Wednesday, May 02, 2012

Ingratitude

Ingratitude 
Par Razak
Pourquoi ne devrait-on récolter que de l’amertume après chaque acte de charité et geste 
de bonne volonté? La réponse est simple: il y a erreur de destinataire. La personne à 
aider ou à secourir n’est pas celle que l’on pense. Par ailleurs Li Andou Jouâ Kdim 
(avarice inguérissable) est incapable de répondre par la pareille, en termes de 
courtoisie et de réciprocité bienveillante. Dans le vocabulaire usuel de ces profiteurs 
on ne trouve pas le mot Merci. C’est une perte d’encre que de consacrer des lignes 
élogieuses à des énergumènes qui cachent du poison derrière la face rieuse et qui 
crachent dans la soupe que le bon samaritain leur offre gratuitement. Le mieux qu’on 
puisse attendre des mauvais types c’est le manque de civisme et de l’ingratitude 
outrancière, pour le geste généreux qu’on vient de commettre en leur faveur. Je dis 
commettre, car il y a un peu de susceptibilité qui s’insinue par inadvertance de s’être 
trompé de gars. Mais on ne doit pas se lamenter et céder au dépit, car après tout, les 
gens sont pierres et «Tob» (roche tendre) comme dit l’adage marocain. Les lecteurs de mes 
chroniques se souviennent que bénévolement et stoïquement l’on avait aidé de nombreux 
novices dans leurs premiers pas et on a réussi à détourner l’attention sur des comédiens 
et comédiennes que l’on considérait comme victimes de la société. On était allé (avec la 
bénédiction du chef de rubrique) jusqu’à afficher leur jolies gueules dans la publication 
pour que les lecteurs se souviennent d’eux. Après la diffusion du journal, ils ont vu que 
leurs conditions se sont nettement améliorées, mais ils oublient de dire merci, au moins, 
au support qui a servi de courroie de transmission et de passerelle. Bref, ils en ont 
profité, mais pourquoi se montrer irrévérencieux comme font les arnaqueurs et les pique-
assiettes? Les uns ont carrément changé de statut social. De l’être besogneux à l’être 
fortuné, l’ascension devait-elle passer par le sacrifice du chroniqueur ou du journaliste 
culturel qui l’a propulsé? D’autres, menacés d’expulsion de leur domicile, ont dû être 
sauvés in extremis grâce au journal qui, par solidarité, a évoqué leur cas. On n’attend 
pas d’eux qu’ils nous fassent une thèse doctorale de civilité, mais un tout petit mot de 
gratitude pour le rôle noble accompli. Que dire enfin de quelqu’un qui vient presque à 
quatre pattes vous supplier d’écrire sur son calvaire, mais une fois débarrassé de son 
problème, il vous dit sans vergogne: «dommage, le journal n’a pas beaucoup de lecteurs» 
comme si les journaux qui tirent à 100 milles ou 120 milles étaient tous crédibles et 
ne dribblaient pas avec la vérité. Excepté les ressortissants étrangers, on reçoit 
rarement de feed-back de nos concitoyens humblement servis, qu’ils soient artistes, 
acteurs, politiciens ou activistes de la société civile. Il y en a qui, franchissant le 
fleuve amer de la misère détestent ceux qui ont eu la gentillesse et le flair de les 
révéler en toute primeur au public. Ils ont supprimé leurs articles du book-press parce 
que cela leur rappelle les années de pauvreté et de galère. Etre artiste, c’est avoir un 
minimum de politesse et être reconnaissant envers ceux et celles qui vous ont déblayé le 
terrain. En tant que freelance, ayant épaulé pas mal de gens (voire archives de presses) 
j’aurais dû demander ma part du gâteau, notamment à ceux et celles qui réussissent, car 
tout travail mérite rétribution, mais je ne l’ai pas fait et je ne le ferais pas, parce 
qu’un humanisme quelque peu masochiste m’y conduit comme un écervelé. Demander des sous à 
un photographe sur le point d’être expulsé de son taudis n’est pas de mes habitudes. 
Demander de l’argent à des comédiens chassés des tréteaux ou ignorés par les maisons de 
production cinématographiques ne fait pas patrie de mes moeurs. Le matérialisme sauvage a 
ébranlé toutes les bonnes valeurs. Désormais, le verbe «profiter» se conjugue à tous les 
temps grammaticaux. Comme par décadence, toutes les belles choses sont devenues 
monnayables et obéissent à la vile loi du marchandising. Une chanteuse au crépuscule de 
sa carrière a dit sans rougir: «j’ai le droit d’acheter les récompenses et les 
distinctions». Cela signifie corrompre les jurys de sélection. N’est-ce pas horrible? Les 
prix doivent auréoler les plus talentueux et non pas les plus riches. Comme je l’ai déjà 
mentionné dans le tome-2 de la monographie Bouzghiba-Awards qui va paraître prochainement 
sous forme de E-book (le contrat vient d’être signé avec un cyber-éditeur parisien): 
«certains sont devenus caricaturaux et affreusement affadis, à cause du folklorisme 
clinquant et de l’affairisme décadent qui les submergent. L’objectivité y a cédé la place 
à la complaisance et à l’arnaque. Il n’a résulté de ces "loteries" perverses que les 
mièvreries et les impuretés pseudo artistiques. Certes, quelques individualités 
talentueuses méritaient d’être auréolées, mais il fallait être précautionneux pour ne pas 
en faire des prétentieux doublement affectés de négativisme et de mégalomanie. De grands 
vaniteux sont sortis de ces «urnes» dépravatrices. La débauche y est devenue une 
constante écœurante». 

