Monday, August 25, 2008

Un Bachchan et deux Khan dans la liste de Forbes


Après la cosmétique et la mode, c’est le tour de la téléphonie mobile de choisir des célébrités de Bollywood pour la promotion de ses marques. En effet, si l’Oréal a pris comme égérie Aishwarya Rai, et si des designers et couturiers occidentaux ont souvent fait appel à des actrices indiennes pour leurs collections, les fabricants de téléphones cellulaires haut perchés se mettent à l’heure indienne. Nokia a fait de Shah Rukh Khan son porte-label approprié (pour ne pas dire son porte étendard). Abhishek Bachchan et Aamir Khan font de même pour Motorola et Samsung. Forbes, le célèbre magazine américain des affaires et des finances, a établi une liste mondiale de dix personnes sous l’étiquette « the global capital of celebrity cell phone promotions », (traduction approximative : le capital global de célébrité au service de la promotion des cellulaires). Les sept autres personnes complétant la liste sont : la tennis-girl Maria Sharapova, le footballeur David Beckham, les quatres stars Usher, Fergie, Rain et Andy Lau et puis la pilote automobile Danica Patrick. Rain est un chanteur coréen. En tant qu’ acteur , il a joué dans plusieurs films dont le film hollywoodien Speed Racer . Son vrai nom est Jeong Ji-hoon. Il est très célèbre non seulement dans on pays, mais aussi dans d’autres pays asiatiques. Samsung en a fait sa recrue pour son marketing. La star hongkongaise Andy Lau qui a une filmographie très longue est pour LG. Maria Sharapova et Usher sont pour Sony Ericsson, quand à David Beckham, il est pro-Motorola.
Une bonne nouvelle pour les vedettes de Bollywood. Certains croyaient qu’il s’agissait d’une plaisanterie. Forbes ne badine pas avec les affaires où il y a une grande circulation de capitaux. Selon des prévisions pertinentes, le nombre total de téléphones mobiles distribués à travers le monde va bientôt (si ce n’est déjà fait) atteindre le milliard, et logiquement , l’Inde qui a une grande démographie et qui jouit actuellement d’une bonne croissance économique ne peut pas être exclue du compte. La classe moyenne y est actuellement en pleine essor. Bollywood en profite. Tant mieux pour les bollyphiles.

RAZAK

Sunday, August 24, 2008

Les millionnaires de Youtube


Les millionnaires de Youtube sont ceux dont le produit audiovisuel (vidéo, clip, duplicata d’émissions télévisuelles …) mis en partage a été vu plus d’un million de fois. D’après le comptage youtube-métrique (excluant la sommation) effectué le 25 août 2008 le top du top est détenu par le vidéoclip Avril Lavigne-Girlfriend qui a été regardé 98,019,862 fois . Judson Laipply le suit de plus près avec son fameux cocktail chorégraphique teinté d’humour intitulé Evolution of Dance et qui a été visionné 96,592,972 fois . Ces deux font partie du clan des archi-millionnaires de Youtube. Leona Lewis et Lewis Chris s’approchent d’eux avec leur score respectif : 66,005,038 pour bleeding love et 62,612,511 pour With you . Akon - "Don't Matter" récolte 54,582,431 Views . Pas mal. Nelly Furtado a eu 33,068,779 Views pour son clip Say it Rigt.
En voici par ailleurs un petit tableau des performances établi le même jour pour d’autres concurrents :


-My Chemical Romance - Teenagers : 54,571,382;


-OK Go - Here It Goes Again ! 38,423,390;


-Linkin Park - What I've Done : 35,866,279;


-GYM CLASS HEROES: Cupid's Chokehold / Breakfast in America : 20,064,937.


RAZAK

Wednesday, August 20, 2008

Djimon Hounsou honore l'Afrique


Il est très difficile pour un africain de se faire admettre en tant qu'acteur à Hollywood. Pourtant, Djimon Hounsou constitue l'exception qui infirme la règle . Hounsou est originaire du Bénin . Il est né a Cotonou .Il quitte très tôt son pays natal pour aller en France . A Lyon, il s'installe chez ses frères, mais il rate ses études . A Paris, nouvelle destination , il vagabonda comme un clochard SDF, jusqu'à ce jour miraculeux où un collaborateur du couturier Thierry Mugler le remarque. Mugler lui offre une opportunité inespérée de devenir modèle. Avec sa carrure d'athlète, on commence à se l'arracher. Il apprut dans de nombreux vidéo-clips. D'album en album, il imposa son nom au microcosme parisien de la mode dont on connait les influences sur les autres agoras du métier . Maintenant qu'il a conquis Paris, pourquoi ne pas aller à Hollywood pour tenter la grande aventure de la vie. C'est ce qu il fait en 1990. Il tient son premier rôle dans Without You I'm Nothing, il recidive , deux ans plus tard dans le thriller de Jonathan Kaplan, Obsession fatale, mais c'est le rôle d'esclave révolté dans le film Amistad de Spielberg qui lui ouvre les portes de la célébrité. Son apparition dans le film Gladiator de Ridley Scott ne passa pas inapercue.Il eut plusieurs rôles par le suite plus ou moins consistants . En 2006, il joue dans Blood Diamond, un film protestataire signé Edward Zwick , aux côtés de Leonardo Dicaprio . Pour le petit écran, il apparut dans quelques épisodes des deux séries: Urgences et Alias. Hounsou , avec sa brillante carrière et son franc-parler, a honoré non seulement son pays mais aussi l'Afrique. Amnesty usant du charisme de cet acteur émérite s'insurge contre le commerce illicite d'armes dont les victimes se comptent par milliers dans le monde.
D'un bohémien méconnu, vivant au jour le jour, à un acteur de renom devenu en même temps un "globe-messenger" pacifiste , on dirait un conte de fée . D'un Hounsou qui n' pas de sous au producteur de films qu'il s’apprête à être devenu, quelque chose de miraculeux a pu se produire. Mais qui vous a dit que dans le cinéma il n' y a pas de prophétie?
RAZAK

Monday, August 11, 2008

JO: Pékin et la cité non interdite


Pékin, 8 août 2008, la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques , retransmise à travers toutes les télévisions du monde, a étonné par la perfection de son organisation. Le «Nid d’oiseau», stadium conçu par le duo d'architectes suisses Herzog et Meuron, a niché une nuée d’oiseaux d’un gazouillis humain et d'une allure d'extraterrestre . Le stadium garderait dans son CV, l’image chatoyante d’une époustouflante festivité. Cette agora féerique fut aussi une des plus cosmopolitiques. 80 chefs d'État et de gouvernement, ainsi que d'autres dignitaires venus des quatre points cardinaux, ont pris part à cette fastueuse cérémonie.Une heure de spectacle de haute facture. Les feux d’artifices ont constellé jusqu’à l’embrasement le ciel de Pékin. Magistral, la chine a monté au monde entier ce dont elle est capable.
Le réalisateur Zhang Yimou qui a supervisé ce grandiose show a prouvé qu’il est doué dans la mise en scène live. Tout obéissait à un calcul millimétré. L’allumage de la vasque olympique en fut la quintessence. Un athlète suspendu par un câble a fait le tour du stade avant d’atteindre le grand vase d’allumage. Sur la pelouse une armée de «tambouring-men» exécuta le même mouvement dans une discipline pointilleuse. On croirait voir une séquence de son film Cité Interdite. Pourtant, nous sommes dans la mégapôle d'une république socialiste et non dans une cité impériale.
L’athlétisme et l’esthétisme ont donné rendez-vous à Pékin pour le charme des yeux du monde. La chaleur d’été que redoutaient les peaux sensibles n’a été d’aucun désagrément. Désormais, les jeux olympiques ne commémorent pas seulement les performances sportives mais aussi les acquis civilisationnels, d’où le cousinage bienheureux du sportif avec le culturel. Le cinématographique faisant partie du culturel, devient chez les chinois de 2008 plus saillant.
Dans la mise en scène d’ouverture , le cinéaste Zhang Yimou a mis en exergue les quatre inventions chinoises: le papier, l'estampage, la poudre et la boussole. Le sage de l’antiquité Confucius est ressuscité a travers une de ses maximes :«N'est-ce pas un bonheur d'avoir des amis qui viennent de loin».
Le show a mobilisé 14 000 participants (excusez du peu) et on y a utilisé 15 153 costumes.
Le cinéaste Zhang Yimou a réalisé 14 films dont le plus célèbre est le Sorgho Rouge. Ce film qui était très convoité par les ciné-clubs d'autrefois a été primé au festival de Berlin en 1988. Ce long métrage réaliste reste une des clef s indispensables pour comprendre le monde paysan d'antan.
Dans leur démonstration collective du 8 août dédiée aux JO , Zhang Yimmou et ses ingénieux collaborateurs ont poussé la barre esthétique à un niveau vertigineux. Il serait très ardu pour le pays qui va prendre la relève de faire mieux qu' eux .
RAZAK

