Tuesday, July 01, 2008

Bill Gates et la leçon d'éthique




Bill Gates est de la même génération que la mienne. On est né la même année. Mais lui est devenu milliardaire, moi je cherche toujours un embarcadère de paix pour finir le reste de ma vie loin des sbires déchainés ivres de pouvoir et avides de sang . Je ne représente presque rien sur l’abécédaire des gens fortunés de la terre. Chacun ses choix sauf que le sien a trouvé dans son pays la tolérance idoine pour aller de l’avant et réaliser son rêve , alors que l’auteur de ces blog-lignes, créateur du personnage Bouzghiba et de beaucoup de choses utiles pour l’art et la culture universels, a tant souffert de l’incompréhension et du mépris de ceux qui le gouvernent. Bill Gates de 20 ans était libre de faire ce qu’il voulait. Il avait la chance de n’être pas né dans un pays qui voit dans les éminences grises , même les plus inoffensives, une menace pour sa continuité, ce qui est en fait une aberration , car ce sont les créateurs et les inventeurs qui créent les vraies richesses (pensez aux premiers inventeurs de Nokia, Erikson...) et non pas les intrus qui s’accaparent par un quelconque subterfuge (élection truquée, solidarité tribale …) les postes de décision. Dans son pays, Bill Gates pouvait boire librement une bière au bistrot du coin et parler des sujets qui lui tenaient à cœur sans être importunés par quiconque. Il pouvait marcher avec sa petite amie sans être dérangé par des policiers. Autres avantages liés à sa nationalité: il était libre de voyager dans n’importe quel pays sans les formalités du visa et la primauté du dollar en tant que devise internationale. Ses activités scientifiques de jadis menées au sein d’un petit collectif constitué de copains de scolarité auraient été prises pour subversives si cela se déroulait dans un autre pays que le sien. Les motifs d’incarcération ne manqueraient pas: attroupement illégal, activité clandestine...
Ma génération a été privée des belles choses que Bill Gates avait vécues. Les années de plomb ont plombé nos ailes et la répression aveugle était féroce. A l’époque il n’y avait pas un jeune qui n’ait pas été attrapé ne serait ce qu’une fois par les rafles nocturnes. L’été, quand les degrés Celsius font exploser les thermomètres, prendre de l’air frais hors de la maison pourrait vous mener à la cave moisie de l’arrondissent du quartier . Si on ne vous libère pas le matin vous y moisissez . Oublions ces années noires même si des forces obscures tentent aujourd’hui de nous y ramener pour satisfaire la pulsion sadique et revenons à notre bon samaritain . Bill Gates est un des rares richards que les pauvres respectent parce que grâce à son système d’exploitation Windows il a ouvert les fenêtres de la communication tous azimuts et démocratisé un tant soit peu l’accès à l’information trans-planétaire notamment quand Internet a tissé sa toile via Windows. D’ailleurs Bill n’a pas accumulé sa richesse dans le trafic de drogue ou dans le commerce des armes mais en se fiant à son génie créatif. Il a prouvé aussi qu’il a bon cœur. Ses dons en faveurs des déshérités se comptent par millions. L’homme est digne de respect. Et en décidant de se retirer honorablement de Microsoft le trust qu’il a personnellement créé il y’a une trentaine d’années , à l’époque ou chaussé d’espadrille , il se passionnait pour le langage informatique, il donne une leçon d’éthique pour les irréductibles du capitalisme sauvage. Les indéboulonnables loosers et les indécrottables pseudo-parlementaires qui, collés à leur siège comme des poux assoiffés sur un cou crasseux, et puis qui cherchent à y rester pour l’éternité doivent y méditer.

Bill Gates va se consacrer aux œuvres caritatives. En fait , il veut terminer le programme entamé il y’a plus d’une décennie. Quelle belle fin de parcours. Que le Seigneur gratifie le tiers-monde de sa «billgatitude».

RAZAK

Monday, June 30, 2008

Nelly Furtado en Inde

Quand Nelly Furtado la chanteuse canadienne d’origine portugaise a chanté dans le cadre du gala du nouvel an organisé à Mumbai (Inde, Décembre 2006) sous le label Nokia New Year's Eve, elle a voulu faire plaisir aux indiens en chantant un morceau tiré du film Khabi Kushi Kabhie Gham de Karan Johar. Son geste méritait d’être encouragé même si l’interprétation était plus mélodique à l’occidentale qu’à l’indienne. Les quadruples croches sont difficiles à vocaliser. On aurait souhaité un métissage plus profond genre Karunesh au pays des mages.
Un peu de fado allié à des ragâs de la pure tradition hindoue donnerait quelque chose de sublime.

RAZAK

Friday, June 27, 2008

Razakcinema online sur Atoo.blog.com


Les websites de référencements et les annuaires de blogs sont utiles pour les bloggeurs car ils permettent une meilleure visibilité et une lisiblité cybernetique plus interactive. Ainsi , après Technorati, Maxi.blog-Evolution , Blogdimension, Weborama ...Razakcinema est désormais online sur l'annaiare Atoo.blog .com.
Merci pour les soins d'hebergement.
http://www.weborama.fr/images/inscription/banniere_lien.gif

Tuesday, June 24, 2008

Mitwa et les deux Ali Amanat

C’est irrésistible , on revient à la très belle chanson Mitwa qui démarre avec un rythme à la Marvin Gaye et qui s’achève avec du Nusrat Fateh Ali Khan. On ne remercierait jamais Youtube pour nous avoir gratifiés de ces joyaux qui font frissonner même les fauves.
Deux Mitwa et deux Ali Amanat issus du même pays et puis chantant avec autant de sensibilité une chanson extraite d’un film indien. Shafqat Amanat Ali , né en 1965 , est plus âgé que son compatriote le finaliste du Saregamapa 2007. Mais devant le charme de cette chanson pathétique qu’ils ont chantée avec brio on peut dire qu’ils font partie de la même génération. Je vous laisse le soin d’apprécier leur deux interprétation respective.

http://fr.youtube.com/watch?v=vQtshrgGI9M
http://fr.youtube.com/watch?v=BMK0ZTyyNbE

Karunesh et la magie de l'Orient


Le matérialisme pur et dur prôné par les ténors de l’orthodoxie capitaliste ne voit dans l’Orient avec sa poussée démographique que des clients à conquérir. Le but de tout capitaliste est le pécule et non le bien-être comme on veut nous le faire croire, à travers une multitude de slogans et d’affiches publicitaires mensongères dressées à chaque coin de rue.
«Votre argent nous intéresse» Ainsi lit-on sur une affiche portant le logo d’une banque. C’est à cause de cet excès de cupidité mercantile que les antimatérialistes taxent ce capitalisme de sauvage, parce qu’il vise en fin de compte l’exploitation d’autrui et non la distribution équitable des richesses.
Le colonialisme du 19eme siècle, favorisé par moult facteurs, a eu comme conséquences l’enrichissement d’une partie de la planète au détriment de l’autre. L’Occident a eu la part du lion. Malgré le développement ahurissant qu’il a connu, la vie en communauté dans des espaces exigus a engendré beaucoup de problèmes liés à la mitoyenneté et surtout aux disparités sociétales (crimes, drogue, stress, cambriolages, …). A Beverley Hill où résident les plus grandes stars sur-argentées de la planète, il y a une solitude qui suscite la pitié. Ces célébrités qui ont tout sauf la paix intérieure vivent barricadées dans leur cocon feutré, mais dérangées en permanence par les aboiements de chiens de garde et les sons de sirènes de sécurité. Il y a, en plus des éventuels cambrioleurs qui n’attendent que le moment propice pour commettre leur forfait, les paparazzis qui sont pour ces célébrités esseulées de véritables cauchemars. Comment faire pour sortir de ce ghetto psychologique? L’Orient avec ses richesses spirituelles et son lourd héritage historique semble le remède adéquat pour les maladies du monde occidental. Les acteurs et actrices tels Richard Gere, Steven Seagal, Jennifer Anniston, Charlotte Rampling ....y’ont cru et y’ont effectué leur cure. Ils sont redevenus moins stressés qu’auparavant. Le végétarisme qui est d’origine orientale ne cesse de grossir le rang de ses adeptes.
Certains musiciens comme ce jeune allemand qui, échappant de justesse à la mort après un accident, décide de quitter son pays pour aller panser ses blessures au pays des gourous, des fakirs et des mages hindous ont donné à ouïr de belles choses. La musique de Karunesh est à la fois relaxante et méditative.
Bruno Reuter est né en 1956 à Cologne. La rencontre avec «Rajneesh» Chandra Mohan Jain (alias Osho) qui est un mystique indien bien endoctriné, va complètement changer sa vie. Ainsi après un long voyage initiatique, Reuter rebaptisa himself Karunesh. (Karuna est un des Navarasas, il signifie compassion). De Karuna à Karunesh, il y a le cheminement scintillant d’une passion. Le pèlerinage vers l’Inde, ce grand pays laïc qui fut le berceau de beaucoup de religions, du yoga et des arts martiaux (le Kalarippayat étant leur ancêtre) lui a donné du tonus et de l'inspiration. Les fusions musicales qu’il a réalisées sont d’une beauté mystique. Il suffit d’écouter le morceau intitulé Punjab (cliquer sur lien URL http://fr.youtube.com/watch?v=R0E3FgJ_mT4) pour se sentir dans un autre monde. Tout cela est le fruit du brassage fécond entre l’Orient et l’Occident.
Depuis que Reuter a foulé du pied la terre des mages, il est devenu comme eux un sage qui ne parle pas pour s’entendre parler:
«Je veux aller au-delà des limites et des obstacles séparant les différentes cultures, mélanger différents styles de musique …laissez-les flots s’écouler et danser ensemble»
Depuis 1992, Siddhârta-man Karunesh a choisi de vivre à Hawaii, un des paradis terrestres les plus attrayants.