Monday, April 16, 2012

L'audiovisuel et la voie "lajnocratique"


L'audiovisuel et la voie "lajnocratique"
C’est une chimère que de croire qu’en changeant les membres d’un jury ou d’une commission on peut changer la donne et mettre un terme à la gabegie dévastatrice qui a asphyxié les rouages publics durant des décennies de laisser-aller et de laxisme complices. Que l’on mette un économiste au delà de tout soupçon ou un fiduciaire assermenté, qu’est-ce que ça change à la problématique existante? Dr Mahdi el Manjra a très bien visé lorsqu’il a évoqué dans un de ses livres les effets pervers de ce qu’il appelle «Lajnocratie» (du mot Lajna signifiant commission). Le penseur marocain accuse cette excroissance bureaucratique de tous les maux sociétaux. Vu la débâcle, on ne peut qu’appuyer son point de vue, lui qui fut directeur de la RTM à une époque houleuse où le «direct» primait sur «l’enregistré» et où les confrontations idéologiques entre «gauche» et «droite» étaient si vives et querelleuses. Une petite confidence avant d’entrer dans le vif du sujet: il est arrivé accidentellement à l’auteur de ces lignes désolées de faire (une fois n’est pas coutume) partie d’un jury de sélection pour l’émission Musica (l’ancêtre de Studio 2M). Dépité, j’avais dû quitter les auditions prématurément parce qu’un des membres dudit jury dont le nom ne mérite pas d’être rappelé m’avait demandé d’être indulgent envers une candidate qui faisait partie de sa tribu. N’est-ce pas de la tricherie que de donner indûment une bonne note à une personne qui ne le mérite pas? Vexé par ce comportement a-déontologique, j’avais fui l’auditorium précipitamment. A l’époque c’était le bénévolat qui prévalait. Il n’y avait ni cachets, ni primes juteuses comme celles qu’on distribue aujourd’hui à tout va. Depuis cette clownesque soirée, je n’avais porté que peu d’intérêt aux délibérations des diverses commissions à but lucratif, parce que tous les maux viennent du pécule, de la complaisance et du manque d’étique. L’expression artistique dans tous ses états en a subi de sérieux revers. N’ayons pas peur des mots et disons les choses telles qu’elles sont. Nous avons de nombreux départements qui sont malades de leurs dirigeants, parce que leur désignation a été soit hâtive, soit subjective et ne tenant pas compte des compétences réelles du manager désigné. Le hic, c’est qu’on leur rajoute d’autres tâches supplémentaires comme le charger d’une fédération sportive. N’est-ce pas de l’enfantillage? Il est évident que pour faire face au fardeau de la responsabilité ces managers surmenés doivent suivre le raccourci «lajnocratique» pour se disculper en cas de défaillance et d’échec. Quand ils commettent des erreurs graves ils le font endosser auxdites commissions. Machiavélique comme subterfuge! C’est ce qui explique la longévité administrative de certains d’entre eux. Qui choisit ces membres de commission qui ne font rien sans toucher «la commission»? Qui tire les ficelles dans les coulisses? Trois sessions pour le cinoche, d’autres plus budgétivores encore pour la téloche, sans oublier les différentes caisses de soutien du ministère de la culture et celui de l’information. Même la Cité des arts à Paris doit passer par les canaux «lajnocratiques» à la marocaine, comme si les artistes étaient des gamins dont le sort devait dépendre d’un groupuscule de tuteurs. Quel en a été le résultat de tout ce branle-bas? A-t-on atteint les objectifs escomptés?
Côté audiovisuel, on est toujours à la traîne. 2M est au bord du gouffre (c’est le ministre lui-même qui le dit) et Aljazeera fait des ravages non pas dans le domaine culturel et artistique comme le souhaitent les gens cultivés mais dans celui que la «footite virale» a infecté. Tiens on nous parle de cahier de charges comme si l’énonciation des principes généraux était la solution idoine. Est-ce suffisant? On s’attendait à un cahier de décharge plus percutant c’est à dire des limogeages massifs pour incompétence et dilapidation des deniers publics on nous sort une prose insipide dépourvue d’inventivité et d’audace, alors que les bilans désastreux de notre audiovisuel sont visibles l’oeil nu et audibles à l’oreille qui a bonne mémoire.
RAZAK

Thursday, March 22, 2012

RAZAK, ce soir sur RTM chaîne Inter émission: Rencontre du soir

Emission radiophonique :"RENCONTRE DU SOIR"

Thème débattu: Le livre, entre l’édition classique (livre « papier ») et l’édition électronique (E-book)

MOTS-CLEFS:

-Editeurs ou courtiers d’imprimerie ?

-E-book le sauveur

-Attention aux arnaqueurs de la cyber-édition

-Le ministère de la culture et le livre électronique

-Galeries virtuelles des arts plastiques, incidences et prévoyances.

Date de diffusion: jeudi 22 mars 2012

Horaire: 21 h 45 mn. RTM chaîne inter

Producteur et animateur et Adib el Machrafi

Tuesday, March 20, 2012

Tableau perdu de Razak

Peinture à l'huile sur toile
la toile a été vue pour le dernière fois au centre Maârif de Casablanca
dans le cadre d'une exposition thématique intitulée:
Au grès du pinceau et de la plume
dim: 130 x 105