Thursday, August 07, 2008

Indiens et africains d'Amérique


Voulant distinguer les indiens du Bhârat des amérindiens, les lexicologues ont introduit l’élément linguistique «amer». Les habitants de l’Inde comparés a ceux qui occupaient massivement, il y a cinq siècles les deux Amériques, ont une civilisation beaucoup plus structurée et plus profonde. Les amérindiens que les «visages pâles» venus notamment d’Europe ont chassés de leur territoire vivaient à l’état primitif. Mais ils avaient leurs valeurs, leurs coutumes et croyances. Dans leur ultime phase, ils ont été victimes du rêve appelé «American paradise» qui attira les aventuriers de tous poils. La découverte de l’Amérique et l’évangélisation qui s’en était suivie avaient préparé le terrain aux nouveaux arrivants. Le nouvel Eldorado devait se construire sur les ruines et tombes des premiers habitants du continent américain. A l’époque, ce vaste territoire était plein de richesses et de mystères. Les amérindiens étaient pris au dépourvu. Ceux qui ont survécu au génocide yankee ont été rassemblés dans des parcs placés sous haute surveillance de peur qu’un autre Geronimo en état de réincarnation bouleverse la donne. Mais l’abondance et la sophistication de l’arsenal sécuritaire a rendu cette éventualité impossible à admettre.
L’élément «amer» que l’on a placé pour faire la nuance est un adjectif qualificatif qui veut dire «d’un gout désagréable». L’amer dans toute sa perfidie engendre l’amertume. C’est en effet ce sentiment qu’on éprouve quand on évoque le calvaire des esclaves africains. Cette race de couleur sombre a subi des atrocités indescriptibles , sans doute plus douloureuses que celles des Apaches, de Sioux, Comanches , Cheyennes et autres communautés amérindiennes, car ces derniers avaient la possibilité de se défendre. Tandis que les esclaves africains que l’on ramenait en Amérique dans le cadre de ce qu’on appelait communément «Commerce Triangulaire» et dans des conditions inhumaines étaient condamnés à subir ce sort désagréable. Toute mutinerie finissait pas les coups de cravache ou de revolver. Ainsi, la traite des Noirs passa des colonies africaines aux nouveaux comptoirs d’Amérique. Les exploitations agricoles avaient besoin d’une main d’œuvre bon marché. Ce qui est répugnant et suscite l’indignation c’est qu’à l’époque on vendait des esclaves contre du coton, du sucre et du cacao. Le fameux «code Noir » établi en 1685 autorisait la traite des Noirs et l'esclavage. Les propriétaires de cette «marchandise vivante» n’avait pas à justifier leurs actes s’il donnaient la mort à leurs esclaves. Aujourd’hui, les descendants de cette population infortunée sont désignés sous l’appellation d’afro-américain. Mais ils semblent vivre aujourd’hui dans des conditions moins humiliantes, même si le raciste entre noir et blanc n’a pas disparu pour de bon. Après moult combats acharnés les afro-américains ont acquis certains droits et semblent mieux lotis que leurs ancêtres. Leur émancipation (sports, showbiz, sciences,…) a infirmé toutes les supputations discriminatoires qui faisaient d'eux une de race de sous-humains, fainéants et d'un tempérament sauvage.
Le cinéma est revenu à maintes reprises sur la tragédie de ces deux races, amérindiennes et africaines, et dont l’Amérique était le théâtre . Dans les films westerns, les indiens d’Amérique font partie du décor. Certains films (comme Geronimo de Walter Hill ) ont salué la bravoure des guerriers apaches. Dans d’autres films , on manifeste de la compassion (comme dans le film de Kevin Costner Danse avec les loups). Parmi les classiques du genre on peut citer: Le massacre Fort apache (de John Ford), Rio grande, Fureur Apache (de Robert Aldrich) , Guet-apens chez les Sioux (titre original : Dakota Incident),
Au-delà du Missouri (de William Wellman), La Flèche brisée (de Delmer Daves) , La Dernière chasse (de Richard Brooks), Les Cheyennes (de John Ford), Soldat bleu (de James Nelson), Little Big Man (d'Arthur Penn), La Captive aux yeux clairs, (d'Howard Hawks)…
Quand à la traite des Noirs par les blancs le film Amistad de Steven Spielberg reste un des plus vus mais aussi les plus critiqués. Si le réalisateur s’est empressé de tout montrer. Ses zooms sur la réalité macabre de ces gens en transhumance forcée lui ont fait perdre l’essentiel. Le soubassement politique de l’époque. Les contingences et ramifications que la corruption nourrissait. Les «abolitionnistes» n’y verraient que la croûte mais le noyau du sujet reste enfoui dans les bibliothèques et des centres d’archivages. Techniquement l'odyssée d'un navire négrier a été bien filmée ( le réalisateur n’est pas un débutant ) mais l’approche reste sectaire.
Un autre film sur l’esclavage : Mandingo et son réalisateur n’est autre que Richard Fleischer l’auteur de «Che» . Mandingo est une adaptation du roman de Kyle Onstott dans lequel la pureté génétique du clan est le thème central du récit. Un propriétaire esclavagiste de la Louisiane, oblige son fils à épouser sa cousine. Mais contre toute attente , ce dernier préfère une noire. Pour se venger, sa cousine se donne à un nègre. Aujourd’hui, de tels clivages pourraient paraître ridicules parce que les mariages mixtes sont devenus une mode.
Le film Tamango du réalisateur français John Berry parle lui aussi (comme dans Amistad ) de cargaison de captifs africains. Tamango en étant un d’eux se révolte en pleine traversée d'océan . Il pousse les autres esclaves à l’insoumission et à la rébellion. Ce film de fiction qui est réalisé aux années 50 s'inspire de la nouvelle de Prosper Mérimée.
Le réalisateur italien Gillo Pontecorvo a fait de Queimada un classique. Queimada est en fait le nom d’une ile sous domination portugaise où transitaient les récoltes de cannes à sucre. Le gouvernement anglais a envoyé un espion dont l’objectif était de déstabiliser l’ile par un soulèvement massif des esclaves. Mais une fois les métisses d’obédience britannique ont réussi leur coup , les esclaves se retournent contre la couronne britannique. Le film a été perçu par la critique comme un plaidoyer contre le colonialisme.
Le film Manderlay de Lars von Trier est un des plus récents. Le réalisateur danois s’attaque à la question de l’esclavage aux USA avec à l’arrière-plan des insinuations métaphorisées. Il n’est pas un film réaliste mais le réalisateur voulait montrer par le contraste des images ce qu’il en pense. L’esclavagisme est avant tout un instinct, tel pourrait être la conclusion de ce film.
Il y’en a d’autres films qui ont abordé la question de divers manières et sous des angles différents mais on aimerait clôturer ce dossier par un film documentaire d’un réalisme exacerbé: Addio zio Tom (Les Négriers pour les français et Goodbye Uncle Tom, pour les anglo-saxons). Jacopetti et Prosperi qui ont fait tandem pour la réalisation de ce film s’y sont attelés avec la méticulosité d’un explorateur en quête de vérité absolue.
RAZAK

Monday, August 04, 2008

Du rififi chez les Khan de Bollywood


Que se passe t-il chez les Khan de Bollywood ? Au moment où l’occident commence à s’intéresser au cinéma indien de manière sérieuse , voila que des querelles d’un genre enfantin éclatent entre ces acteurs portant le même nom de famille. Certains ne se parlent entre eux qu’à couteaux tirés comme s’ils étaient des ennemis de longues date. En tant que bollyphile je trouve cela désolant. Après la farce de mauvais goût d’Aamir Khan , voila Salman Khan qui s’en prend au king SRK. Le dernier anniversaire de l’actrice Katrina Kaif a failli tourner au drame. Du jamais vu , nous qui disions que le cinéma indien porte des valeurs culturelles bien enracinées et des sentiments nobles, on voit que les Navarasas n’ont touché que le vernis de la réalité. Le comportement irritable de certaines « stars » laisse à désirer. La fièvre anti-Shahrukh Khan a pris une dimension proche du lynchage. Elle s’est vite transformée en Shahrukhanophobie à cause du succès remporté par ce dernier notamment dans les pays anglo-saxons et d’Europe (entrée aux deux musées: Madame Tussaud et Grévin, titre honorifique du gouvernement français …). On est sûr que si cette pression perdurait notre Devdas serait contraint de quitter l’Inde. Et tous les pays du monde lui remettraient la clef symbolique de leur capitale.
Un peu de retenue messieurs mesdames. Chacun des autres Khan (Saif Ali Khan, Fardeen Khan, Erfan Khan, Zaid khan, Suheil Khan …) a son fan club qui n’est pas composé que d’indous. Par respect à ces milliers d’admirateurs qui vivent hors du sous-continent indien, il serait salutaire de primer l’amitié sur l’adversité bestiale qui ne mène qu’à la division. Il n’y a pas plus de cinq mois on a vu SRK et Salman danser ensemble et joyeusement dans la chanson chorégraphiée Om Shanti om Deavangi (film de Farah Khan) et voila que la pomme de la discorde tombe du cornier, un ver affamé la suit .
RAZAK

Tuesday, July 29, 2008

Une jolie berceuse

Une autre version soutitrée en arabe, image de bonne qualité :

Dil Laga Liya Maine Tum Se Pyaar Karke
Tum Se Pyaar Karke Tum Se Pyaar Karke
Dil Laga Liya Maine Tum Se Pyaar Karke
Tum Se Pyaar Karke Tum Se Pyaar Karke
Dil Chura Liya Maine Ikraar Karke
Maine Ikraar Karke Maine Ikraar Karke
Dil Laga Liya Maine Tum Se Pyaar Karke
Tum Se Pyaar Karke Tum Se Pyaar Karke

Mere Dil Jaani Mere Mahi Mere Dholna
Koi Sunle Na Sada Dheere Dheere Bolna
Ishq Kiya Hai Maine Chori Nahin Ki Hai
Tere Sang Yaara Zora Zori Nahin Ki Hai
Chain Le Liya Maine Bekaraar Karke
Maine Bekaraar Karke Maine Bekaraar Karke

Dil Laga Liya Maine Tum Se Pyaar Karke
Tum Se Pyaar Karke Tum Se Pyaar Karke
Beech Safar Mein Kahin Mera Saath Chhod Ke
Tujhko Kasam Hai Nayyo Jaana Dil Tod Ke
Kaise Main Bataaon Tujhe Kaisa Mera Haal Ve
Jeena Marna Hai Ab Sab Tera Naal Ve
Tujhko Pa Liya Tera Intezaar Karke
Tere Intezaar Karke Tere Intezaar Karke
Dil Laga Liya Maine Tum Se Pyaar Karke
Tum Se Pyaar Karke Tum Se Pyaar Karke


Title:Dil Laga Liye
Movie: Dil Hai Tumhara

Monday, July 28, 2008

Rambo et Conan dans une romance Bollywoodienne ?