RAZAK

Saturday, June 21, 2008

A tous les orphelins de la terre


http://fr.youtube.com/watch?v=dJRiqriKps8

http://fr.youtube.com/watch?v=WSaecnJSS4w

http://fr.youtube.com/watch?v=Yo06rnv2RNk

http://fr.youtube.com/watch?v=3j2ar53ZIK8

A tous les orphelins de la terre: UJSHE NARAAZ NAHI ZINDAGI
Une chanson d'une déchirante beauté
Un baume du cœur
Un remède mielleux pour apaiser les tourments
Tirée du film de Shekar Kapur Masoom (l'Innocent)
Plusieurs versions mais un seul coeur.

La diva Lata Mangeshkar, les novices surdoués Ali Amanat , Sameer, Nikita... et
Appuyez sur les liens URL ci-dessus indiqués

Thursday, June 19, 2008

Les 1001 livres qui font un livre commercial


Le livre du professeur anglais Peter Boxall paru aux USA en 2006 ; sous le titre “1001 Books You Must Read Before You Die” crée une polémique transculturelle sans précédent dans les milieux littéraires. On s'y intersses parce qu'une partie de romans selectionnée a été adaptée à l'ecran . Disons d'emblée que malgré cette donnée on reste rangé du côté des refractaires . Ce sont d’une part le fameux chiffre «1001 » et d’autre part le « Must Read » qui dérangent les puristes. Pourquoi avoir choisi précisément ce nombre qui renvoie au conte arabe plus connu mondialement sous l’intitulé Mille et une nuits et sousestimer les auteurs arabophones tels les écrivains et romanciers Ihssan Abdelkoudouss et Mustapha Lotfi Manfalouti?
« Mille et un livres que vous devez lire avant de mourir » telle est la traduction en langue français de ce titre sentencieux. Flammarion l’a sorti sous un intitulé « aménagé » : « Les 1001 livres qu’il faut avoir lus dans sa vie ». Si on avait remplacé le chiffre 1001 par le déterminant « quelques » l’affaire aurait paru moins sujette à polémique. Certes on reconnaitrait volontiers qu’avec ce titre provocateur il y’a une brumeuse incitation à la lecture . Mais vue sous un autre angle , cette incitation paraîtrait un peu dirigiste et discriminatoire comme tactique bibliophilique. Les auteurs tiers-mondistes sont minoritaires et la langue anglaise est prédominante. Normal, l’auteur est anglais. Cet universitaire et ses collaborateurs se sont limités à une période historique bien définie (1900-1930) comme si les récits antérieurs ou postérieurs à ce segment n’avaient pas d’importance comme « lectures posthumes ». Cette limitation dans le temps et qui relate une carence lapidaire en matière d’objectivité jette du discrédit dans l’approche. Le Mahabharata qui me semble du point de vue anthropologique plus important qu’un roman à l’eau de rose ou sanguinaire imposé aux lecteurs par un éditeur influent ou par des critiques complaisants devrait figurer parmi les premiers de la liste , si on n’avait fait fi des préjugés réducteurs et étendu l’espace-temps. De tels titres me rappellent la titraille mercantiliste dont une certaine presse francophone en manque de lecteurs se sert pour attirer les publicistes : Les 100 machins …qui font bouger machin …Cela pue de mensonge.Je ne pense pas que l’éminent professeur Boxall ait consacré assez de temps pour décortiquer et décrypter les messages séculaires charriés par le récit épique Mahabharata . Dans le cas échéant, il serait instructif pour lui de prendre attache avec son compatriote Peter Brook pour se « mahabharatiser» la cervelle, comme cela s’est produit, non sans réjouissance intellectuelle, chez l’auteur de ces blog-lignes. A-t-on lu tous les bouquins édités dans le monde pour en sélectionner seulement 1001? N’y a-t-il pas un peu de prétention dans cette manière musclée de « conseiller » les lecteurs ? C’est comme si l’auteur et ses acolytes voulaient nous dire: « Moi Deus Lectorus et mes apotres tous connaisseurs assermentés en littérature comparée nous avons lu 1001 livres. Il faut que vous les lisiez vous aussi sinon vous mourrez bêtement.» Le caractère bourgeois dans cette incitation est évident. Boxall et ses collaborateurs s’imaginent que tous les peuples de la planète ont les mêmes chances qu’eux d’avoir à portée de la main tous les livres qu’on désire lire y compris ceux qu’ils nous recommandent? Je ne dis pas que leurs choix sont totalement mauvais (j'en ai lu un certain nombre) mais c’est le sarcasme du canevas, l’enveloppe publicitaire et leur sectarisme qui inquiètent. Beaucoup d’omissions et d’intrus.
Est-il nécessaire de lire “Interview With the Vampire” (Entretien avec un vampire) d’Anne Rice avant de mourir? Si aux yeux des éditeurs « boxallisés » à outrance le patrimoine littéraire universel se résumait aux écrits listés dans le bouquin, alors Euripide, Sophocle et Platon doivent se retourner dans leur tombe.
RAZAK

Monday, June 16, 2008

Ali Amanat un pakistanais qui se démarque en Inde






Grâce aux deux programmes SaReGaMaPa Challenge et SaReGaMaPa-L’il Champs destiné aux enfants , la chaîne indienne Zee Tv est devenue un véritable tremplin pour propulser les novices talentueux vers la célébrité qu ils méritent. Ainsi après Sanchita la fillette prodige qui remporta en 2006 et avec brio la compétition organisée pour les enfants de son âge , ce fut le tour du jeune pakistanais Ali Amanat de montrer ses capacités vocales phénoménales devant un large public indien. Un pakistanais finaliste parmi des concurrents indiens? L’initiative de l’autoriser à concourir est on ne peut plus louable. Le website Razakcinema.blogspot.com dont l’élan pacifique n’a pas besoin d’être rappelé ne peut que saluer cette initiative louable visant le rapprochement entre les deux peuples indiens et pakistanais issus de la même souche consanguine. La culture mondiale y retrouverait le tonus d’antan si on faisait fi à la haine et au mépris. L’orient avec ses richesses spirituelles est le baume des maux de l’occident victime du triomphe du matérialisme. On est convaincu que l’art musical et le cinéma qui sont très populaires dans cette région du globe pourraient contribuer efficacement à la Paix universelle. Lorsque Ali Amanat était entrain de chanter on oublia qu’il est pakistanais. Il a ému les téléspectateurs indiens. Les membres du jury constitué de chanteurs et chanteurs de renom et puis de compositeurs aguerris étaient éblouis. Parmi les stars de Bollywood invitées il y en avait qui avaient l’oeil humide. Elles avaient retenu difficilement leurs larmes. Ce sont des larmes où la nostalgie et l’affection humaine se mêlent subtilement. La chanson Tujhse Naraz Nahi Zindagi tirée du film Masoom et que le jeune Ali avait interprétée avec une grande sensibilité constituait le clou du programme musical qu’il avait choisi. Masoom est un classique indien où l’on voit Naseerudine à ses débuts. Pour la chanson You are my Sonia Kareena Kapoor a rejoint le jeune chanteur sur le plateau pour un brin de danse. Quand ali a repris la très difficile chanson Mitwa (tirée du film ‘Kabhi Alvida Na Kehna” composée par Shanker Ehsaan) les variations vocalistiques qu'il a improvisées ont rendu le morceau plus beau que l'original.
Rappelons que la compétition est rude, un véritable parcours de combattant. Il faut chanter plusieurs chansons .Celui ou celle qui réussit le challenge devient une star adulée par la multitude.
Ali Amanat est un fan de Shahrukh Khan. Il est retourné à Faisalabad d’où il est venu avec de beaux souvenirs dont celui de la rencontre inoubliable avec son idole et que Zee Tv a immortalisé.
Dans la voix de ce chanteur pakistanais il y’a du Sonu Nigam et du Himesh Reshimmiya. Espérons qu’un jour Bollywood lui donne l’occasion de faire carrière en tant que chanteur play-back.
RAZAK

Razak livre ses propos à Achourouq Hebdo


L'hebdomdaire marocain Achourouq (site web http://achourouq.press.ma) a publié (édition N° 11 du 12 au 20 Juin 2008) dans la rubrique "Toutsuite" animée par le caricaturiste El Abed une interview speed . Dans la traduction en français on a rajouté la petite partie qui a été amputée.


· Votre état psychique…
· Comme dit la chanson de Nass el Ghiwane tantôt morose tantôt distrait.

· Votre idée sur le bonheur et sur le mal...
· Le mal, l’avarice et la jalousie sont les ennemis du bonheur .

· Qu'est-ce qui vous fait peur le plus…
· J’ai peur de l’inculte qui se met à commander des personnes plus calées et plus expérimentées que lui.

· Votre point de force…
· La Kanaâ (le contraire de la cupidité) est un trésor inépuisable.

· Vous êtes un artiste-peintre et un critique de cinéma quelle ébauche faites-vous sur la réalité du cinéma au Maroc ?
· Je ne me sens pas rassuré après les tournures qu’ont prises les choses durant la dernière décennie.

· Qu’est-ce que vous respectez le plus chez la femme?
· Sa fierté, si elle a une fierté.

· Comment aimeriez-vous mourir?
· Tel que décrit par le destin et le Maktoub.

· Si une deuxième vie vous était accordée qu’auriez-vous fait?
· Comme avant ma mort: être un idéaliste qui rêve de la cité parfaite sachant que ce rêve est impossible à réaliser.

· Une personnalité que vous avez rencontrée et qui est restée dans votre mémoire...
· Le vétéran du cinéma indien Amitabh Bachchan et la chanteuse engagée Joan Baez.

