Tuesday, June 10, 2008
Patrick Poivre d'Arvor quitte TFI
Monday, June 09, 2008
Un président noir à la Maison Blanche ?
L’histoire des USA semble pressée. Les droits civiques en sont le carburant. Hier ce fut l’extermination des amérindiens puis la constitution de l’état fédéral. Après l’abolition de l’esclavage le pasteur Martin Luther King se fait sacrifier (1968) pour l’égalité raciale des américains. Aujourd’hui dans une Amérique moins raciale qu’elle ne l’a été par la passé Obama tente le challenge avec l’espoir chevillé à l’âme et tout le soutien du parti démocrate.
A Hollywood, on a vu des films où le rôle du président des USA est détenu par un noir. Dans la série “24-Twenty-Four » (que Canal+ et Télé Quebec ont rebaptisé « 24 Heures Chrono”) l’acteur noir Dennis Haysbert incarne à la fois un sénateur qui devient président des Etats-Unis (David Palmer) . Après son assassinat ce rôle est concédé à son frère Wayne Palmer (David Bryan Woodside qui est lui aussi black). L’agent spécial Jack Bauer (Kiefer Sutherland) fera tout pour que son président affrontant diverses situations belliqueuses soit à son aise.
Morgan Freeman plus connu que les deux acteurs précités, a lui aussi incarné le président des USA dans le film Deep Impact. Samy Davis Junior a ouvert le bal avec un comique il y a plus de 75 ans. Le cinéma de l’époque était sous le contrôle rigoureux du code Hays qui interdisait le métissage à l’écran. James Earl Jones qui interprétait fréquemment le rôle de chef de la CIA ou du FBI a lui aussi pris la parure du président des USA dans le film The Man.
Danny Glover le co-équipier de Mel Gibson dans La série de films policiers L’Arme fatale est pressenti pour être président des USA dans le film 2012 produit par la Columbia et dirigé par Roland Emmerich. Le tournage débutera au mois de juillet. S’il sort avant les élections américaines il aura de l’impact sur un certain nombre d’électeurs car Glover (à moins qu’il désiste) est connu par ses prises de positions bien tranchées.
Hollywood , en anticipant les événements , voulait marquer les esprits. On sait que tôt ou tard un noir présidera la destinée des USA. Avec Obama l’échéance semble se rétrécir en sa faveur . Mais quelque soit l’issue de ce vote la politique étrangère des USA ne changera pas. Noir ou blanc c’est kif kif. Les palestiniens la savent.
Friday, June 06, 2008
Le Centre de Masticage et de Cérémonies (article d'archive)
Toute ressemblance avec des personnes publiques existantes ou ayant existé, mais ne pensant qu’à leur panse et au profit personnel, n’est pas fortuite. Toute allusion faite à des entités administratives déviées de leur objectif primordial ou fonctionnant en pilotage automatique n’est pas hasardeuse. C’est prémédité. En effet, le Centre de Masticage et de Cérémonies (CMC ) qui est devenu si célèbre par ses gargantuesques ragoûts bien épicés et qui fait du navet épluché le légume de prédilection , a besoin d’un auditeur assermenté pour assainir sa cuisine interne. L’auditeur dont il est question n’est pas celui qui a l’ouïe intacte et l’oreille fine, mais celui qui a pour tâche délicate d’auditer les rouages internes des institutions publiques budgétivores .Sa tâche est de dresser un bilan critique de la gestion globale et faire le diagnostic des finances engagées. Cet auditeur qu’on attend incessamment est déjà perçu comme le père fouettard. Sa venue serait précédée d’une paranoïa indicible car les Arsen Lupin des deniers publics redoutent son regard inquisiteur. Mais quand la rumeur d’une visite impromptue devient insistante, les administrateurs sachant mal administrer procèdent à un véritable remue-ménage cinématographique. L’on s’affaire à remédier aux petites défaillances et gommer les chiffres compromettants des rapports d'activité établis à la fin de chaque exercice. Quelques retouches d’apparat aux structures da façade, gel momentanée de certaines activités ou festivités à caractère mondain et dispendieux. Ce CMC vous dis-je a besoin d’un traitement radiographique pour voir le squelette des choses. D’ailleurs celui qui préside actuellement à la destinée de ce fameux CMC, navéphile jusqu’à la moelle, aime le suspense et l’intrique. Il faudrait un Hitchcock d’une espèce nouvelle pour démêler l’ivraie du bon grain. Son prédécesseur a accumulé une fortune colossale en exerçant les pouvoirs qui lui sont conférés dans des affaires privées. Mais le nouveau dirigeant ne s’y est pas appesanti pour déceler là où ça cloche. Il cherche à éviter les pépins car chacun a ses vices. Lui aussi n’est pas un ange. N’a-t-il pas a un faible pour les descendantes d’Eve malgré son faciès macabre. Là où on le place, il fait appel à ses concubines et ses amis pour profiter ensemble de la manne. Pourquoi s’en priver, puisqu’il n’y pas de contrôle efficient et la venue hypothétique de ce contrôleur pourrait ne pas produire l’effet salvateur escompté. Car les renards de la bureaucratie ne sont pas faciles à attraper. Au fil des ans, ils se sont organisés en réseau de mafieux . Ils se soutiennent même dans le tort . Dès que le nouveau patron a atterri dans ce secteur, les honnêtes travailleurs ont cru que la gabégie allait connaître son dernier jour , et qu’il allait nettoyer l’administration des vermines en jetant un regard (usons du jargon cinoche ) en contre -plongée sur les biens personnels entassés par certains administrateurs toujours en activité alors qu’ils n'étaient à leur recrutement que de simples employés n’arrivant à joindre les deux bouts que difficilement. Aussi, le personnel honnête avait espéré que le nouveau patron effectuasse un travail de cascadeur en plongeant courageusement dans les archives où se trouvent les dossiers dégageant l’odeur nauséabonde de la dépravation.