Le monde est entrain de changer. Hollywood tend la main à Bollywood et vice-versa Bollywood offre ses Navarasas comme gage de bienséance. Petit à petit, les préjugés commencent à se dissiper. La forte croissance de l’Inde s’est accompagnée, outre-Atlantique, d’un regain d’intérêt perceptible à tous les niveaux. Le cinéma participe à cette osmose salutaire .
L’esthétique bollywoodienne commence à apprivoiser même les «bollyphobes» endurcis qui autrefois ne voulaient pas voir de films hindis alors qu’ils se laissaient travailler de l’intérieur en regardant des films policiers où les vociférations ordurières et l’hémoglobine sont imprimées dans chaque morceau de bobine. La blogosphère est essaimée de blogs dédiés à Bollywood. Les Premières et Avant-premières de films indiens organisées en Europe et aux USA attirent beaucoup de monde. Lors des projections des longs métrages Veer Zaara de Yash Chpora au Rex (Paris) et Om Shanti om de Farah Khan à la dernière Berlinale il y’avait eu non seulement bousculade mais certaines françaises et allemandes sont venues habillées de saris. La presse spécialisée a couvert les deux événements comme il se devait. Les propos outranciers deviennent de moins en moins fréquents. Reno a dit des mots vilains sur Aishwarya Rai . Mais lors du dernier Cannes il s'est ressaisi . Il est devenu plus galant .
Hollywood et Bollywood ne se voient plus comme des antagonistes que l’adversité envenime. La coopération cinématographique est depuis quelque temps devenue de mise. Hier, ce fut la signature du protocole d’association entre Yash Raj Films et Walt Disney pour la production de films d’animation. Aujourd’hui, le Daily Express nous annonce que Sylvestre Stallone essaie de convaincre Arnold Schwarzenegger pour jouer avec lui dans le film hindi Kambakkht Ishq (Incroyable Amour) de Sajid Nadiadwala et qui sera tourné à Hollywood . Parmi les acteurs indiens pressentis à ce blockbuster dont le budget est estimé à 22 millions de dollars on trouve Akshay Kumar et Karena Kapoor. Certes Arnold est actuellement préoccupé par les affaires de l’Etat californien qu’il a sous son autorité mais s’il revenait aux plateaux de tournage ce serait un événement majeur et le film hindi aurait par conséquent une impulsion considérable. Rambo et Conan dans une romance Bollywoodienne, c’est en quelque sorte le paradoxe dans le sublime.
RAZAK

Friday, July 18, 2008

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Cinema Blogs - BlogCatalog Blog Directory

Razakcinema au menu de WIKIO


Qu'est ce que Wikio?
Wikio est un portail luxembourgeois d’information qui fouille dans les sites de presse et dans les blogs pour trouver l'actualité qui intéresse les internautes .

Thursday, July 17, 2008

Acteurs-réalisateurs



Autrefois, pour faire de la réalisation cinématographique, il y avait deux possibilités: soit on prend la voie académique, c’est à dire suivre une formation spécifique dans une école ou un institut de cinéma, soit on se forme sur le tas, c’est à dire en se mêlant aux staffs de tournages et mémorisant certaines astuces. Mais depuis un certain temps, on assiste à un phénomène nouveau: les acteurs deviennent des réalisateurs et jouent parfois dans leur propre film.
Certes, de l’«actorat» à la réalisation il y a l’ambition. Parfois le pécule pourrait être la cause non apparente de cette mutation. L’un des plus prolixes de ces transfuges est Clint Eastwood. Cet acteur qui a été dirigé par de grands cinéastes tels Sergio Leone (western spaghetti) a, à son tour, réalisé plus de 26 films. Pour mémoire, on peut en citer quelques uns comme: Bird, Bronco Billy, Créance de sang (Blood Work), L'Échange (Changeling), L'Épreuve de force (The Gauntlet), L'Homme des Hautes Plaines (High Plains Drifter), Impitoyable (Unforgiven), Jugé coupable (True Crime), Million Dollar Baby, Mystic River, Sur la route de Madison (The Bridges of Madison County), Un frisson dans la nuit (Play Misty for Me), Un monde parfait (A Perfect World) ….
Le concurrent de Clint n’est autre que Woody Allen. Ce dernier a une filmographie dense et relativement plus ancienne. Ses films sont pleins d’humour noir et de propos intellectualisés. Allen a la grande particularité d’être à la fois un interprète, réalisateur et scénariste. Il semble se délecter dans ses films: Lily la tigresse (Lily la tigresse What's Up Tiger Lily?), Prends l'oseille et tire-toi (Take the Money and Run), Bananas, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander (Everything You Always Wanted to Know About Sex But ,Were Afraid to Ask) ,Woody et les robots (Sleeper), Guerre et Amour (Love and Death), Annie Hall , Intérieurs (Interiors), Manhattan, Stardust Memories, Comédie érotique d'une nuit d'été ( A Midsummer Night's Sex Comedy) , Zelig, Broadway Danny Rose, La Rose pourpre du Caire (The Purple Rose of Cairo), Hannah et ses sœurs (Hannah and Her Sisters), Radio Days, September, Une autre femme (Another Woman), Crimes et délits (Crimes and Misdmemeanors), Alice, Ombres et brouillard (Shadows and Fog) , Maris et femmes (Husbands and Wives), Meurtre mystérieux à Manhattan (Manhattan
Murder Mystery), Coups de feu sur Broadway (Bullets Over Broadway), Maudite Aphrodite (Mighty Aphrodite), Tout le monde dit I love you (Everyone Says I Love You), Harry dans tous ses états (Deconstructing Harry), Celebrity, Accords et désaccords (Sweet and Lowdown), Escroc mais pas trop (Small Time Crooks), Le Sortilège du scorpion de jade (The Curse of the Jade Scorpion), Hollywood Ending, La Vie et tout le reste (Anything Else), Match Point, Scoop, Le Rêve de Cassandre (Cassandra's Dream)…

Robert Redford a montré lui aussi ce dont il est capable en filmant avec une certaine prestance: Des gens comme les autres (Ordinary People), Milagro (The Milagro Beanfield War), Et au milieu coule une rivière (A River Runs Through It), Quiz Show, L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux (The Horse Whisperer), La Légende de Bagger Vance (The Legend of Bagger Vance), Lions et agneaux (Lions for Lambs) …

Celui qui fut son complice dans le film The Sting (L’Arnaque) a une filmographie numériquement assez proche de son confrère. Paul Newman est souvent cité avec Woody Allen à titre anecdotique pour le titre de film le plus long: A en juger vous-même: De l'influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites (The Effect of Gamma Rays on Man-in-the-Moon Marigolds) pour Paul Newman et Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander (Everything You Always Wanted to Know About Sex But ,Were Afraid to Ask) pour Allen. Newman a réalisé d’autres films comme: Rachel, Le Clan des irréductibles (Sometimes a Great Notion), The Shadow Box, L'Affrontement (Harry and Son), La Ménagerie de verre (The Glass Menagerie)…
Kevin Costner a entamé sa séduisante filmographie avec un long métrage réussi en tout point de vue: Danse avec les loups (Dances with wolves). Il réalise par la suite The Postman, Open range et Modoc. Quatre films en quatorze ans. Dommage pour un acteur qui s’est révélé un bon réalisateur.
Antonio Banderas l’acteur espagnol dont le père est un policier et la mère une enseignante a tourné La Maison aux esprits, Entretien avec un vampire et Four Rooms.

