Friday, May 18, 2012
Remember VIGON
Thursday, May 17, 2012
Ciné-répliques à méditer: Le plus vieIl écolier du monde
Sunday, May 06, 2012
Wednesday, May 02, 2012
Ingratitude
Par Razak
Pourquoi ne devrait-on récolter que de l’amertume après chaque acte de charité et geste
de bonne volonté? La réponse est simple: il y a erreur de destinataire. La personne à
aider ou à secourir n’est pas celle que l’on pense. Par ailleurs Li Andou Jouâ Kdim
(avarice inguérissable) est incapable de répondre par la pareille, en termes de
courtoisie et de réciprocité bienveillante. Dans le vocabulaire usuel de ces profiteurs
on ne trouve pas le mot Merci. C’est une perte d’encre que de consacrer des lignes
élogieuses à des énergumènes qui cachent du poison derrière la face rieuse et qui
crachent dans la soupe que le bon samaritain leur offre gratuitement. Le mieux qu’on
puisse attendre des mauvais types c’est le manque de civisme et de l’ingratitude
outrancière, pour le geste généreux qu’on vient de commettre en leur faveur. Je dis
commettre, car il y a un peu de susceptibilité qui s’insinue par inadvertance de s’être
trompé de gars. Mais on ne doit pas se lamenter et céder au dépit, car après tout, les
gens sont pierres et «Tob» (roche tendre) comme dit l’adage marocain. Les lecteurs de mes
chroniques se souviennent que bénévolement et stoïquement l’on avait aidé de nombreux
novices dans leurs premiers pas et on a réussi à détourner l’attention sur des comédiens
et comédiennes que l’on considérait comme victimes de la société. On était allé (avec la
bénédiction du chef de rubrique) jusqu’à afficher leur jolies gueules dans la publication
pour que les lecteurs se souviennent d’eux. Après la diffusion du journal, ils ont vu que
leurs conditions se sont nettement améliorées, mais ils oublient de dire merci, au moins,
au support qui a servi de courroie de transmission et de passerelle. Bref, ils en ont
profité, mais pourquoi se montrer irrévérencieux comme font les arnaqueurs et les pique-
assiettes? Les uns ont carrément changé de statut social. De l’être besogneux à l’être
fortuné, l’ascension devait-elle passer par le sacrifice du chroniqueur ou du journaliste
culturel qui l’a propulsé? D’autres, menacés d’expulsion de leur domicile, ont dû être
sauvés in extremis grâce au journal qui, par solidarité, a évoqué leur cas. On n’attend
pas d’eux qu’ils nous fassent une thèse doctorale de civilité, mais un tout petit mot de
gratitude pour le rôle noble accompli. Que dire enfin de quelqu’un qui vient presque à
quatre pattes vous supplier d’écrire sur son calvaire, mais une fois débarrassé de son
problème, il vous dit sans vergogne: «dommage, le journal n’a pas beaucoup de lecteurs»
comme si les journaux qui tirent à 100 milles ou 120 milles étaient tous crédibles et
ne dribblaient pas avec la vérité. Excepté les ressortissants étrangers, on reçoit
rarement de feed-back de nos concitoyens humblement servis, qu’ils soient artistes,
acteurs, politiciens ou activistes de la société civile. Il y en a qui, franchissant le
fleuve amer de la misère détestent ceux qui ont eu la gentillesse et le flair de les
révéler en toute primeur au public. Ils ont supprimé leurs articles du book-press parce
que cela leur rappelle les années de pauvreté et de galère. Etre artiste, c’est avoir un
minimum de politesse et être reconnaissant envers ceux et celles qui vous ont déblayé le
terrain. En tant que freelance, ayant épaulé pas mal de gens (voire archives de presses)
j’aurais dû demander ma part du gâteau, notamment à ceux et celles qui réussissent, car
tout travail mérite rétribution, mais je ne l’ai pas fait et je ne le ferais pas, parce
qu’un humanisme quelque peu masochiste m’y conduit comme un écervelé. Demander des sous à
un photographe sur le point d’être expulsé de son taudis n’est pas de mes habitudes.
