il perd sa mère victime d’une hépatite, aux feux de la rampe, pour lesquels il a dû ramper, l’homme a su être patient. N’est–il pas connu pas ses années sabbatiques envers le cinéma ? Il n’est pas un maniaque du «paraître». Ainsi, après des petits rôles de vilain ( dealer, gangster …) il avait hâte d’une figuration plus consistante. Il se fait remarquer dans le film Permis de tuer de John Glen et dans « The Indian Runner » de Sean Penn. Après une série de films (Christopher Columbus : the discovery, Money for nothing, Etat second, Lune rouge, The Usual Suspects, Swimming with sharks, Nos funérailles, Basquiat, Le Fan, Excess baggage, Las Vegas Parano, Snatch, Way of the gun, Traffic) il retourne chez Sean Penn pour jouer dans son film « The Pledge ». Depuis, Penn et Del Toro sont devenus des amis intimes. D’ailleurs, à Cannes après les délibérations les deux acteurs ont festoyé jusqu’à une heure tardive dans un night-club cannois.
Rappelons que Del Toro a été récompensé aux Oscars (Meilleur Second Rôle Masculin pour « Traffic » de son porte-bonheur Steven Soderbergh). Autrefois il portait un tee-shirt estampillé Che aujourd’hui il l’incarne son model fétiche sur le grand écran. C’est le tour du festival de Cannes de l’auréoler pour cette ascension .

RAZAK

Tuesday, May 27, 2008

Kangana Ranaut dans un casting américain


Il lui a fallu seulement deux films pour imposer son nom dans le microcosme bollywoodien : Gangster et Woh Lamhe . Il s’agit de la frétillante Kangana Ranaut, l’une des plus sensitives actrices que l’Inde ait connues. La nouvelle coqueluche du cinéma indien est un peu svelte voire maigrichonne mais elle joue très bien ses rôles d’interprétation. L’expression physionomique est d’une sincérité déconcertante. Les frères Bbatt (Mukesh et Mahesh) sont derrière la découverte de ce nouveau visage féminin qui a déjà glané plus de 12 awards très convoités en Inde. J’ai revu ce mardi 27 mai le film Woh Lamhe. Je n’ai pas ressenti le moindre dégoût pour quitter la salle. Cette deuxième « vision » n’était pas du temps perdu. L’histoire est captivante. Seul désagrément : les soutitrages sont traduits dans une langue biscornue. N’y a-t-il pas de bons traducteurs à Delhi et à Mumbai? Les superviseurs de post-production indiens ne doivent pas négliger ce détail linguistique.
Kangana a de bons jours devant elle. La possibilité de participation dans un film américain vient de lui être permise. En effet, La compagnie américaine Ambassador Pictures l’a pressentie pour le film Between the Night and the Moon (Entre la nuit et la lune) une romance genre Roméo et Juliette écrite par Juan C. Sanchez. Le casting comporterait entre autres Barbara Sloan qui a joué dans Canavas avec Marcia Gay Harden, et Kenneth Russell. Rappelez-vous du nom Kangana Ranaut. Vous le verrez prochainement dans les sites web consacrés au cinéma occidental avec de bons commentaires en sa faveur. Kangana jongle avec la Rasas avec une aisance corporelle inouïe. Razakcinema.blogspot.com lui souhaite pleine réussite dans sa carrière cinématographique .

RAZAK

Deepa Mehta : Fire, Earth et Water signifient Désir, Racines et Survie


Deepa Mehta est d’origine punjâbie. Elle est née le 1 janvier 1950 à Amritsar , une ville du nord de l'Inde se trouvant à la frontière indo-pakistanaise. Après avoir obtenu un diplôme en philosophie (Université de New Delhi) elle émigra au Canada en 1973. Son enfance en Inde était le moins qu’on puisse dire cinéphilique. En effet, comme son père était distributeur de films et possédant plusieurs salles de cinéma, elle en profita pour voir le maximum de films. Elle a commencé sa carrière cinématographique dans l’écriture de scénarios destinés aux enfants. Le gouvernement indien lui confia , via une compagnie de production privée, des projets de films documentaires didactiques et éducatifs. Elle rencontre Paul Saltzman, un canadien qui venait à peine de débarquer dans le domaine du cinéma. Une fois mariés ils ont déménagé à Toronto. Dilip Mehta, le frère cadet de Deepa trouva à travers ce mariage l’occasion inespérée de quitter l’Inde pour aller travailler au pays de l’érable. Dès son premier long métrage Sam and Me (1991), Deepa Mehta attira l’attention des critiques de cinéma. Au festival de Cannes ce film fut gratifié par une mention honorable dans la catégorie Caméra d'or , ce qui eut comme retombées positives , l’ouverture d’horizons nouveaux . George Lucas convaincu du talent de cette punjâbie devenue citoyenne universelle lui offre la possibilité de réaliser deux épisodes de la série télévisée intitulée Les chroniques du jeune Indiana Jones pour la chaîne-tv ABC . D’autres travaux réalisés pour la télévision ("Danger Bay", "Inside Stories"…) viennent confirmer tout le bien qu’on disait d’elle. Dans sa thématique elle part à l’assaut des tabous religieux. Elle s’attaque à l’intolérance et à toutes les formes de réclusions, de préjugés et d’exclusion. Une fois divorcée, Mehta aborde le premier élément de son triptyque cinématographique. Le film Fire constitue le premier composant de sa célèbre trilogie. Dès sa sortie en salle ,il suscita l’ire des intégristes hindous. Les deux protagonistes de sexe féminin (deux belles-sœurs) s’adonnent dans le film à un lesbianisme allant au-delà du flirt superficiel. Le deuxième film de la trilogie Earth n’a pas échappé à la controverse. S’inspirant du roman Cracking India de Bapsi Sidwa, ( née à Karachi, au Pakistan elle a écrit d’autres livres dont " The Bride ", " The Crow Eaters ", et " American Brat) le film a comme toile de fond la partition de l’Inde et les conséquences dramatiques qui en ont résulté. Elle y évoque le bain de sang où furent plongées les communautés Sikhs, Musulmanes et Hindoues lors de la scission de 1947. Voir des amis de longue date issus de différentes religions, devenir subitement des ennemis, cela l’avait exaspérée. Earth fut présenté à New York au « Lincoln Plaza Cinemas». La musique du film est confiée au talentueux compositeur A-R Rahman
Le dernier film de la trilogie Water (2005) qui a été nominé aux Oscars en 2006 raconte la vie de veuves indiennes des années trente vivant en pénitence dans des lieux d’une austérité écœurante. Mehta en relate la désolante insalubrité. Des femmes crânes rasés cela fait moche. Mais ce fut une des réalités macabres que l’Inde coloniale avait traversées. Ces femmes mendiaient pour pouvoir survivre. Comme on s’y attendait le film eut lui aussi sa part de controverses en Inde, mais la cinéaste semblait n’en avoir pas cure. Elle avait sa trilogie à faire et elle l’a faite comme elle voulut le faire, point c’est tout. D’ailleurs, c’est pour cette audace inégalée que beaucoup de réalisateurs de renommée internationale tel Spielberg l’admirent. Entre Earth et Water, Deepa Mehta a produit la comédie musicale Bollywood/Hollywood et adapta le roman de la canadienne Carol Shield La République de l’Amour.
Enfin, Mehta a oublié l’Air le quatrième élément naturel. Sans doute serait-il caché dans le brouillard des impressions sulfureuses laissées après la projection de chacun de ces trois films. Le Feu, La Terre et L’ Eau mis en exergue cinématographiquement par Mehta sont en fait des titres métaphoriques . Car ces mots chargés de sens renvoient à des notions intrinsèques à la vie humaine: Désir, racines et survie.
RAZAK

Monday, May 26, 2008

Tujhe Yaad Na Mere is a Nice sad song



It’s a nice sad hindi song. It's full of indian Ragas. I would dedicate it to all the sad lovers of the world .
Title: Tujhe Yaad Na Mere Aayi
Movie: Kuchh Kuchh Hota Hai
Director: Karan Johar
Music directors: Brothers Jatin and Lalit
Singers play-back: Alka Yagnik, Manpreet Akhtar and Udit Narayan
Lyrics: Sameer:
I have found a lot of translated lyrics of this beautiful song in several languages. But one of them done by Madhu seems the best . So you can appreciate it in URL
link: http://www.bollywoodlyrics.com/cs/forums/post/2639.aspx
Thinks to Madhu for linguistic efforts.
RAZAK

