Tuesday, May 05, 2015

جوزيف بلاتر يواجه الانتقادات بذكاء



من أجل إتاحة الفرصة للمتوجين بجائزة بوزغيبة الدولية للفن الساخر، للاطلاع على ما كتب عنهم في الكتاب المونوغرافي المخصص لهم، تم التوزيع عليهم بعض النسخ من المؤلف الجديد الصادر تحت عنوان: 
« Bouzghiba-Awards, de l’humour au Prix de mille ardeurs »
(السخرية عبر  جائزة منتهى التعب).
إن الأول من حصل على نسخة من هذا المؤلف هو الكارياكاتيريست المغربي العربي الصبان، المتوج الخامس. وبالنسبة للأجانب الذين تعرف عناوينهم، فقد تم إرسالها إليهم عبر البريد الجوي.
وبما أن الفيفا معنية بالأمر، باعتبارها المسؤولة دوليا على قطاع  رياضة كرة القدم، و التي تم تتويجها رمزيا سنة2013 ، وخصص لها حيز هام من هذا الكتاب،  توصل رئيسها الحالي بنسخة، مع العلم أنه من الطبيعي أن يهتم الكتاب بمساره كفاعل رياضي،  وبطريقة عمله كرئيس لفيدرالية دولية لها وزنها على مستوى القاري .
 لكن الأنكى والطريف في آن واحد،  هو الطريقة التي تعامل بها بلاتر، مع محتويات الكتاب. ذلك أن  رغم بعض الملاحظات السلبية التي كشف عنها الكتاب، ورغم فضح  بعض الهفوات التي سقطت فيها الفيفا،  أجاب السيد بلاتر بروح مرحة ورياضية عما قرأه في الكتاب ،  وهذا يبرهن على ذكاء في التعامل ، اتجاه  المؤلفين  الذين يحاولون الابتعاد عن لغة الخشب والمحاباة، لكي يجعلوا من الموضوعية مبدأ  لهم، ومثالا  عاليا يقتدى  به.
يوجد في الكتاب رسما كاريكاتيريا يجمع  بوزغيبة  و بلاتر ، يتحاوران عمن اخترع كرة القدم . بلاتر يقول الانجليز، فيرد عليه بوزغيبة بالنفي، موضحا أن بوجعران   ''scarabée''  هو الأول من دحرج الكرة برجليه. والرسم تجسيد حي لمستملحه حكاها  صديق لمؤلف الكتاب، ومؤسس جائزة الدولية للفن الساخر، رزاق عبدالرزاق.  
 حبذا لو تصرف ساستنا  بنفس سعة الصدر، اتجاه منتقديهم، بعيدا عن التشنج والمغالاة . لنأخذ  العبرة  إذن من العبارات الودية والايجابية  التي بعث بها السيد جوزيف  بلاتر على شكل  رسالة، وهي  الثانية من نوعها،  بعد الأولى التي بعث بها  بمجرد تسلم الفيفا اللوحة الفنية التي تجسد الطروفي التاسع، لهذه الجائزة العابرة للقارات والثقافات.
 نذكر أن الصحافة بصنفيها الورقي والالكتروني اهتمت حينها بهذا الحدث الثقافي الذي يمتزج بالرياضة، والدعابة :
 »أشكرك على النسخة التي بعثتها إلي من كتابك '' السخرية عبر  جائزة منتها التعب''- الجزء الثالث-.   إنها مبادرة رائعة، حيث تلمست بين طياته  ميولك الفطري  للدعابة . شكرا على شغفك وحماسك ، وأتمنى أن تظل الكرة المستديرة  تثير إلهامك وسعادتك. كذلك أتمنى كل النجاح لمؤلفك . أرجو أن تتفضلوا بقبول مشاعري الودية.
 جوزيف بلاتر. «
          