A côté du CMC on a édifié un gigantesque musée culinaire. On y 'a englouti un budget astronomique , malheureusement , on n’y a rassemblé que des casseroles usagées et des barbecues torsadées . Comme il n’ y’ avait pas de visiteurs, on verrouilla les portes de cette Akhnatonnienne bâtisse.
Cet auditeur qu’on attend depuis toujours comme les Pozzo et Lucky de Becket attendaient Godot n’a pas encore pointé son nez. Si par miracle ce Mister Colombo apparaissait il aurait tout à démystifier. Il devrait être assisté par des hommes expérimentés et intègres. Il faudrait qu’il sache la réalité macabre qui se cache derrière les apparences riantes en multipliant les angles d’attaque et les investigations . Il découvrirait d’énormes dysfonctionnements. Il devrait avoir un très grand degré de mobilité comme la camera de tournage. Un zoom par-ci , lui ferait voir ce qu’il n’avait jamais vu , un très gros-plan par là, lui dévoilerait des filatures non apparentes à l’œil nu . Il comprendrait que toutes ces tares handicapantes ont une source de prolifération unique: la corruption. L’impunité encourage le malfrat à récidiver. Un travelling-arrière lui permettrait d’examiner les situations antérieures, Le travelling-avant l’aiderait à extrapoler en projetant les actions futures. Quand au panoramique, cela lui permettrait d’avoir une vision d’ensemble sur les ressources humaines et les moyens mis à leur disposition pour assumer leur tache quotidienne. Le champ-contre-champ servirait à confronter les données .Le flash-back aurait certaines vertus épuratrices. On peut déceler aisément le moment où les choses ont commencé à déraper. Comme on est devant un centre de masticage, notre Colombo découvrirait que la plupart des salariés ont été sélectionnés non pas pour leur habileté mais pour la dureté de leur dentition. Leur seul souci, c’est de ne trouver rien à mettre sous les molaires. Un Colmobo dentiste et juriste à la fois ferait bien l’affaire. Mais où dénicher cet oiseau rare?
RAZAK
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Regard critique sur le cinéma mondial (article d'archive )
Le pouls du cinéma mondial souffre du mal de la répétition et de la ciné-tachycardie. L’enregistrement de son ciné-électrocardiogramme montre des hauts et des bas inquiétants, des fréquences dégressives jamais remarquées auparavant. Comme si notre époque n’était guère inspiratrice, les reprises battent le plein. Remake par-ci, remake par-là, le renouveau reste à percevoir du côté de ce qu’on appelle communément cinéma expérimental. Or ce dernier est par définition anti-commercial et ne rentabilise pas sa mise.
Curieux, à chaque fois qu’on parle un peu plus que d’habitude de crise de cinéma , il se profile devant nous ce tri-pôle interrogatif et entre le CQFD (ce qu’il faut dire) et le CQFF (ce qu’il faut faire) le creuset ne fait que s’amplifier. Problème de fric, de structure ou d’imagination ? Toujours le même trièdre problématique, prétexte permanent de polémiques, coups de cœurs, coups de gueule, saine virulence, l’atmosphère générale des soi-disant concertations qu’on voulait les plus conviviales possibles virent le plus souvent du côté de pamphlétaire. Dames TV et Don vidéo ne sont pas innocents dans ce bric-à-brac. Le spectateur, vu sous le prisme du box-office , est comme l’eau, il va vers les choses où il ne risque rien, financièrement cela s’entend. L’ère des «Toujours à l’affiche» et «Enième semaine de succès» , des bousculades devant les guichets semble révolue. A part quelques survivances pour des productions mises sur rail derrière de lourdes et coûteuses locomotives publicitaires certains pays comme la France qui fut à l’avant-garde a perdu de son aura. Impossible de retrouver un Michel Simon, un Fernandel ou un Raimu en pleine gloire, pour humer la fraîcheur des films d’antan. Certes on peut ne pas le nier, des efforts considérables ont été consentis ces dernières années. Ils ont donné quelques fruits mais c’est au détriment de la langue. «L’affluence–mètre» a enregistré de légères et sporadiques hausses de fréquentations. Le cas de Luc Besson qui commence à tourner en anglais se passe de tout commentaire. Mais la situation en France apparaît moins dramatique quand on la compare à d’autres pays qui ont subi une chute brutale comme l’Italie. L’américanisme triomphant n’a laissé aucune chance aux cinéastes italiens qui pourtant font partie des meilleurs réalisateurs du monde. En Asie, seuls l’Inde et Hong Kong persistent et signent. Il fut un temps où l’Inde produisait 400 films par an et Hong Kong presque rien. Mais avant de remonter au taux annuel de 800 films l’Inde a testé tous les subterfuges. Aujourd’hui, le pays de Gandhi a baissé momentanément sa production mais avec une révision de sa politique des doublages en dialectes locaux, il y’a possibilité de revitalisation. De même Hong Kong avec «un Etat deux systèmes» peut revigorer son tonus, mais il faut penser déjà à qui va reprendre le flambeau après la retraite de Jackie Chan, comme cet acteur-athlète a fait après la mort tragique de Bruce Lee. Le cinéma c’est d’abord une question de vedettes doit-on l’oublier?
Ainsi va le train du monde des images. Mais sans trop verser dans le pessimisme, tout questionnement fait autour d’un malaise quelconque c’est déjà une manière d’anticiper les remèdes. Espérons que les réponses à venir seront convaincantes.
RAZAK
De la bédéphilie à la cinéphilie (article d'archive)
RAZAK
(Article paru au début des années 90)
Thursday, June 05, 2008
Nicolas Hulot pour une "ushuaiatitude" agissante
Wednesday, June 04, 2008
Sanchita blessée dans un accident
Saturday, May 31, 2008
Friday, May 30, 2008
Shahrukh Khan et les maux de la célebrité
D’aucuns diraient mais que fait Sharukh Khan là dedans ? C’est simple la compagnie de production Red Chillies Entertainment est la propriété de Sharukh Khan et cette dernière est devenue membre de l’ Assocham. Red Chillies a déjà produit les films Main Hoon Na, Paheli et Om Shanti Om.