L’australo-américain Mel Gibson semble aller dans son sillage doucement mais surement. Il est à la fois acteur , réalisateur et producteur. Les films qu’il a tournés ne sont pas aussi nombreux que ceux qu’il a produits. On en retiendrait : L'Homme sans visage (The Man without a face), Braveheart: La Passion du Christ (The Passion of the Christ), Apocalypto, Les Sauvages. Comme pour La Tentation du Christ le film de Scorcèse, La Passion du Christ a créé une polémique virulente.
Al Pacino que le film Le Parrain a rendu célèbre a une filmographie maigre et très peu garnie: dès 1996 il passe derrière la camera pour la réalisation de Looking for Richard, un documentaire sur un auteur pour qui il éprouve une passion démesurée: William Shakespeare. Rappelons qu’ Al Pacino a joué Richard III sur les planches quand il était membre du fameux Expérimental Theater Company de David Wheeler. On attend de lui qu’il récidive (dans la fiction) pour le grand plaisir de ses nombreux fans qui apprécient aussi bien l’acteur que le metteur en scène.
Sean Penn le garçon terrible du cinéma américain est devenu à la fois acteur réalisateur, scénariste et producteur. Sa filmographie le prouve. En tant que réalisateur, il dirigea The Indian Runner, Crossing Guard, The Pledge, Into The Wild.
Coté féminin, trois noms se détachent du lot: Sharon Stone, Jodie Foster et Xu Jinglei. Stone a réalisé plusieurs films. On peut en citer: Nerver Change (une adaptation d'un livre d'Elizabeth Berg) , Basic Instinct (troisième opus), Raisons d'État , Broken Flowers , alpha Dog. Jodie Foster en a eu trois : Flora Plum, Week-end en famille (Home for the Holidays), et Le Petit Homme (Little Man Tate). Parmi les films intéressants qu’elle a produits il y’a le film Nell où elle interprète le rôle d’une femme attardée. Ce rôle sera récompensé en 1995 par l’Oscar de la meilleure actrice.
Quand à Xu Jing Lei, cette chinoise devenue si célèbre non pas grâce à ses films mais à cause de son blog (lire notre article intitulé Xu Jing Lei, bloggeuse en chef mais…). Elle a tourné My Father and I, A Letter from an Unknown Woman et Dreams May Come.
Les acteurs qui sont à leur premier film sont nombreux : Denzel Washington, Dustin Hoffman, Tommy Lee Jones, David Duchovny…Tommy Lee Jones adapte "Islands in the Stream", le roman posthume d'Ernest Hemingway.
Chez les indous la transition acteur/réalisateur est n’est pas aussi marquée qu’aux US. Cependant, Aamir Khan a tenté l’aventure en tournant Taare Zameen Par. Une première annonce nous indiqua que le film serait distribué au Pakistan. On était enthousiasme pour cette bienheureuse éventualité. Malheureusement, le comité de censure pakistanais (The Pakistan Censor Board) a interdit la diffusion de ce film, non pas pour des raisons politiques, mais tout simplement parce qu’il n’y pas d’acteurs pakistanais dans le film.

RAZAK

Wednesday, July 16, 2008

Razakcinema au menu de BLOGSCOPE


Après Bouzghiba-Awards, Razakcinema est au menu interactif de BLOGSCOPE, un site canadien spécialisé dans l’analyse des courbes de popularité des blogs.

Monday, July 14, 2008

Razakcinema au pays des Ragâs et des Rasas grâce au portail de réferencement ONEINDIA


Depuis le 4 juillet 2008, Razakcinema est online sur ONEINDIA l'un des portails indiens de réferencement de blogs les plus exigeants. ONEINDIA est pionnier dans les langues indiennes Kannada, Tamil, Telegu et Malayalam . Il y a une version anglophone. Au pays des Ragâs et des Rasas, Razakcinema se sent chez lui.
Merci

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Wednesday, July 09, 2008

Hors-champ

HORS-CHAMP

Le hors-champ tel qu’il est défini par Jacques Aumont est : « l’ensemble des éléments (personnages, décors, etc.) qui, n’étant pas inclus dans le champ, lui sont néanmoins rattachés imaginairement, pour le spectateur, par un moyen quelconque». Le champ est la partie visible et audible du film. Le cadrage en délimite le contour physique. Tout ce qui n’est pas matérialisé par l’image est considéré hors-champ.Le hors-champ défile en filigrane par rapport au défilement général, mais il fait partie de la structure narrative du film. Ainsi, le hors-champ dans l’exemple de la chute d’une pastèque, c’est qu’en évitant de filmer le sol au moment du contact, le spectateur en devine instinctivement la conséquence. Il y’a une sorte de persistance mnémonique favorisée, pour l’exemple précité, par le phénomène newtonien de la pesanteur. En apesanteur, on change complètement de repère et de sémantique.Le hors-champ (on dit aussi espace off) n’est pas seulement inhérent aux entités tridimensionnelles. Il existe aussi un hors-champ qui est de nature électromagnétique comme le son acoustique. On dit alors son hors-champ. Sa structure est plus complexe. Un son dont la source n’est pas visible sur l’écran argenté (son out ) constitue un son hors-champ. Seule la "synchrèse", (un terme inventé par l’essayiste Michel Chion) permettant de relier le contenu de l’image au son que l'on entend, pourrait en atténuer la complexité et élucider leur causalité intrinsèque. Le but étant de rattacher dans un exercice for délicat, l’image visuelle et limage sonore. Certains sons filmés sont indéchiffrables. Ce sont des sons qui n’ont pas de références acoustiques pour notre ouïe, c'est à dire manquant d'antécédents sono-mnémoniques . D’autres comme le vrombissement d’une voiture roulant à toute vitesse et son freinage brutal, sont reconnaissables même en son «out ». Les sons extra-diégétiques nourrissent le son hors-champ. Ils ne font pas partie de l’action. Le son diégétique est le plus familier. Il est simple à identifier puisqu’il sert à commenter l’action du film.Nous disions que la structure du son hors-champ est complexe parce que le son dans le cinéma peut passer du son « in » (son dont la source apparaît dans l'image) au son off en prenant la voie du « hors champ », c’est à dire la voix extra-diégétique (l’exemple le plus typique est celui du guitariste qui joue sur son instrument. Dans un premier temps le spectateur voit dans le plan l’instrumentiste et écoute le son dégagé par la guitare, soudain le personnage sort du champ mais on continue d’entendre le son de la guitare.)L’espace filmique englobant le champ et le hors-champ, que ce soit au niveau du son ou de l’image, apparaît alors comme un substrat stratifié et enchevêtré, un conglomérat difficile à manier. C’est pour cela que les grands cinéastes se reconnaissent par la maîtrise de ces éléments. Voulant éviter la platitude, ils mijotent longuement leurs scènes avant de prononcer le mot Action. La fluidité du récit cinégraphique et sa richesse dépendent de la subtilité de ces ingrédients qui ne devraient pas être insérés dans le film pour rien.A l’époque du cinéma muet, tous les sons étaient en quelque sorte, des sons hors-champ, puisque la technique de synchronisation sonore n’était pas encore inventée. Ainsi, la musique du pianiste qui accompagne la projection produit un son d’une sémantique à double emploi. Tantôt, elle suit le récit (notes musicales tristes pour illustrer la sentimentalité d’un protagoniste chagriné) tantôt, elle reste déphasée par rapport au déroulement de l’action. Le son n’étant pas filmé et on ne peut parler dans de telles circonstances que de musique d’ambiance improvisée selon l’humeur du pianiste. Les bruitages qui augmentent le suspense ne sont pas venus immédiatement après l’avènement du sonore mais après que l’on a pesé la plus value sur la balance cinématographique. Les majors de Bollywood ont donné à ouïr des sons à qualifier de métaphoriques. Quand un personnage quelconque révèle une vérité longtemps dissimulée à son interlocuteur, on entend le son du tonnerre. Les indiens aiment le langage métaphorique. Ils ont inventé certains bruitages comiques.
RAZAK

Thursday, July 03, 2008

Griffith et le flash-back productif


En inventant le flash-back, David Wark Griffith a enrichi le vocabulaire cinématographique. Le retour en arrière vers des situations antérieures (ex: la période d’adolescence pour un protagoniste âgé) peut apporter des éclairages pour la compréhension de l’histoire du film. Il importe de signaler à ce sujet que dans cette fragmentation du récit l’explicatif prédomine. Le flash-back est d'une sémantique élèmentaire mais complémentaire .
Mais comment distinguer les séquences de flash-back des autres séquences du film, sachant que dans les films il n’y ni passé composé ni passé simple et que ce qui compte c’est le présent et puis sachant aussi que ce présent obéit à une graduation métrologique spécifique , car l’’unité du temps dans le film est généralement plus grande que celle qu’on a conventionnellement sur la montre? En d’autres termes comment insérer le passé dans le présent sachant que ce passé (comme nous venons de le dire) n’existe pas dans la narration cinématographique ?
Il y’a plusieurs précédés et astuces pour réaliser le flash-back. Le plus usuel consiste à changer la tonalité chromatique de la pellicule, de la couleur au noir et blanc. Les exemples abondent. Les hindous utilisent fréquemment ce procédé qui est simple à réaliser. Il suffit d’ajouter à la camera un translucide coloré et le tour est joué. Dans le film Dil to Pagal Hai la séquence de flash-back sur la vie antérieure de l’héroïne (Maya interprété par Madhuri Dixit) montre un couple qui récupère une petite fille délaissée. Inséré de cette manière dans la trame du récit , cela augmente le pathos du film.
On peut se servir aussi des costumes, des particularités des espaces et des objets. Le fondu-enchainé et les sons hors-champs peuvent effectuer la même tâche. Mais il faut faire attention car la moindre gaffe pourrait gâcher tout. Il faut avoir de la maestria pour maitriser cette rupture dans la continuité. Les longueurs et langueurs excessives nuisent à la succession narrative et au suspense du récit. Certains types de raccords (regard, mouvements, couleurs, …) donnent le signal à ce retour en arrière qui brise la linéarité chronologique. Un gros plan sur un ventilateur et voila l’hélice d’un hélicoptère qui atterrit et l’autre narration se poursuit. Ce raccord dans le mouvement assure la transition .
Le flash-back est affaire de temps or comme le temps de la fiction diffère du temps réel on plonge complètement dans le relatif-subjectif. Il subit une sorte de cascade que certaines têtes pensantes appellent déchronologie. Il retrouve sa linéarité initiale juste à la fin du flash-back. Il arrive que tout le film soit basé sur un flash-back. Ainsi dans le film Veer Zaara de Yash Chopra un prisonnier raconte ce qui lui est arrivé avant l’emprisonnement. Il en est de même pour le film Millionnaire malgré lui d’Andrew Bergman avec Bridget Fonda et Nicolas Cage. Un narrateur (un clochard) nous raconte l'histoire d'un policier et une serveuse de café unis par un billet de lotto portant les numéros exacts . Dans certains films, l’histoire commence par la fin, on enterre l’héros mais c’est a travers le flash-back que nous découvrons son passé. Dans le film Citizen Kane de O.Welles les flash-back constituant le puzzle sont dichotomiques et leur complémentarité permet au spectateur de comprendre la nature du personnage principal.
Le recours au flash-back en tant que forme discursive se greffant au socle narratif a vu le jour en littérature avant l'avènement du cinématographe . Les flash-back balzaciens sont parmi les mieux construits. Gustave Flaubert s’en est servi pour peaufiner ses romans notamment Madame Bovary.