Rabba Mere Ishq Kisiko Aise Na Tadpaye
my God, let love not make any one suffer like this
Dil Ki Baat Rahe Is Dil Mein Hothon Tak Na Aaye
the matter of the heart stayed in the heart, never came to the lips
Tujhe Yaad Na Meri Aayi
you never remembered me
Kisise Ab Kya Kehna
what is there to say to any one
Dil Roya Ki Ankh Bhar Aayi
the heart cried and the eyes filled up (with tears)
Kisi Se Ab Kya Kehna...
what is there to say to any one

Tujhe Har Khushi Dedi, Labon Ki Hansi Dedi
I gave you all happiness, the laughter of these lips
Zulfon Ki Ghata Lehrayi, Paigham Wafa Ke Layi
the cloud of hair sways, it brings the message of trust
Tuu ne Achhi Preet Nibhayi
you have done so well in fulfilling the responsibilities of love
Kisi Se Ab Kya Kehna...
what is there to to say to any one

Woh Chand Mere Ghar Aangan Ab To Aayega
that moon (referring to child) will come to my house and courtyard
Tere Soone Is Aanchal Ko Woh Bhar Jayega
he will fill up your empty lap (aanchal is the end of the sari that is covering the front including the lap when the woman is seated)
Teri Kardi God Bharayi
we have completed the ceremony of Gode Bharaayi (ceremony where the lap of the expectant mother is filled with wealth, fruits etc. in preparation for the coming baby)
Kisi Se Ab Kya Kehna...
what is there to say to any one

Khata Ho Gayi Mujhse, Kaha Kuch Nahin Tumse
I made a mistake, I never told you any thing
Iqraar Jo Tum Kar Paate, To Door Kabhi Na Jaate
if only you could have said it then we would never have gone so far (from each other)
Koi Samjhe Na Peer Parayi
no one understands the pain of others
Kisi Se Ab Kya Kehna...
what is there to say to any one



Friday, May 23, 2008

Chandrachur Singh sort de son exil volontaire


L’acteur hindou Chandrachur Singh a enfin décidé de sortir de sa «self-imposed» retraite. Après le comeback de Madhuri Dixit , Karisma Kapoor et Kajol qui étaient tenues toutes trois par l’impératif matrimonial , Singh sort de son exil volontaire . Les fans de cet acteur connu par son calme ont été ravis d’apprendre la nouvelle. Son talent d’acteur se révèle dans toute sa fraîcheur dans le film Josh. Il y donna la réplique à Shahrukh Khan. Certes , il n’a pas une filmographie aussi dense que celle du King of Bollywood mais les rôles qu’il a interprétés jusqu’à ce jour montent qu’il n’est pas du genre à accepter n’importe quel script. Chandrachur Singh est né le 11 Octobre 1968. Il a fait son entrée dans l’industrie cinématographique grâce au film "Tere Mere Sapne" . Il fut acclamé par la critique pour son rôle dans "Maachis", un film sur le terrorisme punjabi écrit et dirigé par Gulzar. Son apparition dans d’autres films comme "Daag: The Fire"et "Kya Kehna" laissa de bonnes impressions en sa faveur. Avant de rejoindre les plateaux de cinéma Singh oeuvra dans le domaine de la musique , tantôt en tant que chanteur, tantôt en donnant des cours de musique. Good come-back mister Singh.
RAZAK

Friday, May 16, 2008

Faut pas tricher avec les loups


La vérité de Survivre avec les loups est enfin dévoilée. De 1997, où le livre est paru chez Robert Laffont à février 2008 où l’auteure déballe la supercherie, au grand étonnement des lecteurs et des cinéphiles qui ont vu l’adaptation cinématographique de Véra Belmont . Misha Defonseca (alias Monique Dewael) a mis le feu à la mèche qui mène à la poudrière. La flamme du discrédit se propagea des rayons à livres aux bobines de cellophane. D’après les aveux que le journal belge Le Soir à publiés en février 2008 Misha « admet, que l'histoire de son épopée à travers les forêts d'Europe qu'elle aurait parcourues en 1941 avec une meute de loups n'est qu'une œuvre de fiction, pas un récit autobiographique comme elle le prétendait depuis dix ans ». Ainsi la petite fille dont les mésaventures ont attristés les mères belges et suscité de la compassion unanime s’est avérée une protagoniste imaginaire. Si Costner a brillé dans Danse avec les loups, Misha et son éditeur qui ont gagné un grand pactole dans la vente du best seller présenté comme un récit de vie et traduit dans plusieurs langues devraient produire un autre film véridique sous le titre Faut pas tricher avec les loups.
Les acteurs associatifs qui ont vu en la petite héroine du livre et du film une image de persécutée devraient se sentir trahis. Un pardon verbal ne suffit pas.
RAZAK

Friday, May 09, 2008

Man on fire et Ek Ajnabee deux remakes utérins


Quand deux remakes marchent aussi bien que le film originel, c’est que le scenario de base est bon. Et cette réussite commune est plus belle, quand on transcende les langues et on survole les frontières géographiques. Tony Scott, le frère cadet de Ridley Scott est anglais, mais Apoorva Lakhia est indien. Les deux réalisateurs ont apprécié le scenario originel qui a servi au premier film Man on fire , adapté du roman de A.J. Quinnell en 1987 par Elie Chouraqui. Basé sur une histoire vraie, le film matriciel est revenu à l’actualité cinématographique grâce à ces deux remakes, dont celui de Tony Scott a cartonné au box office. Man on fire est tourné en anglais mais Ek Ajnabee est en hindi. Mais dans les deux films, on retrouve la même excitation, sauf que, si l’on fait un peu de ciné-arithmétique, on aurait comme résultat de la soustraction : Man on fire moins Ek Ajnabee égale hindi-chansons. La fameuse chanson Ek Ajnabee (Maman dis-moi de ne pas parler aux étrangers) est interprétée par le duo Sukhwinder Singh- Sunidhi Chauchan. Les autres chansons composées pour le film par Amar Mohil n’ont pas été des hits. Est-ce qu'avec Anu Malik ou A.R. Rehman c’aurait été le cas ?
Revenons au casting qui était le plus intéressant. Dakota Fanning et son vis-à-vis Rucha Vaidya ont toutes les deux été adorables dans les deux longs métrages sortis du même « utérus scénaristique».
Dans le film de Tony Scott, Denzel Washington ( Creasy dans le film ) est un ancien soldat qui , à force de boire pour chasser les démons de la vie passée , devient alcoolique . Il est employé comme bodyguard par un couple bourgeois vivant à Mexico pour protéger leur fillette Lupita (rôle interprété par Dakota Fanning). Le père de cette dernière manigance un kidnapping sordide. Creasy va tout faire pour retrouver la petite fille , dont il commence à sentir de l’affection pour l’avoir apprivoisé, lui qui était sentimentalement au bord du gouffre. Dans l’autre remake indien, le rôle du garde-du-corps est interprété par le vétéran Amitabh Bachchan (Suryaveer Singh). Anamika ( Rucha Vaidya ) est la fillette à protéger des ravisseurs.
Les deux transpositions, l’une prenant Mexico comme lieu du déroulement de l’histoire, l’autre Bangkok, semblent trouver dans la démographie galopante des ces deux villes et la montée de leur indice de criminalité de quoi justifier la réussite des deux remakes.
Les actrices de bas âge ont brillé de mille feux dans ces deux films, car elles ont réussi à faire passer l’émotion. D’autant plus que leur rôle dans le script est positif. Il incarne l’innocence à l’état pur. Contrairement à Dakota Fanning, la fillette prodige qui, à l’âge de 12 ans , est devenue une star de cinéma, Vaidya ne l’est devenue dans son pays, qu’après le remake d’Apoorva Lakhia. Dakota a déjà à son actif une dizaine de films. Elle a joué aux côtés de stars de gros calibre comme Sean Penn, Robert De Niro et Tom Cruise. On raconte à son propos qu’avant le tournage du film Man on fire de Tony Scott , Dakota aurait suivi des cours d'espagnol et de piano. Pour se familiariser avec Marc Anthony et Radha Mitchell qui seront respectivement Samuel Ramos et Lisa Ramos, c'est-à-dire ses parents dans le film, elle a passé avec eux plusieurs semaines , pour mettre un peu de vérité dans son jeu d’interprétation.