Lors de cette conférence, SRK paraissait affaibli. La boutade de mauvais goût que l’acteur Aamir Khan a publiée le 13 mai dans son blog (www.aamirkhan.com) semble l’avoir affecté malgré l’excuse qu’Aamir a faite en public pour apaiser la tension.
Lors de ce point de presse SRK a annoncé qu’il ne participerait pas aux prochains IIFA awards qui se tiendront en Bangkok. Et comme Amitabh Bachchan est l’ambassadeur de l’IIFA la méga-star déclare qu'il n'y a aucune "guerre froide" entre lui et Big-B.
Qui vous a dit que la célébrité n’ a pas de maux?
Thursday, May 29, 2008
Réferencement de Razakcinema chez MAXI blog
Walt Disney et Yash Raj Films font tandem, pour émerveiller les bambins indiens
Le partenariat entre Disney Pictures et Yash Raj Films pourrait être salutaire à condition que le géant américain ne voie dans la densité de la population du sous-continent indien qu’un quelconque objectif mercantile non avoué. Le cinéma d’animation en Inde n’est pas assez développé. Il a besoin d’un petit coup de main. En outre, le répertoire culturel d’où il pourrait puiser ses ressources est incommensurable. Le Mahabharata est à lui seul une mine d’idées précieuses. (J’ai consacré des années dans l’étude de cette épopée épique, mais je ne suis pas parvenu à en élucider les contingences historiques et les prémisses. Je vous en parlerais avec plus de détails dans une de mes prochaines chroniques).
Disney Pictures veut produire un film par an en langue indienne dans le cadre de cette association indo-américaine. D’aucuns diraient c’est peu. Tout un brouhaha pour une unité en douze mois . Mais l’atout est sérieux. La stratégie de Disney pourrait s’avérer probante si le studio élargissait l’éventail linguistique car il n’y a pas que les indiens qui sont concernés. Il y’a de par le monde des salles de cinéma et des chaines de télévision qui seraient intéressées par le produit issu de cette alliance. Le premier long métrage prévu dans le cadre de cette co-production annoncée de part et d’autre avec une jouissance toute teintée d’optimisme s’intitulerait Roadside Romeo. Le modèle bollywoodien (chansons , danses…) serait respecté . Rappelons qu’en 2006 Disney a acheté la chaîne indienne Hungama destinée aux enfants. Il est très probable qu'elle en serait le receptacle prioritaire .
Le studio américain qui s’est déjà servi des voix des stars américaines comme Owen Wilson , Robin Williams, Brad Pitt va ouvrir ses studios acoustiques de synchronisation aux stars indiennes comme Amitabh Bachchan, Shahrukh Khan et Aishwarya Rai. Ces derniers connaissent un succès énorme non seulement en Inde mais dans plusieurs pays notamment en Afrique et en Asie . (Tout récemment j’ai vu un spécial Alphadi qui est un couturier malien d'origine Touareg (du Niger) . Je ne savais pas qu’au Mali il y’avait des hindiphiles. Alphadi nous a dit à travers l’émission qui lui est consacrée que le cinéma indien lui apportait le rêve magique dont son enfance à Tombouctou avait avidement besoin.)
Surement Disney va apporter sa haute technicité en matière de production ultra moderne et son vis-à-vis indien va apporter les ingrédients (voice-acting, musiciens …) nécessaires. Yash Raj Films est une firme de production cinématographique créée par Yash Chopra et son fils Aditya Chopra .
Le cartoon va enfin pouvoir relier l’orient à l’occident. Etant holly-bollyphile convaincu on ne peut qu’applaudir cette collaboration. Ce que l’on souhaite c’est que Walt Disney puisse distribuer aux USA les films réalisés en collaboration avec Yash Raj films. Autrement ce serait de l’exploitation. L’on sait que les petits enfants de l’Oncle Sam apprécient les cartoons . On espère qu’il en serait ainsi avec les enfants de Bharat ( Bharat est le nom ancestral de l’Inde).
RAZAK
Wednesday, May 28, 2008
Ernesto Che Guevara ajoute un laurier au palmarès de Benicio Del Toro
En lui décernant le prix de la meilleure interprétation masculine, le festival de Cannes, par le biais de son jury, veut rendre hommage au docteur argentin qui sacrifia sa vie à la révolution et à la libération des opprimés de la terre.
Ceux qui ont vu les films où Del Toro figure comme interprète gardent en mémoire la « gueule » d’un acteur bien rôdé. Dans le film policier Traqué de William Friedkin il a volé la vedette à Tommy Lee Jones qui était son traqueur dans le film. La chasse à l’homme engagée par ce dernier est pleine de suspense. Depuis son adolescence où il perd sa mère victime d’une hépatite, aux feux de la rampe, pour lesquels il a dû ramper, l’homme a su être patient. N’est–il pas connu pas ses années sabbatiques envers le cinéma ? Il n’est pas un maniaque du «paraître». Ainsi, après des petits rôles de vilain ( dealer, gangster …) il avait hâte d’une figuration plus consistante. Il se fait remarquer dans le film Permis de tuer de John Glen et dans « The Indian Runner » de Sean Penn. Après une série de films (Christopher Columbus : the discovery, Money for nothing, Etat second, Lune rouge, The Usual Suspects, Swimming with sharks, Nos funérailles, Basquiat, Le Fan, Excess baggage, Las Vegas Parano, Snatch, Way of the gun, Traffic) il retourne chez Sean Penn pour jouer dans son film « The Pledge ». Depuis, Penn et Del Toro sont devenus des amis intimes. D’ailleurs, à Cannes après les délibérations les deux acteurs ont festoyé jusqu’à une heure tardive dans un night-club cannois.
Rappelons que Del Toro a été récompensé aux Oscars (Meilleur Second Rôle Masculin pour « Traffic » de son porte-bonheur Steven Soderbergh). Autrefois il portait un tee-shirt estampillé Che aujourd’hui il l’incarne son model fétiche sur le grand écran. C’est le tour du festival de Cannes de l’auréoler pour cette ascension .