Caricatures de Razak



Friday, February 03, 2012

ESSAFI KHAMMAR OU LA PUISSANCE INSTINCTIVE D’UN REGARD




L’amateur d’art qui a la chance d’assister à la genèse d’un chef-d’œuvre pictural ou photographique jouit doublement: le prestige du regard admiratif, jeté sur un univers coloré en gestation et l’extase du produit final. Ainsi, il y a des photographes qui, aussi doués qu’imprévisibles, vous offrent cette double sensation gratifiante. Benthami Khammar ESSAFI, l’un des rares photographes d’art auxquels le magazine de la RAM (Royal Air Maroc) a consacré un spécial fort élogieux paru sous le titre: PATRIMOINE, L’EAU COMME SOURCE DE VIE, n’arrête pas de nous étonner avec sa manière si débridée et instinctive de composer avec les objets familiers et les substances fluidiques pour en faire des paradoxes visuels. Ses œuvres photographiques ont quelque chose de transcendantal. L’abstrait s’y insinue doucereusement comme une strophe dans un poème. En 2007, au commencement de l’hiver, j’avais fait le voyage avec lui en Haut-Atlas région Setti Fadma-Ourika et il en avait résulté un travail digne d’intérêt, confirmant la bonne impression que j’avais de lui depuis des lustres. Je me souviens aussi des risques imminents qu’il encourait en traversant les flots de la rivière sur un tronc d’arbre mal posé. Ce voltigeur fou de la photo est aussi un bon cadreur. Comme un topographe expérimenté, il cherchait toujours la bonne orientation. Ainsi, doué d’un regard perçant, il lui avait suffi d’un instinctif clic sur son appareil pour qu’une oeuvre d’une beauté énigmatique naisse. Quand il m’avait montré le tirage final je fus surpris et ébahi. La nuit en me montrant ses photos sur son MAC, le sommeil avait pris fuite. Si je n’avais pas été témoin de ses prises de vue instantanées, j’aurais pensé à un photomontage, comme il est devenu coutumier d’en faire en grands nombres grâce au multimédia. Mais l’artiste n’est pas à sa première œuvre énigmatique. On rappellerait qu’aux années 80 du siècle dernier, il avait photographié la rame d’une felouque. Aucune personne n’avait pu déceler «l’intrus» qui se cachait derrière les vagues. L’angle de prise de vue avait accentué le mystère. Mais comme la presse en avait abondamment parlé, on se mit à imiter le photographe sans vergogne. Tout près du Toubkal les sens de l’artiste semblaient retrouver toute leur vigueur et leur finesse. Son regard devenait aigu et sa main plus agile. Malgré leur turbulence, les filets d’eau lui étaient d’une docilité exquise. La qualité artistique de son travail, le caractère inédit de ses photos surtout les possibilités de lectures offertes au regard du spectateur, font de certaines photos des chef-d’oeuvr


RAZAK













Friday, January 27, 2012

Sousdi est mort mais ses refrains survivent



Mohamed Sousdi était pour Lemchaheb ce qu'étaient Boujmiâ et Larbi Batma pour Nass el Ghiwane: une voix du genre fortissimo et une plume poétique féconde. C'était un Zejjal d'une verve ruisselante toute imprégnée de militantisme. Hindiphile jusqu'a la moelle et fan du roi du sitar Ravi Shankar, Sousdi s'est vu octroyer le prix de la meilleure voix en 1969 justement pour avoir chanté une chanson pathétique tirée du célèbre film hindi DOSTI (Essadaka). Le brillant vocaliste, auteur de «Oua Bghit Bladi» ne mâchait pas ses mots. Le mot «Bladi» placé au coeur de cette belle strophe a plusieurs sens. Il peut signifier le lopin de terre qu’on confisque à un pauvre paysan, comme il peut signifier patrie. Selon des témoignages livrés à la presse par le défunt, cette chanson présentée dans un cadre intimiste au palais royal de Bouznika aurait tiré les larmes au roi disparu. Tellement ému par la teneur sémantique et la puissance des mots et puis par la musique qui leur donnait forme le monarque se serait vu écrier par jubilation: «Ca, c’est de la vraie chanson!». L’appréciation était à sa juste valeur, car depuis son lancement au milieu des années 70, Lemchaheb a marqué des générations ensuivies notamment parmi les lettrés que compte le pays. Ils ont redonné au ghiwanisme ses lettres de noblesse, en y imprimant une touche sonore toute particulière. Personnellement, je le préférais aux autres groupes bien que Nass el Ghiwane jouisse du prestige du pionnier et je ne suis pas le seul à avoir un faible pour ce groupe magmatique qui avait dessiné des flammes rougeoyantes et emblématiques même sur les instruments de musique. On lui doit aussi d’avoir modernisé l’orchestration en introduisant des instruments électriques (la mandoline s’est dotée d’un amplificateur…) alors que d’autres se sont contentés du jumelage du banjo avec le Hajhouj (certains disent Sentir).


Il serait bon de rappeler à ce propos qu’avant que Transparency-Maroc ne soit créé dans le but de combattre la corruption Nass el Ghiwane et Lemchaheb avaient réussi à détourner les regards sur ce fléau qui ronge la société marocaine depuis des lustres. Ce serait dommage que juste après la mort de Boujemaâ Hakour (alias Boujmiâ) et de Larbi Batma, Nass el Ghiwane ait changé de style. Il est devenu plus édulcoré et moins virulent. Une chanson comme «Saifna Ouella Chettoua» (notre été est devenu hiver) haranguait les foules au point de la transe. Au stade Harti d’Agadir (1981) j’avais vu de mes propres yeux l’état d’ébullition dans lequel l’arène gazonnée était plongée. Le film «Al Hal» de Maânouni garde quelques Celsius endiablés dans ses bobines. Lemchaheb était le préféré des élèves des Instituts et grandes écoles comme l’Ecole des mines et l’école Mohammedia des ingénieurs. En effet, en 1976, célébrant la fête du mineur, le syndicat des élèves de l’ENIM avait réuni les cotisations nécessaires pour inviter Lemchaheh. Ce fut une soirée inoubliable. J’avais la chance d’y prendre part. La salle des fêtes jouxtant la préfecture de Rabat était archi-comble. Le seul désagrément qui avait enlaidi et noirci ce beau souvenir: les rafles nous attendaient vers minuit à la sortie de la fête. Les sécuritaires de l’époque qui avaient une dent cariée contre cette formation musicale marocaine qui faisait des maux de la société son cheval de bataille, voulaient exprimer à leur manière leur haine pour ce groupe engagé ainsi que pour leurs fans. Le fameux «Ahaydouss» avec lequel s’achevait la chanson «Daouini» (guéris-moi) avait excité ces fonctionnaires armées de menottes qui n’avaient de respect ni pour les musiciens, ni pour les ingénieurs supposés être des leviers de futur pour le pays. Quelle sale époque ! Certains élèves ingénieurs n’avaient pas pu regagner leur dortoir universitaire. Ils ont passé le reste de la nuit au jardin Hassane enfouis entre les buissons par peur d’être arrêtés par les policiers nocturnes dont la férocité et la hargne faisaient trembler même les murs de marbre. Ainsi, malgré les tractations et les embûches, Lamchaheb a poursuivi son cheminement. Côté engagement, il n’a pas fléchi d’un iota. Il est resté fidèle aux principes de base qui ont favorisé sa naissance et son épanouissement. Comme Nass el Ghiwane, Lemchaheb a vu le jour au Hay Mohammadi (Casablanca). Sousdi en fut un des membres fondateurs. Il naquit à Derb Moulay Cherif en 1951, mais ses parents et arrière parents furent issus d’Ait Aâtab (région de Tadla-Azilal) . Sousdi avait reçu les éloges du père du folksong contestataire Cheikh Imam et du leader palestinien Yasser Arafat. Qui de nous ne se souvient pas de ces jolis refrains: «Ya Majmaâ Laârab Noudou Nkalôu Sfoun al Ajam Fel Bhour Daret Quiyama» ou encore «A Laâfou Yababa Ouach al Hak Yzoul Lakloub al Keddaba Nsaouna bel Maâkoul» …? Des mots presque intraduisibles dans une autre langue et que seuls les marocains de la classe défavorisée savent en saisir la profondeur. De son vivant, Sousdi avait lui aussi eu sa part de l’oubli et comme on l’a déjà mentionné dans une chronique précédente: «on enterre bien nos morts et on tourne le dos aux vivants». J’aurais dû écrire survivants car il s’agit de pauvres rescapés acculés, à vivre à la marge à cause du bicéphalisme sociétal ambiant, hypocritement entretenu par ceux qui, gargarisés dans les municipalité et préfectures, font la pluie et le beau temps. Sousdi est mort mais ses refrains survivent. Il faudrait des rafales de vents érosifs pour que le brasier magmatique s’éteigne. Les troupes Nass el Ghiwane, Lemchaheb, Jil Jilalala, Izenzarne, Mesnaoua…ont révolutionné l’écoute marocaine. L’histoire musicale du pays leur doit une chose: ils ont virilisé la chanson populaire marocaine, car avant leur apparition c’étaient les Chikhates (danseuses du ventre) qui monopolisaient les estrades populaires.