Monday, May 04, 2015

Fair-play blattérien



Fair-play blattérien

Monsieur Blatter aime l'humour. C'est une certitude. Si tous les managers de la planète faisaient comme lui, il n’y aurait plus de querelles. Mais attention, l'humour blattérien est plein de sérieux, car il sait que l'excès mène au laxisme et que ce dernier est mortel pour les règles du jeu.
Comment  a-t-on su cela ? Tenant une promesse que l’on a faite à l’égard des lauréats du Prix Bouzghba de l’Humour, de leur envoyer une copie du dernier ouvrage monographique , paru en commémoration de la première décennie de ce prix culturel à nul autre pareil, dans sa texture et à travers l’idéal prôné. Nous avons envoyé un exemplaire à M. Blatter où un volet consistant est consacré avec un tant soit peu d'objectivité et de rigueur à la FIFA. Nous y avons inséré un peu d'humour, dans le but ludique d'égayer les pages. Il n’y a pas que l’apologique et le panégyrique, il y’a aussi un peu d’antonymie. Ainsi, les critiques vis-à-vis de certains errements semblent reçues avec fair-play et sans froncer les sourcils.
Encore une fois, le feedback signé Joseph S. Blatter, étonne par sa rayonnante magnanimité. Qu’il en soit applaudi :          
« Je vous remercie de l’envoi de votre livre ’’ De l’humour au Prix de mille ardeurs’’. Tome3. C’est une très belle initiative et je n’ai pas manqué d’y trouver votre trait d’humour. Merci pour votre enthousiasme et que le ballon rond continue à vous procurer inspiration et bonheur.
En vous souhaitant plein succès avec cet ouvrage, je vous prie de croire, Monsieur, en l’assurance de mes sentiments les plus cordiaux. Joseph S. Blatter »
Il est à signaler que le premier à recevoir une copie de ce livre d’art (proximité oblige) est Larbi Sebane. Il était le 5e lauréat. Un autre exemplaire a été envoyé à Plantu, le 10e lauréat du PIH. On espère qu’il soit arrivé à destination.
RAZAK
Initiateur du Prix International de l’Humour
Auteur de 9 livres

Traduction en arabe de la lettre :
 »أشكرك على النسخة التي بعثتها إلي من كتابك '' السخرية عبر  جائزة منتهى التعب''- الجزء الثالث-.   إنها مبادرة رائعة، حيث تلمست بين طياته  ميولك الفطري  للدعابة . شكرا على شغفك وحماسك ، وأتمنى أن تظل الكرة المستديرة  تثير إلهامك وسعادتك. كذلك أتمنى كل النجاح لمؤلفك .
 أرجو أن تتفضلوا بقبول مشاعري الودية. « 
جوزيف بلاتر
EXTRAIT DU LIVRE
« Chose promise chose due, ce troisième tome a été rédigé en temps optimal, malgré le contretemps provoqué par les deux voyages culturels effectués en France (dédicaces de livres) à quelques mois d’intervalle. Un petit décalage de parution s’est avéré nécessaire, car nous voudrions célébrer en 2015, la première décennie de ce prix hautement symbolique. Le livre en est un ornement d’apparat et d’historiographie. Et comme certains lecteurs ayant lu les deux autres tomes peuvent aisément le constater, le style humoristique imprégné de rigueur est toujours de mise et à l’ordre du jour. (...)
En commençant cet ouvrage par le 9e lauréat, nous voudrions montrer aux lecteurs sportifs, que le Prix Bouzghiba  n’exclue aucune performance répondant aux critères de sélection que nous avons énumérés, dans le premier tome monographique, dédié à ce prix transculturel. Tous les domaines sont concernés, pourvu qu’il y ait quelque chose de risible à mettre sous l’œil ou dans le creux de l’oreille. Il est préférable que cet humour, si convoité, soit pur et qu’il suscite des jouissances plus spirituelles qu’organiques.
Bien que l’on parte de la même base et des mêmes critères, le prix n’est pas uniformément  octroyé. Il dépend de l’angle d’attaque et d’approche. L’humour noir est un peu délicat. On ne le décèle pas facilement. Il faut en avoir le code sémantique, pour le percevoir et en jouir allégrement. Exemple: Patricia Piccinini qui est notre première lauréate, n’est pas une sculpteuse qui œuvre dans le comique. Son travail est on ne peut plus sérieux. Il nous prévient du tragique qui nous attend, si nous continuons de nous aventurer dans la voie du clonage artificiel et des OGM (organismes génétiquement modifiés). C’est l’interprétation erronée que les esprits obscurantistes ont donnée à ses œuvres qui est satirique. Elle est pleine de charlatanisme et de superstition. (...)
Contrairement aux idées reçues, que les profanes soutiennent et ressassent à l’envi, le football n’est plus seulement un jeu de loisir ou un passe-temps d’urbanité. C’est devenu une industrie prospère qui a ses propres créneaux, débouchés et vecteurs évolutifs. Autrefois, c’était un exercice de remise en forme musculaire, aujourd’hui, il est devenu une entreprise florissante avec son marketing et un chiffre d’affaires qui grossit d’année en année. Un vaste chantier de constructions et de réhabilitations des infrastructures sous-jacentes.
Les organisateurs de grandes festivités mondaines et de scrutins électoraux doivent refaire mille fois leurs calculs, en examinant de plus près, les calendriers des matchs européens et autres, afin de ne pas se retrouver avec des salles vides. Le football a piqué au cinéma la sève nutritive et l’aura spectaculaire. Même les festivals de cinéma les plus vieux  et les soirées de  gala  les plus huppées ont souffert de ce ’’ vol légal des publics ’’. (...)
Désormais la planète-foot fait partie de toute une nébuleuse. Rien à voir avec ces années de ’’ foot-noir ’’ où l’on mouillait le short pour quat-sous. Certains footballeurs de renom, comme Benbarek ont fini leur vie dans la misère et l’oubli le plus abjecte.
Personnellement, j’étais à deux doigts d’y succomber  ’’ suicidairement ’’, à mes risques et périls bien évidemment. Ce sont les études qui m’avaient sauvé de la glissade mortelle. Je m’explique : dans l’équipe de l’internat, j’étais le plus petit joueur de toute la formation. J’étais libéro comme mon idole de l’époque Franz Beckenbauer. Ce joueur adroit m’épatait. Une performance d’une propreté proverbiale, des passes mesurées au millimètre et une séduisante intelligence de jeu. Parfois, je faisais comme lui, je m’infiltrais dans la ’’ surface de réparation ’’ comme on dit dans le jargon footballistique, pour marquer des buts, mais pour des raisons de convenance et de malléabilité, je n’avais jamais mis une godasse, mais uniquement des espadrilles. J’allais payer cher cette imprudence. Le cuir épais des godasses protégeait mieux le pied que le tissu fin des espadrilles. Autre erreur, au lieu de porter les bas du footballeur précautionneux, j’avais des chaussettes dont la trame mince n’assurait pas une bonne absorption des coups. Un weekend, en affrontant l’équipe de l’usine de phosphates sur son terrain, qui se trouvait à environ un kilomètre et demi de l’internat, j’avais reçu un coup violent au pied droit. Je m’en rappelle, comme on se rappelle du premier amour et du premier jour de piscine.

