Monday, April 22, 2019

Marrakech, ville de tous les vices



Ville de tous paradoxes imaginables et inimaginables, Marrakech cache à peine ses hideuses verrues. Le relatif succès touristique dont elle se vante prétentieusement est infirmé par le laxisme et l’insuccès des autorités à assainir ses coins et recoins sombres, points obscures qui font d’elle une agglomérée à hauts risques, tant pour le visiteur marocain, que pour le touriste étranger. Ces négativités sont en nette recrudescence et la propagation des mauvaises mœurs en fait une ville satanique de premier ordre. Le tourisme sexuel y fleurit avec ses facettes perverses. Graduellement et irréversiblement, la cité ocre est devenue un ’’wakr’’ (fief) de vicieux pédophiles, de proxénètes, de maniaques récidivistes, de dealers incorrigibles et d’arnaqueurs de tout acabit. On voit partout les mégots de joints dans les hôtels, les jardins, les urinoirs et dans les places publiques. Cette «nederlandisation » narcotique défiant et outrepassant les prérogatives de la régie des tabacs prouve que les vrais maîtres de la ville ne sont pas ceux qu’on croit. Il faut enquêter en profondeur pour voir la silhouette macabre de ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre, en soutirant un argent fou, du trafic ainsi manigancé .
Les bars hors-la-loi dont la plupart affiche des enseignes de restauration sans servir le moindre repas aux clients, sont devenus des lieux de torture et d’arnaque. Servant d’indics aux policiers véreux, notamment ceux qui jonglent avec leurs prérogatives de représentants de la loi, les videurs bastonnent en toute impunité les clients qui refusent de payer les surfacturations imposées par la force. Quant à ceux qui rouspètent, contre cette surfacturation  frauduleuse, ils sont tabassés et raflés manu militari. On épargne le propriétaire et le gérant du bar, parce que ces derniers  soudoient ces agents  que la cupidité a aveuglés en leur faisant oublier leur devoir.
Rappelons que la loi en vigueur interdit la vente des boissons alcalisées aux Marocains de confession musulmane ou désignés en tant que tels, car les Marocains ne sont pas tous des musulmans pratiquants. L’on se demande pourquoi les Marocains de confession juive ne sont pas concernés par cette inique interdiction. Le grand malheur, c’est que les victimes ne peuvent pas porter plainte contre les agresseurs en uniforme ou en survêt.
Cette disposition ubuesque et hypocrite relève de l’absurde. En effet, le pays prétend être pour la modernité et se dit engagé à respecter les droits de l’homme, mais l’on voit avec preuves irréfutables à l’appui que l’archaïque le plus castrateur lui ronge la colonne vertébrale et que les droits de l’homme sont bafoués.
Il est archi connu que les policiers sont, dans leur majorité des picoleurs, mais les tyranniques parmi eux font profil bas, quand ils se trouvent face à face avec  un haut gradé de l’armée ou de la gendarmerie. On ne badine pas avec les corps d’Etat porteurs d’arme. Cela pourra se transformer en carnage, si les sbires des bars vont plus loin dans leur provocation. On en a déjà vu une scène   à Marrakech dans une boite d’ennuis de Gueliz.