Griffith en a usé en tant que praticien et il y était parvenu grâce à son ingénieux instinct. Tandis que les théoriciens du flash-back n'ont commencé à développer leurs rechrches qu'après sa mort . Des instituts de cinéma en ont donné un aperçu aux apprenants via leurs cursus et par l'analyse de nombreux films où cette technique a été appliquée. Après Griffith , des réalisateurs aussi talentueux qu’entreprenants comme Murnau , Fritz Lang, Béla Balázs, Karl Freund, Lubitsch et Robert Wiene ont développé la technique du flash-back .Et l’on voit aujourd’hui après un siècle et une décennie de cinéma que le tout le monde y fait recours car cette stratification dans le temps cinématographique est devenue un ingrédient esthétique. Le duel final entre Henri Fonda et Charles Bronson dans le film de Sergio Leone a eu toute son intensité grâce au flash-back relatif à la pendaison. L’harmonica placé entre les mâchoires de l’enfant est devenu un élément mnémonique justifiant la mort par vengeance de celui qui a tué son père.
Griffith avait vu juste. Il fallait bousculer la linéarité pour qu’à travers les segments insérés on fortifie et enrichit la cohérence du récit filmique. Ce pionnier qui fut un des premiers à tourner ses films à Hollywood a eu une fin de parcours tragique. Ses meilleurs films datent de l’époque du muet. Il a réalisé plus de 400 films dont les deux pièces maitresses The Birth of a Nation (1915) et Intolérance (1916). Il mourut comme le compositeur autrichien Mozart fauché et oublié. Ce n’est qu’après que l’on se rendit compte de l’immensité de son apport. Aujourd’hui, on se sent soulagé de savoir que certaines rues californiennes portent son nom et qu'un timbre postal est imprimé à son effigie.
RAZAK

Wednesday, July 02, 2008

Un film sur Harilal Gandhi

Gandhi le père de la nation indienne avait des rapports tumultueux avec son fils ainé Harilal. Le film «Gandhi, My Father» produit par l’acteur Anil Kapoor et réalisé par le vétéran du théâtre indien Feroze Abbas Khan est une adaptation du récit biographique de Chandulal Bhagubhai Dalal.

Tourné en hindi et en anglais dans différents lieux (Afrique du sud, Inde) le film retrace le parcours mouvementé de Harilal et sa relation conflictuelle avec son père. Le film représente un véritable challenge pour Anil Kapoor en tant que producteur, parce que c’est son premier film et le sujet traité est assez délicat. La direction de la photo a été confiée à David Macdonald. L’acteur Akshaye Khanna y incarne le personnage Harilal , quand à Darshan Jariwala qui campe celui du mahatma Gandhi il dut perdre 20 kilos pour entrer dans la peau de Gandhi.
Harilal Mohandas Gandhi est né 1888. Dans les années 1930, il abandonne le hindouisme pour se reconvertir à l’islam. Il devint Abdullah Gandhi. Désavoué par son père, il sombra dans l’alcoolisme. Il mourut en 1948 six mois après l’assassinat de son père.

A propos de la dualité de cette relation , Feroze Khan a dit : "Gandhi est l'homme le plus documenté à ce jour. On sait de lui qu’il est le père de la nation, mais il avait une famille. Il aimait son fils, mais son amour pour son pays était au dessus de tout. Son fils Harilal avait le même sang dans ses veines, mais il avait une aspiration différente. Il n'a rien contre son père. Il était juste une partie inexprimée de Gandhi."
Ce qui mérite d’être signalé comme remarque intéressante, c’est que dans le film Gandhi de Richard Samuel Attenborough qu’on disait à l’époque qu’il était si documenté a passé sous silence la mésentente entre Harilal et son père. On focalisait sur l’action politique. Maintenant grâce au film audacieux d’Anil Kapoor on peut en voir le coté saillant, saignant et astreignant.

RAZAK

Tuesday, July 01, 2008

Bill Gates et la leçon d'éthique




Bill Gates est de la même génération que la mienne. On est né la même année. Mais lui est devenu milliardaire, moi je cherche toujours un embarcadère de paix pour finir le reste de ma vie loin des sbires déchainés ivres de pouvoir et avides de sang . Je ne représente presque rien sur l’abécédaire des gens fortunés de la terre. Chacun ses choix sauf que le sien a trouvé dans son pays la tolérance idoine pour aller de l’avant et réaliser son rêve , alors que l’auteur de ces blog-lignes, créateur du personnage Bouzghiba et de beaucoup de choses utiles pour l’art et la culture universels, a tant souffert de l’incompréhension et du mépris de ceux qui le gouvernent. Bill Gates de 20 ans était libre de faire ce qu’il voulait. Il avait la chance de n’être pas né dans un pays qui voit dans les éminences grises , même les plus inoffensives, une menace pour sa continuité, ce qui est en fait une aberration , car ce sont les créateurs et les inventeurs qui créent les vraies richesses (pensez aux premiers inventeurs de Nokia, Erikson...) et non pas les intrus qui s’accaparent par un quelconque subterfuge (élection truquée, solidarité tribale …) les postes de décision. Dans son pays, Bill Gates pouvait boire librement une bière au bistrot du coin et parler des sujets qui lui tenaient à cœur sans être importunés par quiconque. Il pouvait marcher avec sa petite amie sans être dérangé par des policiers. Autres avantages liés à sa nationalité: il était libre de voyager dans n’importe quel pays sans les formalités du visa et la primauté du dollar en tant que devise internationale. Ses activités scientifiques de jadis menées au sein d’un petit collectif constitué de copains de scolarité auraient été prises pour subversives si cela se déroulait dans un autre pays que le sien. Les motifs d’incarcération ne manqueraient pas: attroupement illégal, activité clandestine...
Ma génération a été privée des belles choses que Bill Gates avait vécues. Les années de plomb ont plombé nos ailes et la répression aveugle était féroce. A l’époque il n’y avait pas un jeune qui n’ait pas été attrapé ne serait ce qu’une fois par les rafles nocturnes. L’été, quand les degrés Celsius font exploser les thermomètres, prendre de l’air frais hors de la maison pourrait vous mener à la cave moisie de l’arrondissent du quartier . Si on ne vous libère pas le matin vous y moisissez . Oublions ces années noires même si des forces obscures tentent aujourd’hui de nous y ramener pour satisfaire la pulsion sadique et revenons à notre bon samaritain . Bill Gates est un des rares richards que les pauvres respectent parce que grâce à son système d’exploitation Windows il a ouvert les fenêtres de la communication tous azimuts et démocratisé un tant soit peu l’accès à l’information trans-planétaire notamment quand Internet a tissé sa toile via Windows. D’ailleurs Bill n’a pas accumulé sa richesse dans le trafic de drogue ou dans le commerce des armes mais en se fiant à son génie créatif. Il a prouvé aussi qu’il a bon cœur. Ses dons en faveurs des déshérités se comptent par millions. L’homme est digne de respect. Et en décidant de se retirer honorablement de Microsoft le trust qu’il a personnellement créé il y’a une trentaine d’années , à l’époque ou chaussé d’espadrille , il se passionnait pour le langage informatique, il donne une leçon d’éthique pour les irréductibles du capitalisme sauvage. Les indéboulonnables loosers et les indécrottables pseudo-parlementaires qui, collés à leur siège comme des poux assoiffés sur un cou crasseux, et puis qui cherchent à y rester pour l’éternité doivent y méditer.

Bill Gates va se consacrer aux œuvres caritatives. En fait , il veut terminer le programme entamé il y’a plus d’une décennie. Quelle belle fin de parcours. Que le Seigneur gratifie le tiers-monde de sa «billgatitude».

RAZAK

Monday, June 30, 2008

Nelly Furtado en Inde

Quand Nelly Furtado la chanteuse canadienne d’origine portugaise a chanté dans le cadre du gala du nouvel an organisé à Mumbai (Inde, Décembre 2006) sous le label Nokia New Year's Eve, elle a voulu faire plaisir aux indiens en chantant un morceau tiré du film Khabi Kushi Kabhie Gham de Karan Johar. Son geste méritait d’être encouragé même si l’interprétation était plus mélodique à l’occidentale qu’à l’indienne. Les quadruples croches sont difficiles à vocaliser. On aurait souhaité un métissage plus profond genre Karunesh au pays des mages.
Un peu de fado allié à des ragâs de la pure tradition hindoue donnerait quelque chose de sublime.