Tuesday, May 27, 2008
Kangana Ranaut dans un casting américain
Kangana a de bons jours devant elle. La possibilité de participation dans un film américain vient de lui être permise. En effet, La compagnie américaine Ambassador Pictures l’a pressentie pour le film Between the Night and the Moon (Entre la nuit et la lune) une romance genre Roméo et Juliette écrite par Juan C. Sanchez. Le casting comporterait entre autres Barbara Sloan qui a joué dans Canavas avec Marcia Gay Harden, et Kenneth Russell. Rappelez-vous du nom Kangana Ranaut. Vous le verrez prochainement dans les sites web consacrés au cinéma occidental avec de bons commentaires en sa faveur. Kangana jongle avec la Rasas avec une aisance corporelle inouïe. Razakcinema.blogspot.com lui souhaite pleine réussite dans sa carrière cinématographique .
RAZAK
Deepa Mehta : Fire, Earth et Water signifient Désir, Racines et Survie
Le dernier film de la trilogie Water (2005) qui a été nominé aux Oscars en 2006 raconte la vie de veuves indiennes des années trente vivant en pénitence dans des lieux d’une austérité écœurante. Mehta en relate la désolante insalubrité. Des femmes crânes rasés cela fait moche. Mais ce fut une des réalités macabres que l’Inde coloniale avait traversées. Ces femmes mendiaient pour pouvoir survivre. Comme on s’y attendait le film eut lui aussi sa part de controverses en Inde, mais la cinéaste semblait n’en avoir pas cure. Elle avait sa trilogie à faire et elle l’a faite comme elle voulut le faire, point c’est tout. D’ailleurs, c’est pour cette audace inégalée que beaucoup de réalisateurs de renommée internationale tel Spielberg l’admirent. Entre Earth et Water, Deepa Mehta a produit la comédie musicale Bollywood/Hollywood et adapta le roman de la canadienne Carol Shield La République de l’Amour.
Enfin, Mehta a oublié l’Air le quatrième élément naturel. Sans doute serait-il caché dans le brouillard des impressions sulfureuses laissées après la projection de chacun de ces trois films. Le Feu, La Terre et L’ Eau mis en exergue cinématographiquement par Mehta sont en fait des titres métaphoriques . Car ces mots chargés de sens renvoient à des notions intrinsèques à la vie humaine: Désir, racines et survie.
RAZAK
Monday, May 26, 2008
Tujhe Yaad Na Mere is a Nice sad song
It’s a nice sad hindi song. It's full of indian Ragas. I would dedicate it to all the sad lovers of the world .
Title: Tujhe Yaad Na Mere Aayi
Movie: Kuchh Kuchh Hota Hai
Director: Karan Johar
Music directors: Brothers Jatin and Lalit
Singers play-back: Alka Yagnik, Manpreet Akhtar and Udit Narayan
Lyrics: Sameer:
I have found a lot of translated lyrics of this beautiful song in several languages. But one of them done by Madhu seems the best . So you can appreciate it in URL
Thinks to Madhu for linguistic efforts.
Rabba Mere Ishq Kisiko Aise Na Tadpaye
my God, let love not make any one suffer like this
Dil Ki Baat Rahe Is Dil Mein Hothon Tak Na Aaye
the matter of the heart stayed in the heart, never came to the lips
Tujhe Yaad Na Meri Aayi
you never remembered me
Kisise Ab Kya Kehna
what is there to say to any one
Dil Roya Ki Ankh Bhar Aayi
the heart cried and the eyes filled up (with tears)
Kisi Se Ab Kya Kehna...
what is there to say to any one
Tujhe Har Khushi Dedi, Labon Ki Hansi Dedi
I gave you all happiness, the laughter of these lips
Zulfon Ki Ghata Lehrayi, Paigham Wafa Ke Layi
the cloud of hair sways, it brings the message of trust
Tuu ne Achhi Preet Nibhayi
you have done so well in fulfilling the responsibilities of love
Kisi Se Ab Kya Kehna...
what is there to to say to any one
Woh Chand Mere Ghar Aangan Ab To Aayega
that moon (referring to child) will come to my house and courtyard
Tere Soone Is Aanchal Ko Woh Bhar Jayega
he will fill up your empty lap (aanchal is the end of the sari that is covering the front including the lap when the woman is seated)
Teri Kardi God Bharayi
we have completed the ceremony of Gode Bharaayi (ceremony where the lap of the expectant mother is filled with wealth, fruits etc. in preparation for the coming baby)
Kisi Se Ab Kya Kehna...
what is there to say to any one
Khata Ho Gayi Mujhse, Kaha Kuch Nahin Tumse
I made a mistake, I never told you any thing
Iqraar Jo Tum Kar Paate, To Door Kabhi Na Jaate
if only you could have said it then we would never have gone so far (from each other)
Koi Samjhe Na Peer Parayi
no one understands the pain of others
Kisi Se Ab Kya Kehna...
what is there to say to any one
Friday, May 23, 2008
Chandrachur Singh sort de son exil volontaire
Friday, May 16, 2008
Faut pas tricher avec les loups
Les acteurs associatifs qui ont vu en la petite héroine du livre et du film une image de persécutée devraient se sentir trahis. Un pardon verbal ne suffit pas.
Friday, May 09, 2008
Man on fire et Ek Ajnabee deux remakes utérins
Revenons au casting qui était le plus intéressant. Dakota Fanning et son vis-à-vis Rucha Vaidya ont toutes les deux été adorables dans les deux longs métrages sortis du même « utérus scénaristique».
Dans le film de Tony Scott, Denzel Washington ( Creasy dans le film ) est un ancien soldat qui , à force de boire pour chasser les démons de la vie passée , devient alcoolique . Il est employé comme bodyguard par un couple bourgeois vivant à Mexico pour protéger leur fillette Lupita (rôle interprété par Dakota Fanning). Le père de cette dernière manigance un kidnapping sordide. Creasy va tout faire pour retrouver la petite fille , dont il commence à sentir de l’affection pour l’avoir apprivoisé, lui qui était sentimentalement au bord du gouffre. Dans l’autre remake indien, le rôle du garde-du-corps est interprété par le vétéran Amitabh Bachchan (Suryaveer Singh). Anamika ( Rucha Vaidya ) est la fillette à protéger des ravisseurs.