· Si vous étiez sur une ile isolée du monde quel livre choisiriez-vous pour vous tenir compagnie ?
· L’épopée épique le Mahabharata qui contient plus de 100 000 vers et qui parle des valeurs et des passions humaines. Elle est écrite plusieurs siècles avant la naissance du Christ.

· Est-ce qu’après ce long cheminement dans la création et la critique, vous pensez que vous vous êtes trompé d’itinéraire ou un malchanceux ?
· Je me considère malchanceux. Le personnage Bouzghiba et le prix symbolique qui est octroyé annuellement en son nom le sont aussi.

· Est-ce que vous croyez à la chance?
· La chance ne sourit qu’une seule fois. Souriez-lui , si elle vous sourit.

· Votre sport préféré…
· Le football ...

· Si vous rencontrez Hayfaâ que lui direz-vous ?
. J’ai hâte de voir l’autre femme sans maquillage.
.Que vous disent ces noms… Noredine Sayl …
.Un bon discoureur.

.Farkouss…
.Laissez-le profiter , le temps lui sied.

.Est-ce que ses films vous ont plu ?
.Vous parlez de son premier film qui a eu 11 oscars ou le dernier qui a pulvérisé tous les records au box office international … je plaisante.












Friday, June 13, 2008

Xu Jing Lei bloggeuse en chef mais...



Les bloggeurs et les bloggeuses se comptent par milliers. Mais le blog le plus instructif de la blogosphère n'est pas celui qu'on pense. D'autres facteurs entrent en jeu. Ainsi le blog le plus populaire du monde est édité en mandarin. En occident, il est archi-inconnu du plus commun des internautes.

En chine Xu Jing Lei est très célèbre. A trente ans, cette actrice chinoise devenue réalisatrice est aussi une icone du Webworld. Elle est une bloggeuse assidue et attractive. Son blog (http://blog.sina.com.cn/xujinglei) a été classé top du top par Technorati le moteur californien spécialisé des blog-statistiques. En occident, son website semble d'une graphie hermétique car il est édité en langue chinoise. Mais dans son pays (qui est un des plus peuplés de la terre) il semble le préféré des internautes. Les statistiques des visiteurs le prouvent. Allez savoir pourquoi. Elle devance de loin l'américain Mario Lavandeira auteur du blog Perez-Hilton qui a un score appréciable. Mais il fait le paparazzi et ne cache pas son tempérament gay .
Le blog de cette chinoise qui a le sourire en permanence a enregistré un score de 100 millions de visiteurs durant les deux dernières années. Razakcinema.blogspot.com félicite Xu Jing Lei pour cet exploit pour deux raisons : Primo : c’est une férue du 7eme art qui monte au podium alors que les blogs classés par Technorati et qui lui succèdent ont dans leur majorité pour thèmes la politique, les nouvelles technologies employées notamment dans les annuaires de référencement ou ont une prédilection pour le sensationnel comme c'est le cas de Perez-Hilton. Deusio, c’est une femme ambitieuse. Elle a pu damer le pion aux moustachus bloggant en Mandarin en allant puiser ses ressources dans la quotidienneté la plus simplissime et dans sa vie intime. Comme elle est assez jolie elle en profite. Signalons que l'affluence pour de tels blogs est proportionnelle au charme physique de la personne qui l'anime. Ceux qui ont visité son site et qui savent lire le chinois disent qu’il ressemble à un carnet de voyage rehaussé de photos prises sur le vif. Elle lui arrive de raconter des histoires Hot. C'est le seul "mais" qui minimise et relativise de cette performance exceptionnelle. Faisons remarquer que les amateurs de sites web de/pour lolitas se comptent par milliers. Certains sites XXX dépassent en audience celui de Xu mais le comptage dans les deux cas de figure n'est pas rigoureux à cause des ce que j'appelle click-again. Un fanatique de cette actrice peut en compter dix avec la répétition du même geste sur le clavier. Quoiqu’on en dise ou médise Razakcinema.blogspot.com souhaite tout de même bonne continuation à cette bloggeuse que la démographie et la sensualité ont portée aux nues. Certains épuisent crânement leurs méninges dans la rédaction de sujets qui valent la peine d'être lus, d'autres se fient naturellement à leur charme physique. Ainsi va le monde des blogs. Miss beauté du monde bloggez en masse , Eros vous bénit.
RAZAK

Technorati the great Eye-blogs of earth


Welcome to Technorati (Homepage of Technorati )
Currently tracking 112.8 million blogs and over 250 million pieces of tagged social media. Technorati is the recognized authority on what's happening on the World Live Web, right now. The Live Web is the dynamic and always-updating portion of the Web. We search, surface, and organize blogs and the other forms of independent, user-generated content (photos, videos, voting, etc.) increasingly referred to as “citizen media.”
But it all started with blogs. A blog, or weblog, is a regularly updated journal published on the web. Some blogs are intended for a small audience; others vie for readership with national newspapers. Blogs are influential, personal, or both, and they reflect as many topics and opinions as there are people writing them.
Blogs are powerful because they allow millions of people to easily publish and share their ideas, and millions more to read and respond. They engage the writer and reader in an open conversation, and are shifting the Internet paradigm as we know it.
On the World Live Web, bloggers frequently link to and comment on other blogs, creating the type of immediate connection one would have in a conversation. Technorati tracks these links, and thus the relative relevance of blogs, photos, videos etc. We rapidly index tens of thousands of updates every hour, and so we monitor these live communities and the conversations they foster.
The World Live Web is incredibly active, and according to Technorati data, there are over 175,000 new blogs (that’s just blogs) every day. Bloggers update their blogs regularly to the tune of over 1.6 million posts per day, or over 18 updates a second.
Technorati. Who's saying what. Right now.


Salaam Hasyam à Johnny Lever et Rajpal




Johnny Lever et Rajpal Yadav sont pour Bollywood ce que sont Eddie Murphy et Robin Williams pour Hollywood, des comédiens qui excellent dans le comique. Le burlesque leur sied à merveille. Si les deux acteurs américains qui ont été influencés par Richard Pryor ont parfois campé les premiers grands rôles, les deux comédiens indiens se contentent des seconds rôles. Mais leur figuration laisse souvent des traces car le rire est primordial dans la vie des indiens .

Johnny Lever est né avec les gênes de l’humour dans le sang. A l’école, il imitait ses instituteurs. Dans le cinéma, les fréquentes apparitions à côté de Shahrukh Khan (Koyla, Chamatkar, Yes Boss, Baadshah, Phir Bhi Dil Hai Hindustani, Chalte Chalte, Asoka, Anjaam…) ont accentué sa célébrité. Lever a participé dans plus de 160 films.

Rajpal Yadav quand à lui est un comédien de la dernière vague. Ses rôles dans les films Hungama, Waqt, Malamaal Weekly et Chup Chup Ke le font connaître du grand public. Dans le film Waqt il interprète le rôle d’un serviteur givré. Quand le maitre de la maison (Amitabh Bachchan) lui dit d’apporter une chose il en ramène une autre. De 1999 à 2008 il a joué dans plus de 41 films. Un bon chiffre pour un débutant.

Sans le Hasya l’un des Navarasas le plus déstressant le cinéma indien serait tristounet. Hasya c’est la comédie, la joie et la bonne humeur.

Bouzghiba le personnage humoristique qui aime le cinéma dit à ces acteurs qui savent répandre la joie: Salaam Hasayam.

RAZAK

Wednesday, June 11, 2008

Shahrukh Khan le grand absent des IIFA de Bangkok


Des IIFA-Awards sans Shahrukh Khan laissent un goût d’inachevé. Hormis Fardeen Khan qui fait partie de l’expédition indienne de juin 2008 vers la Thaïlande, pays hôte, on aurait dit que tous les « Khans » proéminents à Bollywood sont absents aux dernières IIFA de Bangkok. Aamir khan et Salman Khan deux autres stars de Bollywood ont brillé par leur absence. Mais c’est le cas du King of Bollywood qui intrigue le plus. Sa dernière participation date de 2005 où la ville néerlandaise Amsterdam avait accueilli la 5eme cérémonie des Oscars indiens. Il a dansé avec l’actrice Malaika Arora et joué une partie de cricket contre l’équipe dirigée par l’acteur Hrithik Roshan. Apparemment, SRK était dans son élément lors des IIFA néerlandaise et cerise sur gâteau, il remporta le premier prix du meilleur acteur pour le film Veer Zaara de Yash Chopra. A Dubaï et à Yorkshire qui ont pris la relève l’acteur indien a décliné l’invitation arguant ne pas vouloir perturber les vacances de ses enfants. Certains parlent de boycott. A Bangkok, beaucoup de fans espéraient le voir parmi les invités, ils ont été déçus. SRK est très populaire en Asie. En 2007 et d'après le journal asiatique "Eastern Eye", Shahrukh Khan a remporté le titre de l'homme asiatique le plus sexy du monde. Il a été choisi à partir d'une liste de 100 noms publiés dans les journaux dont "Eastern Eye".
Concernant les IIFA-Awards des ces trois dernières années l’on note un certain glissement vers le cérémonieux au détriment du cinéphilique. Les prix semblent octroyés non pas pour stimuler la création mais pour plaire. A la longue, cela pourrait porter préjudice à la crédibilité de cette manifestation.