Demander de l’argent à des comédiens chassés des tréteaux ou ignorés par les maisons de
production cinématographiques ne fait pas patrie de mes moeurs. Le matérialisme sauvage a
ébranlé toutes les bonnes valeurs. Désormais, le verbe «profiter» se conjugue à tous les
temps grammaticaux. Comme par décadence, toutes les belles choses sont devenues
monnayables et obéissent à la vile loi du marchandising. Une chanteuse au crépuscule de
sa carrière a dit sans rougir: «j’ai le droit d’acheter les récompenses et les
distinctions». Cela signifie corrompre les jurys de sélection. N’est-ce pas horrible? Les
prix doivent auréoler les plus talentueux et non pas les plus riches. Comme je l’ai déjà
mentionné dans le tome-2 de la monographie Bouzghiba-Awards qui va paraître prochainement
sous forme de E-book (le contrat vient d’être signé avec un cyber-éditeur parisien):
«certains sont devenus caricaturaux et affreusement affadis, à cause du folklorisme
clinquant et de l’affairisme décadent qui les submergent. L’objectivité y a cédé la place
à la complaisance et à l’arnaque. Il n’a résulté de ces "loteries" perverses que les
mièvreries et les impuretés pseudo artistiques. Certes, quelques individualités
talentueuses méritaient d’être auréolées, mais il fallait être précautionneux pour ne pas
en faire des prétentieux doublement affectés de négativisme et de mégalomanie. De grands
vaniteux sont sortis de ces «urnes» dépravatrices. La débauche y est devenue une
constante écœurante».
Saturday, April 28, 2012
Monday, April 16, 2012
L'audiovisuel et la voie "lajnocratique"

Thursday, March 22, 2012
RAZAK, ce soir sur RTM chaîne Inter émission: Rencontre du soir
Emission radiophonique :"RENCONTRE DU SOIR"
Thème débattu: Le livre, entre l’édition classique (livre « papier ») et l’édition électronique (E-book)
MOTS-CLEFS:
-Editeurs ou courtiers d’imprimerie ?
-E-book le sauveur
-Attention aux arnaqueurs de la cyber-édition
-Le ministère de la culture et le livre électronique
-Galeries virtuelles des arts plastiques, incidences et prévoyances.
Date de diffusion: jeudi 22 mars 2012
Horaire: 21 h 45 mn. RTM chaîne inter
Producteur et animateur et Adib el Machrafi
Tuesday, March 20, 2012
Friday, March 16, 2012
Monday, March 05, 2012
Saturday, February 25, 2012
Friday, February 03, 2012
ESSAFI KHAMMAR OU LA PUISSANCE INSTINCTIVE D’UN REGARD
L’amateur d’art qui a la chance d’assister à la genèse d’un chef-d’œuvre pictural ou photographique jouit doublement: le prestige du regard admiratif, jeté sur un univers coloré en gestation et l’extase du produit final. Ainsi, il y a des photographes qui, aussi doués qu’imprévisibles, vous offrent cette double sensation gratifiante. Benthami Khammar ESSAFI, l’un des rares photographes d’art auxquels le magazine de
RAZAK
Friday, January 27, 2012
Sousdi est mort mais ses refrains survivent
Mohamed Sousdi était pour Lemchaheb ce qu'étaient Boujmiâ et Larbi Batma pour Nass el Ghiwane: une voix du genre fortissimo et une plume poétique féconde. C'était un Zejjal d'une verve ruisselante toute imprégnée de militantisme. Hindiphile jusqu'a la moelle et fan du roi du sitar Ravi Shankar, Sousdi s'est vu octroyer le prix de la meilleure voix en 1969 justement pour avoir chanté une chanson pathétique tirée du célèbre film hindi DOSTI (Essadaka). Le brillant vocaliste, auteur de «Oua Bghit Bladi» ne mâchait pas ses mots. Le mot «Bladi» placé au coeur de cette belle strophe a plusieurs sens. Il peut signifier le lopin de terre qu’on confisque à un pauvre paysan, comme il peut signifier patrie. Selon des témoignages livrés à la presse par le défunt, cette chanson présentée dans un cadre intimiste au palais royal de Bouznika aurait tiré les larmes au roi disparu. Tellement ému par la teneur sémantique et la puissance des mots et puis par la musique qui leur donnait forme le monarque se serait vu écrier par jubilation: «Ca, c’est de la vraie chanson!». L’appréciation était à sa juste valeur, car depuis son lancement au milieu des années 70, Lemchaheb a marqué des générations ensuivies notamment parmi les lettrés que compte le pays. Ils ont redonné au ghiwanisme ses lettres de noblesse, en y imprimant une touche sonore toute particulière. Personnellement, je le préférais aux autres groupes bien que Nass el Ghiwane jouisse du prestige du pionnier et je ne suis pas le seul à avoir un faible pour ce groupe magmatique qui avait dessiné des flammes rougeoyantes et emblématiques même sur les instruments de musique. On lui doit aussi d’avoir modernisé l’orchestration en introduisant des instruments électriques (la mandoline s’est dotée d’un amplificateur…) alors que d’autres se sont contentés du jumelage du banjo avec le Hajhouj (certains disent Sentir).