Les deux transpositions, l’une prenant Mexico comme lieu du déroulement de l’histoire, l’autre Bangkok, semblent trouver dans la démographie galopante des ces deux villes et la montée de leur indice de criminalité de quoi justifier la réussite des deux remakes.
Les actrices de bas âge ont brillé de mille feux dans ces deux films, car elles ont réussi à faire passer l’émotion. D’autant plus que leur rôle dans le script est positif. Il incarne l’innocence à l’état pur. Contrairement à Dakota Fanning, la fillette prodige qui, à l’âge de 12 ans , est devenue une star de cinéma, Vaidya ne l’est devenue dans son pays, qu’après le remake d’Apoorva Lakhia. Dakota a déjà à son actif une dizaine de films. Elle a joué aux côtés de stars de gros calibre comme Sean Penn, Robert De Niro et Tom Cruise. On raconte à son propos qu’avant le tournage du film Man on fire de Tony Scott , Dakota aurait suivi des cours d'espagnol et de piano. Pour se familiariser avec Marc Anthony et Radha Mitchell qui seront respectivement Samuel Ramos et Lisa Ramos, c'est-à-dire ses parents dans le film, elle a passé avec eux plusieurs semaines , pour mettre un peu de vérité dans son jeu d’interprétation.
Thursday, May 08, 2008
Le journal du Maghreb arabe d'Al-Jazeera suspendu
"Le bulletin d'informations sur le Maghreb émis depuis Rabat reprendra sans aucun problème si Al-Jazeera régularise sa situation vis-à-vis de la Haute autorité marocaine de communication audiovisuelle (HACA)", a précisé Khalid Naciri.
De son côte , Hassan Rachidi, responsable du bureau d’Al-Jazeera à Rabat a déclaré à Reporters sans frontières : “Nous avons déposé un dossier complet auprès de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA, publique) en présentant, entre autres, notre registre de commerce, notre patente, le cahier des charges ainsi que la charte de la chaîne. Mais le dossier a été gelé et nous avons commencé à travailler avec des autorisations provisoires renouvelables tous les trois mois. L’ensemble de notre matériel avait été approuvé par l’ANRT”
Qui croire? Pour bon nombre d’observateurs, les raisons du retrait de l’accréditation restent une énigme. La ligne éditoriale serait-elle la pomme de discorde?
Rappelons que ce journal consacré au Maghreb a été lancé le 17 novembre 2006 et l’autorisation dont dispose actuellement la chaîne est valable jusqu’au 13 juin 2008. Mais le programme a été reçu avec le même scepticisme de la part des autres pays du Maghreb. Ce qui prouve que c'est le contenu qui est mis en question.
Kalyug et Kalyug
Rappelons que Mahabharata dont Shyam Benagal s‘est inspiré pour réaliser son film Kalyug est une des deux épopées épiques séculaires de l’ancienne Inde. Mahabharata (Wikipedia affirme qu’il est le plus grand poème jamais composé,comportant pas moins de 250 000 vers et 120 000 strophes) et Ramayana (24 000 vers), toutes deux écrites en sanskrit, constituent deux pièces maîtresses indispensables pour comprendre la culture indienne des temps immémoriaux et surtout pour saisir la liaison entre la littérature, le théâtre et le cinéma d’aujourd’hui. D’ailleurs Shyam Benegal n’est pas le seul à vouloir s’y ressourcer. Le film Mahabharat de Bababhai Mistry est souvent cité avec Kalyug de S. Benegal . Le célébrissime homme de théâtre Peter Brook en a tiré une pièce de théâtre qui a eu un succès retentissant à travers le monde . En 1989 , Brook a fait une adaptation cinématographique de sa propre pièce . Sans oublier le Mahabharata d’Ekta Kapoor . Cette dernière a fait ses armes dans la télévision. Elle a décidé au début de l’an 2008 de filmer cette mythologique histoire, qui est considérée comme la mère du Drama. Enfin, signalons que la gigantesque série Le Mahabharata réalisée par Ravi B.R Chopra pour le petit écran a été programmé tous les dimanches de 1988 à 1990. Elle comporta 94 épisodes. Les médiologues affirment qu’elle a été vue par 97 % des indiens et que le dernier épisode a été vu par 190 millions de personnes. Il faut avouer qu’avec de telles performances numériques, jamais série télévisée dans le monde n’a réalisé de tels scores. Même la sitcom américaine populaire Friande avec la pétillante Anison n’a pas pu atteindre ce pourcentage aux USA.
Le Kalyug bénégalais puise sa sève dans la richesse symbolique du Mahabharata. La lutte acharnée entre les deux clans adverses Pandavas et Cauvaras, semble trouver dans le monde ambivalent d’aujourd’hui une motivation pour sa continuité et son intemporalité . C’est aussi un questionnement sur la situation dialectique entre le matériel et le spirituel.
Le Kalyug des Bhatt est un thriller érotique. Un jeune homme se trouve innocemment mêlé à une histoire bizarre. Tout semblait normal dans la vie de ce jeune homme jusqu’à ce moment où Renuka, une jeune fille orpheline, entre dans sa vie. Ils se marient mais pour leur première nuit de noce, ils furent pris dans un piège. Des voyeuristes, installant leur matériel vidéographique dans la chambre d’hôtel, ont filmé leurs ébats pour les vendre aux amateurs de vidéos-hot. Le drame ne tarda pas d’arriver. Renuka incapable de faire face à l'humiliation, se suicide. Kunal , l’héros du film , devant prouver son innocence. Il part à Zurich et c’est là qu’il découvre le siège central de la filière pornographique. Animé par le désir de vengeance, il déclencha la guerre contre les malfaiteurs. Le film est purement commercial et l’on note chez les Bhatt une certaine contradiction au niveau moral. Si dans Kalyug on peut dire qu’ils combattent la pornographie, mais dans Jism (avec Bipasha Basu et John Abraham), il semblerait qu’ils s’en délectent. Toutefois, les scènes d’amour entre Abraham et Bipasha ont choqué les conservateurs prônant un cinéma très chaste. Mais la jeunesse des milieux urbains y a vu une audace.