RAZAK

Sidi Ifni et.le "il ne se passe rien" qui intrigue




La version des officiels marocains sur les événements de Sidi Ifni ne coïncide pas avec celle des médias indépendants. Youtube donne la preuve irréfutable d’une partie de ce qui s’est passé à Sidi Ifni (voir archives). Entre « Il ne se passe rien» et ce qu’on voit sur ces vidéos d’amateurs « tremblantes de vérité » mises en partage par Youtube, les écarts sont d’ordre éthique. Le démenti est on ne peut plus tangible. Maintenant si la raison d’Etat interdit d’en parler , cela voudrait dire qu’on n’est pas en mesure de tout laisser voir. Or les marocains en voyant que les chaines TV qu’il finance de sa poche ne font pas leur devoir, il est évident qu’ils vont voir ailleurs. Lorsque l’incendie mortel de Lissafa s’est déclaré à Casablanca, comme par reflexe spontané, ils se sont branchés sur Aljazeera TV. Ceux qui savent manipuler les ordinateurs reliés à Internet se sont dirigés précipitamment sur Youtube. Ce sont les circonstances qui ont dicté ces gestes naturels.
Ainsi , la chaine katarienne Aljazeera qui a puisé son argumentaire dans ces séquences vidéos archivées par Youtube est de nouveau sur la sellette. On lui reproche d’avoir fait de la désinformation. Pourquoi les médias officiels qui s’étaient ingéniés à prouver par l’image et le son l’échec de certaines grèves générales menées par des centrales syndicales, n’ont pas fait de même pour Sidi Ifni. Il suffisait de filmer les rues dans la journée du 8 juin 2008 pour nous rassurer que le calme et la quiétude régnaient dans la cité des Baâmranes. C’aurait été plus crédible aux yeux de l’opinion internationale. Ces estafettes bourrées d’hommes armés jusqu’aux dents qui ont été dépêchées sur les lieux n’avaient pas rendez-vous pour une parade commémorative, à ce que l’on sache.
Demander des excuses à Aljazeera TV !? N’est-ce pas risible? Si la chaîne avait commis une faute, le tribunal katarien (ou le cas échéant un tribunal international) devrait y statuer. Car après l’arrêt des activités du bureau de Rabat, la domiciliation est revenue à la maison-mère. Ceci constitue une des lacunes de la décision (mal pensée) de retirer la licence audiovisuelle au bureau régional de la chaîne. Mais quel est le préjudice pour lequel on va ester ?
C’est le chef du holding public qui devrait présenter ses excuses au peuple marocain d’avoir décidé de ne pas l’informer en temps opportun sur un événement gravissime. Ce manager surpayé et qui se vante d’avoir introduit au Maroc une technologie de pointe (TNT, portable-GSM-téléviseurs…) fuit ses responsabilités. L’idéal serait d’être le fabricant de ces couteux gadgets mais non pas le revendeur. Il n’y aucune gloire à tirer de ce commerce peu ennoblissant. Les génies occidentaux et asiatiques inventent nous on fait l’épicier, on écoule leurs marchandises.
Maintenant faut-il interdire Youtube pour que le blackout informationnel soit total au Maroc? Mais avant d’interdire Youtube, il faudrait peut- être interdire la vente des appareils-photos numériques et les cyberg-cafés . Et si on interdit le « numérique» pour revenir à l’âge de la pierre métamorphique, il faudrait peut-être remplacer les habitations en ciment armé par des tentes tissées au poil de chèvres comme au temps de Kahina la berbère. Dans ce cas Youtube et les autres capteurs satellisés n’y verraient que du noir.

RAZAK

Tuesday, June 10, 2008

Patrick Poivre d'Arvor quitte TFI


Patrick Poivre d'Arvor (alias PPDA) quitte TFI. Laurence Ferrari,venant de Canal+ serait sa remplaçante. Le paysage audiovisuel français a reçu l’information comme une première secousse qui précède le grand séisme. Celui que Télérama le magazine Télé considère comme un des «cumulards» les plus envahissants n’a pas encore réagi pour que l’on puisse connaître le véritable motif. Raison apparente invoquée pour ce remue-ménage: la volonté de la chaine de rajeunir le service info. Il se pourrait qu’il y ait d’autres causes. Le présentateur vedette du journal télévisé du prime time n’est pas du genre à abandonner facilement une chaine pour laquelle il a sacrifié plus de vingt années. Quand il a rejoint TF1 en 1986 c’était pour présenter l'émission dominicale À la folie pas du tout. Une fois privatisée , la chaine le place aux infos et l’année dernière à pareille époque , il a déclaré sur Europe 1 qu'il "quittera le 20 heures en 2012". Si cette échéance s’était abrégée c’est qu’il y’aurait soit un pépin soit un compromis réglable à l’amiable. Les medias français tous supports confondus s’interrogent sur cette impromptue rupture. Cet homme qui a totalisé plus de 4500 journaux télévisés dans son gosier ne s’oublie pas facilement. Malgré le reproche qu’on lui a fait suite à l'interview truquée du dirigeant cubain Fidel Castro , il fut élevé le 18 mars 2007 au grade de Commandeur dans l'Ordre des Arts et des Lettres par le ministre de la Culture . Il est devenu "satiriquement " célèbre grâce aux guignols de l’info (textes de Bruno Gaccio et la voix du parodiste Yves Lecoq ) présentés par Canal+. Si PPDA part en ratraite voulue (plein gré ) ou forcée (contrainte) sa caricature-marionnette ne quittera jamais Youtube la chaine des accros du quick.
RAZAK

Monday, June 09, 2008

Un président noir à la Maison Blanche ?

La prophétie hollywoodienne va-t-elle être exaucée avec Barack Obama. Le poste très convoité de président des USA qui était l’apanage exclusif des blancs va t-il enfin être occupé pour la première fois par un black ? Jamais un afro-américain n’a eu ce privilège. Si Colin Powell a pu devenir secrétaire d’Etat rien n’empêche Obama de devenir le patron de la Maison Blanche. D’ailleurs vu les vicissitudes de l’administration Bush (parti républicain) qui s’est embourbée jusqu’au cou dans le très difficile et controversé « building démocraty in Iraq » Obama est devenu un sérieux postulant. Apres avoir évincé son émule Hilary Clinton il a toutes les chances de l’emporter et de devenir de ce fait le premier locataire noir de la Maison Blanche.

L’histoire des USA semble pressée. Les droits civiques en sont le carburant. Hier ce fut l’extermination des amérindiens puis la constitution de l’état fédéral. Après l’abolition de l’esclavage le pasteur Martin Luther King se fait sacrifier (1968) pour l’égalité raciale des américains. Aujourd’hui dans une Amérique moins raciale qu’elle ne l’a été par la passé Obama tente le challenge avec l’espoir chevillé à l’âme et tout le soutien du parti démocrate.
A Hollywood, on a vu des films où le rôle du président des USA est détenu par un noir. Dans la série “24-Twenty-Four » (que Canal+ et Télé Quebec ont rebaptisé « 24 Heures Chrono”) l’acteur noir Dennis Haysbert incarne à la fois un sénateur qui devient président des Etats-Unis (David Palmer) . Après son assassinat ce rôle est concédé à son frère Wayne Palmer (David Bryan Woodside qui est lui aussi black). L’agent spécial Jack Bauer (Kiefer Sutherland) fera tout pour que son président affrontant diverses situations belliqueuses soit à son aise.
Morgan Freeman plus connu que les deux acteurs précités, a lui aussi incarné le président des USA dans le film Deep Impact. Samy Davis Junior a ouvert le bal avec un comique il y a plus de 75 ans. Le cinéma de l’époque était sous le contrôle rigoureux du code Hays qui interdisait le métissage à l’écran. James Earl Jones qui interprétait fréquemment le rôle de chef de la CIA ou du FBI a lui aussi pris la parure du président des USA dans le film The Man.
Danny Glover le co-équipier de Mel Gibson dans La série de films policiers L’Arme fatale est pressenti pour être président des USA dans le film 2012 produit par la Columbia et dirigé par Roland Emmerich. Le tournage débutera au mois de juillet. S’il sort avant les élections américaines il aura de l’impact sur un certain nombre d’électeurs car Glover (à moins qu’il désiste) est connu par ses prises de positions bien tranchées.
Hollywood , en anticipant les événements , voulait marquer les esprits. On sait que tôt ou tard un noir présidera la destinée des USA. Avec Obama l’échéance semble se rétrécir en sa faveur . Mais quelque soit l’issue de ce vote la politique étrangère des USA ne changera pas. Noir ou blanc c’est kif kif. Les palestiniens la savent.
RAZAK

Friday, June 06, 2008

Le Centre de Masticage et de Cérémonies (article d'archive)