RAZAK

Thursday, May 08, 2008

Le journal du Maghreb arabe d'Al-Jazeera suspendu




Les autorités marocaines ont suspendu, depuis mardi 6 mai 2008, la production du programme « Journal du Maghreb arabe » diffusé chaque soir à 22h00 (GMT) depuis Rabat par la chaine Qatarienne Al Jazeera. Le porte-parole du gouvernement marocain rattache cette soudaine interdiction à des irrégularités techniques et juridiques.
"Le bulletin d'informations sur le Maghreb émis depuis Rabat reprendra sans aucun problème si Al-Jazeera régularise sa situation vis-à-vis de la Haute autorité marocaine de communication audiovisuelle (HACA)", a précisé Khalid Naciri.
De son côte , Hassan Rachidi, responsable du bureau d’Al-Jazeera à Rabat a déclaré à Reporters sans frontières : “Nous avons déposé un dossier complet auprès de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA, publique) en présentant, entre autres, notre registre de commerce, notre patente, le cahier des charges ainsi que la charte de la chaîne. Mais le dossier a été gelé et nous avons commencé à travailler avec des autorisations provisoires renouvelables tous les trois mois. L’ensemble de notre matériel avait été approuvé par l’ANRT
Qui croire? Pour bon nombre d’observateurs, les raisons du retrait de l’accréditation restent une énigme. La ligne éditoriale serait-elle la pomme de discorde?
Rappelons que ce journal consacré au Maghreb a été lancé le 17 novembre 2006 et l’autorisation dont dispose actuellement la chaîne est valable jusqu’au 13 juin 2008. Mais le programme a été reçu avec le même scepticisme de la part des autres pays du Maghreb. Ce qui prouve que c'est le contenu qui est mis en question.
Le Qatar n'est pas un havre de démocratie mais sa chaine jouit d'une liberté de ton enviable. Cela pourrait paraitre pardoxal.
"Pourqoui SNRT et 2M ne plantent-elles pas leurs antennes au Qatar pour monter aux maghrebins les méfaits des vicieux du petrodollar que la chaine proche-orientale évite de montrer? " se démande un téléspectateur aimant le fighting à armes égales. Mais tout le hic est là.
RAZAK

Kalyug et Kalyug

Kalyug de la production Bhatt et dont la réalisation a été confiée à Mohit Suri n’est pas un remake de Kalyug de Shyam Benegal. Le premier film parle des connexions de la la mafia pornographique. Tandis que le Kalyug de Shyam Benegal , réalisé au début des années 80 , est inspiré du Mahabharata et on y retrouve comme acteurs principaux Shashi Kapur et Amrish Puri. Le thriller des Bhatt a été tourné en 2005 en Suisse. Il a révélé le jeune acteur Kunal Khemu. Quand à Emran Hashemi qui fait partie de la distribution est un habitué de la maison Bhatt.
Rappelons que Mahabharata dont Shyam Benagal s‘est inspiré pour réaliser son film Kalyug est une des deux épopées épiques séculaires de l’ancienne Inde. Mahabharata (Wikipedia affirme qu’il est le plus grand poème jamais composé,comportant pas moins de 250 000 vers et 120 000 strophes) et Ramayana (24 000 vers), toutes deux écrites en sanskrit, constituent deux pièces maîtresses indispensables pour comprendre la culture indienne des temps immémoriaux et surtout pour saisir la liaison entre la littérature, le théâtre et le cinéma d’aujourd’hui. D’ailleurs Shyam Benegal n’est pas le seul à vouloir s’y ressourcer. Le film Mahabharat de Bababhai Mistry est souvent cité avec Kalyug de S. Benegal . Le célébrissime homme de théâtre Peter Brook en a tiré une pièce de théâtre qui a eu un succès retentissant à travers le monde . En 1989 , Brook a fait une adaptation cinématographique de sa propre pièce . Sans oublier le Mahabharata d’Ekta Kapoor . Cette dernière a fait ses armes dans la télévision. Elle a décidé au début de l’an 2008 de filmer cette mythologique histoire, qui est considérée comme la mère du Drama. Enfin, signalons que la gigantesque série Le Mahabharata réalisée par Ravi B.R Chopra pour le petit écran a été programmé tous les dimanches de 1988 à 1990. Elle comporta 94 épisodes. Les médiologues affirment qu’elle a été vue par 97 % des indiens et que le dernier épisode a été vu par 190 millions de personnes. Il faut avouer qu’avec de telles performances numériques, jamais série télévisée dans le monde n’a réalisé de tels scores. Même la sitcom américaine populaire Friande avec la pétillante Anison n’a pas pu atteindre ce pourcentage aux USA.
Le Kalyug bénégalais puise sa sève dans la richesse symbolique du Mahabharata. La lutte acharnée entre les deux clans adverses Pandavas et Cauvaras, semble trouver dans le monde ambivalent d’aujourd’hui une motivation pour sa continuité et son intemporalité . C’est aussi un questionnement sur la situation dialectique entre le matériel et le spirituel.
Le Kalyug des Bhatt est un thriller érotique. Un jeune homme se trouve innocemment mêlé à une histoire bizarre. Tout semblait normal dans la vie de ce jeune homme jusqu’à ce moment où Renuka, une jeune fille orpheline, entre dans sa vie. Ils se marient mais pour leur première nuit de noce, ils furent pris dans un piège. Des voyeuristes, installant leur matériel vidéographique dans la chambre d’hôtel, ont filmé leurs ébats pour les vendre aux amateurs de vidéos-hot. Le drame ne tarda pas d’arriver. Renuka incapable de faire face à l'humiliation, se suicide. Kunal , l’héros du film , devant prouver son innocence. Il part à Zurich et c’est là qu’il découvre le siège central de la filière pornographique. Animé par le désir de vengeance, il déclencha la guerre contre les malfaiteurs. Le film est purement commercial et l’on note chez les Bhatt une certaine contradiction au niveau moral. Si dans Kalyug on peut dire qu’ils combattent la pornographie, mais dans Jism (avec Bipasha Basu et John Abraham), il semblerait qu’ils s’en délectent. Toutefois, les scènes d’amour entre Abraham et Bipasha ont choqué les conservateurs prônant un cinéma très chaste. Mais la jeunesse des milieux urbains y a vu une audace.

RAZAK

Friday, May 02, 2008

Lissasfa : Al Ousboue Assahafi en arrive à la même conclusion que Razakcinéma.blogspot.com


Retour au drame Lissasfa; nos deux articles consacrés à cet incendie unique en son genre et qui a laissé plusieurs dizaines de victimes , ne sont pas passés inaperçus . Les deux chaînes TV locales se sont enfin resaisies (après avoir reçu le feu vert naturellement). Mais les reportages laissent à désirer. On n'est pas allé au fond des choses. Certains intervenants ont tout de même le mérite d'avoir souligné le rôle néfaste de la corruption dans la préparation de tels sinistres . Concernant l'hélico qui voulait faire du cinéma , l'hebdomadaire populaire Al Ousboue Assahafi , dans sa dernière édition du 2 mai 2008 , en arrive à la même conclusion : sauver d'abord les vies humaines, le cinéma après .