RAZAK
Friday, May 02, 2008
Lissasfa : Al Ousboue Assahafi en arrive à la même conclusion que Razakcinéma.blogspot.com
Wednesday, April 30, 2008
SRK enfin grévinisé
Cliquer sur le lien URL : http://fr.youtube.com/results?search_query=shhrukh+khan+grevin&search_type=&aq=f
Adresse du musée Grevin :
10 Boulevard Montmartre, Paris, 75009
Téléphone: +33 (0)1 4770 8505
Fax: +33 (0)1 4770 8816
Internet: http://www.grevin.com
Gare la plus proche: metro: Grands Boulevards
Quartier: 9e arrondissement
Thor Heyerdahl: un des rares oscarisés en documentaire
Le film documentaire qui en a résulté fut récompensé par l’Oscar du meilleur film documentaire en 1952. De même, le livre sorti sous le titre L'expédition du Kon-Tiki fut un bestseller. Il fut vendu à 20 millions d’exemplaires dans 67 langues. L’auteur y raconte son odyssée.
Thor Heyerdahl est né le 16 octobre 1914 à Larvik. Il est décédé le 18 avril 2002 à Andora. Pour l’assemblage du Kon Tiki , il s’inspire des anciens modèles d’embarcation artisanales que les Amérindiens utilisaient comme moyens de transport. Malgré l’arsenal rudimentaire, ce radeau doté d’un petit voile, a pu effectuer en 101 jours 8 000 kilomètres. Bravant les tempêtes et les aléas du Pacifique , les six membres à bord du Kon Tiki atteignirent l’ile polynésienne Raroia de l'archipel des Tuamotu. Un projet fou, certes, mais son intérêt pout les sciences humaines est évident. Le voyage scientifique de cet explorateur suscita de l’intérêt chez les scientifique et chez les profanes qui aiment l’insolite. Ainsi, après 60 ans de cette aventure en haute mer, une nouvelle expédition norvégienne baptisée Tangaroa se lance sur les traces du Kon Tiki. Parmi les six membres de l’équipage on trouve Olav Heyerdhal le petit-fils de l'explorateur défunt. Le goût de l’aventure semble imprimé dans les chromosomes des Heyerdhal.
Tuesday, April 29, 2008
Susan Sarandon la lutteuse
A l’instar des grands du cinéma, elle a son étoile sur le Hollywood walk of fame. Mais s’il vous arrive de passer par ce boulevard de la célébrité, prière ne pas piétiner l’étoile de Susan Sarandon. Elle ne tolère aucune souillure .
Sean Peen Président du Jury du 61ème Festival de Cannes
RAZAK
Lissasfa : vivre et laisser mourir
Au niveau cinématographique et malgré l’ampleur du phénomène, les professionnels de l’image au Maroc n’ont que rarement osé frôler le sujet. Normal, car c’est un cinéma d’Etat. Ce dernier obéit à un contrôle préalable imposé par l’institution étatique qui régit le secteur. En outre, le financement dépend de cette institution qui en a tous les pouvoirs et prérogatifs. C’est elle qui donne l’argent moyennant un soi-disant fonds d’aide assisté par une commission d’octroi. Est-ce que les mécanismes de passation sont limpides pour offrir l’argent aux méritants? La presse marocaine a souvent dénoncé un certain clientélisme et le népotisme ambiant. Et même si un réalisateur aguerri a bénéficie de cette précieuse aide, il ne pourra pas s’aventurer dans un champ miné. La corruption est un sujet tabou. C’est pour cela que la débandade va continuer jusqu’ à ce que le pays tombe complètement à genoux. Allez voir dans les dossiers spécifiques de cette « maison-usine-crématoire » érigée n’importe comment et à laquelle les pompiers n’ont pu accéder qu’après avoir détruit le mur, si la corruption n’est pas l’allumette qui a mis le feu dans la paille pour carboniser plus de 55 employés dont la majorité est constituée de femmes. Le peuple marocain est en deuil , mais paradoxalement, les medias audiovisuels officiels ont haussé d’un dièse leur fiesta quotidienne. Qui vous a dit que les marocains sont égaux?
Georges Bernanos, l’auteur du livre Le Chemin de la Croix des Âmes a écrit :
« Ce qui rend la corruption, ou même la simple médiocrité des élites, si funeste, c'est la solidarité qui lie entre eux tous leurs membres, corrompus ou non corrompus, dans la défense du prestige commun.»
Il y a un pacte faustien entre les membres très virulents de cette caste de gens initiés. Bernanos devait remplacer le mot privilège par magouillage. Ce serait beaucoup plus explicite.