Toute ressemblance avec des personnes publiques existantes ou ayant existé, mais ne pensant qu’à leur panse et au profit personnel, n’est pas fortuite. Toute allusion faite à des entités administratives déviées de leur objectif primordial ou fonctionnant en pilotage automatique n’est pas hasardeuse. C’est prémédité. En effet, le Centre de Masticage et de Cérémonies (CMC ) qui est devenu si célèbre par ses gargantuesques ragoûts bien épicés et qui fait du navet épluché le légume de prédilection , a besoin d’un auditeur assermenté pour assainir sa cuisine interne. L’auditeur dont il est question n’est pas celui qui a l’ouïe intacte et l’oreille fine, mais celui qui a pour tâche délicate d’auditer les rouages internes des institutions publiques budgétivores .Sa tâche est de dresser un bilan critique de la gestion globale et faire le diagnostic des finances engagées. Cet auditeur qu’on attend incessamment est déjà perçu comme le père fouettard. Sa venue serait précédée d’une paranoïa indicible car les Arsen Lupin des deniers publics redoutent son regard inquisiteur. Mais quand la rumeur d’une visite impromptue devient insistante, les administrateurs sachant mal administrer procèdent à un véritable remue-ménage cinématographique. L’on s’affaire à remédier aux petites défaillances et gommer les chiffres compromettants des rapports d'activité établis à la fin de chaque exercice. Quelques retouches d’apparat aux structures da façade, gel momentanée de certaines activités ou festivités à caractère mondain et dispendieux. Ce CMC vous dis-je a besoin d’un traitement radiographique pour voir le squelette des choses. D’ailleurs celui qui préside actuellement à la destinée de ce fameux CMC, navéphile jusqu’à la moelle, aime le suspense et l’intrique. Il faudrait un Hitchcock d’une espèce nouvelle pour démêler l’ivraie du bon grain. Son prédécesseur a accumulé une fortune colossale en exerçant les pouvoirs qui lui sont conférés dans des affaires privées. Mais le nouveau dirigeant ne s’y est pas appesanti pour déceler là où ça cloche. Il cherche à éviter les pépins car chacun a ses vices. Lui aussi n’est pas un ange. N’a-t-il pas a un faible pour les descendantes d’Eve malgré son faciès macabre. Là où on le place, il fait appel à ses concubines et ses amis pour profiter ensemble de la manne. Pourquoi s’en priver, puisqu’il n’y pas de contrôle efficient et la venue hypothétique de ce contrôleur pourrait ne pas produire l’effet salvateur escompté. Car les renards de la bureaucratie ne sont pas faciles à attraper. Au fil des ans, ils se sont organisés en réseau de mafieux . Ils se soutiennent même dans le tort . Dès que le nouveau patron a atterri dans ce secteur, les honnêtes travailleurs ont cru que la gabégie allait connaître son dernier jour , et qu’il allait nettoyer l’administration des vermines en jetant un regard (usons du jargon cinoche ) en contre -plongée sur les biens personnels entassés par certains administrateurs toujours en activité alors qu’ils n'étaient à leur recrutement que de simples employés n’arrivant à joindre les deux bouts que difficilement. Aussi, le personnel honnête avait espéré que le nouveau patron effectuasse un travail de cascadeur en plongeant courageusement dans les archives où se trouvent les dossiers dégageant l’odeur nauséabonde de la dépravation.
En voix off, il a écouté les doléances de certains agents marginalisés mais ces plaignants n’eurent pas gain de cause. Ils sortirent de son bureau doublement déçus. La vindicte s’abat sur eux. Les représailles les ont rendus plus marginalisés et déprimés.
A côté du CMC on a édifié un gigantesque musée culinaire. On y 'a englouti un budget astronomique , malheureusement , on n’y a rassemblé que des casseroles usagées et des barbecues torsadées . Comme il n’ y’ avait pas de visiteurs, on verrouilla les portes de cette Akhnatonnienne bâtisse.
Cet auditeur qu’on attend depuis toujours comme les Pozzo et Lucky de Becket attendaient Godot n’a pas encore pointé son nez. Si par miracle ce Mister Colombo apparaissait il aurait tout à démystifier. Il devrait être assisté par des hommes expérimentés et intègres. Il faudrait qu’il sache la réalité macabre qui se cache derrière les apparences riantes en multipliant les angles d’attaque et les investigations . Il découvrirait d’énormes dysfonctionnements. Il devrait avoir un très grand degré de mobilité comme la camera de tournage. Un zoom par-ci , lui ferait voir ce qu’il n’avait jamais vu , un très gros-plan par là, lui dévoilerait des filatures non apparentes à l’œil nu . Il comprendrait que toutes ces tares handicapantes ont une source de prolifération unique: la corruption. L’impunité encourage le malfrat à récidiver. Un travelling-arrière lui permettrait d’examiner les situations antérieures, Le travelling-avant l’aiderait à extrapoler en projetant les actions futures. Quand au panoramique, cela lui permettrait d’avoir une vision d’ensemble sur les ressources humaines et les moyens mis à leur disposition pour assumer leur tache quotidienne. Le champ-contre-champ servirait à confronter les données .Le flash-back aurait certaines vertus épuratrices. On peut déceler aisément le moment où les choses ont commencé à déraper. Comme on est devant un centre de masticage, notre Colombo découvrirait que la plupart des salariés ont été sélectionnés non pas pour leur habileté mais pour la dureté de leur dentition. Leur seul souci, c’est de ne trouver rien à mettre sous les molaires. Un Colmobo dentiste et juriste à la fois ferait bien l’affaire. Mais où dénicher cet oiseau rare?
RAZAK



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Regard critique sur le cinéma mondial (article d'archive )



Le pouls du cinéma mondial souffre du mal de la répétition et de la ciné-tachycardie. L’enregistrement de son ciné-électrocardiogramme montre des hauts et des bas inquiétants, des fréquences dégressives jamais remarquées auparavant. Comme si notre époque n’était guère inspiratrice, les reprises battent le plein. Remake par-ci, remake par-là, le renouveau reste à percevoir du côté de ce qu’on appelle communément cinéma expérimental. Or ce dernier est par définition anti-commercial et ne rentabilise pas sa mise.
Curieux, à chaque fois qu’on parle un peu plus que d’habitude de crise de cinéma , il se profile devant nous ce tri-pôle interrogatif et entre le CQFD (ce qu’il faut dire) et le CQFF (ce qu’il faut faire) le creuset ne fait que s’amplifier. Problème de fric, de structure ou d’imagination ? Toujours le même trièdre problématique, prétexte permanent de polémiques, coups de cœurs, coups de gueule, saine virulence, l’atmosphère générale des soi-disant concertations qu’on voulait les plus conviviales possibles virent le plus souvent du côté de pamphlétaire. Dames TV et Don vidéo ne sont pas innocents dans ce bric-à-brac. Le spectateur, vu sous le prisme du box-office , est comme l’eau, il va vers les choses où il ne risque rien, financièrement cela s’entend. L’ère des «Toujours à l’affiche» et «Enième semaine de succès» , des bousculades devant les guichets semble révolue. A part quelques survivances pour des productions mises sur rail derrière de lourdes et coûteuses locomotives publicitaires certains pays comme la France qui fut à l’avant-garde a perdu de son aura. Impossible de retrouver un Michel Simon, un Fernandel ou un Raimu en pleine gloire, pour humer la fraîcheur des films d’antan. Certes on peut ne pas le nier, des efforts considérables ont été consentis ces dernières années. Ils ont donné quelques fruits mais c’est au détriment de la langue. «L’affluence–mètre» a enregistré de légères et sporadiques hausses de fréquentations. Le cas de Luc Besson qui commence à tourner en anglais se passe de tout commentaire. Mais la situation en France apparaît moins dramatique quand on la compare à d’autres pays qui ont subi une chute brutale comme l’Italie. L’américanisme triomphant n’a laissé aucune chance aux cinéastes italiens qui pourtant font partie des meilleurs réalisateurs du monde. En Asie, seuls l’Inde et Hong Kong persistent et signent. Il fut un temps où l’Inde produisait 400 films par an et Hong Kong presque rien. Mais avant de remonter au taux annuel de 800 films l’Inde a testé tous les subterfuges. Aujourd’hui, le pays de Gandhi a baissé momentanément sa production mais avec une révision de sa politique des doublages en dialectes locaux, il y’a possibilité de revitalisation. De même Hong Kong avec «un Etat deux systèmes» peut revigorer son tonus, mais il faut penser déjà à qui va reprendre le flambeau après la retraite de Jackie Chan, comme cet acteur-athlète a fait après la mort tragique de Bruce Lee. Le cinéma c’est d’abord une question de vedettes doit-on l’oublier?
Ainsi va le train du monde des images. Mais sans trop verser dans le pessimisme, tout questionnement fait autour d’un malaise quelconque c’est déjà une manière d’anticiper les remèdes. Espérons que les réponses à venir seront convaincantes.
RAZAK

De la bédéphilie à la cinéphilie (article d'archive)

Des adaptations à l’écran d’ouvrages scéniques, de romans, de récits historiques ou autobiographiques, de faits divers ou tout simplement de nouvelles, on en voit continûment dans tous les cinémas du monde, mais transposer cinématographiquement des bandes dessinées en remplaçant les acteurs de papier par des acteurs en chair en et os, cela n’arrive et ne se produit que chez les cinéastes (ou écranistes si vous préférez le lexique début de siècle) bédéphiliquement inspirés. D’abord, il faut que l’auteur bédéiste y consente, ensuite il faut avoir de la maestria pour oser faire ce travail. Car le passage du graphisme inerte à l’incarnation physique vivante n’est pas une entreprise aisée. Et pourtant, certains cinéastes s’y sont essayés et ils s’en sont sortis sans encombre. En effet, quand on sait que le film de Jesuit Joe n’est que l’adaptation-life d’une BD originale du célèbre dessinateur Hugo Pratt le géniteur de Corto Maltes, on comprend l’importance de ce faiseur d’images dessinées qui, une année avant sa mort avait souhaité mettre en scène personnellement son compagnon de vie qu’est Maltes. De même , deux de ses confrères de métier non moins connus Morris et Hergé , créateurs respectifs de Lucky Luck et de Tintin ont quant à eux bénéficié d’un doublé cinématographique inspiré de leur œuvre. Lucky Luck et Tintin ont été portés à l’écran de deux manières: cinéma d’animation et sous forme de films avec de vrais acteurs. Pour ce qui concerne le cow-boy qui tire plus vite que son ombre, le rôle a été confié à Terence Hill (Trinita). Du papier imprimé à la pellicule, les transpositions restent marquées du sceau du subjectif. Hugo Pratt nous le précise: «Faire du cinéma c’est une très belle chose, faire de la bande de dessinée c’est sublime?»
RAZAK
(Article paru au début des années 90)