RAZAK

Friday, June 27, 2008

Razakcinema online sur Atoo.blog.com


Les websites de référencements et les annuaires de blogs sont utiles pour les bloggeurs car ils permettent une meilleure visibilité et une lisiblité cybernetique plus interactive. Ainsi , après Technorati, Maxi.blog-Evolution , Blogdimension, Weborama ...Razakcinema est désormais online sur l'annaiare Atoo.blog .com.
Merci pour les soins d'hebergement.
http://www.weborama.fr/images/inscription/banniere_lien.gif

Tuesday, June 24, 2008

Mitwa et les deux Ali Amanat

C’est irrésistible , on revient à la très belle chanson Mitwa qui démarre avec un rythme à la Marvin Gaye et qui s’achève avec du Nusrat Fateh Ali Khan. On ne remercierait jamais Youtube pour nous avoir gratifiés de ces joyaux qui font frissonner même les fauves.
Deux Mitwa et deux Ali Amanat issus du même pays et puis chantant avec autant de sensibilité une chanson extraite d’un film indien. Shafqat Amanat Ali , né en 1965 , est plus âgé que son compatriote le finaliste du Saregamapa 2007. Mais devant le charme de cette chanson pathétique qu’ils ont chantée avec brio on peut dire qu’ils font partie de la même génération. Je vous laisse le soin d’apprécier leur deux interprétation respective.

http://fr.youtube.com/watch?v=vQtshrgGI9M
http://fr.youtube.com/watch?v=BMK0ZTyyNbE

Karunesh et la magie de l'Orient


Le matérialisme pur et dur prôné par les ténors de l’orthodoxie capitaliste ne voit dans l’Orient avec sa poussée démographique que des clients à conquérir. Le but de tout capitaliste est le pécule et non le bien-être comme on veut nous le faire croire, à travers une multitude de slogans et d’affiches publicitaires mensongères dressées à chaque coin de rue.
«Votre argent nous intéresse» Ainsi lit-on sur une affiche portant le logo d’une banque. C’est à cause de cet excès de cupidité mercantile que les antimatérialistes taxent ce capitalisme de sauvage, parce qu’il vise en fin de compte l’exploitation d’autrui et non la distribution équitable des richesses.
Le colonialisme du 19eme siècle, favorisé par moult facteurs, a eu comme conséquences l’enrichissement d’une partie de la planète au détriment de l’autre. L’Occident a eu la part du lion. Malgré le développement ahurissant qu’il a connu, la vie en communauté dans des espaces exigus a engendré beaucoup de problèmes liés à la mitoyenneté et surtout aux disparités sociétales (crimes, drogue, stress, cambriolages, …). A Beverley Hill où résident les plus grandes stars sur-argentées de la planète, il y a une solitude qui suscite la pitié. Ces célébrités qui ont tout sauf la paix intérieure vivent barricadées dans leur cocon feutré, mais dérangées en permanence par les aboiements de chiens de garde et les sons de sirènes de sécurité. Il y a, en plus des éventuels cambrioleurs qui n’attendent que le moment propice pour commettre leur forfait, les paparazzis qui sont pour ces célébrités esseulées de véritables cauchemars. Comment faire pour sortir de ce ghetto psychologique? L’Orient avec ses richesses spirituelles et son lourd héritage historique semble le remède adéquat pour les maladies du monde occidental. Les acteurs et actrices tels Richard Gere, Steven Seagal, Jennifer Anniston, Charlotte Rampling ....y’ont cru et y’ont effectué leur cure. Ils sont redevenus moins stressés qu’auparavant. Le végétarisme qui est d’origine orientale ne cesse de grossir le rang de ses adeptes.
Certains musiciens comme ce jeune allemand qui, échappant de justesse à la mort après un accident, décide de quitter son pays pour aller panser ses blessures au pays des gourous, des fakirs et des mages hindous ont donné à ouïr de belles choses. La musique de Karunesh est à la fois relaxante et méditative.
Bruno Reuter est né en 1956 à Cologne. La rencontre avec «Rajneesh» Chandra Mohan Jain (alias Osho) qui est un mystique indien bien endoctriné, va complètement changer sa vie. Ainsi après un long voyage initiatique, Reuter rebaptisa himself Karunesh. (Karuna est un des Navarasas, il signifie compassion). De Karuna à Karunesh, il y a le cheminement scintillant d’une passion. Le pèlerinage vers l’Inde, ce grand pays laïc qui fut le berceau de beaucoup de religions, du yoga et des arts martiaux (le Kalarippayat étant leur ancêtre) lui a donné du tonus et de l'inspiration. Les fusions musicales qu’il a réalisées sont d’une beauté mystique. Il suffit d’écouter le morceau intitulé Punjab (cliquer sur lien URL http://fr.youtube.com/watch?v=R0E3FgJ_mT4) pour se sentir dans un autre monde. Tout cela est le fruit du brassage fécond entre l’Orient et l’Occident.
Depuis que Reuter a foulé du pied la terre des mages, il est devenu comme eux un sage qui ne parle pas pour s’entendre parler:
«Je veux aller au-delà des limites et des obstacles séparant les différentes cultures, mélanger différents styles de musique …laissez-les flots s’écouler et danser ensemble»
Depuis 1992, Siddhârta-man Karunesh a choisi de vivre à Hawaii, un des paradis terrestres les plus attrayants.

RAZAK

Saturday, June 21, 2008

A tous les orphelins de la terre


http://fr.youtube.com/watch?v=dJRiqriKps8

http://fr.youtube.com/watch?v=WSaecnJSS4w

http://fr.youtube.com/watch?v=Yo06rnv2RNk

http://fr.youtube.com/watch?v=3j2ar53ZIK8

A tous les orphelins de la terre: UJSHE NARAAZ NAHI ZINDAGI
Une chanson d'une déchirante beauté
Un baume du cœur
Un remède mielleux pour apaiser les tourments
Tirée du film de Shekar Kapur Masoom (l'Innocent)
Plusieurs versions mais un seul coeur.

La diva Lata Mangeshkar, les novices surdoués Ali Amanat , Sameer, Nikita... et
Appuyez sur les liens URL ci-dessus indiqués

Thursday, June 19, 2008

Les 1001 livres qui font un livre commercial


Le livre du professeur anglais Peter Boxall paru aux USA en 2006 ; sous le titre “1001 Books You Must Read Before You Die” crée une polémique transculturelle sans précédent dans les milieux littéraires. On s'y intersses parce qu'une partie de romans selectionnée a été adaptée à l'ecran . Disons d'emblée que malgré cette donnée on reste rangé du côté des refractaires . Ce sont d’une part le fameux chiffre «1001 » et d’autre part le « Must Read » qui dérangent les puristes. Pourquoi avoir choisi précisément ce nombre qui renvoie au conte arabe plus connu mondialement sous l’intitulé Mille et une nuits et sousestimer les auteurs arabophones tels les écrivains et romanciers Ihssan Abdelkoudouss et Mustapha Lotfi Manfalouti?
« Mille et un livres que vous devez lire avant de mourir » telle est la traduction en langue français de ce titre sentencieux. Flammarion l’a sorti sous un intitulé « aménagé » : « Les 1001 livres qu’il faut avoir lus dans sa vie ». Si on avait remplacé le chiffre 1001 par le déterminant « quelques » l’affaire aurait paru moins sujette à polémique. Certes on reconnaitrait volontiers qu’avec ce titre provocateur il y’a une brumeuse incitation à la lecture . Mais vue sous un autre angle , cette incitation paraîtrait un peu dirigiste et discriminatoire comme tactique bibliophilique. Les auteurs tiers-mondistes sont minoritaires et la langue anglaise est prédominante. Normal, l’auteur est anglais. Cet universitaire et ses collaborateurs se sont limités à une période historique bien définie (1900-1930) comme si les récits antérieurs ou postérieurs à ce segment n’avaient pas d’importance comme « lectures posthumes ». Cette limitation dans le temps et qui relate une carence lapidaire en matière d’objectivité jette du discrédit dans l’approche. Le Mahabharata qui me semble du point de vue anthropologique plus important qu’un roman à l’eau de rose ou sanguinaire imposé aux lecteurs par un éditeur influent ou par des critiques complaisants devrait figurer parmi les premiers de la liste , si on n’avait fait fi des préjugés réducteurs et étendu l’espace-temps. De tels titres me rappellent la titraille mercantiliste dont une certaine presse francophone en manque de lecteurs se sert pour attirer les publicistes : Les 100 machins …qui font bouger machin …Cela pue de mensonge.Je ne pense pas que l’éminent professeur Boxall ait consacré assez de temps pour décortiquer et décrypter les messages séculaires charriés par le récit épique Mahabharata . Dans le cas échéant, il serait instructif pour lui de prendre attache avec son compatriote Peter Brook pour se « mahabharatiser» la cervelle, comme cela s’est produit, non sans réjouissance intellectuelle, chez l’auteur de ces blog-lignes. A-t-on lu tous les bouquins édités dans le monde pour en sélectionner seulement 1001? N’y a-t-il pas un peu de prétention dans cette manière musclée de « conseiller » les lecteurs ? C’est comme si l’auteur et ses acolytes voulaient nous dire: « Moi Deus Lectorus et mes apotres tous connaisseurs assermentés en littérature comparée nous avons lu 1001 livres. Il faut que vous les lisiez vous aussi sinon vous mourrez bêtement.» Le caractère bourgeois dans cette incitation est évident. Boxall et ses collaborateurs s’imaginent que tous les peuples de la planète ont les mêmes chances qu’eux d’avoir à portée de la main tous les livres qu’on désire lire y compris ceux qu’ils nous recommandent? Je ne dis pas que leurs choix sont totalement mauvais (j'en ai lu un certain nombre) mais c’est le sarcasme du canevas, l’enveloppe publicitaire et leur sectarisme qui inquiètent. Beaucoup d’omissions et d’intrus.
Est-il nécessaire de lire “Interview With the Vampire” (Entretien avec un vampire) d’Anne Rice avant de mourir? Si aux yeux des éditeurs « boxallisés » à outrance le patrimoine littéraire universel se résumait aux écrits listés dans le bouquin, alors Euripide, Sophocle et Platon doivent se retourner dans leur tombe.
RAZAK

