Monday, April 10, 2023

Kinema-Critique (3ème sélection)

Kinema-Critique

(3ème sélection)

Phrases tirées des chroniques cinématographiques de Razak.


 

-« Cinématographiquement, la conquête de l’espace a fait l’objet de moult space-movies . Entre la cinématique (étude physique du mouvement d’un point matériel) et le cinématographique, il y a un lien de consanguinité incontournable : le mouvement ».

 -« Les cow-boys étaient des gens indépendants, poussifs et jouissifs à la fois, mais ils étaient des individualistes difficiles à apprivoiser ».

 -" Les séquences dialoguées ne sont pas d’égale éloquence. On peut passer du lyrisme le plus sensible à la vulgarité langagière la plus irritante pour l’ouïe. Le cinéma est ainsi fait. Le film, tout comme le scenario qui lui a donné naissance, se revigore du contraste de langage, des paroles entrechoquées, des réactions imprévues et des rebondissements que renferme le récit filmique " .

 -« C’est dans la confrontation des contraires que l’on dégage les bonnes synthèses. Ces sautes d’humeur servent à l’accentuation caractérielle des personnages. Leur piment sert aussi à valoriser leurs contraires. Une langue tenue en bride nuit à la clarté des mots qui la composent, car on y remplace les plus audacieux par leur doublure. Le cinéma qui les vocalise devient à son tour une fâcheuse parodie de ce à quoi il aspire. Si c’est la vérité, ce cinéma cultivera le mensonge ».

 -« Lors du tournage de ce film de propagande militaire  (capture de Farah Aïdid) les détonations se faisaient entendre de loin. Les habitants de Salé avaient cru que le pays était entré en guerre ».

 -« Je mettrais Shane dans la catégorie des films initiatiques; et il est conseillé de voir le film du point de vue de cet enfant. Si l’on change d’angle oculaire, cela pourrait paraitre un sosie de film à cliché. La technique de l’acteur-spectateur qui a été utilisée par Stevens voudrait que l’on soit mis à la place de ce gosse ».

 -«’’Three Kings’’ est un bide. C’est pas parce que qu’il y a Clooney que le film est bon ».

 -« Revenons au FIFM, pour parler de ses  FAFM, c’est-à-dire: ses Fautes, Anomalies, Futilités et Maladresses ».

(A propos du festival de Marrakech)

 -« ’’Pauvre riche FIFM’’ : il n’y a pas meilleur oxymore que celui-ci pour entamer cette chronique de synthèse. Pourquoi pauvre riche ? La pauvreté réside dans l’esprit de certains protagonistes qui ne veulent  pas évoluer. La richesse se trouve dans les liasses des subventions  allouées,  tant pour son fonctionnement que pour son rayonnement ».

 -« Il serait facétieux et insidieusement déroutant de considérer un morceau de bobine, composé de quelques séquences disparates et incohérentes comme un court-métrage ».

 

 

 

 

Thursday, April 06, 2023

Séquences dialogales

 

Séquences dialogales

Tirées du roman : ’’ Ok, on ira voir ta sœur !’’.

Livre de Razak paru en France en 2018.

En vente sur Amazon, Fnac et d’autres cyber-ibrairies.

Lieux de fiction : Paris, Marseille et la  Route Bleue reliant Paris à la Côte d’Azur.

 


« -Où sont les cigarettes, chéri ? 

-Tu trouves que c’est le moment de fumer ?

-Je n’en peux plus. J’étouffe.

-Est-ce que le tabac contient de l’oxygène ? Ouvre la fenêtre si tu te sens à l’étroit !

-Chéri,  ne t’énerve pas. Tu  dramatises trop. Ces boutons de malheur t’ont  ôté le peu de grâce qui te restait. Tu es devenu irritable et d’un caractère impétueux. Pour la moindre observation,  tu t’emportes. Le dermatologue t’a dit de rester calme et d’éviter les tracasseries. Nous traversons une dure épreuve et l’on doit se serrer les coudes.

-Tu me dis ça, maintenant. Hier c’était chacun pour soi. Tu disais  que tu voulais  aller chez ta sœur à Marseille  et me laisser dans l’état où je suis.

-Je veux juste faire une pause.

-Tu me parles de pause, comme s’il s’agissait de  travail à la chaîne. Je suis devenu un fardeau pour toi ?

-C’est pas ça  que je voulais dire. J’ai besoin d’un  petit break. Ça fait des années que je n’ai pas vu ma sœur. J’ai reçu un SMS d’elle. Elle dit qu’elle a un début de cancer. 

-Tu peux pas attendre deux ou trois semaines. Si  mon état s’améliore,  on ira ensemble  voir ta sœur.

-Non, je tiens absolument à lui rendre visite. Le cancer est imprévisible. Si elle meurt, j’aurai beaucoup de remord. Je suis son ainée. Dans son enfance, je me suis toujours occupée d’elle.

 -Mais tu dis tout le temps que tu es en mauvais termes avec elle et que le courant passe mal. Vous vous êtes réconciliées ? 

-Ce ne te regarde pas. Tu n’as pas à t’immiscer dans les affaires qui ne te concernent pas.