RAZAK

Friday, January 20, 2012

7th Bouzghiba-Awards Indian Embassy in Rabat wrote to Shahrukh Khan

On Wednesday 18 January we were received by Indian Embassy in Rabat. The purpose of the visit: the trophy of 7th International Prize of Bouzghiba. The winner is Shah Rukh Khan. At the same time we gave two copies of our last books titled: Monography of Bouzghiba (part 2) and The Indian cinema between Nirvana and Navarasas

We were assured that the Embassy has sent a letter to Shah Rukh Khan. We want to receive an answer and a reply as soon as possible.

Friday, January 13, 2012

CINEMA: de l’impudeur comme label de qualité ?!



Cinema: de l’impudeur comme label de qualité ?!

Le CCM n’a, semble-t-il, pas encore trouvé la voie salutaire, le style de gestion et de gouvernance probant. Chaque patron désigné à la tête de cet organisme semi-public ayant des prérogatives patrimoniales communes relevant des deux domaines de l’information et de la culture impose sa vision des choses, quitte à bousculer les us et coutume ancestraux sans pour autant élargir l’horizon esthético-culturel. La filmographie marocaine de la dernière décennie a été marquée par un clivage tout particulier qui a fait couler beaucoup d’encre noire, on a privilégié le sensuel érotisant au détriment du spirituel emblématique. Ainsi, comme par malédiction, un cinéma délétère plus libidinal que culturel a pris la relève. Heureusement ou (malheureusement pour les accrocs des Lolitas en tenue d’Eve) cette filmographie ne trouve ni acquéreurs, ni regardeurs intéressés. Pire, chaque film qui sort sous cette enseigne charrie avec lui un summum de poison et provoque un tollé de protestations proche du lynchage. Le chef du centre (qui depuis longtemps a dépassé l’âge de la retraite) endosse pleinement la responsabilité de ce choix thématique capricieux qui est loin de satisfaire le goût des Marocains y compris celui des cinéphiles les plus ouverts d’esprit et tolérants comme l’auteur de cette chronique. Le soi-disant film de Nejjar présenté lors de la soirée inaugurale du dernier FIFM constitue l’overdose de l’insipidité. Il n’y a pas un seul chroniqueur culturel marocain et respectable qui ait apprécié ce film. Cautionner cette préméditée «bordelisation» des bobines porte préjudice à la société marocaine toute entière, avec ses islamiques et ses laïcs. On veut monter au monde que contrairement aux autres peuplades de la planète les Marocains ont un problème avec la partie pubienne et les sphincters. Dans ce cas ça devient de la provocation. Ce cinéma de décadence encouragé par la complaisance et le laxisme complice des instances de contrôle cache une intentionnalité malveillante. Figurez-vous que cet organisme étatique qui ne survit que grâce aux ressources publiques et qui est censé guider le peuple contributeur vers des agoras imagées qui reposent son regard en cultivant son esprit prend la tangente dans une cabalistique fuite en avant qui n’a rien de glorieux. Au crépuscule de sa carrière son patron a assisté de visu à l’agonie de la cinéphilie de salle. Comme on ne lui a pas dit halte, maintenant il veut jouer au psychanalyste freudien sans en avoir le soubassement doctrinal. Il oublie l’essentiel: savoir se monter utile. Ainsi, délaissant les choses prioritaires comme la lutte contre le piratage on persiste et signe dans la même voie sinueuse avec une effronterie et une opiniâtreté jamais observées auparavant. L’atrophie symptomatique du nombre de salles qui passe de 270 unités à 40 n’est-elle pas la preuve tangible d’une gestion déficiente? A titre de comparaison et pour un pays moins peuplé que le Maroc les statistiques de l’UNESCO indiquaient que dans la Hongrie de 1972, il y avait 803 cinémas en 35 mm, 3 680 en 16 mm et 39 groupes mobiles. Le total des fauteuils de cinéma était de 285 000 pour les salles en 35 mm et de 438 000 pour celles en 16 mm, soit une moyenne de 7,2 sièges pour 100 habitants. Pourtant le dénombrement démographique établi en 1972 donnait comme chiffre: 10 259 000 habitants. Cela montre le gouffre culturel dans lequel on vit au Maroc. Autre lacune: l’envahissement des intrus. Aux États-Unis les gens passent plus de 14 ans à faire l’assistanat avant de tourner leur premier film. Au Maroc même les Farnatchi (fournier du hammam) se disent cinéastes. Il y’en a même qui disent «cineastres». Allez savoir d’où ces grosses têtes ont puisé ce charabia. L’effusion budgétaire (d’ailleurs attestée officiellement par la Cour des Comptes) s’ajoute à ces dérapages. La maison brûle mais le sapeur pompier croise les bras. Rien que pour la désignation d’un président de jury on a fait le voyage par avion jusqu’à sa demeure, alors qu’un fax aurait suffi. La gabegie semble bien installée dans son fauteuil. Au sein de ce centre on se targue d’avoir augmenté le nombre de films, et la tirelire comme si c’était une performance extraordinaire. Mais peut-on cacher les rayons du soleil avec un sas aux mailles espacées? La réalité est plutôt invivable. Elle suscite à la fois le dépit et la pitié. Les dysfonctionnements sont nombreux et criards. Car il ne s’agit nullement de privilégier le quantitatif mais le qualitatif, car le cinéma n’est pas un ustensile de cuisine ou un écrou qu’on fabrique à la chaîne. C’est un miroir de société. Il doit laisser transparaître la quintessence et non les difformités. Au lieu d’importuner les Marocains en les choquant par des créations hybrides, bâclées et insidieusement centrées sur les parties les moins nobles du corps humain, ne fallait-il pas revenir au riche patrimoine des aïeux et à l’œuvre romanesque de nos auteurs contemporains les plus imaginatifs et les plus prolixes? On ne serait pas passéiste si l’on disait que le cinéma d’autrefois était beaucoup plus pesé et plus attrayant que celui d’aujourd’hui malgré la modicité des capitaux de tournage de jadis. C’est une question de teneur et non de texture. Autrefois, on abordait les thèmes sociétaux les plus préoccupants comme l’exode rural et la précarité urbaine (films: Assarab, Weshma…), de nos jours ce sont les tares libidinales et les mœurs sexuelles qui prédominent. Pour être accepté par les apôtres du fonds d’aide dont on ignore toujours les critères de leur sélection et pourquoi on les paie, il faut mettre un peu de «hot» dans la hutte. C’est comme si l’impudeur était devenue un ingrédient de base et un label de qualité. Enfin, y en a marre des pseudos réalisateurs, des pseudos producteurs et des bureaucrates véreux qui les manipulent. L’heure d’une purge en profondeur a-t-elle sonné? Les deux nouveaux ministres de l’information et de la culture qui héritent d’une situation peu reluisante doivent nous montrer de quels déboires ils s’échauffent, sinon le désespoir, après leur échec, serait double.

