Wednesday, April 28, 2021
Tuesday, February 23, 2021
La culture appartient à ceux qui la font et non à ceux qui en profitent. Par RAZAK
Retour aux chroniques socioculturelles dont ce blog militant se fait un canal de diffusion et d’argumentation. Vous vous souvenez, on a déjà évoqué prématurément (et cela avant qu’une chaine de propagande mercantile ne se saisisse du phénomène) le cas des musiciens marocains en état de corona-détresse. Livrés à eux-mêmes et pataugeant, à bras le corps, dans un infernal cercle pernicieux et misérabiliste, ils criaient dans le vide. Le ministère de tutelle n’a pas jugé bon de venir à leur rescousse, sachant que c’est par/pour ces artistes et leurs semblables que cette administration trouve la légitimité d’existence au sein de l’organigramme général du gouvernement marocain . Pire, on assiste à un paradoxe tragicomique au sein de ce département décrié depuis belle burelle : les responsables de ce ministère qui, appliquant ce qu’on y appelle vaguement « programme de soutien à la créativité artistique », mimé bêtement sur autrui, l’ont transformé (en le désirant ardemment et insidieusement) en agence bancaire distribuant des chèques à qui on veut, via des commissions dont les membres sont malicieusement sélectionnés. On a oublié l’essentiel : l’art est impartial, il a horreur de la corruption et des prébendes. Ces responsables surpayés pour rien (d’ailleurs comme ceux de la SNRT) se la coulent douce, alors que la tranche de population concernée végète et frôle la mort par famine. Leurs copieux salaires (le pluriel du pronom possessif n’est pas fortuit, car la présence dans les dites commissions d’octroi est rémunérée) n’ont pas été diminués d’un seul iota, ne serait-ce que par solidarité anti-covidienne.
Douze mois de chômage payé avec un rendement nul. A commencer par le théâtre national qui, considérant son importance au sein de la société marocaine, devait être confié à un manager hautement qualifié, ou le cas échéant à un vétéran des tréteaux, qu’on devrait laisser travailler librement. Une année toute entière où le calendrier des programmes brillait pas son obscure sommeil. Pas d’inventivité, pas de répondant, seulement du ronronnement à longueur de journée et des sommes colossales octroyées médiocrement aux fonctionnaires dont une bonne partie est recrutée non pas pour ses aptitudes mais par le système SVP. On est loin d’une méritocratie créative.
Si j’étais le patron de cet établissement public, bien que par principe, je répugne la bureaucratie sous toutes ses formes, j’aurais trouvé mille et une issues au trépas ambiant. J’aurais fait l’impossible pour réanimer l’expression artistique et contrecarrer la léthargie rampante et galopante. Un théâtre en agonie, c’est un miroir sociétal qui se laisse briser.
Toute ma vie, je me suis battu contre les dinosaures de l’ignorance et j’ai sacrifié mon énergie à l’art vrai. Défiant l’art bidon, je ne veux pas que des ignares sonnent le glas à cette noble discipline qui fait qu’un Etat n’est Etat que si la liberté artistique y respire et que si le théâtre y vit sans contrainte. Les médiocrates qui par lâcheté ou par couardise se cachent derrière la pandémie pour camoufler leurs déboires ne sont plus aptes à diriger de telles plateformes de créativités. Un balayage salutaire serait le bienvenu.
Concluons cette chronique par ce qui suit : depuis la nuit des temps, l’homme entreprenant a prouvé qu’il est né pour surmonter les obstacles et non pas pour se cloitrer dans des cavernes mal aérées où l’on pleurniche au lieu d’agir. Je suis sûr qu’avec ces paroles acérées mais véridiques, je n’aurais plus ma carte d’artiste, puisque dans ce drôle de pays ceux qui parlent vrai sont mal écoutés. Tant pis. La vérité vaut mille cartes.
RAZAK
Tuesday, February 09, 2021
Thursday, January 14, 2021
COMMUNIQUE-BIS
COMMUNIQUE-BIS
***
L’artiste altermondialiste Ahmed Senoussi primé
L’humoriste marocain Ahmed Senoussi (Alias Bziz) remporte le 16e Prix International de l’Humour que supervise l’écrivain et artiste-peintre Razak Abderazzak. L’initiateur de ce prix culturel dont le trophée est matérialisé par un tableau de peinture portant sa signature explique les raisons de ce choix :
« Ça
nous honore d’auréoler un vétéran de l’humour de scène. En tant que prix
d’apologie, le Bouzghiba-Awards 2020 lui
est octroyé pour sa persévérance qui est
la qualité première de tout vrai créateur. Doué d’un
talent inouï, Bziz est capable de faire d’une tournure langagière ou d’un lapsus un spectacle hilarant. Il s’ajoute à la pléiade des lauréats où figurent en bonne position : Patricia Piccinini (B-Awards
2005), Theo Jansen( B-Awards
2007), Zhang Yimou (B-Awards
2008), Ahmed Fouad Najm (B-Awards 2012)
, Plantu (B-Awards
2014), Ennio Morricone (B-Awards 2015), Peter Brook (B-Awards 2016) et Marcel Khalifa (B-Awards 2019). Ne connaîssant pas ses
coordonnées , on a sollicité, via un courier spécifique, de
l’aide auprès de l’AMDH dont
il est un membre historique . Félicitations
et longue vie à notre créateur émérite. »
Né à El
Jadida en 1955, Ahmed Senoussi a grandi à
Casablanca, ville où devenu adulte, il a connu une ascension extraordinaire et
malgré la mise à l’écart son aura n’a pas diminué d’un iota.