Il serait bon de rappeler à ce propos qu’avant que Transparency-Maroc ne soit créé dans le but de combattre la corruption Nass el Ghiwane et Lemchaheb avaient réussi à détourner les regards sur ce fléau qui ronge la société marocaine depuis des lustres. Ce serait dommage que juste après la mort de Boujemaâ Hakour (alias Boujmiâ) et de Larbi Batma, Nass el Ghiwane ait changé de style. Il est devenu plus édulcoré et moins virulent. Une chanson comme «Saifna Ouella Chettoua» (notre été est devenu hiver) haranguait les foules au point de la transe. Au stade Harti d’Agadir (1981) j’avais vu de mes propres yeux l’état d’ébullition dans lequel l’arène gazonnée était plongée. Le film «Al Hal» de Maânouni garde quelques Celsius endiablés dans ses bobines. Lemchaheb était le préféré des élèves des Instituts et grandes écoles comme l’Ecole des mines et l’école Mohammedia des ingénieurs. En effet, en 1976, célébrant la fête du mineur, le syndicat des élèves de l’ENIM avait réuni les cotisations nécessaires pour inviter Lemchaheh. Ce fut une soirée inoubliable. J’avais la chance d’y prendre part. La salle des fêtes jouxtant la préfecture de Rabat était archi-comble. Le seul désagrément qui avait enlaidi et noirci ce beau souvenir: les rafles nous attendaient vers minuit à la sortie de la fête. Les sécuritaires de l’époque qui avaient une dent cariée contre cette formation musicale marocaine qui faisait des maux de la société son cheval de bataille, voulaient exprimer à leur manière leur haine pour ce groupe engagé ainsi que pour leurs fans. Le fameux «Ahaydouss» avec lequel s’achevait la chanson «Daouini» (guéris-moi) avait excité ces fonctionnaires armées de menottes qui n’avaient de respect ni pour les musiciens, ni pour les ingénieurs supposés être des leviers de futur pour le pays. Quelle sale époque ! Certains élèves ingénieurs n’avaient pas pu regagner leur dortoir universitaire. Ils ont passé le reste de la nuit au jardin Hassane enfouis entre les buissons par peur d’être arrêtés par les policiers nocturnes dont la férocité et la hargne faisaient trembler même les murs de marbre. Ainsi, malgré les tractations et les embûches, Lamchaheb a poursuivi son cheminement. Côté engagement, il n’a pas fléchi d’un iota. Il est resté fidèle aux principes de base qui ont favorisé sa naissance et son épanouissement. Comme Nass el Ghiwane, Lemchaheb a vu le jour au Hay Mohammadi (Casablanca). Sousdi en fut un des membres fondateurs. Il naquit à Derb Moulay Cherif en 1951, mais ses parents et arrière parents furent issus d’Ait Aâtab (région de Tadla-Azilal) . Sousdi avait reçu les éloges du père du folksong contestataire Cheikh Imam et du leader palestinien Yasser Arafat. Qui de nous ne se souvient pas de ces jolis refrains: «Ya Majmaâ Laârab Noudou Nkalôu Sfoun al Ajam Fel Bhour Daret Quiyama» ou encore «A Laâfou Yababa Ouach al Hak Yzoul Lakloub al Keddaba Nsaouna bel Maâkoul» …? Des mots presque intraduisibles dans une autre langue et que seuls les marocains de la classe défavorisée savent en saisir la profondeur. De son vivant, Sousdi avait lui aussi eu sa part de l’oubli et comme on l’a déjà mentionné dans une chronique précédente: «on enterre bien nos morts et on tourne le dos aux vivants». J’aurais dû écrire survivants car il s’agit de pauvres rescapés acculés, à vivre à la marge à cause du bicéphalisme sociétal ambiant, hypocritement entretenu par ceux qui, gargarisés dans les municipalité et préfectures, font la pluie et le beau temps. Sousdi est mort mais ses refrains survivent. Il faudrait des rafales de vents érosifs pour que le brasier magmatique s’éteigne. Les troupes Nass el Ghiwane, Lemchaheb, Jil Jilalala, Izenzarne, Mesnaoua…ont révolutionné l’écoute marocaine. L’histoire musicale du pays leur doit une chose: ils ont virilisé la chanson populaire marocaine, car avant leur apparition c’étaient les Chikhates (danseuses du ventre) qui monopolisaient les estrades populaires.