RAZAK


Friday, January 06, 2012

Edition : radioscopie d’une transition


Au Maroc, on ne lit pas. C’est un fait avéré. Tous les professionnels du livre le disent. Pour être précis, l’on dirait qu’on ne lit pas les œuvres de fiction et les créations poétiques, bien que les aïeux en soient si gourmands et si friands. Les fameuses Muâllakat témoignaient de cet engouement pour la rime. La plupart de nos écrivains d’expression française se sont fait connaître à l’étranger. Il y en a qui sont toujours proscrits des programmes d’enseignement comme Mohamed Choukri ou récemment réhabilités comme Khair-eddine.

«On ne lit pas parce qu’on a un fort taux d’analphabétisme» ainsi argumentent certains sans cacher leur pessimisme. D’autres rattachent cette négativité à notre nature comportementale ambivalente. On gaspille de l’argent dans l’achat de futilités et on se montre avare dès qu’il s’agit de livres. Curieuse attitude de la part d’une peuplade dite du verbe et dont un des premiers préceptes catéchistes conseille de lire et d’aller jusqu’au bout du monde pour se ressourcer et recueillir la connaissance.
Humoristiquement et au risque de contrarier les réfractaires l’on dirait que les marocains lisent beaucoup. Il suffit de regarder autour de soi pour s’en convaincre. Ils lisent les programmes du PMU et les factures mensuelles de consommation Eau et Electricité. A noter aussi que les lecteurs hippiques semblent plus concentrés et plus engagés (financièrement cela s’entend). Ce sont des lecteurs potentiels et si dévoués à la cause, puisque après la lecture, ils passent au guichet pour valider leurs pronostics.
Revenons aux choses sérieuses pour dire que l’édition au Maroc est actuellement en état de crise. Les puristes pensent qu’elle est à l’agonie. La littérature doit-elle subir le même sort ? Si les livres scolaires sauvent certaines maisons d’édition d’une véritable faillite, la diffusion des œuvres littéraires est confrontée à des aléas insurmontables. Pas la peine d’être Pierre Bourdieu pour en faire le constat sociologique. Ainsi, constatant de visu la débâcle et ses vicissitudes, les quelques rescapés de l’édition «classique» se retrouvent aujourd’hui devant un dilemme. De deux alternatives l’une: soit ils mettent un peu d’eau dans leur cuvée pour subsister, soit ils continuent à d’éditer des livres à fond perdu jusqu’à leur prévisible négation. Il importe de signaler que ceux qui ont fléchi pour éviter la cassure l’ont fait au détriment de leur crédibilité. Petit à petit, ils se sont transformés en intermédiaires d’imprimerie. C’est pour cela que les éditeurs agonisent, mais les imprimeurs prolifèrent et prospèrent. Ce qui est paradoxal, c’est que malgré la crise structurelle que traverse le secteur de l’édition, le nombre des auteurs ne cesse de croître et (autre signe de vie) qu’ils n’arrêtent pas de noircir les pages, malgré l’amoncellement de nuages sombres. Les poètes, les nouvellistes et les essayistes universitaires ou autres sont devenus plus nombreux que les éditeurs. Alors comment endiguer le flux ? Du point de vue éditeur on a déjà montré là où le bât blesse. Les manuscrits s’entassent et les catalogues se rétrécissent, comme une peau de chagrin. On ne se donne même pas la peine de répondre aux « envoyeurs de manuscrits ». Pourquoi ne pas se transmuer en cyberg-éditeur et tenter sa chance dans l’édition en ligne ? C’est une bouée de sauvetage pour les éditeurs menacés de disparition. Reste à trouver les compétences appropriées, les capitaux nécessaires pour financer cette mutation et conserver le même sérieux. Les readers-books (liseuses électroniques) sont séduisants mais ce sera du luxe pour les marocains. A court terme, on ne peut pas baser le projet d’édition électronique sur un outil sophistiqué et coûteux. On risque de répéter le même échec. Si sous d’autres cieux «sur-technologisés» les readers-books constituent une
manne, au Maroc ils ne présentent qu’un intérêt sommaire plus élitiste que populaire, car même si on parvenait à importer cette technologie, il faudrait du temps pour que l’on s’y habitue. Le livre papier n’a pas marché, alors comment le livre électronique peut-il outrepasser le handicap et faire exception ?
Du point de vue auteur, on s’ajoute une autre corvée supplémentaire. On doit tout prendre en charge, comme un réalisateur de film tiers-mondiste qui fait à la fois le script, le régisseur et le restaurateur, en mettant en gage les meubles de sa maison. Dans un premier temps, l’édition à compte d’auteur est apparue comme une solution prometteuse. Mais ce mode d’édition n’en profite qu’aux imprimeurs dont certains réalisent un chiffre d’affaire considérable. Le hic, c’est que les livres imprimés chez ces derniers sont rarement distribués dans les librairies par les deux sociétés de diffusion qui détiennent un monopole quasi total. Ces sociétés sont elles aussi menacées de disparition, puisqu’elles ne survivent actuellement que grâce à la distribution de journaux et de quelques livres sur la cuisine marocaine. Dernier recours et qui nous semble plus probant et plus approprié : la diffusion de l’ouvrage via Internet.