Un petit rappel biblio-artistique concernant le
fondateur du prix :
Razak est l’auteur de 13 livres dont 7
ont été publiés en France et 1 au Canada. Il a aussi écrit trois pièces de
théâtre en langue arabophone. La toute dernière exposition de Razak le peintre
a été présentée au public sous le thème: «Haïkus picturaux». Un événement
culturel qui a été largement couvert par la presse et les médias audiovisuels
marocains.
Pour plus de détails
http://Razak-Cinema.blogspot.com
Tuesday, January 12, 2021
FEED-BACK ALJAZEERA
أشكركم على الإجابة وعلى تفاعلكم البناء مع البلاغ الثقافي ومع حيثيات الجائزة التي انبثقت من صلب الأرض العربية لتلامس الأفق الكوني وخاصة
المبهج منه، الذي يتألق في أبهى تجلياته، عبر جسور التواصل الكوني .
جائزة متفردة قوامها
لوحة وكتاب، ومتوجون فوق العادة.
ففي منحى آخر مخالف تماما
عن الجوائز الأخرى التي يطغى عليها الجانب المادي والزبونية تجدرت جائزة بوزغيبة للفن الساخر في عمق
الإبداع البشري المتحرر من طغيان الماديات
والإكراميات التي تقوض مجرى الفن . فرغم
رمزيتها تضل ضخمة في عمقها التصويري
والتنويري ، لأنها تهيأ التربة للتعبير
الكتابي التأريخي والتوثيقي، المتمثل في النشر المونوغرافي. جائزة عابرة للقارات
وللثقافات لا هم لها إلا خدمة الإبداع الرصين البعيد كل البعد عن أي
اتجار آو مقايضة. جائزة تحمل اسم نبتة قحة
تحولت إلى إيقونة، كتب عنها الكاتب المغربي محمد البوحتوري كتابا لازلت احتفظ
بالمسودة التي أهداها لي والتي تحمل عنوان: "إطلالة على عالم عبدالرزاق رزاق ". كانت قيد النشر لكن وافته المنية
وتعطل المشروع .
بحت مليا في موضوع بوزغيبة وتعمق في خصائص هذه النبتة
ووظائفها البيولوجية كما ركز على رمزية الاستبطان والتوطين الفني لبوزغيبة
الإيقونة .
ففي ما يخص الفنان احمد السنوسي فقد
سبق لقناة الجزيرة أن خصصت له برنامجا خاصا ، كان الاختيار موفقا ، لأن احمد
السنوسي من طينة الفنانين المتميزين الذين يستحقون أكثر من تكريم لأنه فنان فريد
من نوعه يسكنه هوس الدفاع عن المحرومين
وعن المضطهدين في الأرض . والمتوجين الذين سبقوه هم أيضا من القامات التي ينحني لها المرء الشغوف بعالم
الإبداع إجلالا و معتزا بعطاءاتهم ومنجزاتهم التي اغنوا بها المجال الفني أو العلمي أو
الوجداني بصفة عامة. من يرى منحوتات ثيو جانسن المتنقلة يصيبه الدهول . كان من
ابرز المتوجين .
كذلك كنا السباقين في تتويج الشاعر
المصري الكبير أحمد فواد نجم وهو حي . قمنا بنفس الشيء مع مارسيل خليفة وإينيو موريكوني الموسيقار العبقري الذي حثنا تتويجه علي السفر إلى ايطاليا لتسليمه اللوحة.
كان حلمي ولا يزال هو جمع كل المتوجين في حفل تكريمي جماعي في بلد ما من
المعمور لكن العين بصيرة واليد قصيرة ، وربما
بفضل قناة الجزيرة وبمبادرتها المحمودة سيتحقق هذا الحلم على المستوى الإعلامي على الأقل .
انأ رهن إشارتكم لأي مقترح ترونه الأجدر للتعريف بالجائزة وبالمتوجين ال 16
.
مع فائق الاحترام وتشكراتي
الأخوية
رزاق عبد الرزاق
مؤسس الجائزة الدولية
للفن الساخر
http://Razak-Cinema.blogspot.com
Lettre à AMDH
Rabat le 7 janvier 2021
A Monsieur le président de l’AMDH
Permettez-moi devenir par la présente solliciter votre aide pour l’envoi du trophée Bouzghiba-Awards 2020 décerné au grand artiste marocain Ahmed Senoussi. Membre actif et historique de l’AMDH, ce talentueux humoriste mérite notre consécration. Le Prix se distingue par sa double dimension culturelle : picturale et bibliographique. Le trophée est matérialisé par un tableau de peinture inspiré du lauréat avec insertion détaillée dans le livre monographique consacré au prix.
Depuis le début, on devait affronter le problème de domiciliation des lauréats. Pour le sculpteur en robotique Theo Jansen on a sollicité l’intermédiation de l’ambassade de Hollande à Rabat. Elle nous a mis en contact avec lui. Pour Ennio Morricone, c’est l’Institut Alighieri de la Culture qui a facilité la tâche. Le trophée destiné au poète progressiste Ahmed Fouad Najm a attendu quelques semaines et c’est l’association « Beit Achiâr » qui invitant la fille du poète au salon du livre nous a permis de lui remettre le tableau dans une soirée-hommage consacrée à son père. Aujourd’hui, nous nous adressons à vous pour ce noble geste.
Prière bien vouloir nous communiquer son adresse postale ou les cas échéant son email.
Je vous rappelle qu’en tant que critique d’art j’avais assisté à tous les spectacles présentés à Rabat sous la houlette de votre prestigieuse association. J’en avais fait écho dans des chroniques artistiques. La toile bleue (internet) en garde un précieux archivage.
Salutations culturelles
Meilleurs vœux
RAZAK
http://Razak-Cinema.blogspot.com