Monday, June 16, 2008

Ali Amanat un pakistanais qui se démarque en Inde






Grâce aux deux programmes SaReGaMaPa Challenge et SaReGaMaPa-L’il Champs destiné aux enfants , la chaîne indienne Zee Tv est devenue un véritable tremplin pour propulser les novices talentueux vers la célébrité qu ils méritent. Ainsi après Sanchita la fillette prodige qui remporta en 2006 et avec brio la compétition organisée pour les enfants de son âge , ce fut le tour du jeune pakistanais Ali Amanat de montrer ses capacités vocales phénoménales devant un large public indien. Un pakistanais finaliste parmi des concurrents indiens? L’initiative de l’autoriser à concourir est on ne peut plus louable. Le website Razakcinema.blogspot.com dont l’élan pacifique n’a pas besoin d’être rappelé ne peut que saluer cette initiative louable visant le rapprochement entre les deux peuples indiens et pakistanais issus de la même souche consanguine. La culture mondiale y retrouverait le tonus d’antan si on faisait fi à la haine et au mépris. L’orient avec ses richesses spirituelles est le baume des maux de l’occident victime du triomphe du matérialisme. On est convaincu que l’art musical et le cinéma qui sont très populaires dans cette région du globe pourraient contribuer efficacement à la Paix universelle. Lorsque Ali Amanat était entrain de chanter on oublia qu’il est pakistanais. Il a ému les téléspectateurs indiens. Les membres du jury constitué de chanteurs et chanteurs de renom et puis de compositeurs aguerris étaient éblouis. Parmi les stars de Bollywood invitées il y en avait qui avaient l’oeil humide. Elles avaient retenu difficilement leurs larmes. Ce sont des larmes où la nostalgie et l’affection humaine se mêlent subtilement. La chanson Tujhse Naraz Nahi Zindagi tirée du film Masoom et que le jeune Ali avait interprétée avec une grande sensibilité constituait le clou du programme musical qu’il avait choisi. Masoom est un classique indien où l’on voit Naseerudine à ses débuts. Pour la chanson You are my Sonia Kareena Kapoor a rejoint le jeune chanteur sur le plateau pour un brin de danse. Quand ali a repris la très difficile chanson Mitwa (tirée du film ‘Kabhi Alvida Na Kehna” composée par Shanker Ehsaan) les variations vocalistiques qu'il a improvisées ont rendu le morceau plus beau que l'original.
Rappelons que la compétition est rude, un véritable parcours de combattant. Il faut chanter plusieurs chansons .Celui ou celle qui réussit le challenge devient une star adulée par la multitude.
Ali Amanat est un fan de Shahrukh Khan. Il est retourné à Faisalabad d’où il est venu avec de beaux souvenirs dont celui de la rencontre inoubliable avec son idole et que Zee Tv a immortalisé.
Dans la voix de ce chanteur pakistanais il y’a du Sonu Nigam et du Himesh Reshimmiya. Espérons qu’un jour Bollywood lui donne l’occasion de faire carrière en tant que chanteur play-back.
RAZAK

Razak livre ses propos à Achourouq Hebdo


L'hebdomdaire marocain Achourouq (site web http://achourouq.press.ma) a publié (édition N° 11 du 12 au 20 Juin 2008) dans la rubrique "Toutsuite" animée par le caricaturiste El Abed une interview speed . Dans la traduction en français on a rajouté la petite partie qui a été amputée.


· Votre état psychique…
· Comme dit la chanson de Nass el Ghiwane tantôt morose tantôt distrait.

· Votre idée sur le bonheur et sur le mal...
· Le mal, l’avarice et la jalousie sont les ennemis du bonheur .

· Qu'est-ce qui vous fait peur le plus…
· J’ai peur de l’inculte qui se met à commander des personnes plus calées et plus expérimentées que lui.

· Votre point de force…
· La Kanaâ (le contraire de la cupidité) est un trésor inépuisable.

· Vous êtes un artiste-peintre et un critique de cinéma quelle ébauche faites-vous sur la réalité du cinéma au Maroc ?
· Je ne me sens pas rassuré après les tournures qu’ont prises les choses durant la dernière décennie.

· Qu’est-ce que vous respectez le plus chez la femme?
· Sa fierté, si elle a une fierté.

· Comment aimeriez-vous mourir?
· Tel que décrit par le destin et le Maktoub.

· Si une deuxième vie vous était accordée qu’auriez-vous fait?
· Comme avant ma mort: être un idéaliste qui rêve de la cité parfaite sachant que ce rêve est impossible à réaliser.

· Une personnalité que vous avez rencontrée et qui est restée dans votre mémoire...
· Le vétéran du cinéma indien Amitabh Bachchan et la chanteuse engagée Joan Baez.

· Si vous étiez sur une ile isolée du monde quel livre choisiriez-vous pour vous tenir compagnie ?
· L’épopée épique le Mahabharata qui contient plus de 100 000 vers et qui parle des valeurs et des passions humaines. Elle est écrite plusieurs siècles avant la naissance du Christ.

· Est-ce qu’après ce long cheminement dans la création et la critique, vous pensez que vous vous êtes trompé d’itinéraire ou un malchanceux ?
· Je me considère malchanceux. Le personnage Bouzghiba et le prix symbolique qui est octroyé annuellement en son nom le sont aussi.

· Est-ce que vous croyez à la chance?
· La chance ne sourit qu’une seule fois. Souriez-lui , si elle vous sourit.

· Votre sport préféré…
· Le football ...

· Si vous rencontrez Hayfaâ que lui direz-vous ?
. J’ai hâte de voir l’autre femme sans maquillage.
.Que vous disent ces noms… Noredine Sayl …
.Un bon discoureur.

.Farkouss…
.Laissez-le profiter , le temps lui sied.

.Est-ce que ses films vous ont plu ?
.Vous parlez de son premier film qui a eu 11 oscars ou le dernier qui a pulvérisé tous les records au box office international … je plaisante.












Friday, June 13, 2008

Xu Jing Lei bloggeuse en chef mais...



Les bloggeurs et les bloggeuses se comptent par milliers. Mais le blog le plus instructif de la blogosphère n'est pas celui qu'on pense. D'autres facteurs entrent en jeu. Ainsi le blog le plus populaire du monde est édité en mandarin. En occident, il est archi-inconnu du plus commun des internautes.

En chine Xu Jing Lei est très célèbre. A trente ans, cette actrice chinoise devenue réalisatrice est aussi une icone du Webworld. Elle est une bloggeuse assidue et attractive. Son blog (http://blog.sina.com.cn/xujinglei) a été classé top du top par Technorati le moteur californien spécialisé des blog-statistiques. En occident, son website semble d'une graphie hermétique car il est édité en langue chinoise. Mais dans son pays (qui est un des plus peuplés de la terre) il semble le préféré des internautes. Les statistiques des visiteurs le prouvent. Allez savoir pourquoi. Elle devance de loin l'américain Mario Lavandeira auteur du blog Perez-Hilton qui a un score appréciable. Mais il fait le paparazzi et ne cache pas son tempérament gay .
Le blog de cette chinoise qui a le sourire en permanence a enregistré un score de 100 millions de visiteurs durant les deux dernières années. Razakcinema.blogspot.com félicite Xu Jing Lei pour cet exploit pour deux raisons : Primo : c’est une férue du 7eme art qui monte au podium alors que les blogs classés par Technorati et qui lui succèdent ont dans leur majorité pour thèmes la politique, les nouvelles technologies employées notamment dans les annuaires de référencement ou ont une prédilection pour le sensationnel comme c'est le cas de Perez-Hilton. Deusio, c’est une femme ambitieuse. Elle a pu damer le pion aux moustachus bloggant en Mandarin en allant puiser ses ressources dans la quotidienneté la plus simplissime et dans sa vie intime. Comme elle est assez jolie elle en profite. Signalons que l'affluence pour de tels blogs est proportionnelle au charme physique de la personne qui l'anime. Ceux qui ont visité son site et qui savent lire le chinois disent qu’il ressemble à un carnet de voyage rehaussé de photos prises sur le vif. Elle lui arrive de raconter des histoires Hot. C'est le seul "mais" qui minimise et relativise de cette performance exceptionnelle. Faisons remarquer que les amateurs de sites web de/pour lolitas se comptent par milliers. Certains sites XXX dépassent en audience celui de Xu mais le comptage dans les deux cas de figure n'est pas rigoureux à cause des ce que j'appelle click-again. Un fanatique de cette actrice peut en compter dix avec la répétition du même geste sur le clavier. Quoiqu’on en dise ou médise Razakcinema.blogspot.com souhaite tout de même bonne continuation à cette bloggeuse que la démographie et la sensualité ont portée aux nues. Certains épuisent crânement leurs méninges dans la rédaction de sujets qui valent la peine d'être lus, d'autres se fient naturellement à leur charme physique. Ainsi va le monde des blogs. Miss beauté du monde bloggez en masse , Eros vous bénit.
RAZAK