Pourquoi la wilaya et la préfecture de police  ferment l’œil sur les dépassements de ces bars-restos illégaux ? Pourquoi le service d’hygiène n’effectue pas les  contrôles réglementaires ?  Des questions sans réponses.  Le but est la vente du vin, étant donné et connu que ce commerce est plus juteux que les plats de cuisine. La bouteille est facturée au quadruple de son prix ordinaire. Ces pseudos restaurants qui se trouvent en surnombre à Gueliz, le quartier français de Marrakech, ajoutent leurs désordres à la fiche générale des irrégularités constatées de visu.
Ces empoisonneurs à la légalité vacillante ne peuvent pas subsister sans les pots de vin. Et grâce à la corruption, ces bars hors-la-loi ont réussi à mettre la main sur un corps d’Etat qui a une fonction primordiale, à savoir la sécurité des citoyens et de leurs biens. Malheureusement, c’est l’inverse qui se produit. Dans ces bars  anarchiques on empoisonne et on dépouille les clients en toute légalité. Pour donner l’air que l’on fait son devoir correctement, on lâche de temps en temps à la presse de faits divers des infos d’arrestation ou de saisie. Mais ce n’est que l’arbre qui cache la forêt. Par complicité, on ne touche pas aux grands trafiquants.
                L’arnaque policière se manifeste à deux niveaux : l’alcool et le sexe. Pour l’alcool, on en a expliqué le modus operandis , qui a fait tomber plus d’un innocent (lire notre article précédent). Pour le sexe, le subterfuge est simple : on envoie une fille mineure à l’homme visé et le tour est joué. Cela finit toujours par un marché par entente directe. Si le type concerné ne paie pas ce qu’on lui demande, il sera mis en taule.
Bref, partant de ce qui vient d’être insinué et relaté, l’on se demande avec la fougue de l’affamé de vérité et l’engouement de l’assoiffé de connaissance anthropologique, comment une cité bâtie par des gens de foi (les Almoravides) est devenue un grand bordel où la prostitution et l’exploitation orgiaque de mineurs défrayent la chronique. Il va venir un temps où se déclarer Marrakechi (natif de la ville de Marrakech) aura comme synonymes : homosexuel et pédophile  incestueux. La dépravation va crescendo. Même les vieillards des halka de Jamaâ Lafna ne parlent que de sexe. S’agirait-il d’un vice héréditaire ou d’un tic de sociabilité maladive à psychanalyser par des freudiens ?
Dans certaine ruelles labyrinthiques de l’ancienne médina où les hôtels zéro étoile poussent comme des champignons, les proxénètes et les dealers vous barrent le chemin. Dans l’une d’elles qui donne sur la rue des princes on trouve des Mokhazni, mais ils brillent par leur laisser-pourrir. Pourquoi sont- ils là, en permanence ? Est-ce pour veiller au bon déroulement du trafic malsain et apporter la ’’garmouma’’ à leurs supérieurs, ou attendent-ils leur tour pour pousser au lit ? Au suivant, il y a assez de chair fraîche à acheter au rabais.

Wednesday, April 17, 2019

Rafles de police, menottes et mots orduriers


Je ne sais pas pourquoi plus on s’éloigne de la capitale plus les services de police deviennent  violents et peu respectueux des droits des citoyens. La brutalité de certains  agents en uniforme  laisse planer  de nombreuses questions vis-à-vis de l’hiérarchie dont le sommet se trouve à Rabat.
A Marrakech, les rafles  sont souvent accompagnées de coups et de mots orduriers. Les représentants de la loi sont les premiers à la transgresser. Un comportement indigne d’une institution  qui rêve d’être aimée par les Marocains. Gifler un homme âgé de 60 ans après lui avoir mis les menottes,  c’est dictatorial et inadmissible. Ville de tous les désordres (prostitution, pédérastie,  drogues hallucinogènes, arnaques …) les exactions policières  ajoutent beaucoup de noirceur à la palette. Les policiers corrompus qui couvèrent les bars malfamés de Gueliz comme ceux qui se trouvent au boulevard Mansour Eddahbi  sont les plus violents et les plus incontrôlés . L’inspection a du pain sur les planches.     

Tuesday, April 16, 2019

Abba contre le bourrage coranique par RAZAK


Dans un Cyber de Marrakech que je fréquente assidûment ,  pour actualiser les données de mon blog personnel, la Cyber-girl qui s’en charge le jour, avant de  confier sa charge,  la nuit, à un jeune homme plus âgé qu’elle, a transformé le Cyber en annexe d’une école coranique. je ne le situerais pas géographiquement pour ne pas tomber dans la délation.
Cette jeune femme en âge de procréer   a pris l’habitude de passer des enregistrements coraniques, non pas ceux qui prônent la tolérance, mais les « sourates » où l’on parle de tuer,  d’agression et de représailles. À la longue, cela a fini par m’agacer. J’ai fini par en avoir marre. Je ne peux pas lui faire la remarque, autrement , elle me prendrait pour un juif ou un anti-islamique. Alors pour pouvoir continuer mon blogging,   loin du sang jihadiste et des promesses de châtiment,   dont le coran est le pôle de diffusion et la courroie de transmission, j’ai demandé secours à Youtube. Le  groupe Abba m’a aidé à éviter le bourrage du crâne. Je mets le casque en me disant : «en avant la zizique ». Me voilà hors des tristes frontières, largué dans un autre espace moins crispé et moins liberticide, dans un de ces lieux bénis par les muses de la liberté et de la démocratie et puis où il n’y a pas de corruption . chose admirable. 
Qui a dit que la musique est inutile ?
«Une grande découverte : la zizique »,  avait dit un radiophoniste qui a roulé sa voix sur les antennes.