Wednesday, April 30, 2008

SRK enfin grévinisé

La cérémonie d’inauguration relative à la pose de la statue de cire de l'acteur indien Shahrukh Khan au musée Grévin à Paris a eu lieu comme prévu le 28 Avril 2008. SRK version sculptée rejoindra le Mahatma Gandhi.
Cliquer sur le lien URL : http://fr.youtube.com/results?search_query=shhrukh+khan+grevin&search_type=&aq=f

Adresse du musée Grevin :
10 Boulevard Montmartre, Paris, 75009
Téléphone: +33 (0)1 4770 8505
Fax: +33 (0)1 4770 8816
Internet:
http://www.grevin.com
Gare la plus proche: metro: Grands Boulevards
Quartier: 9e arrondissement

Thor Heyerdahl: un des rares oscarisés en documentaire


En 1947, l’anthropologue norvégien Thor Heyerdahl fabriqua un radeau avec des troncs tubulaires de balsa (arbre qui se trouve en grandes quantités au Pérou ) le baptisa Kon Tiki ( dieu du Soleil chez les Incas) et partit avec cinq équipiers dans une expédition à travers le Pacifique . Il atteinit les îles polynésiennes et entama des fouilles archéologiques dans le but ethnologique et anthropologique de comprendre le Peuplement de l'Océanie.
Le film documentaire qui en a résulté fut récompensé par l’Oscar du meilleur film documentaire en 1952. De même, le livre sorti sous le titre L'expédition du Kon-Tiki fut un bestseller. Il fut vendu à 20 millions d’exemplaires dans 67 langues. L’auteur y raconte son odyssée.

Thor Heyerdahl est né le 16 octobre 1914 à Larvik. Il est décédé le 18 avril 2002 à Andora. Pour l’assemblage du Kon Tiki , il s’inspire des anciens modèles d’embarcation artisanales que les Amérindiens utilisaient comme moyens de transport. Malgré l’arsenal rudimentaire, ce radeau doté d’un petit voile, a pu effectuer en 101 jours 8 000 kilomètres. Bravant les tempêtes et les aléas du Pacifique , les six membres à bord du Kon Tiki atteignirent l’ile polynésienne Raroia de l'archipel des Tuamotu. Un projet fou, certes, mais son intérêt pout les sciences humaines est évident. Le voyage scientifique de cet explorateur suscita de l’intérêt chez les scientifique et chez les profanes qui aiment l’insolite. Ainsi, après 60 ans de cette aventure en haute mer, une nouvelle expédition norvégienne baptisée Tangaroa se lance sur les traces du Kon Tiki. Parmi les six membres de l’équipage on trouve Olav Heyerdhal le petit-fils de l'explorateur défunt. Le goût de l’aventure semble imprimé dans les chromosomes des Heyerdhal.
RAZAK
NB : Les deux expéditions Ra-1 (1969) et Ra-2 (1970) lancées par Thor Heyerdahl après Kon Tiki sont parties de Safi (une ville côtière se trouvant à l’Ouest du Maroc). Voulant lui rendre hommage, les safios avaient érigé au port une enseigne commémorative. Malheureusement, les déchets l’ont effacée par négligence. La ville organise annuellement un festival de cinéma mais on omet de passer son film documentaire Kon Tiki. L’élite de la ville doit y remédier avec plus de tact de solennité et de prestige.

Tuesday, April 29, 2008

Susan Sarandon la lutteuse

Susan Sarandon, c’est d’abord son regard intelligent, son charisme et sa générosité combative. Si certaines actrices, fières de leur parure, se sont gargarisées dans leur image d’allumeuses de désir, avec le temps elles s’éteignent, ne laissant derrière elles que les cendres morbides d’un remembrer difficile à faire revivre. Sarandon qui a eu une enfance marquée par un conservatisme catholique dont elle parut indocile, devient avec la maturité une dérangeuse de mâles. Son rôle d’attorney dans le film Le Client révèle la dimension de son immense talent d’actrice émérite. L'Académie britannique des arts de Télévision et de Film (connue familièrement par les cinéphiles sous le cigle anglicisant BAFTA) lui a décernée en 1995 le prix de la meilleure actrice. Quand aux oscars elle n’en a eu qu’un en 1996 pour son rôle remarquable dans le film La Dernière marche. Mais elle bénéficia de quatre nominations.
A l’instar des grands du cinéma, elle a son étoile sur le Hollywood walk of fame. Mais s’il vous arrive de passer par ce boulevard de la célébrité, prière ne pas piétiner l’étoile de Susan Sarandon. Elle ne tolère aucune souillure .
RAZAK

Sean Peen Président du Jury du 61ème Festival de Cannes


Sean Penn, l’un des acteurs américains les plus engagés politiquement, préside le jury de la 61eme édition du festival de Cannes. Cet acteur oscarisé est contre la guerre en Irak et il est peu enthousiaste pour le « building democracy » dans une région où la déconstruction est presque devenue architectonique. L’ex-mari de Madonna, acteur bouillonnant et lymphatique partage les mêmes convictions libertaires que Susan Sarandon. Leur performance respective dans Mystic River et Thelma and Louise les catapulte triomphalement dans la catégorie de grands acteurs américains.
RAZAK

Lissasfa : vivre et laisser mourir


L’un des grands ennemis du Maroc est la corruption. L’association marocaine de lutte contre le cancer devrait ajouter le cancer de la corruption à sa liste. La société marocaine est à deux doigts de l’implosion, car la cherté de la vie a déstabilisé plus d’un et la corruption y a dynamité le substrat souterrain. La corruption politique a abouti à une forte abstention lors des dernières élections, la corruption morale a fait que la malhonnêteté et la prostitution atteignent des proportions inquiétantes, la corruption des médias sencés être plus indépendants a laissé les potentats de la drogue faire ce qu'ils veulent, la corruption économique a rendu le pays plus vulnérable qu’il ne l’était par le passé . La moindre hausse du prix du baril de pétrole laisse sa cicatrice. Si le pays avait une forte croissance économique comme la Chine et l’Inde (qui sont eux aussi atteints par ce fléau) cette dépravation n’aurait qu’un méfait minime. Mais le hic, c’est que la corruption bride le développement et constitue une véritable entrave. Et on ne fait rien pour l’iradiquer. Le but nocif de la corruption en tant que pratique perverse, c’est de ridiculiser le travail honnête.
Au niveau cinématographique et malgré l’ampleur du phénomène, les professionnels de l’image au Maroc n’ont que rarement osé frôler le sujet. Normal, car c’est un cinéma d’Etat. Ce dernier obéit à un contrôle préalable imposé par l’institution étatique qui régit le secteur. En outre, le financement dépend de cette institution qui en a tous les pouvoirs et prérogatifs. C’est elle qui donne l’argent moyennant un soi-disant fonds d’aide assisté par une commission d’octroi. Est-ce que les mécanismes de passation sont limpides pour offrir l’argent aux méritants? La presse marocaine a souvent dénoncé un certain clientélisme et le népotisme ambiant. Et même si un réalisateur aguerri a bénéficie de cette précieuse aide, il ne pourra pas s’aventurer dans un champ miné. La corruption est un sujet tabou. C’est pour cela que la débandade va continuer jusqu’ à ce que le pays tombe complètement à genoux. Allez voir dans les dossiers spécifiques de cette « maison-usine-crématoire » érigée n’importe comment et à laquelle les pompiers n’ont pu accéder qu’après avoir détruit le mur, si la corruption n’est pas l’allumette qui a mis le feu dans la paille pour carboniser plus de 55 employés dont la majorité est constituée de femmes. Le peuple marocain est en deuil , mais paradoxalement, les medias audiovisuels officiels ont haussé d’un dièse leur fiesta quotidienne. Qui vous a dit que les marocains sont égaux?
Georges Bernanos, l’auteur du livre Le Chemin de la Croix des Âmes a écrit :
« Ce qui rend la corruption, ou même la simple médiocrité des élites, si funeste, c'est la solidarité qui lie entre eux tous leurs membres, corrompus ou non corrompus, dans la défense du prestige commun.»
Il y a un pacte faustien entre les membres très virulents de cette caste de gens initiés. Bernanos devait remplacer le mot privilège par magouillage. Ce serait beaucoup plus explicite.
Ce cinéma censuré et autocensuré d’avance nous renvoi à un autre plus absurde. L’hélico qui survolait la « manufacture » en flammes, au lieu de déverser l’eau pour étouffer l’incendie et sauver d’éventuels rescapés, servait sans vergogne, à des prises de vues aériennes. Certainement, c’était l’occasion idoine de prendre une séquence en «plongée » pour un futur film appelé: « Lissasfa : vivre et laisser mourir». Les badauds ont vu en «contre-plongée» cette mascarade avec un œil éploré , révolté et nauséeux. »