Thursday, June 05, 2008

Nicolas Hulot pour une "ushuaiatitude" agissante


Bien que le nom de l’émission soit difficile à prononcer et à retenir , on se souvient facilement de son animateur. Il s’agit du magazine Ushuaia Nature. Nicolas Hulot , le militant écologique qui présente cette émission scientifique , possède le tempérament de conquérant. Un de ceux dont on aime être conquis , parce qu’il fait de la préservation de la nature et du cadre de vie une priorité primordiale. Ni Napoléon , ni Alexandre le Grand ne prenaient soin de la nature, car après leur passage ravageur , ils ne laissaient que ruines et cendres fumantes. D’ailleurs, si Nicolas était né à cette époque l’on brulait beaucoup d’arbres pour forger une épée, il aurait sorti , dans un geste de défi , le carton rouge. Mais il risquerait à coup sûr d’être jeté dans une arène de fauves ou emmuré vif. On ne badine pas avec les dictateurs ivres de pouvoir. Nicolas est en fait un explorateur. Armé de vérité scientifique et de son académisme , il part à la conquête du monde végétal, animal et géologique. Il a plongé dans les profondeurs océanes, il traversé en montgolfière des contrées vierges, il a mis les pieds tout prés de volcans actifs, bref, il a moult fois risqué sa vie pour que la vérité scientifique vive. Si les animateurs BCBG de Star Academy et les présentateurs des infos prime-time se la coulent douce en changeant quatre fois par jour leur chemise-cravate, Nicolas tire son Euro de la bouche du lion comme on dit dans le jargon populaire marocain. On ne peut qu’être admiratif pour de tels exploits: une émission, une chaine TV, des livres, une école, une fondation … le label Ushuaia semble très prisé par les temps douteux qui courent. La terre n'a jamais été aussi en danger qu'actuellement . Ushuaia a à maintes reprises tiré l'alarme . L’auteur du «Pacte écologique» en est le principal tremplin et catalyseur. Politiquement, il cherche les estrades où il y a de l’impact. Il a failli se présenter à la présidence de la République française mais il vient de déclarer à la presse que "rien n'est fermé" concernant son éventuelle candidature aux élections européennes. Un «vert» cultivé comme lui est mieux que dix avocaillons mis au service du plus offrant, souvent PDG d’une usine pollueuse ou braconnier en chef ne salivant que pour l’ivoire.
RAZAK

Wednesday, June 04, 2008

Sanchita blessée dans un accident


Certains mauvais tours du destin laissent perplexe. Sanchita Bhattacharya, la novice indienne qui remporta en 2006 à 13 ans le premier prix du "Sa Re Ga Ma Pa -L'il Champs" de Zee TV a été gravement blessée dans un accident de la circulation. Son visage et ses mains ont été sérieusement affectés. Le chauffeur de l’automobile qui la ramenait à Kolkata avec son père et un autre gagnant de ce concours musical , après une performance réussie a été tué sur le coup. Un autre véhicule venant dans le sens opposé a heurté leur voiture. L’accident a choqué les téléspectateurs qui ont suivi depuis le début jusqu à la fin les péripéties de la compétition. Sanchita a interprété victorieusement plusieurs chansons indiennes dont Beedi Jalaile. Le prix lui a été remis par Shahruk Khan. Mais l’adolescente n’a pas de chance. A peine avait-elle franchi le premier pas vers le succès que la fatalité lui barre le chemin. Dommage. Quelqu’un ou quelqu’une de mal intentionné ou de jaloux lui aurait jeté un mauvais sort. En Inde l’un des Eden de la superstition, toutes les éventualités sont possibles. Le talent est traqué par les briseurs d'elan .
RAZAK

Saturday, May 31, 2008

Friday, May 30, 2008

Shahrukh Khan et les maux de la célebrité


Lors d'une conférence de presse tenue ( le 27 mai ) dans un Palace de Mumbai en présence du président de l’ASSOCHAM (The associated chambers of commerce and industry of india) Shahrukh Khan a présenté l’étude que cette chambre a consacrée aux medias et au cinéma. L’étude qui sera soumise prochainement au gouvernement central indien comporte des recommandations concernant l’abrogation de certains textes juridiques relatifs aux taxes.
D’aucuns diraient mais que fait Sharukh Khan là dedans ? C’est simple la compagnie de production Red Chillies Entertainment est la propriété de Sharukh Khan et cette dernière est devenue membre de l’ Assocham. Red Chillies a déjà produit les films Main Hoon Na, Paheli et Om Shanti Om.
Lors de cette conférence, SRK paraissait affaibli. La boutade de mauvais goût que l’acteur Aamir Khan a publiée le 13 mai dans son blog (www.aamirkhan.com) semble l’avoir affecté malgré l’excuse qu’Aamir a faite en public pour apaiser la tension.

« Shahrukh is licking my feet and I am feeding him biscuits every now and then. What more can I ask for?” écrit-il dans un anglais aigre-doux. Le Shahrukh Khan en question n’est autre que son chien. Certes il n’y a pas de restrictions à donner à son animal de campagnie le nom qu’on veut. Celui qui a laissé le chien dans la maison qu’occupe Aamir Khan le faisait de bonne foi puisqu’il adore Shahrukh Khan. Mais pourquoi blogger là dessus dans un style proche de la provocation? Pourqoui ne pas supprimer le message incriminé du blog si vraiment on est clean ?
Lors de ce point de presse SRK a annoncé qu’il ne participerait pas aux prochains IIFA awards qui se tiendront en Bangkok. Et comme Amitabh Bachchan est l’ambassadeur de l’IIFA la méga-star déclare qu'il n'y a aucune "guerre froide" entre lui et Big-B.
Qui vous a dit que la célébrité n’ a pas de maux?
RAZAK

Thursday, May 29, 2008

Réferencement de Razakcinema chez MAXI blog

Depuis le 26 mai 2008 "Razakcinema" est entré en interactivité bloggographique chez MAXI Blog , un des grands sites de refrencement francophones. Catégorie ART ET CULTURE .
Merci pour les soins et Merci pour y avoir perçu de l'intérêt .

Walt Disney et Yash Raj Films font tandem, pour émerveiller les bambins indiens



Le partenariat entre Disney Pictures et Yash Raj Films pourrait être salutaire à condition que le géant américain ne voie dans la densité de la population du sous-continent indien qu’un quelconque objectif mercantile non avoué. Le cinéma d’animation en Inde n’est pas assez développé. Il a besoin d’un petit coup de main. En outre, le répertoire culturel d’où il pourrait puiser ses ressources est incommensurable. Le Mahabharata est à lui seul une mine d’idées précieuses. (J’ai consacré des années dans l’étude de cette épopée épique, mais je ne suis pas parvenu à en élucider les contingences historiques et les prémisses. Je vous en parlerais avec plus de détails dans une de mes prochaines chroniques).
Disney Pictures veut produire un film par an en langue indienne dans le cadre de cette association indo-américaine. D’aucuns diraient c’est peu. Tout un brouhaha pour une unité en douze mois . Mais l’atout est sérieux. La stratégie de Disney pourrait s’avérer probante si le studio élargissait l’éventail linguistique car il n’y a pas que les indiens qui sont concernés. Il y’a de par le monde des salles de cinéma et des chaines de télévision qui seraient intéressées par le produit issu de cette alliance. Le premier long métrage prévu dans le cadre de cette co-production annoncée de part et d’autre avec une jouissance toute teintée d’optimisme s’intitulerait Roadside Romeo. Le modèle bollywoodien (chansons , danses…) serait respecté . Rappelons qu’en 2006 Disney a acheté la chaîne indienne Hungama destinée aux enfants. Il est très probable qu'elle en serait le receptacle prioritaire .
Le studio américain qui s’est déjà servi des voix des stars américaines comme Owen Wilson , Robin Williams, Brad Pitt va ouvrir ses studios acoustiques de synchronisation aux stars indiennes comme Amitabh Bachchan, Shahrukh Khan et Aishwarya Rai. Ces derniers connaissent un succès énorme non seulement en Inde mais dans plusieurs pays notamment en Afrique et en Asie . (Tout récemment j’ai vu un spécial Alphadi qui est un couturier malien d'origine Touareg (du Niger) . Je ne savais pas qu’au Mali il y’avait des hindiphiles. Alphadi nous a dit à travers l’émission qui lui est consacrée que le cinéma indien lui apportait le rêve magique dont son enfance à Tombouctou avait avidement besoin.)
Surement Disney va apporter sa haute technicité en matière de production ultra moderne et son vis-à-vis indien va apporter les ingrédients (voice-acting, musiciens …) nécessaires. Yash Raj Films est une firme de production cinématographique créée par Yash Chopra et son fils Aditya Chopra .
Elle est très active. Parmi les tous derniers films qu’elle a produits on peut citer : Ta Ra Rum Ppum
(avec Saif Ali Khan et Rani Mukherji), Jhoom Barabar Jhoom (avec Abhishek Bachchan, et Preity Zinta, Bobby Deol, Lara Dutta et Amitabh Bachchan) , Chak De India (avec Shahrukh Khan) , Laaga Chunari Mein Daag (avec Rani Mukherji et Abhishek Bachchan), Aaja Nachle (un film qui marque le retour de Madhuri Dixit) et Tashan (avec Akshay Kumar, Saif Ali Khan, Anil Kapoor et Kareena Kapoor).
Avec le computer la réalisation de films d’animation est devenue moins contraignante, pourvu que l’on sache manipuler l’outil informatique convenablement, afin d’en tirer les effets voulus. Autrefois, pour faire un dessin animé, il fallait conjuguer les efforts de plusieurs collaborateurs de création sachant obligatoirement bien dessiner. Rappelez-vous toujours que pour le phénomène de la persistance rétinienne des images lumineuses, il faut 24 images par seconde .La perception physiologique du mouvement dépend de ce préalable. En faisant le calcul on en arrive au constat numérique suivant : un dessin animé de 10 minutes a besoin de plus de 14 400 planches différentes. On devine le volume du travail à effectuer (Etant artiste je sais de quoi je blogue). Sur le plan organisationnel, les dessinateurs, les maquettistes et les intervallistes travaillaient sous la direction d’un réalisateur. On dessinait sur du celluloïd transparent et les prises de vue (image par image) se faisaient à l’aide d’une table spéciale. Les panoramiques s’effectuaient grâce aux déplacements d’ensemble et les travellings sont obtenus soit en rapprochant ou éloignant la caméra du celluloïd. Ainsi, Walt Disney, se lancent sur les pas du pionnier Emile Cohl (qui eut l’idée de remplacer la photographie avec un dessin pour réaliser son film Fantasmagorie), a dès 1930 doté le cinéma d’animation de toutes les infrastructures nécessaires. Mais depuis les années 80 l’introduction de l’ordinateur dans la fabrication de films tous genres confondus a eu des effets contrastés. Si pour le cinéma d’animation le computer est considéré comme un atout, un tremplin et un outil de perfectionnement, pour le cinéma classique (relisez l’article intitulé Le cinéma menacé par le computer) l’usage effréné qu’on en fait a créé une débauche. Une excroissance qui à la longue a fini par irriter plus d’un.
Le cartoon va enfin pouvoir relier l’orient à l’occident. Etant holly-bollyphile convaincu on ne peut qu’applaudir cette collaboration. Ce que l’on souhaite c’est que Walt Disney puisse distribuer aux USA les films réalisés en collaboration avec Yash Raj films. Autrement ce serait de l’exploitation. L’on sait que les petits enfants de l’Oncle Sam apprécient les cartoons . On espère qu’il en serait ainsi avec les enfants de Bharat ( Bharat est le nom ancestral de l’Inde).