(A la prochaine séquence dialogale de ce roman à rebondissements)

Friday, March 31, 2023

''Kinema-Critique'' (2ème partie )

''Kinema-Critique''

(Phrases tirées des chroniques cinématographiques de RAZAK ) 


-« Les Amérindiens étaient pris au dépourvu. Ceux qui ont survécu au génocide yankee ont été rassemblés dans des parcs placés sous haute surveillance, de peur qu’un autre Geronimo en état de réincarnation bouleverse la donne».

-« Le recours au flashback en tant que forme discursive  se greffant au socle narratif a vu le jour en littérature, avant l’avènement du cinématographe. Les flashbacks balzaciens sont parmi les mieux construits. Gustave Flaubert s’en est servi pour peaufiner ses romans, notamment Madame Bovary».

-« Quand deux remakes marchent aussi bien que le film originel, c’est que le scénario est bon ».

-« D’un Hounsou qui n’a pas de sous au producteur de films qu’il  s’apprête à être devenu, quelque chose de miraculeux a pu se produire. Mais qui vous a dit que dans le cinéma il n’y a pas de prophétie ? ».

-« Autrefois, pour faire de la réalisation cinématographique, il y avait deux possibilités : soit on prend la voie académique, c’est-à-dire suivre une formation dans une école ou un institut de cinéma, soit on se forme sur le tas, c’est-à-dire en se mêlant aux staffs de tournages et en mémorisant certaines astuces ».

-« Que feriez-vous si, après accouchement de votre femme, le bébé que vous attendiez impatiemment portait les rides d’un vieillard ? ».

(Film ’’Benjamin  Button’’ de D. Fincher).

-« ’’Crossing Over’’ ressemble à un croissant fait avec de la farine avariée. Les ingrédients sont insalubres et le beurre est frelaté. Mal pétri et mal digéré, on le vomit dès la première bouchée ».

-« Pourquoi ’’Borat’’ n’a pas réussi à créer une mouvance ’’boratiste’’, c’est-à-dire faire doctrine ciné-comique, comme Charlie Chaplin en avait fait  brillamment avec sa superbe prestance ?  Parce que dans ce  long métrage culotté on se déculotte sans raison, poussant parfois l’audace jusqu’à l’indécence et la vulgarité jusqu’à la limite la plus obscène ».   

-« Il y a une décennie et demie ; et cela avant que l’Académie américaine des arts et des sciences du cinéma pense à Ennio Morricone, pour un hommage bien mérité (Oscar d’honneur) ; et puis avant que le très controversé festival Mawazine le fasse venir au Maroc en 2009, nous avions, moi et un autre journaliste cinéphile, organisé à Rabat un hommage en faveur de ce très grand compositeur de musique de film ».

-« Si parmi les cinéphiles de ma génération , il y en a quelques uns qui se souviennent du film western italien Keoma ce serait pour deux choses je pense : la chanson ( guitare sèche et voix baryton ) garnissant la bande-son et puis l’acteur principal : Franco Nero,  une star qui fut à l’époque très adulée par la multitude ».

( Phrase introductive d’une chronique cinématographique sur ’’Calamity Jane’’ de D. Butler). 

Monday, March 27, 2023

Kinema-critique (1ère partie)

 

Kinema-critique


Phrases tirées des chroniques cinématographiques de RAZAK.

Sélection KC-1

- « Comment ne pas être pétri d’admiration pour ce géant qui aime la simplicité. N’était-il pas le cinéma en mouvement ? ».

(A propos d'Orson Welles)

- « Si la peinture est l’art de l’exigence individuelle, le cinéma est l’art de l’exigence collective».

-« C’est l’une des pépinières les plus luxuriantes où de jeunes premiers ont aiguisé leurs armes de séduction, avant de devenir des monstres sacrés du cinéma».

(A propos de L’Actor’s Studio )

-« Zanussi procède par mise en équation de la réalité ambiante. Physicien avant d’être réalisateur, il théorise ce qu’il fait».

-« La beauté est menacée par la laideur, tel pourrait être le message de ce film véridique jusqu’à la laideur ».

(Sur le film  ’’Les Amants du Pont Neuf’’ de Leos  CARAX)

-« Mais le propos stéréotypé est souvent l’émanation d’un intellect stéréotypé. De nos jours, pour lancer un festival de cinéma qui soit une réussite à tous les niveaux, il faudrait avoir de la probité angélique pour ne pas dire de la prophétie ».

-« Alors chers organisateurs de ’’ festiactivités’’ estivales ou hivernales, évitez d’être des ’’festivauriens’’. Un festivalier averti en ’’festivaut’’ deux » .

-« Le public occidental tolère rarement qu’un film dépasse trois heures. Pour les films hindous cette longueur est sociologiquement acceptée parce qu’elle est imprimée dans les gènes de ce cinéma a-typiquement typique ».

-« Après Homo Faber et Homo Sapiens, voici venue l’ère de l’Homo Digitalus. Il ne jure que par les mégabits et giga-octets».

-«Il y’a festival et vestival. Le festival a un caractère festif, mais le vestival c’est selon la couleur de la veste».