RAZAK

Monday, April 28, 2008

L’incendie Lissasfa et l’atermoiement télévisuel

Pour voir la video cliquer sur le lien URL suivant:
http://fr.youtube.com/results?search_query=INCENDIE+CASA+&search_type=&aq

Quand pour la première fois, nous avons lancé notre blog razakcinema, on en avait précisé le champ : l’image dans tous ses états. Le cinéma (films de fiction, films documentaires), la télévision, la vidéo…sont des cibles de prédilection. Or les internautes qui savent lire entre les blog-lignes savent qu’un séisme, un fléau, un sinistre et tout phénomène qui intéresse l’opinion publique deviennent , en fin de compte , des images dont les chaines TV, les providers du net et les documentalistes se disputent la primeur. Il n’y a ni hors texte ni hors contexte. Donc, ne vous étonnez pas, si les circonstances comme celles d’aujourd’hui, nous incitent à parler d’un incendie qui a calciné, samedi 26 avril, dans une usine casablancaise peu respectueuse des normes de sécurité en vigueur, plus 55 personnes.
Grâce à l’Internet, l’image mouvante de ce drame émouvant , a précédé l’image fixe. Des vidéos mises en partage par des amateurs montrent le sinistre dans toute son ampleur dramatique. Leur qualité de pixellisation est moyenne, mais c’est le geste de bonne citoyenneté qui compte. Comme à l’accoutumée, le holding local dirigé d’une main de fer par une bureaucratie qui fait tout sauf s’émanciper pour créer une télévision de son temps, et être à l'écoute des citoyens marocains . Ni SNRT ni 2M ne cherchent à se débarrasser de leur mauvais tic : l’atermoiement devant l’urgence. Le séisme d’Al-Hoceima nous l’a déjà prouvé. Maintenant avec cette nouvelle tragédie, on est sûr qu’Aljazeera , la chaine Qatarienne qui se trouve à plusieurs méridiens du notre , est déjà entrée en ligne pour informer, par l’image et la parole, sa clientèle. A la SNRT, tout est raté. A 2M, on est presque dans un harem. Les deux chaînes sont tellement occupées par leur «Kadam Dahabi» dont les crampons sont souillés , «Naghma Ouatay» qui glorifie dans un mimétisme maladif la ruralisation tout azimut des programmes et «Challengers» un tremplin au service d’un lobbying économique plein de soupçons . On donne crédit à la futilité et on oublie l’essential : la proximité informationnelle. SNRT a pourtant une pseudo-émission qui s’appelle «Istahliq Blama Tehlek» (traduction: Consomme sans te faire mal). Celle-ci aurait joint l’utile l’agréable si à la place d’un animateur inculte on avait placé un érudit. On y conseille les gens de laver les pommes avant de les croquer et on oublie les facteurs dangereux qui provoquent les sinistres avec dommages collatéraux .
En effet, l’incendie qui s’est produit le weekend et qui a coûté la vie à des dizaines de prolétaires exploités inhumainement et sous- payés, aurait été évité, si cette chaîne avait fait un reportage décapant sur toutes les usines hors-la-loi implantées, non seulement dans cette zone limitrophe, mais dans toutes les villes du Maroc où les inspecteurs du travail font œil de mica comme disent les marocains et où le patronat accumule les richesses illégalement. Y a-t-il une usine dans le monde qui ferme ses portes avec des cadenas pour empêcher le personnel de sortir avant l’heure ? Y a-t-il une clause de loi qui préconise et légalise de telle incarcération abusive ? Une usine surréaliste qui crée un sinistre tragique.
Hélas ! Il ne sera ni le premier ni le dernier, dans le pays de mille et un abus. L’autre jour en prenant le train Rabat-Kenitra , on nous a fait descendre au milieu du trajet, à cause d’un incendie qui s’est déclaré dans la locomotive de traction. Pourtant, le train qui nous transportait fait partie de la dernière livraison italienne et il est, nous dit-on, toujours sous garantie. De telles anomalies ne devraient pas avoir lieu pour des machines neuves. Autre calamité: les WC installés dans les wagons de ce train de « luxe » sont une des accumulateurs orduriers. L’odeur nauséabonde de l’urine envahit les wagons et pour y remédier on a employé de femmes de ménage (surcoût au niveau du budget de fonctionnement) pour en atténuer la gravité.
Est- ce que les responsables marocains qui avaient signé le contrat d’achet manquaient de lucidité pour accepter de telles tares de fabrications ?
S’agit-il de matériel usagé vendu pour du neuf ?
Le pire, c’est d’être conscient de ces dysfonctionnements et faire œil de mica pour une raison ou une autre.
RAZAK



Friday, April 25, 2008

Cristiano Ronaldo et Pipasha , Richard Gere et Philpa Shetty, Jackie Chan et Sherawat…

Cristiano Ronaldo et Pipasha Basu, Richard Gere et Philpa Shetty, Jackie Chan et Mallika Sherawat… ces duos que des circonstances hasardeuses ont réunis (soirée caritative, cérémonie de remise de prix …) ont fait couler beaucoup d’encre à chaque fois que le mâle ou la femelle manifeste son attirance plus qu’il n’en faut envers l’autre. Les réactions varient entre la réprobation et la magnanimité. Sur la toile Youtube en garderait des traces vidéographiques jusqu’à la fin de l’Ere numérique. Pour un petit bisou fourré dans une taquinerie, Ronaldo le footballeur portugais devient un Don Juan. La presse à sensation s’en est saisi. Richard Gere qui a serré entre ses bras la voluptueuse Phipa Shetty devient à son tour un farceur qui aime la provocation. Quand au trop timide Jackie Chan, la tenue légère de l’actrice indienne Sherawat qui se tenait à ses côtés lors d'une cérémonie ne lui a apporté que de l’embarras. Aux USA, de tels gestes anodins pourraient passer inaperçues, mais en Inde, pays toujours tiraillé entre progressistes et conservateurs, leurs retentissements finissent souvent par créer un tollé malgré le fair-play des libéraux. Le parce que du pourquoi n’est pas difficile à trouver. Les publics indiens ont un rapport affectif avec leur cinéma. Certains acteurs et actrices sont considérés comme des demi-dieux. Pour ces publics vulnérables quand on est en face d’une « divinité cinématographique » la chasteté s’impose. Le mariage de ces stars est perçu par certains comme une traitrise. Les fans de Madhuri Dixit, Karisma Kapoor, Kajol ont eu le blues quand ces actrices adulées avaient convolé en mariage. Leur absence s'est fait sentir cruellement et leur retour au cinoche après la phase de maternité n’avait pas eu la ferveur de jadis. C’est pour cela que l’on dit que les étoiles du cinéma indien sont filantes , à cause du changement du statut familial des stars . Les hommes ont plus de chance. Mariés ou pas, ils gardent une certaine endurance « audienci-métrique ».
RAZAK

Prochains Oscars indiens à Bangkok



Les IIFA-awards 2008 auront lieu en Thaïlande à Bangkok, du 6 au 8 Juin. L’IIFA (à ne pas confondre avec l'autre IIFA indien des Beaux-arts c’est à dire International Institute of Fine Arts) est l’académie internationale du film indien. Les récompenses (idée conceptuelle de Wizcraft Entertainment) sont données au nom de cette académie dans des villes se trouvant hors du territoire indien. Elle est assistée par une pléthore de personnalités indiennes issues du milieu du cinéma. Parmi les célébrités qui composent l’advising-board de l’IIFA on trouve : Amitabh Bachchan et son épouse Jaya Bachchan, David Dhawan (ancien lauréat de l’institut indien du film et de la télévision), J.P. Dutta (réalisateur) , Karan Johar (réalisateur du film La Famille indienne), Manmohan Shetty (producteur ), Pahlaj Nihalani (réalisateur) , Ramesh Sippy (réalisateur du film Sholay) , Shiam Shroff et Vinod Khanna (acteur).
Les sept dernières éditions des IIFA awards se sont déroulées dans les endroits suivants : Londres (Royaume Uni, 2000), Sun-city (Afrique du Sud , 2001), Malaisie (2002), Johannesburg (Afrique du Sud, 2003), Singapour (2004), Amsterdam (2005), Dubaï (2006) et Yorkshire (Royaume Uni, 2007). Celle de Bangkok se déroulerait dans le fameux complexe métropolitain appelé Impact Arena Muang Thong Thani. Ce dernier avait déjà accueilli les shows de Christina Aguilera, Beyonce, Mariah Carey, Janet Jackson, Gwen Stefani, Elton John et Deep Purple.