RAZAK

Wednesday, May 28, 2008

Ernesto Che Guevara ajoute un laurier au palmarès de Benicio Del Toro

Grâce au réalisateur Steven Soderbergh qui a dédié son dernier film à Guevara, Del Toro se démarque à Cannes 2008. Une bonne nouvelle pour cet acteur d’origine portoricaine. L’homme aux sourcils noirs et broussailleux, qui nous rappelle Ernest Borgnine à ses débuts et puis qui n’a eu que de rares occasions de tenir les premiers grands rôles, a de la chance , car d’une part , il est arrivé à sa maturité , d’autre part, son ami Sean Penn est le président du jury du 61eme Festival de Cannes. Mais n’est pas ami de Sean Penn qui veut. Il faut avoir de la combativité dans le sang et un peu de charisme pour jouir de ce privilège d’intimité. « Che » le film de Soderbergh est derrière cette distinction. (personnellement je remarque qu’après l’effet des maquilleurs, la ressemblance physionomique avec le vrai Che est plus proche avec l’égyptien Omar Charif qu’avec Benicio Del Toro . Omar Charif , souvenez-vous a lui aussi incarné, il y a plus de trente sept ans, Guevara dans le film de Richard Fleischer) .
En lui décernant le prix de la meilleure interprétation masculine, le festival de Cannes, par le biais de son jury, veut rendre hommage au docteur argentin qui sacrifia sa vie à la révolution et à la libération des opprimés de la terre.
Ceux qui ont vu les films où Del Toro figure comme interprète gardent en mémoire la « gueule » d’un acteur bien rôdé. Dans le film policier Traqué de William Friedkin il a volé la vedette à Tommy Lee Jones qui était son traqueur dans le film. La chasse à l’homme engagée par ce dernier est pleine de suspense. Depuis son adolescence où il perd sa mère victime d’une hépatite, aux feux de la rampe, pour lesquels il a dû ramper, l’homme a su être patient. N’est–il pas connu pas ses années sabbatiques envers le cinéma ? Il n’est pas un maniaque du «paraître». Ainsi, après des petits rôles de vilain ( dealer, gangster …) il avait hâte d’une figuration plus consistante. Il se fait remarquer dans le film Permis de tuer de John Glen et dans « The Indian Runner » de Sean Penn. Après une série de films (Christopher Columbus : the discovery, Money for nothing, Etat second, Lune rouge, The Usual Suspects, Swimming with sharks, Nos funérailles, Basquiat, Le Fan, Excess baggage, Las Vegas Parano, Snatch, Way of the gun, Traffic) il retourne chez Sean Penn pour jouer dans son film « The Pledge ». Depuis, Penn et Del Toro sont devenus des amis intimes. D’ailleurs, à Cannes après les délibérations les deux acteurs ont festoyé jusqu’à une heure tardive dans un night-club cannois.
Rappelons que Del Toro a été récompensé aux Oscars (Meilleur Second Rôle Masculin pour « Traffic » de son porte-bonheur Steven Soderbergh). Autrefois il portait un tee-shirt estampillé Che aujourd’hui il l’incarne son model fétiche sur le grand écran. C’est le tour du festival de Cannes de l’auréoler pour cette ascension .

RAZAK

Tuesday, May 27, 2008

Kangana Ranaut dans un casting américain


Il lui a fallu seulement deux films pour imposer son nom dans le microcosme bollywoodien : Gangster et Woh Lamhe . Il s’agit de la frétillante Kangana Ranaut, l’une des plus sensitives actrices que l’Inde ait connues. La nouvelle coqueluche du cinéma indien est un peu svelte voire maigrichonne mais elle joue très bien ses rôles d’interprétation. L’expression physionomique est d’une sincérité déconcertante. Les frères Bbatt (Mukesh et Mahesh) sont derrière la découverte de ce nouveau visage féminin qui a déjà glané plus de 12 awards très convoités en Inde. J’ai revu ce mardi 27 mai le film Woh Lamhe. Je n’ai pas ressenti le moindre dégoût pour quitter la salle. Cette deuxième « vision » n’était pas du temps perdu. L’histoire est captivante. Seul désagrément : les soutitrages sont traduits dans une langue biscornue. N’y a-t-il pas de bons traducteurs à Delhi et à Mumbai? Les superviseurs de post-production indiens ne doivent pas négliger ce détail linguistique.
Kangana a de bons jours devant elle. La possibilité de participation dans un film américain vient de lui être permise. En effet, La compagnie américaine Ambassador Pictures l’a pressentie pour le film Between the Night and the Moon (Entre la nuit et la lune) une romance genre Roméo et Juliette écrite par Juan C. Sanchez. Le casting comporterait entre autres Barbara Sloan qui a joué dans Canavas avec Marcia Gay Harden, et Kenneth Russell. Rappelez-vous du nom Kangana Ranaut. Vous le verrez prochainement dans les sites web consacrés au cinéma occidental avec de bons commentaires en sa faveur. Kangana jongle avec la Rasas avec une aisance corporelle inouïe. Razakcinema.blogspot.com lui souhaite pleine réussite dans sa carrière cinématographique .

RAZAK

Deepa Mehta : Fire, Earth et Water signifient Désir, Racines et Survie


Deepa Mehta est d’origine punjâbie. Elle est née le 1 janvier 1950 à Amritsar , une ville du nord de l'Inde se trouvant à la frontière indo-pakistanaise. Après avoir obtenu un diplôme en philosophie (Université de New Delhi) elle émigra au Canada en 1973. Son enfance en Inde était le moins qu’on puisse dire cinéphilique. En effet, comme son père était distributeur de films et possédant plusieurs salles de cinéma, elle en profita pour voir le maximum de films. Elle a commencé sa carrière cinématographique dans l’écriture de scénarios destinés aux enfants. Le gouvernement indien lui confia , via une compagnie de production privée, des projets de films documentaires didactiques et éducatifs. Elle rencontre Paul Saltzman, un canadien qui venait à peine de débarquer dans le domaine du cinéma. Une fois mariés ils ont déménagé à Toronto. Dilip Mehta, le frère cadet de Deepa trouva à travers ce mariage l’occasion inespérée de quitter l’Inde pour aller travailler au pays de l’érable. Dès son premier long métrage Sam and Me (1991), Deepa Mehta attira l’attention des critiques de cinéma. Au festival de Cannes ce film fut gratifié par une mention honorable dans la catégorie Caméra d'or , ce qui eut comme retombées positives , l’ouverture d’horizons nouveaux . George Lucas convaincu du talent de cette punjâbie devenue citoyenne universelle lui offre la possibilité de réaliser deux épisodes de la série télévisée intitulée Les chroniques du jeune Indiana Jones pour la chaîne-tv ABC . D’autres travaux réalisés pour la télévision ("Danger Bay", "Inside Stories"…) viennent confirmer tout le bien qu’on disait d’elle. Dans sa thématique elle part à l’assaut des tabous religieux. Elle s’attaque à l’intolérance et à toutes les formes de réclusions, de préjugés et d’exclusion. Une fois divorcée, Mehta aborde le premier élément de son triptyque cinématographique. Le film Fire constitue le premier composant de sa célèbre trilogie. Dès sa sortie en salle ,il suscita l’ire des intégristes hindous. Les deux protagonistes de sexe féminin (deux belles-sœurs) s’adonnent dans le film à un lesbianisme allant au-delà du flirt superficiel. Le deuxième film de la trilogie Earth n’a pas échappé à la controverse. S’inspirant du roman Cracking India de Bapsi Sidwa, ( née à Karachi, au Pakistan elle a écrit d’autres livres dont " The Bride ", " The Crow Eaters ", et " American Brat) le film a comme toile de fond la partition de l’Inde et les conséquences dramatiques qui en ont résulté. Elle y évoque le bain de sang où furent plongées les communautés Sikhs, Musulmanes et Hindoues lors de la scission de 1947. Voir des amis de longue date issus de différentes religions, devenir subitement des ennemis, cela l’avait exaspérée. Earth fut présenté à New York au « Lincoln Plaza Cinemas». La musique du film est confiée au talentueux compositeur A-R Rahman
Le dernier film de la trilogie Water (2005) qui a été nominé aux Oscars en 2006 raconte la vie de veuves indiennes des années trente vivant en pénitence dans des lieux d’une austérité écœurante. Mehta en relate la désolante insalubrité. Des femmes crânes rasés cela fait moche. Mais ce fut une des réalités macabres que l’Inde coloniale avait traversées. Ces femmes mendiaient pour pouvoir survivre. Comme on s’y attendait le film eut lui aussi sa part de controverses en Inde, mais la cinéaste semblait n’en avoir pas cure. Elle avait sa trilogie à faire et elle l’a faite comme elle voulut le faire, point c’est tout. D’ailleurs, c’est pour cette audace inégalée que beaucoup de réalisateurs de renommée internationale tel Spielberg l’admirent. Entre Earth et Water, Deepa Mehta a produit la comédie musicale Bollywood/Hollywood et adapta le roman de la canadienne Carol Shield La République de l’Amour.
Enfin, Mehta a oublié l’Air le quatrième élément naturel. Sans doute serait-il caché dans le brouillard des impressions sulfureuses laissées après la projection de chacun de ces trois films. Le Feu, La Terre et L’ Eau mis en exergue cinématographiquement par Mehta sont en fait des titres métaphoriques . Car ces mots chargés de sens renvoient à des notions intrinsèques à la vie humaine: Désir, racines et survie.
RAZAK