La zizique du groupe suédois est une zizique de bonheur, pur produit  d’un peuple heureux. Les gens frustrés ne peuvent pas en produire.  J’enchaîne par le bouquet : “ABBA Greatest Hits Full Album” qui commence par « Dancing Queen » , un de mes tubes préférés.  De loin, les autres ’’mots-ultimatums’’ qui  promettent l'enfer aux non croyants et qui parlent plus de mort que de  vie, s’écoutent faiblement et en filigrane, mais qui me rappellent l’enfer incarné par ce présent malade de son passé.  

Quand je finis  ma séquence,  je débranche le fil virtuel qui me rattache à ce paradis sonore où la poésie et la musique font bon tandem. Je quitte ce lieu de deuil où les fous et les folles de  dieu jouent aux agents funéraires, et qui rêvent de sacrifier les gens qui pensent  juste, sur l’autel de l’absurde .    

Monday, April 08, 2019

Feuillet littéraire: Coupable ! par RAZAK


Si les princes de ce bas monde sont nés avec une cuillère d’argent  dans  la bouche, moi, je suis né avec un stylographe entre la lèvre supérieure et la lèvre inférieure du trou buccal. Ma salive, c’est de l’encre à l’état pur. S’il y a une résurrection ou un jour de purgatoire où l’on paie pour les crimes commis,  le papier que j’ai noirci, avec ma corrosive salive devra réclamer son dû. J’avoue volontiers avoir torturé beaucoup de papier et tué tant de pages innocentes, la nuit comme le jour, avec un sadisme inégalé. Je ne me contente pas de les froisser, quand les mots deviennent hostiles  ou font grève tout simplement, mais je passe à la charcuterie. Je les découpe en mille morceaux ou je mets le feu dessus, la tête froide et avec préméditation, comme un  tueur professionnel. Je suis un « serial killer » de la paperasse, c’est- à-dire un tueur en série, doublé de pyromane incorrigible .  Il faut que je paie pour les forfaits commis. 
Sale « salisseur de l’immaculé », voilà ce que prosaïquement je suis. Je demande pardon à tous les papiers  que j’ai importunés ou rendus invalides. Mais ces crimes commis me dépassent. Je n’en suis, en fait, que  l’exécutant,  l’instrument de torture et il faut chercher ailleurs, pour découvrir le vrai alibi. Ce n’est pas  par souci écologique que je cherche la voie du repentir, car de l’arbre au papier, un meurtre crapuleux  a déjà été commis, avant moi, par un bûcheron, mais par principe. Ainsi, quand je brûle un papier plein de mots désordonnés et de ratures, ça porte nuisance à l’environnement, en empoisonnant l’air avec des mots calcinés. Je reconnais ma culpabilité. Mais pour comprendre les  griefs de ce ’’brûle-mots’’, plus nocif que les ’’brûle-cigarettes’’, il faudrait fouiller dans les recoins sombres de sa psyché, dans ces régions fermées à l’entendement,  comme dirait Rilke.