RAZAK

Tuesday, April 22, 2008

Veer Zaara sur SNRT




Passer des films hindis sur la SNRT, c’était mon idée. Je le dis sans la moindre prétention. Lors de la cinquième édition du Festival International du Film de Marrakech (FIFM) j’ai eu une conversation avec le directeur du holding public qui est aussi un des deux co-sous-présidents du festival. Parmi les sujets que l’on avait abordés il y’avait la cérémonie de remise des oscars indiens (IIFA) et l’éventualité de l’organiser au Maroc. Sur ce chapitre, l’homme a été pragmatique: il fallait un budget exceptionnel pour que cette kermesse puisse se tenir dans les normes communicationnelles, linguistiques et conviviales. L’autre idée concernait le lancement d’une émission sur le New Cinéma Indien. Il m’avait dit en remettant sa carte de visite: «Prépare une émission mensuelle et apporte-moi le projet». Celui que j’ai mijoté est simple : cela consiste à sélectionner un bon film et expliquer son making-of. Car beaucoup de gens ont des idées erronées sur le mode de fabrication de ce cinéma spectaculaire dont l’aura ne cesse de grandir. Mon projet est resté lettre morte. Et je comprends pourquoi ce responsable n’a pas tenu ses promesses. Certes, il voulait du sang nouveau mais certains de ses subordonnés ayant de la rouille dans le sang ne voulaient par d’une collaboration artistique à risque. Les séquelles laissées par les rubriques «A voix nue», «Objectivement votre» et «De scène et d’écran» leur donnaient des frissons de frayeur.
«Si on l’intègre dans l’équipe il va connaître nos petites défaillances et tout serait divulgué». Ainsi, lui aurait-on dit par mégarde. Aucune réponse ne m’a été donnée à ce jour.
Mais curieusement après un certain temps, on s’est mis à programmer des films hindis. Si certains choix de films s’étaient avérés probants, l’enveloppe cinéphilique laissait à désirer. Ce n’est pas de cette façon que je voulais présenter ces films. Il manque un peu de piment culturel au menu. Prenons le cas du très beau film de Yash Chopra Veer Zaara que la chaine a passé le dimanche 20 avril 2008. L’on a enregistré plusieurs omissions et coups de cisailles. Plusieurs chansons chorégraphiées ont été bêtement enlevées. Or dans ce film particulier les chansons complètement le scenario. La pré-communication (annonce TV …) qui est très essentielle pour la fructification audiométrique ne s’était pas effectuée comme il se devait. Et cela dénote un manque flagrant de perspicacité. Le film tel qu’il a été programmé s’est vu amputer de l’essentiel : le soubassement culturel. Rectifions le tir. Les téléspectateurs, excepté les bollyphiles affutés savent peu de chose sur Madan Mohan (1924-1975). Ce grand compositeur indien auquel Yash Chopra rend hommage est un des plus féconds de sa génération. Il a composé des centaines de musique de films. On le surnomme le roi du ghazal. Le film s’est servi des mélodies qu’il a créées et dont la remise au goût du jour par son Sanjeev Kohli a ajouté un agrément perceptible. Or un hommage peut en cacher un autre : celui de la grande diva Lata Mangeshkar. Lata et Madan ont collaboré ensemble pendant longtemps. Ils méritent à eux seuls un film documentaire pour retracer leur itinéraire lumineux . Réécoutez les chansons de Veer Zaara et laissez vous envoûter par leur beauté mélancolique. Appréciez la subtilité de leur phrasé musical. La chanson Tere Liye a été reprise par de nombreux jeunes musiciens en herbe. Youtube en fait étalage gracieusement . Enfin, savez-vous que pour la chanson Kyon Hawa interprétée par Lata Mandgeshkar et Sonu Nigam les commentaires sont de Yash Chopra, le réalisateur du film? C’est ce genre de plus value cinéphilique que l’on souhaitait apporter si on nous avait dit Oui à notre proposition.


RAZAK

Monday, April 14, 2008

30 classiques du cinéma mondial à voir sans modération

Tous les historiens de cinéma s’accordent à dire que l’âge d’or du 7eme art se situerait aux années 50 du siècle passé. La mondialisation enchanteresse dont on savait qu’elle était pipée comme un dé de prestidigitateur futé, a buté contre le mauvais partage des ressources économiques. L’évolution des indicateurs socio-économiques dans presque la totalité des pays africains est chaotique. Même les pays qui profitent de la manne pétrolière n’arrivent pas à décoller. Le constat est on ne peut plus affligeant.
Les cinématographies tâtonnantes comme celles de la majorité des pays d’Afrique doivent redoubler d’efforts pour sortir de la zone périlleuse. Certains pays qui n’ont pas de films à faire valoir risquent de rester cinématographiquement arides jusqu’à la fin des images. Ils sont dans l’impossibilité de rattraper le train. Ceux qui en ont produit une brochette en faisant recours aux finances publiques, arrivent à trouver une destination à cette production réalisée à fonds perdu d’avance: meubler la programmation des semi festivals locaux. Les films documentaires réalisés dans la majeure partie par des non africains constituent un atout pour éviter une mort certaine. On en attendrait une osmose et un transfert généreux des aptitudes.
Les enjeux ne sont plus de l’ordre de «l’abordable thématiquement», mais du taux de croissance économique et de l’évolution de la culture de loisir. Le numérique comme nouvelle donne en complique l’issue et aggrave les disparités entre pays pauvres et pays riches.
Mais corollairement, le cinéma n’en est pas forcement proportionnel, puisque l’on assiste depuis une bonne décennie à un déclin palpable en matière d’audience même dans les pays développés. Autrefois en Europe et aux USA, les spectateurs qui fréquentaient les salles de cinéma se comptaient par millions, aujourd’hui, on les évalue à quelques dizaines de milliers par film qui marche. Et pour que ça marche financièrement, il faut viser une tranche d’âge bien déterminée. Les adultes ne vont que rarement au cinéma. Les USA, la Chine et l’Inde qui sont relativement les mieux favorisés économiquement en ces temps-ci ont une cinématographie qui résiste aux aléas mais l’érosion ne les épargne pas. Le piratage et la contrefaçon numérique sont des facteurs dépravants à ne pas sous-estimer dans cette débandade.
Un pays pauvre peut-il avoir un cinéma compétitif? Ce serait un mensonge déviant de répondre par l’affirmative. Coté altérité, il n’est plus question de chasser la défiance et instaurer un climat débarrassé des préjugés, mais de survie humaine. L’artistique en terre africaine revient à la case de départ : un luxe. Les dernières hausses vertigineuses du baril vont plonger inéluctablement le continent noir dans un autre cinéma réel beaucoup plus dramatique où cette fois les acteurs seraient vrais et les cadavres qu’ils feraient par famine n’auraient rien à voir avec les sculptures moulées dans du silicone et dont Hollywood est goulûment friand.
Qui s’intéresse aujourd’hui au cinéma africain? Le Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui est une des grandes et anciennes agoras du cinéma africain n’a plus l’aura d’antan. Vues d’Afrique, la manifestation cinématographique entretenue par les canadiens depuis plusieurs années vise la satisfaction de leur goût pour l’exotisme. Autre inconvénient : avec l’exode transcontinental et le fanatisme religieux, le pessimisme reste de rigueur. L’Asie , comparée à l’Afrique, est cinématographiquement en perpétuel devenir, d’où sa dynamique. Par nostalgie à une époque révolue où des films intéressants ont été réalisés à faible budget nous proposons cette sélection de films pris pêle-mêle pour rafraîchir la mémoire cinéphilique. Il y en a qui ont coûté une fortune. D’autres ont été faits avec les moyens de bord. L’on serait enchanté de voir un jour un cinéaste africain parti de rien et outrepassant tous les obstacles précités pour créer un joyau de cinéma comme ceux que l’on a listés. Par ailleurs, nous conseillons aux faiseurs d’images qui sont toujours en activité mais qui guettent l’étoile inspiratrice, de revoir ces films, ils sont pleins de leçons cinématographiques. Osfour de Youssef Chahine cité dans cette liste nous rappelle que la réussite d’un film c’est d’abord une bonne inspiration.
RAZAK
1. Apocalypse Now
2. Autant en emporte le vent
3. Ben-Hur
4. Birdy
5. Casablanca
6. Citizen Kane
7. Cris et chuchotements
8. Danse avec les Loups
9. Faust
10. Ghandhi
11. Impitoyable
12. Un tramway nommé désir
13. Lawrence d’Arabie
14. Le Bon la Brute le Truand
15. Le cuirassé Potemkine
16. Le Pont de la Rivière Kwai
17. Le quai des brumes
18. Les moissons du ciel
19. Le Sorgho rouge
20. Les raisins de la colère
21. Les Sept Samouraï
22. Le trésor de la Sierra Madre
23. Le voleur de bicyclettes
24. Nell
25. Ousfour
26. Papillon
27. Taxi driver
28. Vertigo
29. Vol au dessus d’un nid de coucou
30. Z