RAZAK
Friday, January 20, 2012
7th Bouzghiba-Awards Indian Embassy in Rabat wrote to Shahrukh Khan
On Wednesday 18 January we were received by Indian Embassy in
We were assured that the Embassy has sent a letter to Shah Rukh Khan. We want to receive an answer and a reply as soon as possible.
Tuesday, January 17, 2012
Friday, January 13, 2012
CINEMA: de l’impudeur comme label de qualité ?!
Cinema: de l’impudeur comme label de qualité ?!
Le CCM n’a, semble-t-il, pas encore trouvé la voie salutaire, le style de gestion et de gouvernance probant. Chaque patron désigné à la tête de cet organisme semi-public ayant des prérogatives patrimoniales communes relevant des deux domaines de l’information et de la culture impose sa vision des choses, quitte à bousculer les us et coutume ancestraux sans pour autant élargir l’horizon esthético-culturel. La filmographie marocaine de la dernière décennie a été marquée par un clivage tout particulier qui a fait couler beaucoup d’encre noire, on a privilégié le sensuel érotisant au détriment du spirituel emblématique. Ainsi, comme par malédiction, un cinéma délétère plus libidinal que culturel a pris la relève. Heureusement ou (malheureusement pour les accrocs des Lolitas en tenue d’Eve) cette filmographie ne trouve ni acquéreurs, ni regardeurs intéressés. Pire, chaque film qui sort sous cette enseigne charrie avec lui un summum de poison et provoque un tollé de protestations proche du lynchage. Le chef du centre (qui depuis longtemps a dépassé l’âge de la retraite) endosse pleinement la responsabilité de ce choix thématique capricieux qui est loin de satisfaire le goût des Marocains y compris celui des cinéphiles les plus ouverts d’esprit et tolérants comme l’auteur de cette chronique. Le soi-disant film de Nejjar présenté lors de la soirée inaugurale du dernier FIFM constitue l’overdose de l’insipidité. Il n’y a pas un seul chroniqueur culturel marocain et respectable qui ait apprécié ce film. Cautionner cette préméditée «bordelisation» des bobines porte préjudice à la société marocaine toute entière, avec ses islamiques et ses laïcs. On veut monter au monde que contrairement aux autres peuplades de la planète les Marocains ont un problème avec la partie pubienne et les sphincters. Dans ce cas ça devient de la provocation. Ce cinéma de décadence encouragé par la complaisance et le laxisme complice des instances de contrôle cache une intentionnalité malveillante. Figurez-vous que cet organisme étatique qui ne survit que grâce aux ressources publiques et qui est censé guider le peuple contributeur vers des agoras imagées qui reposent son regard en cultivant son esprit prend la tangente dans une cabalistique fuite en avant qui n’a rien de glorieux. Au crépuscule de sa carrière son patron a assisté de visu à l’agonie de la cinéphilie de salle. Comme on ne lui a pas dit halte, maintenant il veut jouer au psychanalyste freudien sans en avoir le soubassement doctrinal. Il oublie l’essentiel: savoir se monter utile. Ainsi, délaissant les choses prioritaires comme la lutte