Mea culpa : quand j’arrête d’écrire, comme cela m’arrive de temps en temps, la tension artérielle  frôle l’infarctus. Mes temporaux tambourinent. Mais en reprenant le stylographe, mon joujou de naissance  et le papier à noircir, elle baisse, comme par providence. Je n’écris pas pour les autres, mais pour moi-même. Il n’y a rien d’égotique dans  cette praxis curative. Ce qui devrait valoir dans ce processus, entre le haut et le bas artériel, c’est de trouver le mot qui sonne juste et la bonne expression qui vaut la peine d’être mémorisée et consignée dans un bouquin. J’en suis à mon  16ème  .   
Ça ne sert à rien de multiplier les titres, quand on vit dans un désert culturel où les analphabètes et les ’’analpha-BIT’’ sont plus nombreux que les gens lettrés. Personne ne les lira. Et puis même si on en a la verve, il faudrait chercher d’autres motifs, pour continuer l’aventure en solitaire. Le mien, comme je l’ai spécifié avec des mots terre à terre, c’est d’éviter  la dépression par la pratique de l’écriture. Cette dernière  m’a déjà sauvé du zona varicelle, en 2010.
Complexés par les textes religieux, les iconoclastes  manifestent une haine viscérale envers les écrits romanesques et ont une répulsion maladive vis-à-vis des ouvrages de réflexion. C’est pour cela qu’ils sont restés bêtes. Ils se laissent exploiter et manipuler, comme des cancres. La connaissance mène à la conscience et la conscience mène à la dignité et au respect de soi. Les écrits  célestes les ensorcellent, au point de les halluciner. Ceux qui ont vu l’image de Mohammed V sur la lune sont les plus fantasmagoriques. Une pièce de monnaie était derrière ce mirage lunaire, improvisé par transposition visuelle. L’ignorance avait  fait le reste. N’oublions que dans le bled où je suis né,  il y en a  encore des gens qui croient que la terre n’est pas ronde. Il faudrait les mettre dans une navette spatiale, pour qu’ils puissent   rectifier la vision.
Le brûleur de papier que je suis, ne mène pas une vie facile, au sein des ignares qui l’entourent. Vampirique, la mal-vie suce le sang des poètes intègres et des écrivains qui ne pensent pas bête et puis qui ne courbent pas  l’échine. Lâchement et indûment, leurs contraires se la coulent douce, en se gargarisant dans leur  douillette médiocrité, si prisée par le système. Ils profitent de la manne rentière, un des signes  décadents de notre temps, officialisée via moult canaux de desserte. Ces travestis de la phraséologie  décorative ne m’intéressent pas. Les intègres ont, à mes yeux, plus de valeur, parce qu’ils dialoguent, par dessus les affres de la persécution, avec l’Histoire et la postérité. Un vrai écrivain vaut mille écrivaillons. Ainsi , comme je l’ai écrit quelque part : « nous vivons l’ère du triomphe de l’écrit vain sur l’écrivain,  l’écrit –tic  sur les critiques  et du charlatan sur le philosophe ».
Tout ça pour dire que cette litté-rature a sali la vraie littérature et le piratage artistique s’est avéré, en fin de compte, du pire ratage. On rate le coche  dans l’humiliation et le déshonneur.   
Face au vide ambiant, les comparses entrent en scène. Les scribouillards qui ont été mis sur le devant de la scène, le doivent, soit à ce que j’appelle ’’l’Internationale Homo’’ pour les gais , soit  la franc-maçonnerie, pour les pro-sionistes. Autrefois,  c’était l’Internationale Socialiste qui s’occupait des écrivains gauchisants, où qu’ils se trouvaient. Après le démantèlement  du mur  de Berlin, la littérature progressiste  est tombée en désuétude. Le capitalisme sauvage a repris du poil de la bête, par manque de réplique et de riposte intellectuelle. L’antidote du matérialisme ne peut être que spirituel. Malheureusement, ce dernier  semble errer dans le vide. La chute du mur de Berlin ravive les appétits d’antan d’avant la grande révolution russe où le tzar se prenait pour un dieu.
De nouveau,  la convoitise  gouverne le monde. La cupidité en excite méchamment  l’influx nerveux. Le matérialisme lui sert d’abreuvoir. Son retour en force est dû à un flagrant manque de combativité.  Le « qu’est- ce que tu es » est supplanté par « qu’est- ce que tu possèdes ». L’avoir domine l’être. La dangerosité de la chose réside dans le manque d’étique. Les transactions prennent parfois des voies cafouilleuses. Peu importe que vous amassiez votre fortune en volant ou en trichant , l’essentiel c’est  le poids monétaire de ce que vous avez et puis si vous craignez le fisc, on vous montrera le chemin , pour échapper au  contrôle réglementaire. Les paradis fiscaux sont faits pour cela.
Pour devenir riche, il faut tricher. Il n’y a pas, hélas, de fortune sans  ces raccourcis déviants et sans ces combines. L’art de la diversion vient après, pour enjoliver les actants et les rendre  humains dans leur macabre inhumanité. Les plus rusés dominent les plus naïfs. Les Etats mercenaires, calamités du nouveau millénaire,  offrent leurs sordides  services aux demandeurs sur- argentés. Pas d’objection, si pour instaurer des régimes rétrogrades,  ou en défaire de plus égalitaristes,  on fait recours aux armes de destruction massive.
Les médias les plus influents s’offrent aux plus offrants. La vérité erre dans les dédales de l’oubli,  jusqu’à nouveau réveil. Gilets jaunes, gilets oranges, tous dans la même galère, puisque le capitalisme est aveugle .
Enfin, si le vote électoral est la base de toute démocratie, le peuple algérien a voté massivement. La rue est une grande urne à ciel ouvert. On verra si la junte au pouvoir  va respecter ce vote populaire ou chercher à le piéger, pour  faire perdurer la mainmise et le racket .