Friday, April 11, 2008

A près 43 ans un film pakistanais est distribué en Inde


Depuis la deuxième guerre du Cachemire de 1965 , opposant l’Inde au Pakistan, aucun film pakistanais ne fut distribué en Inde. Il a fallu attendre 43 ans pour que le miracle se produise.
Khuda Kay Liye (Au nom de Dieu) de Shoaib Mansoor est en fait le premier film pakistanais à passer sur les écrans indiens. C’est un bon signe d’apaisement .Ce long métrage s’est distingué lors de la dernière édition du Festival international du film du Caire (prix spécial du jury).
Il est à signaler que le Pakistan a été le premier à faire des concessions. En 2006, il a autorisé la sortie en salle d'un film indien. Deux ans apres le film Taare Zameen Par (Des étoiles sur le sol) réalisé par Aamir Khan presse le pas sur la voie de la réconciliation cinématographique. Dans notre chronique consacrée à Veer Zaara de Yash Chopra, nous avons formulé , de manière implicite, le souhait que le 7eme art puisse chasser les démons de la guéguerre entre deux peuples voisins ayant une histoire commune.

RAZAK

Bachchan's autograph on Razak's book


Wednesday, April 09, 2008

Du Merce Rock avec Jean Claude Galotta

Jean Claude Galotta, chorégraphe aimant le mélange des genres et la création débridée, propose à travers le spectacle « My Rock » une revue sonore illustrée par des séquences dansées. His « My Rock » présenté au public de Rabat le soir du mardi 8 avril 2008 was beautiful. Ce franglais de circonstance est dû au fait qu’il y a du Merce Cunningham dans les performances chorégraphiques que ses danseurs et danseuses ont exécutées avec brio en suivant ses consignes.
C’est un spectacle composite où la parole, la vidéo, la musique et la danse moderne s’interpénètrent tant dans l’espace que dans le temps. C’est à une sorte de recueil de morceaux choisis, et à un chapelet scintillant, qu’il nous convie et leur succession nous plonge doucereusement dans l’histoire jumelée du rock et de la danse moderne. De telles alliages étonnants et détonants ne sont pas inédits pour l’estrade du Théâtre National Mohamed V qui, on s’en souvient, en a vu de plus retentissants. En effet, au début de l’an 1990, cet espace a été investi par une formation ballettique provenant du Portugal (Ballet Gulbenkian) qui, pour compléter les pièces composant le puzzle ballettique, a proposé au public R’bati un fameux morceau intitulé « Mémoire pour Edit Piaf ». Nous en avons relaté la plus-value chorégraphique dans un billet artistique publié en temps opportun dans un quotidien marocain. Danser académiquement sur du Piaf, il faut le faire. Avec Galotta on assiste à un plébiscite mais qui est ontologiquement beaucoup plus éloquent et plus historiographique. Avec ce chorégraphe venu des Beaux Arts on assiste à un jumelage de lectures: lecture sonore d’un tube musical et lecture chorégraphique sous-jacente. Y a-t-il juxtaposition sémantique entre deux lectures? L’illustration est-elle mutuellement fécondée? Le rock’n’roll d’Elvis Presley, avec la vivacité de son rythme, pourrait aisément trouver une réplique chorégraphiée, pas comme on le fait dans les dancings où l’on se déhanche comme on veut dans l’exigüité du lieu, mais en y adjoignant habilement l’expressivité nécessaire. Le Presley chorégraphié auquel Galotta veut rendre hommage est finement ciselé. Selon Galotta l’histoire du rock interfère avec celle de la « modern dance ». Du coup, il se profile devant nous les silhouettes minces et élancées des pionnièrs: Martha Graham et Merce Cunningham, deux figures de proue de la danse contemporaine et dont les adeptes se trouvent aujourd’hui aux quatre coins du monde. C’était un spectacle plaisant baignant dans une lumière monochrome. L’on en retiendrait tout particulièrement la séquence dansée sur la chanson de Leonard Cohen. Elle est étonnamment subtile , car l’auteur de Suzanne et de Hallelujah est connu par sa voie mélancolique et tristement belle, mais Galotta y’a insufflé du tonus et la remarquable prouesse du duo qui l’a exécutée donne aux fans de ce grand chanteur canadien une jouissance spirituelle.
RAZAK
Rabat le 8 avril 2008

Tuesday, April 08, 2008

Après Gandhi Shahrukh Khan aura à son éfigie sa statuette au musée Grevin


Sa Seignerie Shahrukh Khan, the King of Bollywood séduit la France. Les signes d’amabilité et de reconnaissance ne trompent pas. Il n’est plus ce quidam venu d’un pays lointain, amoindri par ignorance envers une culture millénaire, ou pour le teint basané. Malgré le fait qu’il soit vénéré par plus d’un milliards de ses compatriotes , il ne fut jamais pris en considération par les européens. Il en est de même pour Amitabh Bachchan qui a pourtant une filmographie époustouflante. Cette reconnaissance bien que tardive par rapport aux anglais et hollandais qui se sont débarrassés des préjugés post-colonialistes pour rendre hommage aux méritants sans distinction de race ou de couleur de la peau , vaut la peine d’être mise en exergue . Ainsi, si le chanteur ibérique Julio Iglesias a eu facilement les faveurs notamment des françaises en roulant les « R » à l’espagnole , il a fallu à Shahrukh Khan toute une panoplie de films où il campe le première rôle à faire fondre les cœurs et surtout à la brèche que le festival de Cannes a laissée entrouverte après Devads , pour qu’il soit enfin apprécié à sa juste valeur .
Au Virgin Megastore des Champs-elysées , lorsque pour le film Veer Zaara, le réalisateur Yash Chopra avait ramené avec lui , au pays de Méliès , Shahrukh Khan et Preity Zinta, les français autrefois incrédules et imperméables à la Shahrukhanmania envahissante n'en crurent pas leurs yeux. Il y’avait une foule immense. L'émeute a été évitée de justesse .La première du film Mission Impossible avec tenez-vous bien Tom Cruz est passée inaperçue, car à Paris, le badshah de Hollywood était de passage. Il en fut lui même étonné. Il ne sait pas qu’en France , il existe une grande communauté de maghrébins, qui aiment ce qu’il fait . Par contagion, les français tous sexes confondus sont tombés sous le charme du cinéma indien, que péjorativement, les grosses têtes aiment grossièrement taxer de kitch , Massala et je ne sais quel sobriquet réducteur et raciste . Ainsi, voulant rattraper le retard et le temps perdus , le gouvernement français l’a fait officier de l'Ordre des arts et des lettres, et maintenant on lui dédie une statuette de cire qui sera installée au musée Grévin à son effigie. Après l’entrée au musée Madame Tussauds à Londres , Grevin lui ouvre de plein gré son éspace. Sarkozy et Aznavour l'y attendent .
Désormais, ce musée serait un sanctuaire , car les pèlerins de Sa Sainteté Shahrukh Khan vont déferler par milliers pour voir la doublure sculptée de leur idole fétiche qu’ils n’ont pas eu l’occasion de voir en chair et os.