Ce cinéma censuré et autocensuré d’avance nous renvoi à un autre plus absurde. L’hélico qui survolait la « manufacture » en flammes, au lieu de déverser l’eau pour étouffer l’incendie et sauver d’éventuels rescapés, servait sans vergogne, à des prises de vues aériennes. Certainement, c’était l’occasion idoine de prendre une séquence en «plongée » pour un futur film appelé: « Lissasfa : vivre et laisser mourir». Les badauds ont vu en «contre-plongée» cette mascarade avec un œil éploré , révolté et nauséeux. »
RAZAK
Monday, April 28, 2008
L’incendie Lissasfa et l’atermoiement télévisuel
http://fr.youtube.com/results?search_query=INCENDIE+CASA+&search_type=&aq
Grâce à l’Internet, l’image mouvante de ce drame émouvant , a précédé l’image fixe. Des vidéos mises en partage par des amateurs montrent le sinistre dans toute son ampleur dramatique. Leur qualité de pixellisation est moyenne, mais c’est le geste de bonne citoyenneté qui compte. Comme à l’accoutumée, le holding local dirigé d’une main de fer par une bureaucratie qui fait tout sauf s’émanciper pour créer une télévision de son temps, et être à l'écoute des citoyens marocains . Ni SNRT ni 2M ne cherchent à se débarrasser de leur mauvais tic : l’atermoiement devant l’urgence. Le séisme d’Al-Hoceima nous l’a déjà prouvé. Maintenant avec cette nouvelle tragédie, on est sûr qu’Aljazeera , la chaine Qatarienne qui se trouve à plusieurs méridiens du notre , est déjà entrée en ligne pour informer, par l’image et la parole, sa clientèle. A la SNRT, tout est raté. A 2M, on est presque dans un harem. Les deux chaînes sont tellement occupées par leur «Kadam Dahabi» dont les crampons sont souillés , «Naghma Ouatay» qui glorifie dans un mimétisme maladif la ruralisation tout azimut des programmes et «Challengers» un tremplin au service d’un lobbying économique plein de soupçons . On donne crédit à la futilité et on oublie l’essential : la proximité informationnelle. SNRT a pourtant une pseudo-émission qui s’appelle «Istahliq Blama Tehlek» (traduction: Consomme sans te faire mal). Celle-ci aurait joint l’utile l’agréable si à la place d’un animateur inculte on avait placé un érudit. On y conseille les gens de laver les pommes avant de les croquer et on oublie les facteurs dangereux qui provoquent les sinistres avec dommages collatéraux . En effet, l’incendie qui s’est produit le weekend et qui a coûté la vie à des dizaines de prolétaires exploités inhumainement et sous- payés, aurait été évité, si cette chaîne avait fait un reportage décapant sur toutes les usines hors-la-loi implantées, non seulement dans cette zone limitrophe, mais dans toutes les villes du Maroc où les inspecteurs du travail font œil de mica comme disent les marocains et où le patronat accumule les richesses illégalement. Y a-t-il une usine dans le monde qui ferme ses portes avec des cadenas pour empêcher le personnel de sortir avant l’heure ? Y a-t-il une clause de loi qui préconise et légalise de telle incarcération abusive ? Une usine surréaliste qui crée un sinistre tragique.
Hélas ! Il ne sera ni le premier ni le dernier, dans le pays de mille et un abus. L’autre jour en prenant le train Rabat-Kenitra , on nous a fait descendre au milieu du trajet, à cause d’un incendie qui s’est déclaré dans la locomotive de traction. Pourtant, le train qui nous transportait fait partie de la dernière livraison italienne et il est, nous dit-on, toujours sous garantie. De telles anomalies ne devraient pas avoir lieu pour des machines neuves. Autre calamité: les WC installés dans les wagons de ce train de « luxe » sont une des accumulateurs orduriers. L’odeur nauséabonde de l’urine envahit les wagons et pour y remédier on a employé de femmes de ménage (surcoût au niveau du budget de fonctionnement) pour en atténuer la gravité.
Est- ce que les responsables marocains qui avaient signé le contrat d’achet manquaient de lucidité pour accepter de telles tares de fabrications ?
S’agit-il de matériel usagé vendu pour du neuf ?
Le pire, c’est d’être conscient de ces dysfonctionnements et faire œil de mica pour une raison ou une autre.
Friday, April 25, 2008
Cristiano Ronaldo et Pipasha , Richard Gere et Philpa Shetty, Jackie Chan et Sherawat…
Prochains Oscars indiens à Bangkok
Les sept dernières éditions des IIFA awards se sont déroulées dans les endroits suivants : Londres (Royaume Uni, 2000), Sun-city (Afrique du Sud , 2001), Malaisie (2002), Johannesburg (Afrique du Sud, 2003), Singapour (2004), Amsterdam (2005), Dubaï (2006) et Yorkshire (Royaume Uni, 2007). Celle de Bangkok se déroulerait dans le fameux complexe métropolitain appelé Impact Arena Muang Thong Thani. Ce dernier avait déjà accueilli les shows de Christina Aguilera, Beyonce, Mariah Carey, Janet Jackson, Gwen Stefani, Elton John et Deep Purple.
RAZAK
Tuesday, April 22, 2008
Veer Zaara sur SNRT
«Si on l’intègre dans l’équipe il va connaître nos petites défaillances et tout serait divulgué». Ainsi, lui aurait-on dit par mégarde. Aucune réponse ne m’a été donnée à ce jour.
Mais curieusement après un certain temps, on s’est mis à programmer des films hindis. Si certains choix de films s’étaient avérés probants, l’enveloppe cinéphilique laissait à désirer. Ce n’est pas de cette façon que je voulais présenter ces films. Il manque un peu de piment culturel au menu. Prenons le cas du très beau film de Yash Chopra Veer Zaara que la chaine a passé le dimanche 20 avril 2008. L’on a enregistré plusieurs omissions et coups de cisailles. Plusieurs chansons chorégraphiées ont été bêtement enlevées. Or dans ce film particulier les chansons complètement le scenario. La pré-communication (annonce TV …) qui est très essentielle pour la fructification audiométrique ne s’était pas effectuée comme il se devait. Et cela dénote un manque flagrant de perspicacité. Le film tel qu’il a été programmé s’est vu amputer de l’essentiel : le soubassement culturel. Rectifions le tir. Les téléspectateurs, excepté les bollyphiles affutés savent peu de chose sur Madan Mohan (1924-1975). Ce grand compositeur indien auquel Yash Chopra rend hommage est un des plus féconds de sa génération. Il a composé des centaines de musique de films. On le surnomme le roi du ghazal. Le film s’est servi des mélodies qu’il a créées et dont la remise au goût du jour par son Sanjeev Kohli a ajouté un agrément perceptible. Or un hommage peut en cacher un autre : celui de la grande diva Lata Mangeshkar. Lata et Madan ont collaboré ensemble pendant longtemps. Ils méritent à eux seuls un film documentaire pour retracer leur itinéraire lumineux . Réécoutez les chansons de Veer Zaara et laissez vous envoûter par leur beauté mélancolique. Appréciez la subtilité de leur phrasé musical. La chanson Tere Liye a été reprise par de nombreux jeunes musiciens en herbe. Youtube en fait étalage gracieusement . Enfin, savez-vous que pour la chanson Kyon Hawa interprétée par Lata Mandgeshkar et Sonu Nigam les commentaires sont de Yash Chopra, le réalisateur du film? C’est ce genre de plus value cinéphilique que l’on souhaitait apporter si on nous avait dit Oui à notre proposition.