Thursday, March 21, 2019

Les journalistes et les artistes dans le même wagon de la gratuité Par RAZAK



La publication de la 28 ème partie de notre livre (De l’Art transcendantal aux Haïkus picturaux) a eu des retombées bénéfiques. Pour une fois, on a exaucé un de nos vœux. En effet, dans un communiqué distribué à la presse, on apprend qu’un accord a été signé le jeudi 21 mars 2019 entre le ministère de la culture et l’ONCF préconisant qu’à l’instar des journalistes professionnels la gratuité du transport par train (2 ème classe et trains navettes ) pour les artistes détenant la « Blue card » et une réduction de 50 pour le TGV (Al Barraq). Une bonne nouvelle. On ne peut que s’en féliciter .
Compte tenu de cet acquis et en souhaitant qu’il soit couronné par la couverture médicale généralisée, l’on aimerait revenir sur ce paragraphe salvateur qui a eu la vertu de réveiller les consciences :
« Pour le moment, cette carte ne sert à rien. Une formalité ni plus, ni moins. Elle aurait plus d’importance, si, au moins, elle permettait la gratuité du transport par train, comme cela est garanti pour les journalistes attitrés. Tant qu’on y est, pourquoi ne pas accorder cette faveur aux artistes, puisque l’information et la culture dépendent actuellement  du même ministère ? Cela ne demande rien, il suffit d’un peu de volonté politique. D’ailleurs,  l’ONCF est un bien public et l’artiste est connu pour être une personnalité  publique.
Les accords  bilatéraux en matière de culture,  entre pays amis,  devraient permettre l’accès gratuit  aux  musées,  sites archéologiques et monuments tant du Maroc et que du pays étranger, avec lequel on a signé l’accord de coopération. Je me rappelle qu’à Paris, voulant visiter le musée Picasso, on m’avait  dit que « seule la carte d’artiste délivrée par l’Etat français est acceptée ». Je fus sidéré, car mon pays n’avait  pas fait le nécessaire. Être ministre de la culture, c’est penser à ces choses-là, étant donné que la culture  est universelle.  Priver un artiste de voir les travaux d’un autre artiste est  une insultante calamité. 
La carte d’artiste que l’on délivre actuellement  à tout va, a besoin  impérativement de quelques retouches. Aussi, il faut que les membres de la commission  soient au niveau, pour séparer l’ivraie du bon grain. Un quidam  qui n’a  publié ne serait-ce qu’un  petit fascicule et qui vient statuer envers quelqu'un qui a publié une dizaine de livres, c’est une absurdité tragi-comique. Qui choisit ces membres et sur quelle base on trie les dossiers ? Pourquoi on y trouve beaucoup de revenants et question fondamentale: pourquoi on les rémunère ? En matière d’art, le bénévolat est plus vertueux que le pécuniaire. Car ce dernier entraîne avec lui la dépravation. »

Friday, March 08, 2019

De l’Art transcendantal aux Haïkus picturaux Regard sur un livre d’art Par RAZAK (30ème partie)