Monday, May 26, 2008

Tujhe Yaad Na Mere is a Nice sad song



It’s a nice sad hindi song. It's full of indian Ragas. I would dedicate it to all the sad lovers of the world .
Title: Tujhe Yaad Na Mere Aayi
Movie: Kuchh Kuchh Hota Hai
Director: Karan Johar
Music directors: Brothers Jatin and Lalit
Singers play-back: Alka Yagnik, Manpreet Akhtar and Udit Narayan
Lyrics: Sameer:
I have found a lot of translated lyrics of this beautiful song in several languages. But one of them done by Madhu seems the best . So you can appreciate it in URL
link: http://www.bollywoodlyrics.com/cs/forums/post/2639.aspx
Thinks to Madhu for linguistic efforts.
RAZAK

Rabba Mere Ishq Kisiko Aise Na Tadpaye
my God, let love not make any one suffer like this
Dil Ki Baat Rahe Is Dil Mein Hothon Tak Na Aaye
the matter of the heart stayed in the heart, never came to the lips
Tujhe Yaad Na Meri Aayi
you never remembered me
Kisise Ab Kya Kehna
what is there to say to any one
Dil Roya Ki Ankh Bhar Aayi
the heart cried and the eyes filled up (with tears)
Kisi Se Ab Kya Kehna...
what is there to say to any one

Tujhe Har Khushi Dedi, Labon Ki Hansi Dedi
I gave you all happiness, the laughter of these lips
Zulfon Ki Ghata Lehrayi, Paigham Wafa Ke Layi
the cloud of hair sways, it brings the message of trust
Tuu ne Achhi Preet Nibhayi
you have done so well in fulfilling the responsibilities of love
Kisi Se Ab Kya Kehna...
what is there to to say to any one

Woh Chand Mere Ghar Aangan Ab To Aayega
that moon (referring to child) will come to my house and courtyard
Tere Soone Is Aanchal Ko Woh Bhar Jayega
he will fill up your empty lap (aanchal is the end of the sari that is covering the front including the lap when the woman is seated)
Teri Kardi God Bharayi
we have completed the ceremony of Gode Bharaayi (ceremony where the lap of the expectant mother is filled with wealth, fruits etc. in preparation for the coming baby)
Kisi Se Ab Kya Kehna...
what is there to say to any one

Khata Ho Gayi Mujhse, Kaha Kuch Nahin Tumse
I made a mistake, I never told you any thing
Iqraar Jo Tum Kar Paate, To Door Kabhi Na Jaate
if only you could have said it then we would never have gone so far (from each other)
Koi Samjhe Na Peer Parayi
no one understands the pain of others
Kisi Se Ab Kya Kehna...
what is there to say to any one



Friday, May 23, 2008

Chandrachur Singh sort de son exil volontaire


L’acteur hindou Chandrachur Singh a enfin décidé de sortir de sa «self-imposed» retraite. Après le comeback de Madhuri Dixit , Karisma Kapoor et Kajol qui étaient tenues toutes trois par l’impératif matrimonial , Singh sort de son exil volontaire . Les fans de cet acteur connu par son calme ont été ravis d’apprendre la nouvelle. Son talent d’acteur se révèle dans toute sa fraîcheur dans le film Josh. Il y donna la réplique à Shahrukh Khan. Certes , il n’a pas une filmographie aussi dense que celle du King of Bollywood mais les rôles qu’il a interprétés jusqu’à ce jour montent qu’il n’est pas du genre à accepter n’importe quel script. Chandrachur Singh est né le 11 Octobre 1968. Il a fait son entrée dans l’industrie cinématographique grâce au film "Tere Mere Sapne" . Il fut acclamé par la critique pour son rôle dans "Maachis", un film sur le terrorisme punjabi écrit et dirigé par Gulzar. Son apparition dans d’autres films comme "Daag: The Fire"et "Kya Kehna" laissa de bonnes impressions en sa faveur. Avant de rejoindre les plateaux de cinéma Singh oeuvra dans le domaine de la musique , tantôt en tant que chanteur, tantôt en donnant des cours de musique. Good come-back mister Singh.
RAZAK

Friday, May 16, 2008

Faut pas tricher avec les loups


La vérité de Survivre avec les loups est enfin dévoilée. De 1997, où le livre est paru chez Robert Laffont à février 2008 où l’auteure déballe la supercherie, au grand étonnement des lecteurs et des cinéphiles qui ont vu l’adaptation cinématographique de Véra Belmont . Misha Defonseca (alias Monique Dewael) a mis le feu à la mèche qui mène à la poudrière. La flamme du discrédit se propagea des rayons à livres aux bobines de cellophane. D’après les aveux que le journal belge Le Soir à publiés en février 2008 Misha « admet, que l'histoire de son épopée à travers les forêts d'Europe qu'elle aurait parcourues en 1941 avec une meute de loups n'est qu'une œuvre de fiction, pas un récit autobiographique comme elle le prétendait depuis dix ans ». Ainsi la petite fille dont les mésaventures ont attristés les mères belges et suscité de la compassion unanime s’est avérée une protagoniste imaginaire. Si Costner a brillé dans Danse avec les loups, Misha et son éditeur qui ont gagné un grand pactole dans la vente du best seller présenté comme un récit de vie et traduit dans plusieurs langues devraient produire un autre film véridique sous le titre Faut pas tricher avec les loups.
Les acteurs associatifs qui ont vu en la petite héroine du livre et du film une image de persécutée devraient se sentir trahis. Un pardon verbal ne suffit pas.
RAZAK

Friday, May 09, 2008

Man on fire et Ek Ajnabee deux remakes utérins


Quand deux remakes marchent aussi bien que le film originel, c’est que le scenario de base est bon. Et cette réussite commune est plus belle, quand on transcende les langues et on survole les frontières géographiques. Tony Scott, le frère cadet de Ridley Scott est anglais, mais Apoorva Lakhia est indien. Les deux réalisateurs ont apprécié le scenario originel qui a servi au premier film Man on fire , adapté du roman de A.J. Quinnell en 1987 par Elie Chouraqui. Basé sur une histoire vraie, le film matriciel est revenu à l’actualité cinématographique grâce à ces deux remakes, dont celui de Tony Scott a cartonné au box office. Man on fire est tourné en anglais mais Ek Ajnabee est en hindi. Mais dans les deux films, on retrouve la même excitation, sauf que, si l’on fait un peu de ciné-arithmétique, on aurait comme résultat de la soustraction : Man on fire moins Ek Ajnabee égale hindi-chansons. La fameuse chanson Ek Ajnabee (Maman dis-moi de ne pas parler aux étrangers) est interprétée par le duo Sukhwinder Singh- Sunidhi Chauchan. Les autres chansons composées pour le film par Amar Mohil n’ont pas été des hits. Est-ce qu'avec Anu Malik ou A.R. Rehman c’aurait été le cas ?
Revenons au casting qui était le plus intéressant. Dakota Fanning et son vis-à-vis Rucha Vaidya ont toutes les deux été adorables dans les deux longs métrages sortis du même « utérus scénaristique».
Dans le film de Tony Scott, Denzel Washington ( Creasy dans le film ) est un ancien soldat qui , à force de boire pour chasser les démons de la vie passée , devient alcoolique . Il est employé comme bodyguard par un couple bourgeois vivant à Mexico pour protéger leur fillette Lupita (rôle interprété par Dakota Fanning). Le père de cette dernière manigance un kidnapping sordide. Creasy va tout faire pour retrouver la petite fille , dont il commence à sentir de l’affection pour l’avoir apprivoisé, lui qui était sentimentalement au bord du gouffre. Dans l’autre remake indien, le rôle du garde-du-corps est interprété par le vétéran Amitabh Bachchan (Suryaveer Singh). Anamika ( Rucha Vaidya ) est la fillette à protéger des ravisseurs.
Les deux transpositions, l’une prenant Mexico comme lieu du déroulement de l’histoire, l’autre Bangkok, semblent trouver dans la démographie galopante des ces deux villes et la montée de leur indice de criminalité de quoi justifier la réussite des deux remakes.
Les actrices de bas âge ont brillé de mille feux dans ces deux films, car elles ont réussi à faire passer l’émotion. D’autant plus que leur rôle dans le script est positif. Il incarne l’innocence à l’état pur. Contrairement à Dakota Fanning, la fillette prodige qui, à l’âge de 12 ans , est devenue une star de cinéma, Vaidya ne l’est devenue dans son pays, qu’après le remake d’Apoorva Lakhia. Dakota a déjà à son actif une dizaine de films. Elle a joué aux côtés de stars de gros calibre comme Sean Penn, Robert De Niro et Tom Cruise. On raconte à son propos qu’avant le tournage du film Man on fire de Tony Scott , Dakota aurait suivi des cours d'espagnol et de piano. Pour se familiariser avec Marc Anthony et Radha Mitchell qui seront respectivement Samuel Ramos et Lisa Ramos, c'est-à-dire ses parents dans le film, elle a passé avec eux plusieurs semaines , pour mettre un peu de vérité dans son jeu d’interprétation.

RAZAK