Monday, April 21, 2008
Monday, April 14, 2008
30 classiques du cinéma mondial à voir sans modération
Les cinématographies tâtonnantes comme celles de la majorité des pays d’Afrique doivent redoubler d’efforts pour sortir de la zone périlleuse. Certains pays qui n’ont pas de films à faire valoir risquent de rester cinématographiquement arides jusqu’à la fin des images. Ils sont dans l’impossibilité de rattraper le train. Ceux qui en ont produit une brochette en faisant recours aux finances publiques, arrivent à trouver une destination à cette production réalisée à fonds perdu d’avance: meubler la programmation des semi festivals locaux. Les films documentaires réalisés dans la majeure partie par des non africains constituent un atout pour éviter une mort certaine. On en attendrait une osmose et un transfert généreux des aptitudes.
Les enjeux ne sont plus de l’ordre de «l’abordable thématiquement», mais du taux de croissance économique et de l’évolution de la culture de loisir. Le numérique comme nouvelle donne en complique l’issue et aggrave les disparités entre pays pauvres et pays riches.
Mais corollairement, le cinéma n’en est pas forcement proportionnel, puisque l’on assiste depuis une bonne décennie à un déclin palpable en matière d’audience même dans les pays développés. Autrefois en Europe et aux USA, les spectateurs qui fréquentaient les salles de cinéma se comptaient par millions, aujourd’hui, on les évalue à quelques dizaines de milliers par film qui marche. Et pour que ça marche financièrement, il faut viser une tranche d’âge bien déterminée. Les adultes ne vont que rarement au cinéma. Les USA, la Chine et l’Inde qui sont relativement les mieux favorisés économiquement en ces temps-ci ont une cinématographie qui résiste aux aléas mais l’érosion ne les épargne pas. Le piratage et la contrefaçon numérique sont des facteurs dépravants à ne pas sous-estimer dans cette débandade.
Un pays pauvre peut-il avoir un cinéma compétitif? Ce serait un mensonge déviant de répondre par l’affirmative. Coté altérité, il n’est plus question de chasser la défiance et instaurer un climat débarrassé des préjugés, mais de survie humaine. L’artistique en terre africaine revient à la case de départ : un luxe. Les dernières hausses vertigineuses du baril vont plonger inéluctablement le continent noir dans un autre cinéma réel beaucoup plus dramatique où cette fois les acteurs seraient vrais et les cadavres qu’ils feraient par famine n’auraient rien à voir avec les sculptures moulées dans du silicone et dont Hollywood est goulûment friand.
Qui s’intéresse aujourd’hui au cinéma africain? Le Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui est une des grandes et anciennes agoras du cinéma africain n’a plus l’aura d’antan. Vues d’Afrique, la manifestation cinématographique entretenue par les canadiens depuis plusieurs années vise la satisfaction de leur goût pour l’exotisme. Autre inconvénient : avec l’exode transcontinental et le fanatisme religieux, le pessimisme reste de rigueur. L’Asie , comparée à l’Afrique, est cinématographiquement en perpétuel devenir, d’où sa dynamique. Par nostalgie à une époque révolue où des films intéressants ont été réalisés à faible budget nous proposons cette sélection de films pris pêle-mêle pour rafraîchir la mémoire cinéphilique. Il y en a qui ont coûté une fortune. D’autres ont été faits avec les moyens de bord. L’on serait enchanté de voir un jour un cinéaste africain parti de rien et outrepassant tous les obstacles précités pour créer un joyau de cinéma comme ceux que l’on a listés. Par ailleurs, nous conseillons aux faiseurs d’images qui sont toujours en activité mais qui guettent l’étoile inspiratrice, de revoir ces films, ils sont pleins de leçons cinématographiques. Osfour de Youssef Chahine cité dans cette liste nous rappelle que la réussite d’un film c’est d’abord une bonne inspiration.
RAZAK
2. Autant en emporte le vent
3. Ben-Hur
4. Birdy
5. Casablanca
6. Citizen Kane
7. Cris et chuchotements
8. Danse avec les Loups
9. Faust
10. Ghandhi
11. Impitoyable
12. Un tramway nommé désir
13. Lawrence d’Arabie
14. Le Bon la Brute le Truand
15. Le cuirassé Potemkine
16. Le Pont de la Rivière Kwai
17. Le quai des brumes
18. Les moissons du ciel
19. Le Sorgho rouge
20. Les raisins de la colère
21. Les Sept Samouraï
22. Le trésor de la Sierra Madre
23. Le voleur de bicyclettes
24. Nell
25. Ousfour
26. Papillon
27. Taxi driver
28. Vertigo
29. Vol au dessus d’un nid de coucou
30. Z
Friday, April 11, 2008
A près 43 ans un film pakistanais est distribué en Inde
Khuda Kay Liye (Au nom de Dieu) de Shoaib Mansoor est en fait le premier film pakistanais à passer sur les écrans indiens. C’est un bon signe d’apaisement .Ce long métrage s’est distingué lors de la dernière édition du Festival international du film du Caire (prix spécial du jury).
Il est à signaler que le Pakistan a été le premier à faire des concessions. En 2006, il a autorisé la sortie en salle d'un film indien. Deux ans apres le film Taare Zameen Par (Des étoiles sur le sol) réalisé par Aamir Khan presse le pas sur la voie de la réconciliation cinématographique. Dans notre chronique consacrée à Veer Zaara de Yash Chopra, nous avons formulé , de manière implicite, le souhait que le 7eme art puisse chasser les démons de la guéguerre entre deux peuples voisins ayant une histoire commune.