Nous avons écrit ci-avant que les femmes fonctionnaires marocaines sont relativement moins magouilleuses  que les hommes, mais elles ont un grand défaut : elles font recours à la sorcellerie pour se prémunir contre l’imprévu. La SNRT n’est pas la seule boite où la sorcellerie fleurit. Les échos qui viennent des autres offices,  agences et départements ministériels nous rappellent que l’on est devant un phénomène généralisé. De cette sorcellerie tentaculaire, on a énuméré  trois tendances: soussie (du Souss), meknassie (de Meknès) et juive. La sorcellerie israélite est relativement la plus puissante. Certains rabbins prétendent que si le Maroc est ce qu’il est, c’est grâce à leur magie.
Ayant enquêté sur ce phénomène dévastateur, en focalisant sur un office semi-public, autrefois levier du développement industriel, on a induit le constat dans la trame narrative du  roman, en phase d’édition  intitulé : « Le Vidéographe justicier ». Extrait :
« La pratique de la sorcellerie (S’hour) dans les  différentes subdivisions de cet office, par des agents superstitieux, constitue une entrave au bon fonctionnement des rouages internes. L'ampleur du phénomène, sa gravité et sa grande banalisation rendent l'exercice aléatoire. Aucun service n'est à l'abri. Qu'il soit technique ou administratif, le jeu obscène a fini par imposer ses règles sordides. On en parle sans sourciller, comme si c'était un jeu de société ou un rite communément admis. Cette «vaudouisation» de l'une des plus importantes boites d’ingénierie publique comporte des risques inévitables: d'abord les objectifs que l'on s'est fixés (généralisation du service, optimisation, certification…) ne seront jamais  atteints, quels que soient l'optimisme et la détermination des dirigeants, à supposer que ces derniers soient  aptes et  valides, pour mener la barque à bon port, sans encombre, parce que tout simplement, le personnel n'est pas celui qu'on pense. Et leur patron ne sait pas comment s’y prendre. Et rien nous dit qu’il n’est pas, lui aussi, pris par  les fils enchevêtrés de l’araignée ésotérique.
Gangrené par le fléau inhibiteur du charlatanisme et empoisonné par les affres castratrices de "Tachekamt" (mouchardage),  ce personnel  ne peut être qu'improductif. Un des premiers signes révélateurs de cette "S’houroumania" tentaculaire est la suspicion paralysante qui a enchevêtré toutes les connexions. Le rendement des travailleurs s'en trouve amoindri, pour ne pas dire réduit à néant. On ne compte plus les victimes. Les clients et partenaires externes de cette boite étatique en paient les frais. Tous se plaignent de l'atermoiement et des lenteurs de l'administration (notamment technico-financière) mais ils en ignorent les véritables causes. Ce ne sont pas les mots d'intention et les notes d'incitation placardées et punaisées à l'entrée des bureaux qui vont régler cette épineuse question. Aucun responsable, digne de ce nom, n'a pu décortiquer le phénomène. Peut-être manquait-on de lucidité et d'audace pour s'y pencher, tel un docteur ausculte son patient. L'entreprise n'est pas aisée, car on a affaire à une caste d'initiés. Verticalement, les plus visés sont les cadres supérieurs et horizontalement, les techniciens brillants. Ils sont une cible privilégiée. D'ailleurs, l'administration avec ses statuts et ses règlements intérieurs ne s'est pas protégée suffisamment contre ce genre de délit. Les effets pervers de cette mainmise diabolique sont visibles à l'œil nu. Les noms des adeptes se chevauchent. Certains  pratiquent leurs rituels sans la moindre gêne. Les anecdotes de la paranoïa ésotérique foisonnent: tel chef d'aménagement doute que le verre de thé, servi par sa secrétaire, contient un soluté ésotérique, tel autre ferme à clef son bureau et ses tiroirs de  peur que des agents malicieux y placent  des objets mystérieux. Les plus avertis procèdent à un nettoyage systématique du mobilier, en changeant constamment de bureau, de secrétaire et de serrures. D'autres se laissent faire. Bonjour les dégâts. L'arsenal ésotérique utilisé est tellement vaste et diversifié. Les ingrédients de cette alchimie dangereuse se trouvent