Concernant le e-book, il faudrait faire la nuance entre deux choses distinctes, bien qu’elles soient issues du même utérus: les livres électroniques ayant besoin des readers (tablettes électroniques de lecture) et puis les livres ordinaires mis online via un site web spécifique, mais qui n’ont pas besoin de liseuses interactives. On vous autorise à les télécharger dans votre PC moyennant une somme d’argent payée sous forme de Pay-Pal ou à l’aide d’un mandat de transfert postal. Il y a à ce propos deux possibilités: la gratuité ou la voie rémunérée. C’est la seconde possibilité qui pose problème, à cause du mode de paiement qui entrave la fluidité des échanges. Le E-commerce au Maroc n’est qu’à ses premiers balbutiements. Répétons-le encore une fois, c’est l’industrie du livre qui est en crise et non pas la création littéraire. Comparés à leurs prédécesseurs, les auteurs marocains d’aujourd’hui sont plus productifs et plus prolixes. Normal, l’informatique est derrière cette hypertrophie graphique. Malheureusement, le déferlement de leurs écrits bute contre la rigidité et l’avarice des rescapés de l’édition traditionnelle. La diffusion sur le Net reste un atout. Mais il faut trouver le bon portail pour en assurer le transit du flux. Car les malins de l’édition en ligne ont trouvé un subterfuge qui leur sied à merveille, ça s’appelle l’édition participative. On vous dit qu’on s’occupe de tout, sauf de la maquette. C’est vous qui devez payer les frais de sa réalisation. Quand, en fin de processus, on vous transmet une proposition chiffrée, vous êtes surpris par le montant excessif de la maquette. Ce qui est révoltent, c’est qu’on facture sans vergogne aux auteurs la correction orthographique de leur texte. Auquel cas, il serait profitable d’éditer à compte d’auteur que de départager le copyright avec une entité dont ne connaît que l’URL de son site Web. Il y a anguille sous roche. Ce ne sont pas des éditeurs mais des arnaqueurs doublement fautifs aux yeux de la Loi. D’abord, ils transgressent la déontologie en vigueur dans tous les pays de la planète, ensuite ils entravent la créativité littéraire et scientifique, en mettant des œufs pourris sur le chemin de l’édition. De nombreux naïfs sont tombés dans le piège. Les relents des cas litigieux se trouvent actuellement étalés dans les pages web et dans les forums de la blogosphère. Le législateur semble en quadrature retard par rapport à cette forme de service virtuel. On devrait répertorier les éditeurs e-book sérieux, afin d’isoler et mettre hors d’état de nuire les malfrats de l’édition électronique. Le ministère de tutelle qui a pour prérogative d’encourager la création littéraire philosophique et scientifique a du pain sur la planche. Un nouveau portail destiné aux e-book d’auteurs marocains aurait ajouté aux pixels interactifs un peu de véracité. Les auteurs marocains malmenés par les pseudos éditeurs de paperasse attendent impatiemment une telle initiative. On espère que le nouveau ministre de la culture et de l’information va marquer son entrée par une telle innovation. Quand aux égarés de l’édition traditionnelle ils doivent trouver une boussole pour sortir du bourbier. De toute évidence, quand les affairistes incultes et cupides se mêlent des affaires de l’édition, inéluctablement la dépravation accompagne cette opération incongrue et malsaine. N’est pas éditeur qui veut. Malheureusement, cette bominable prolifération microbienne est entrain d’envahir non seulement le domaine de l’édition classique (support papier) mais aussi celui du Net en contaminant les espaces Web réservés aux livres électroniques.
RAZAK


Thursday, December 29, 2011

L’acteur indien Shah Rukh Khan Lauréat du 7e Prix International de l’Humour

COMMUNIQUE

L’acteur indien Shah Rukh Khan Lauréat du

7e Prix International de l’Humour

Le trophée du Prix Bouzghiba-2011 va s’envoler encore une nouvelle fois vert l’Est jusqu’en Inde, le berceau de Mahabharata, la terre des Mages et des Fakirs spirituels pour auréoler l’acteur indien Shah Rukh Khan. Sa Seigneurie The King of Bollywood mérite amplement le trophée du 7e Prix International de l’Humour parce que là où il se déplace il emmène avec lui sa baraka, sa félicité et sa bonne humeur. Son aura va crescendo. A Toronto comme à Berlin on en vu des preuves irréfutables. King Shah, en pleine maturité, magnétise les publics au point de les envoûter. Acteur émérite, il sème la gaîté dans la foule. Ce grand marchand du bonheur est né sous la bonne étoile. Il a des fans dans presque tous les pays de la planète. L’ambassade de l’Inde à Rabat est sollicitée pour agrémenter cet événement par sa louable médiation dans l’envoi du trophée. Comme autres additifs de bienséance transculturelle on y a joint : les deux tomes de la monographie Bouzghiba-awards (éditions 2008 et 2011) ainsi qu’une copie du dernier livre écrit récemment par Razak sur le cinéma indien et intitulé: Le cinéma indien entre Nirvana et Navarasas.