Tuesday, March 10, 2015

COMMUNIQUE Un ballet haïku-graphique signé Razak






COMMUNIQUE 
Un ballet haïku-graphique signé Razak


Du 5 au 31 mars 2015, se tient à l’Alliance Française de Safi une exposition unique en son  genre et dont la thématique et la structure morphologique sortent des sentiers battus. Il s’agit des « Haïkus picturaux » et l’artiste marocain Razak en est l’auteur. Lors du vernissage de cette exposition picturo-littéraire, du jeudi 5 mars, le directeur de cette institution culturelle Mr Sylvain Choin, qui est un cinéphile patenté et un grand féru de poésie, n’a pas tari d’éloge envers le créateur marocain en soulignant le caractère original de cet alliage subtilement agencé entre la peinture et la poésie et puis en mettant en exergue les vertus de ce brassage interculturel entre l’Orient et l’Occident. Les deux langues française et arabophone, unies pour le meilleur et pour le pur, ont servi de passerelle, puisque les haïkus, écrits initialement en français, ont été traduits en arabe par l’auteur.
Ainsi, si le pays du soleil levant a inventé le Haïku, le pays du soleil couchant en a amplifié  l’écho à travers cette exposition multi-vocationnelle qui augure de belles choses plus rayonnantes, à savoir les 1eres  Olympiades de Haïkus à travers le monde. Cette exposition voyageuse se voudrait donc un hommage post-mortem au poète japonais qui a créé ce style de poésie dont le nombre de vers ne dépasse pas 3, tout  en prenant le soin d’y insuffler une âme écologique.
Quant à Razak, il en a élargi l’éventail épistémologique en les imprégnant d’une senteur anthropologique axée sur l’homme, considéré par l’auteur comme le pivot du monde. Les haïkus et les tableaux s’illustrent mutuellement dans une plaisante transposition lyrico-iconographique ; et en filigrane, se profile la silhouette de l’homme qui charrie derrière lui sa rêverie, son intuition et sa problématique existentielle.
Le vernissage du 5 mars se déroula dans une ambiance bon enfant. La chaîne officielle de télé en a montré les péripéties aux infos nocturnes du samedi 7 mars. Le vétéran de la radio Adib el Machrafi s’est joint, lui aussi, au cortège haïku-graphique en consacrant un clin d’œil radiophonique à cet événement. Il a invité M. Sylvain pour donner ses impressions et les a diffusées sur les ondes le lundi 9 mars à 19 h 20.
Vue sous un autre angle et compte-tenu de l’effet de saturation que connaissent les grandes villes, comme Casablanca, Tanger, Rabat et Marrakech, cette initiative originale et inédite apparait comme une forme de concrétisation de la notion de la culture décentralisée.
Razak est arrivé à Safi avec des exemplaires de ses 8 livres dont 3 sont parus en France et 1 au Canada. Une séance de signature a été prévue, une heure après le vernissage et ils seront exposés jusqu’à la clôture. En guise de propos, Razak se contenterait de cet avant-goût haïku-graphique qu’il donne à lire à Safi:

« Le cactus.
Une main rugueuse.
Oh quel beau face-à-face ! »

« Le matin c’est le soir.
Apollon s’en va jouer aux billes.
Dans l’autre hémisphère ».

«L’ombre du doute.
Reflet de la vérité.
Aux sources fusionnent »

« La forêt se lamente.
Les enfants emmenés au four.
Le vent colporte cette cendre amère ».

« Le pyjama du pauvre.
Une cabane sans toiture.
Une vie au gré des vents ».