dans les boutiques ésotériques (Attar) où la faune et la flore dans leur état mortuaire sont si présentes. Ainsi le "Fkih" ou le sorcier en prescrit les doses et le mode opératoire. Formules magiques, philtres, incantations, sachets, potions et infusions chimiopathiques, invocations… Il est très difficile d'énumérer tous  les éléments nocifs entrant en interaction. Dès le crépuscule, il y a bousculade chez les voyantes ayant pignon sur rue. Et détrempez-vous ce ne sont pas que les secrétaires  esseulées, veuves ou délaissées par les hommes qui  fréquentent les chamanes, mais il y a aussi des hommes moustachus qui se fient aux érudits des sciences occultes, pour avoir plus de "Kouboul" (acceptabilité). Mais le constat le plus affligeant est de voir des ingénieurs supposés avoir l'élan bâtisseur, pencher du côté destructeur, en fréquentant  assidûment les sorciers et les sorcières, pour les mêmes raisons évoquées précédemment. Les plus discrets se contentent de talismans et d'amulettes, sous forme de pierres précieuses sur lesquelles on a gravé des formules magiques. Le grimoire est supposé avoir des vertus protectrices pour celui qui le porte. Si un jour les voyantes et les charlatans passent aux aveux en  dévoilant leur clientèle, l'on sera étonné du nombre impressionnant d'adhérents à ces «clubs ésotériques».
Certes, la sorcellerie existe depuis la nuit des temps. Le désir de changer ou de transformer des choses par les forces invisibles, surtout la folle envie de dominer autrui à distance ont toujours exercé une fascination sur les humains. Ce recours aux forces surnaturelles maléfiques et hostiles à l'homme relève d'une carence libidinale que l'on veut combler.»(…)
Quand elle trouve le ferment propice, la sorcellerie accède au rang de culte. Les quelques agents lucides, assistent à un phénomène de désertion jamais constaté. L'absentéisme de certains responsables est plus qu'alarmant. Leurs fugues prolongées laissent le service dans un désordre indescriptible. Dans la division des expropriations, le responsable est incapable de se tenir dans son siège plus d'une demi-heure. Selon les rumeurs qui circulent, une veuve aux mœurs légères l’aurait possédé. Il en a fait sa secrétaire et sa concubine. Des citoyens venus de régions lointaines, pour régler leurs affaires en instance, retournent bredouilles, avec l'amère déception d'être mal reçus. Le plus urgent, c'est de s'attaquer à la racine du mal et non pas à ses manifestations extérieures.
Cette généalogie du mal se sert d'une autre généalogie: celle des victimes. Le sorcier exige des photos avec les noms complets de la lignée familiale. C'est pour cela que les dossiers personnels des agents sont tout le temps fouillés par ces maléfiques personnes, en liaison avec des sorciers. Le but de ces gourous est de faire croire que l'on peut non seulement perturber la vie d’autrui avec des plantes asséchées et des mots, mais aussi jeter un sort et lancer une malédiction. Les chamanes qui se servent de l’oral et  du ’’Samaoui’’ (force astrale) hypnotisent leurs victimes avant de les dépouiller. Doit-on laisser les choses pourrir ainsi?» (…)    
« Les scientifiques ont tenté d'analyser ce phénomène bizarre où démonologie et chimie ésotérique se mêlent étroitement aux traditions médicinales teintées de mysticisme. Leurs conclusions restent marquées du seau de l'élitisme. Les uns parlent de parapsychologie et de phénomènes paranormaux, d'autres n'y voient que canulars et supercheries; mais lorsqu'un phénomène étrange les surprend, ils perdent leurs convictions scientifiques. Les ethnologues structuralistes en ont épluché le substrat apparent. Mais malheureusement, leurs travaux ne sont pas largement diffusés, pour en tirer une quintessence utile. L'analphabétisme aidant, l'ésotérisme a encore de beaux jours devant lui. Rappelons que la chasse aux sorcières, menée avec fermeté au Moyen-âge, a réduit de sa propagation. Il fallait sauvegarder le fragile équilibre de la société, sinon il y aurait plus de morts que de vivants et plus d’êtres envoûtés que de lucides.