RAZAK

Monday, April 07, 2008

Charlton Heston n'est plus


Charlton Heston l’homme qui incarna Moise dans le film de Cecil.B deMille Les Dix Commandements n’est plus. Il est décédé samedi 5 avril 2008 à son domicile de Beverly Hill à l'âge de 84 ans. Dès 2002, La maladie d’Alzheimer l’avait ajouté à sa longue et triste liste où l’on trouve Ronald Reagan et bien d’autres monstres sacrés du 7eme art. Charlton a joué dans plus de 80 films dont les plus connus restent bien entendu Ben Hur de Willam Wyler , film pour lequel il obtint en 1959 l’Oscar du meilleur acteur, Les Dix Commandements, La Planète des singes de Franklin J. Schaffner, Tremblement de terre de Mark Robson et 747 en péril de JacK Smight. Avec sa disparition, le cinéma américain perd une de ses figures les plus attrayantes. Ainsi après Charles Bronson, Anthony Quinn, James Coburn, Steve McQueen, Jack Palance, Yul Brynner, Burt Lancaster, Henri Fonda qui ont quitté ce monde, il ne reste de cette génération de prodiges, à la gueule photogénique que Robert Redford et Paul Newman. Ce dernier a décidé d’arrêter sa carrière cinématographique en mai 2007. Charlton était un homme de combat. Il fut six fois élu président du syndicat des acteurs américains.
RAZAK

Monday, March 31, 2008

السينما الهندية الجديدة






















ETRE HOLLY-BOLLYPHILE





Je suis bollyphile et fier de l’être, mais je ne suis pas un anti-Hollywood endurci. Pour être précis, je dirais que j’apprécie « The best of Bollywood and Hollywood ». L’intérêt pour le cinéma indien est celui d’un explorateur avide de connaissances et sensations nouvelles qui, s’appuyant sur certaines données socioculturelles, désire apprendre davantage sur ce pays qui a une culture très diversifiée et très profonde. Mais je ne suis pas comme ces autoproclamés critiques quelque peu xénophobes qui n’ont vu que 20 ou 30 longs métrages des dizaines de milliers de films indiens réalisés depuis la partition de 1947, et qui émettent insolemment des propos sentencieux sur ce cinéma émergent. Ils le font sans vergogne en ignorant tout des us et coutumes de ce peuple hospitalier. Les hindous comparés à d’autres peuplades nihilistes ou acculés de l’être par les interdits confessionnels ont le goût de vivre très prononcé et ce malgré la misère qui les met parfois en friction.
Concernant le Hollywood de ces dernières années où pour produire un chef-d’œuvre il fallait neuf navets qui gravitent autour, je ne suis, à vrai dire, dépité que par les productions mercantiles qui cherchent l’argent des teenagers genre Matrix, Freddy ou autre bobines Disneyesques assistées par ordinateur. Le box-office américain, autrefois majeur, a descendu ces temps-ci du côté des mineurs. Cependant, les classiques de cinéma comme Citizen Kane (Orson Welles) , Autant en emporte le vent (Victor Fleming ) , Les raisins de la colère (John Ford ) et Casablanca (Michael Curtiz) me procurent, en plus de jouissance, la nostalgie d’une époque où âgé d’à peine 14 ans j’avais la manie de noter sur le ticket d’entrée mon impression sur le film que je venais de voir. Ces quatre films cités ci-avant réalisés aux années 30/40 du siècle dernier je ne les vus que trente années après. Mes premiers reflexes de chroniqueur de cinéma datent de cette ère révolue. Tenez pas plus qu’hier j’ai revu sur une chaine TV un film américain ancien où Richard Gère (une des stars américaines converties au bollywoodisme) détient le premier rôle et où le maestro Ennio Morricone signe la musique interprétative. Ce film qui porte le titre Days of Heaven est appréciable. Les Moissons du ciel (titre fiançais) renvoie à un Texas révolu. Celui de l’époque wilsonienne semblait un lieu paradisiaque même en temps de disette. Pourquoi ce film capte l’attention malgré quelques petites exagérations scénaristqiues? Parce que les réalisateurs de jadis ne lésinaient pas sur les moyens pour réussir leurs films. Terrence Malick en étant un des plus aguerris a eu l’intelligence de nous situer le récit grâce à un petit insert montant le journal qui annonce la visite du président démocrate Wilson dans la région. Un autre novice aurait maladroitement et béatement indiqué ce détail importantissime non pas par l’image comme le faisait ce réalisateur talentueux mais comme insinuation introduite dans le dialogue.
Vivah, un autre film hindi que j’ai vu il y’a deux semaines pourrait constituer avec Days of Heaven un jumelé cinématographique holly-bolly d’égale sensibilité onirique. Appréciez avec quelle somptuosité narrative évoluent les deux récits, du bonheur vers le drame.
RAZAK

Friday, March 28, 2008

New Indian Cinema : 30 films à voir sans modération

  • Le public occidental tolère rarement qu’un film dépasse trois heures . Pour les films hindous cette longueur est sociologiquement acceptée par ce qu’elle est imprimée dans les gènes de ce cinéma a-typiquement typique. Les indiens notamment les couches défavorisées trouvent dans leur cinéma une issue pour échapper à la misère ambiante. Plus ça dure plus ça soulage. Auparavant, ces films étaient destinés uniquement à la populace locale et à la diaspora vivant à l’étranger. Mais petit à petit, la contagion gagne en terrain. Les occidentaux excédés par la sanguinite des thrillers produits en surnombre deviennent de plus en plus bollyphiles. Depuis l’avènement du New Indian Cinema dont nous étions un des rares chroniqueurs culturels à souligner la ligne et le signe de démarcation et puis dont l’acteur fétiche Shahrukh Khan est le porte étendard, l’on assiste à une métamorphose spectaculaire. Lorsque Devdas est passé sur les écrans canadiens, français, allemands et suisses, une avalanche d’avis louangeurs charriés via plusieurs forums intégrés à moult sites web dédiés au 7eme art, a montré que le film hindi n’est plus celui qu’on pensait. Il n’y qu’à voir avec quel doigté on peaufine les génériques des derniers films de Bollywood.
    Pour ceux qui n’arrivent pas à s’acclimater avec ce cinéma malgré son indication anti-stress nous leur proposons une bonne brochette de films que nous avons visionnés dans les salles de cinéma. Ils ont été réalisés durant les deux dernières décennies et on conseille de prendre comme points de repère les neuf émotions de base (Navarasas) pour pouvoir en explorer les fondements socioculturels. Naturellement, certains films sélectionnés (comme Koi Mil Gaya et Krissh ...) s’adressent aux enfants. D’autres sont plus profonds. Je souhaite qu’après avoir vu ces films (rangés par ordre alphabétique) l’on me fasse part de l’impression finale (Mon email se trouve dans le blog).

    Liste de 30 films selectionnés

    1-AKS
    2-BLACK
    3-CHALTE CHALTE
    4-DEVDAS
    5-DIL SE
    6-DIL TO PAGHAI HAI
    7-DILWALE DULHANIA LE JAYENGE
    8-FANAA
    9-FAMILY
    10-GURU
    11-HUM DIL DE CHUKE SANAM
    12-HUM TUM
    13-JAAN E MAAN
    14-KABHI KHUSHI KABHIE GHAM
    15-KAL HO NA HO
    16-KHAKEE
    17-KOI MIL GAYA
    18-KRISSH
    19-KOYLA
    20-KUCH KUCH HOTA HAI
    21-LAGAAN
    22-MAIN HOON NA
    23-MOHABBATEIN
    24-RAJA HINDUSTANI
    25-RANG DE BAZANTI
    26-SHAKTI
    27-SWADES
    28-VEER ZAARA
    29-VIVAH
    30-WAQT






Wednesday, March 19, 2008

Stars pro-Bollywood

















STARS OCCIDENTALES APPRECIANT LE CINEMA INDIEN :



RICHARD GERE , SUZAN SARANDON , ANGELINA JOLIE, SPIELBERG , SHAKIRA , VAN DAMME , WILL SMITH , DANNY GLOVER, JACKIE CHAN, ...