Shah Rukh Khan est né en 1965 à New Delhi. Il constitue avec le vétéran du cinéma indien Amitabh Bachchan un des tandems de cinéma les plus célèbres du continent asiatique. Si l’un est surnommé Baadshad de Bollywood l’autre en est le Shaheshah. Dans le livre cité ci-dessus on a consacré de longs chapitres à ces deux sommités du cinéma indien pour mettre en exergue leurs apports et plus-value respectifs.

« En tant que critique de cinéma ayant milité durant les trente années écoulées pour détourner le regard des occidentaux sur ce cinéma émergent bien nourri de Ragâs et bien ensemencé de Navarasas (9 essences de base) ca m’honore de l’honorer et je me félicite d’une telle consécration » a déclaré l’initiateur de ce prix à propos de ce clin d’oeil révérencieux. «A une certaine époque on prenait les hindiphiles pour des attardés cinéphiliques, ajoute-il. Cette attitude négative n’était pas dénuée de xénophobie. Aujourd’hui les réfractaires qui ont vu la bande-annonce de Don-2 sont ébahis. La qualité de certains films hindis estampillés «New Indian Cinema» a surpris plus d’un ».

Shah Rukh Khan est le 7e lauréat de ce prix culturel désormais connu plus par sa vocation symbolique que par ses attributs pécuniaires et lucratifs. Il succède aux six premiers lauréats à savoir: la sculpteuse australienne Patricia Piccinini (prix de démystification), les animateurs du programme-TV «C’Est pas Sorcier » (prix de vulgarisation scientifique), Theo Jansen, le physicien et artiste néerlandais se déclinant du courant le plus influent de l’art cinétique (l’art au service de l’écologie), ZHANG YIMOU le metteur en scène chinois qui a supervisé le show inaugural de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Beijing-2008, Larbi Sebbane (caricaturiste marocain) et Derib le roi de la BD suisse. Rappelons que le premier tome du livre monographique consacré au Prix International de l’Humour a été publié au mois de novembre 2008 pour jeter une lumière sur l’œuvre des trois premiers lauréats. Le second consacré aux trois derniers gagnants sera édité incessamment (en plus du support papier) sous forme de livre électronique (E-book) pour en assurer une grande diffusion sur le réseau des réseaux (Internet).

Pictural et bibliographique telles sont les caractéristiques fondamentales de ce prix à travers lequel l’initiateur (Razak) cherche à faire l’apologie de la beauté et l’excellence, loin de toute fioriture et laideur asphyxiante.

Pour toutes clarifications éventuelles, prière voir les deux weblog:

http://bouzghiba-awards.blogspot.com

http://razak-cinema.blogspot.com

Audience presse écrite

-Achourouq (sur la monographie, le 5e le 6e B-A)

-Al Ahdath Al Maghribia (2e B-A)

-Al Alam (interview et articles sur le happening d’El Oulja, 5e et 6e B-A)

-Al Ayyam (monographie)

-Al Bayane (interview, 2e et 5e B-A)

-Al Haraka (2e B-A)

-Al Ittihad (journal émirati, sur le personnage Bouzghiba)

-Al Ittihad al Ichtiraqui (monographie, 5e et

6e B-A)

-Al Jarida al Oula (monographie)

-Al Maghrib (happening d’El Oulja )

-Al Maghribia (2e, 5eet 6 e B-A)

-Al Massae (monographie, classement du blog et

2e B-A)

-Al Mithaq (sur le personnage Bouzghiba)

-Al Mounaâtaf (classement du blog, 5e et 6e B-A)

-Al Ousboue Assahafi (classement du blog et 5e B-A)

-Al Qods al Arabi (5e B-A)

-Al Watan (classement du blog et 5e B-A)

-Annasse (2e B-A)

-Anoual (sur le personnage Bouzghiba)

-Asharq al Awsat (sur le personnage Bouzghiba, la monographie, 1e, 2e et 5e B-A)

-Assahra (sur le happening d’El Oulja)

-Au fait (sur la monographie)

-Aujourd’hui le Maroc (5e B-A)

-Awal (6e B-A)

-Bayane al Yaoum (2e, 5e et 6e B-A)

-Le Journal hebdomadaire (5e B-A)

-Le Matin ancienne édition (interview, articles sur l’expo Bouzghiba et le happening d’El Oulja)

-Le Soir sur (le classement du blog et 5e B-A)

-Libération (monographie, 2e et 5e B-A)

-L’Opinion (sur le personnage, le classement du blog, 5e et 6e B-A)

-Madariq (revue éditée en France, 5e B-A)

-Maroc-Hebdo International (classement du blog)

-Ma Waraâ al Hadath (6e B-A)

-Rissalat al Oumma (2e B-A)

-Saydathi (sur le personnage Bouzghiba)

Audience Internet

-WWW.aawsat.com

-WWW.actualites.marweb.com

-WWW.actualitemonde.net

-WWW.affairemaroc.com

-WWW.Afromix.org

-WWW.Anakstore.com

-WWW.atelier-du-cadre.fr

-WWW.atoo-blog.fr

-WWW.Babelfeeds.com

-WWW.bizinformation.com

-WWW.blauerbote

-WWW.blogcatalog

-WWW.Blogdimention.com

-WWW.blogged.com (avec insertion Facebook)

-WWW.blogonet.fr

-WWW.Blogscope.net

-WWW.Buzz.c-cher.com

-WWW.Casafree.com

-WWW.casanet.net.ma

-WWW.cine-metro-art.com

-WWW.cmca-med.fr

-WWW.cmca-med (version- arabophone)

-WWW.ccme.org.ma

-WWW.comparez-en-ligne.com

-WWW.Dicodunet.com

-WWW.ebabylone.com

-WWW.news.eorezo

-WWW.Eponym.com

-WWW.Feedshow.com

-WWW.fr.allafrica.com

-WWW.gasta.co.za

-WWW.gazette-press.com

-WWW.get-first.com

-WWW.Hespress.com

-WWW.Jamespot.com

-WWW.jobaupair.com

-WWW.leguide.ma

-WWW.LeMondeAvance.com

-WWW.maghrebin.net

-WWW.Maghress.com

-WWW.Maghribouna.com

-WWW.Maroc-Culturel.com

-WWW.marocfeed.com

-WWW.Maxi.Blog-Evolution.