Technorati the great Eye-blogs of earth


Welcome to Technorati (Homepage of Technorati )
Currently tracking 112.8 million blogs and over 250 million pieces of tagged social media. Technorati is the recognized authority on what's happening on the World Live Web, right now. The Live Web is the dynamic and always-updating portion of the Web. We search, surface, and organize blogs and the other forms of independent, user-generated content (photos, videos, voting, etc.) increasingly referred to as “citizen media.”
But it all started with blogs. A blog, or weblog, is a regularly updated journal published on the web. Some blogs are intended for a small audience; others vie for readership with national newspapers. Blogs are influential, personal, or both, and they reflect as many topics and opinions as there are people writing them.
Blogs are powerful because they allow millions of people to easily publish and share their ideas, and millions more to read and respond. They engage the writer and reader in an open conversation, and are shifting the Internet paradigm as we know it.
On the World Live Web, bloggers frequently link to and comment on other blogs, creating the type of immediate connection one would have in a conversation. Technorati tracks these links, and thus the relative relevance of blogs, photos, videos etc. We rapidly index tens of thousands of updates every hour, and so we monitor these live communities and the conversations they foster.
The World Live Web is incredibly active, and according to Technorati data, there are over 175,000 new blogs (that’s just blogs) every day. Bloggers update their blogs regularly to the tune of over 1.6 million posts per day, or over 18 updates a second.
Technorati. Who's saying what. Right now.


Salaam Hasyam à Johnny Lever et Rajpal




Johnny Lever et Rajpal Yadav sont pour Bollywood ce que sont Eddie Murphy et Robin Williams pour Hollywood, des comédiens qui excellent dans le comique. Le burlesque leur sied à merveille. Si les deux acteurs américains qui ont été influencés par Richard Pryor ont parfois campé les premiers grands rôles, les deux comédiens indiens se contentent des seconds rôles. Mais leur figuration laisse souvent des traces car le rire est primordial dans la vie des indiens .

Johnny Lever est né avec les gênes de l’humour dans le sang. A l’école, il imitait ses instituteurs. Dans le cinéma, les fréquentes apparitions à côté de Shahrukh Khan (Koyla, Chamatkar, Yes Boss, Baadshah, Phir Bhi Dil Hai Hindustani, Chalte Chalte, Asoka, Anjaam…) ont accentué sa célébrité. Lever a participé dans plus de 160 films.

Rajpal Yadav quand à lui est un comédien de la dernière vague. Ses rôles dans les films Hungama, Waqt, Malamaal Weekly et Chup Chup Ke le font connaître du grand public. Dans le film Waqt il interprète le rôle d’un serviteur givré. Quand le maitre de la maison (Amitabh Bachchan) lui dit d’apporter une chose il en ramène une autre. De 1999 à 2008 il a joué dans plus de 41 films. Un bon chiffre pour un débutant.

Sans le Hasya l’un des Navarasas le plus déstressant le cinéma indien serait tristounet. Hasya c’est la comédie, la joie et la bonne humeur.

Bouzghiba le personnage humoristique qui aime le cinéma dit à ces acteurs qui savent répandre la joie: Salaam Hasayam.

RAZAK

Wednesday, June 11, 2008

Shahrukh Khan le grand absent des IIFA de Bangkok


Des IIFA-Awards sans Shahrukh Khan laissent un goût d’inachevé. Hormis Fardeen Khan qui fait partie de l’expédition indienne de juin 2008 vers la Thaïlande, pays hôte, on aurait dit que tous les « Khans » proéminents à Bollywood sont absents aux dernières IIFA de Bangkok. Aamir khan et Salman Khan deux autres stars de Bollywood ont brillé par leur absence. Mais c’est le cas du King of Bollywood qui intrigue le plus. Sa dernière participation date de 2005 où la ville néerlandaise Amsterdam avait accueilli la 5eme cérémonie des Oscars indiens. Il a dansé avec l’actrice Malaika Arora et joué une partie de cricket contre l’équipe dirigée par l’acteur Hrithik Roshan. Apparemment, SRK était dans son élément lors des IIFA néerlandaise et cerise sur gâteau, il remporta le premier prix du meilleur acteur pour le film Veer Zaara de Yash Chopra. A Dubaï et à Yorkshire qui ont pris la relève l’acteur indien a décliné l’invitation arguant ne pas vouloir perturber les vacances de ses enfants. Certains parlent de boycott. A Bangkok, beaucoup de fans espéraient le voir parmi les invités, ils ont été déçus. SRK est très populaire en Asie. En 2007 et d'après le journal asiatique "Eastern Eye", Shahrukh Khan a remporté le titre de l'homme asiatique le plus sexy du monde. Il a été choisi à partir d'une liste de 100 noms publiés dans les journaux dont "Eastern Eye".
Concernant les IIFA-Awards des ces trois dernières années l’on note un certain glissement vers le cérémonieux au détriment du cinéphilique. Les prix semblent octroyés non pas pour stimuler la création mais pour plaire. A la longue, cela pourrait porter préjudice à la crédibilité de cette manifestation.

RAZAK

Sidi Ifni et.le "il ne se passe rien" qui intrigue




La version des officiels marocains sur les événements de Sidi Ifni ne coïncide pas avec celle des médias indépendants. Youtube donne la preuve irréfutable d’une partie de ce qui s’est passé à Sidi Ifni (voir archives). Entre « Il ne se passe rien» et ce qu’on voit sur ces vidéos d’amateurs « tremblantes de vérité » mises en partage par Youtube, les écarts sont d’ordre éthique. Le démenti est on ne peut plus tangible. Maintenant si la raison d’Etat interdit d’en parler , cela voudrait dire qu’on n’est pas en mesure de tout laisser voir. Or les marocains en voyant que les chaines TV qu’il finance de sa poche ne font pas leur devoir, il est évident qu’ils vont voir ailleurs. Lorsque l’incendie mortel de Lissafa s’est déclaré à Casablanca, comme par reflexe spontané, ils se sont branchés sur Aljazeera TV. Ceux qui savent manipuler les ordinateurs reliés à Internet se sont dirigés précipitamment sur Youtube. Ce sont les circonstances qui ont dicté ces gestes naturels.
Ainsi , la chaine katarienne Aljazeera qui a puisé son argumentaire dans ces séquences vidéos archivées par Youtube est de nouveau sur la sellette. On lui reproche d’avoir fait de la désinformation. Pourquoi les médias officiels qui s’étaient ingéniés à prouver par l’image et le son l’échec de certaines grèves générales menées par des centrales syndicales, n’ont pas fait de même pour Sidi Ifni. Il suffisait de filmer les rues dans la journée du 8 juin 2008 pour nous rassurer que le calme et la quiétude régnaient dans la cité des Baâmranes. C’aurait été plus crédible aux yeux de l’opinion internationale. Ces estafettes bourrées d’hommes armés jusqu’aux dents qui ont été dépêchées sur les lieux n’avaient pas rendez-vous pour une parade commémorative, à ce que l’on sache.
Demander des excuses à Aljazeera TV !? N’est-ce pas risible? Si la chaîne avait commis une faute, le tribunal katarien (ou le cas échéant un tribunal international) devrait y statuer. Car après l’arrêt des activités du bureau de Rabat, la domiciliation est revenue à la maison-mère. Ceci constitue une des lacunes de la décision (mal pensée) de retirer la licence audiovisuelle au bureau régional de la chaîne. Mais quel est le préjudice pour lequel on va ester ?
C’est le chef du holding public qui devrait présenter ses excuses au peuple marocain d’avoir décidé de ne pas l’informer en temps opportun sur un événement gravissime. Ce manager surpayé et qui se vante d’avoir introduit au Maroc une technologie de pointe (TNT, portable-GSM-téléviseurs…) fuit ses responsabilités. L’idéal serait d’être le fabricant de ces couteux gadgets mais non pas le revendeur. Il n’y aucune gloire à tirer de ce commerce peu ennoblissant. Les génies occidentaux et asiatiques inventent nous on fait l’épicier, on écoule leurs marchandises.
Maintenant faut-il interdire Youtube pour que le blackout informationnel soit total au Maroc? Mais avant d’interdire Youtube, il faudrait peut- être interdire la vente des appareils-photos numériques et les cyberg-cafés . Et si on interdit le « numérique» pour revenir à l’âge de la pierre métamorphique, il faudrait peut-être remplacer les habitations en ciment armé par des tentes tissées au poil de chèvres comme au temps de Kahina la berbère. Dans ce cas Youtube et les autres capteurs satellisés n’y verraient que du noir.

RAZAK