contre le piratage on persiste et signe dans la même voie sinueuse avec une effronterie et une opiniâtreté jamais observées auparavant. L’atrophie symptomatique du nombre de salles qui passe de 270 unités à 40 n’est-elle pas la preuve tangible d’une gestion déficiente? A titre de comparaison et pour un pays moins peuplé que le Maroc les statistiques de l’UNESCO indiquaient que dans la Hongrie de 1972, il y avait 803 cinémas en 35 mm, 3 680 en 16 mm et 39 groupes mobiles. Le total des fauteuils de cinéma était de 285 000 pour les salles en 35 mm et de 438 000 pour celles en 16 mm, soit une moyenne de 7,2 sièges pour 100 habitants. Pourtant le dénombrement démographique établi en 1972 donnait comme chiffre: 10 259 000 habitants. Cela montre le gouffre culturel dans lequel on vit au Maroc. Autre lacune: l’envahissement des intrus. Aux États-Unis les gens passent plus de 14 ans à faire l’assistanat avant de tourner leur premier film. Au Maroc même les Farnatchi (fournier du hammam) se disent cinéastes. Il y’en a même qui disent «cineastres». Allez savoir d’où ces grosses têtes ont puisé ce charabia. L’effusion budgétaire (d’ailleurs attestée officiellement par la Cour des Comptes) s’ajoute à ces dérapages. La maison brûle mais le sapeur pompier croise les bras. Rien que pour la désignation d’un président de jury on a fait le voyage par avion jusqu’à sa demeure, alors qu’un fax aurait suffi. La gabegie semble bien installée dans son fauteuil. Au sein de ce centre on se targue d’avoir augmenté le nombre de films, et la tirelire comme si c’était une performance extraordinaire. Mais peut-on cacher les rayons du soleil avec un sas aux mailles espacées? La réalité est plutôt invivable. Elle suscite à la fois le dépit et la pitié. Les dysfonctionnements sont nombreux et criards. Car il ne s’agit nullement de privilégier le quantitatif mais le qualitatif, car le cinéma n’est pas un ustensile de cuisine ou un écrou qu’on fabrique à la chaîne. C’est un miroir de société. Il doit laisser transparaître la quintessence et non les difformités. Au lieu d’importuner les Marocains en les choquant par des créations hybrides, bâclées et insidieusement centrées sur les parties les moins nobles du corps humain, ne fallait-il pas revenir au riche patrimoine des aïeux et à l’œuvre romanesque de nos auteurs contemporains les plus imaginatifs et les plus prolixes? On ne serait pas passéiste si l’on disait que le cinéma d’autrefois était beaucoup plus pesé et plus attrayant que celui d’aujourd’hui malgré la modicité des capitaux de tournage de jadis. C’est une question de teneur et non de texture. Autrefois, on abordait les thèmes sociétaux les plus préoccupants comme l’exode rural et la précarité urbaine (films: Assarab, Weshma…), de nos jours ce sont les tares libidinales et les mœurs sexuelles qui prédominent. Pour être accepté par les apôtres du fonds d’aide dont on ignore toujours les critères de leur sélection et pourquoi on les paie, il faut mettre un peu de «hot» dans la hutte. C’est comme si l’impudeur était devenue un ingrédient de base et un label de qualité. Enfin, y en a marre des pseudos réalisateurs, des pseudos producteurs et des bureaucrates véreux qui les manipulent. L’heure d’une purge en profondeur a-t-elle sonné? Les deux nouveaux ministres de l’information et de la culture qui héritent d’une situation peu reluisante doivent nous montrer de quels déboires ils s’échauffent, sinon le désespoir, après leur échec, serait double.
RAZAK