-WWW.menara.ma

-WWW.Modhil.com

-WWW.Mondial-News-net.com

-WWW.muestrarios.org

-WWW.Newstin.com

-WWW.OComores.com

-WWW.Oneindia.in

-WWW.Only-ambassade.com

-WWW.papamamanbebe.net

-WWW.pressindex.com

-WWW.Shop-turbo.com

-WWW.Spectable.com

-WWW.StrategicBoard.com

-WWW.Technorati.com

-WWW.top-debats.info

-WWW.vihinfo.net

-WWW.weborama.fr

-WWW.Wikio.fr

-WWW.world-travellers.eu

-WWW.Worldnews-net.com

-WWW.Yorkza.com

-WWW.ZemZem community.com

-WWW.zewol.net

-WWW.123news.org

-WWW.123people.fr

-WWW.Savdesmarques.com

-WWW.Caffeinated.Buzz!.com

-WWW.Lintas-Oto.info

-WWW.Inetgiant.com

-WWW.ar.midipress.com

-WWW.Petanque-UA.org

-WWW.Videosurf.com

-WWW.search.exoa.fr

-WWW.Nouvellys.com

-WWW.KMLE.com

-WWW. fr.wasalive.com

-WWW.peinture-chinoise.fr

Agences de presse:

-La MAP (2e et le 5e B-A)

Radios:

-RTM (Emission: «Vol de Nuit »)

-Radio Tanger

-Casa FM (le 5e B-A)

Wednesday, December 28, 2011

Shah Rukh Khan wins the 7th International Prize of Humour







Press release
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The indian movie-star Shah Rukh Khan
wins the Bouzghiba-Awards 2011
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The indian actor Shah Rukh Khan is the winner of Bouzghiba-Awards 2011.
He was born in 1965 in New Delhi. He is one of most influent movie-star of Asia. Strange circumstances had marked this famous and amazing actor.
In his autobiography He said:” My father was a chief engineer. My mother was a social worker, a first class magistrate. She had studied in Oxford. She was among the first few Muslim women to have achieved so much”.
Two copies of monographic book (part 1 and 2) will be added to the trophy and to the latest book recently published and that talks about Indian cinematography titled: “The Indian movies between Nirvana and Navarasas”.
In this book we underline the fantastic itinerary of the King of Bollywood.
The “Bouzghgiba-Awards” is an original cultural prize which was created in 2005 by Moroccan artist and critic-movie Razak Abderazzak . The creator of Bouzghiba’s avatar. He launched this cultural award in order to encourage humoristic performances around the World. The trophy is representing a painting made by him.
Razak who supervises this annual event published several books. So, after the third edition of Bouzghiba-Awards he published a monographic book in order to make a special tribute in presenting the three winners (Patricia Piccinini 2005, French TV-program "C’Est pas Sorcier» 2006 and Theo Jansen 2007). The three latest winners were presented in the second part of the monography. Art painting and bibliophilia are the two fundamental characteristics that distinguish this cultural and anti-materialist prize. In the latest years (2010-2011) Razak wrote:
-The Wall (drama)
-Le Videographe Justicier (science-fiction)
-Boumanjel le Gaucher (history)
-Zona (autobiography)
-The Indian movies between Nirvana and Navarasas.
Other amazing achievement: the blog Bouzghiba-Awards.com powered by Blogger was well ranked by an American company of management-ranking.

Thursday, December 15, 2011

Qui sera le gagnant du 7eme Prix International de l'Humour ?

QUI SERA L’HEUREUX GAGNANT
DU 7e PRIX BOUZGHIBA-2011?
LA RESPONSE DANS QUELQUES JOURS.
UNE GROSSE SURPRISE VOUS ATTEND

Sunday, December 11, 2011

Le grand paradoxe du FIFM-2011


Samedi 10 décembre, était le dernier jour du FIFM-2011. Il fut aussi le plus malheureux de toute l’histoire de ce festival d’Etat ayant une direction bicéphale maroco-française puisque la cérémonie de clôture dudit festival a été sérieusement gênée par plusieurs événements dont les plus saillants demeurent les deux matches de football programmés dans la soirée. En effet, la concomitance du classico Barca-Real de La Liga et le matche opposant l’équipe nationale olympique à son homologue gabonaise a brouillé les cartes. Les lionceaux ont perdu la partie de manière bête et vexante. Ainsi, si les cafés de Marrakech dotés d’écrans plasma ont été archicombles les alentours du QG du FIFM paraissaient déserts à cause de ces deux matches qui lui ont phagocyté le surplus humain qui d’habitude venait s’agglutiner devant l’échafaudage métal-bois dressé devant la porte principale du Palais des Congrès transformé comme à l’accoutumé en QG du FIFM. Autre inconvénient : la veille, deux marches de Protestation ont sillonné les grands boulevards de Gueliz l’une regroupant les déçus de la RDEMA (régie de distribution d’eau potable) et l’autre , plus dense , organisée par les diplômées chômeurs. Les protestants avaient failli investir l’espace festivalier mais les forces de sécurité les avaient interceptés. Comme le FIFM ne manque pas de paradoxes le plus criard c’est que le même samedi à minuit le team français impliqué dans l’organisation et au milieu duquel on retrouvait la Libanaise aux cheveux blonds qui prend les Marocains pour des vaches à traire jouissait du butin en transformant la buvette d’un palace en petit cabaret. Le champagne a coulé à gogo. Il a été servi par le serveur en chef. Ainsi, les malheurs des uns font le bonheur des autres. Une population locale ne trouvant pas de ressources financières pour payer les factures salées de la régie autonome et une minorité privilégié profitante de la manne se la coule douce grâce à la bénédiction du FIFM.
RAZAK