En effet, lors de l'inquisition du XIIIe  siècle, on a tué plus d'un million de sorciers. Le châtiment du crime de sorcellerie était le bûcher. Parmi les brûlés vifs, il y en avait  des sataniques qui agissaient par plaisir sadique de nuire à autrui.
Vous arrive-il de rencontrer un responsable envoûté? Il ressemble à un individu sous hypnose. Il n'a pas perdu son agilité, mais ses pas sont comptés et ses actes sont téléguidés, sans en être consciemment responsable. Pris en otage par les jeteurs et jeteuses de sort, barricadés derrière le secret de leurs pratiques, ils sont manipulés comme on manipule une poupée. Il y en a qui ont le "Tkaf" (handicap génital) , mais ils ne peuvent pas le dire. C'est "Hchouma" (tabou). Leur énergie vitale leur a été spoliée. Ils se reconnaissent par l'instabilité de leur caractère lymphatique et par l'humeur changeante. Ils sont sous l'emprise vibratoire des forces cosmiques, vous dirait un astrologue. L'ensorcelé aura toujours cette duplicité comportementale, tant qu'il n'a pas entamé le processus inverse de dés-envoûtement. Il doit rechercher l'antidote de ce qui lui arrive et le possède. Il n'y a pas de juste milieu pour un "Mashour" (ensorcelé). Il est tout le temps tiraillé entre deux tendances, mais en présence de son ensorceleur (ou de son ensorceleuse) il devient si docile, si consentant et d'une totale soumission.
Le "S’hour" est perçu par certaines personnes comme le dernier recours, pour se protéger contre l'imprévu. On pratique la sorcellerie pour se venger d'un ennemi, ou tout simplement pour avoir une promotion rapide. Les lâches et les fainéants la pratiquent aussi pour forcer la sympathie du chef, afin d'éviter ses réprimandes en cas d’absences prolongées, ou de fautes graves. Les corrompus en usent pour faire durer l'impunité.
Curieusement, l'on remarque que  des incompétents notoires ont pu gagner  plusieurs échelles d’un seul coup. L'on se demande toujours si ce n'est pas par sorcellerie.
Il faut mettre un terme à la ’’vaudouisation’’  galopante au sein de cette institution, si l'on veut accroître son efficacité. L'avenir de la boite en dépend. Des rumeurs persistantes font état d'une probable concession de cet établissement semi-public au privé, mais il y a risque de ne pas trouver preneur. Qui va risquer d'investir dans une entreprise paralysée par le charlatanisme?  A moins que l'on ne  pense à une régénération approfondie du personnel. Or celle-ci passe par le dés-envoûtement collatéral. La cure de normalisation pourrait réveiller les compétences inhibées et relancer la machine vers des horizons meilleurs.
A l'opposé, les  gourous n'ont pas déposé les armes. Il faut avoir le flair d'un anthropologue capable de percer le mystère et la vigilance scientifique d'un psychiatre pour explorer le phénomène.
"Les esprits qui protègent sont aussi ceux qui frappent",  dit l'un des brillants ethnologues qui ont étudié ce phénomène. ’’En milieu urbain", explique-il, "les plus violents sont ceux qui rôdent dans les lieux publics, les carrefours et les ruelles obscures".

Par conséquent, il faudrait un guérisseur d’une scientificité inédite et d’une solidité caractérielle à toutes épreuves, pour réparer la machine en panne. Il doit œuvrer inlassablement, pour que le rationnel l'emporte sur l'irrationnel. Tout dépend de la vision qu'on a des choses. D'abord: Identifier et circonscrire l'étrangeté du phénomène, ensuite limiter les dégâts avant de l'éradiquer. Cela revient à dire tout démystifier. Il est intolérable que des fauteurs de troubles, incontrôlables, insaisissables et dangereux continuent de sévir dans l'impunité en manipulant les forces du mal. Leur grande capacité de diversion réside dans leur apparence inoffensive. Que l'on adhère ou non à ces croyances irrationnelles, que l'on croie ou non à leurs extravagances, leurs incidences sur la marche de cet établissement est réelle».

Friday, March 01, 2019

De l’Art transcendantal aux Haïkus picturaux Regard sur un livre d’art Par RAZAK (29ème partie


Les journalistes « ménopausés » qui, par stérilité intellectuelle, ne produisent que du vide autour d’eux sont faciles à manipuler et à asservir. Normalement, ils devraient  être licenciés, si le respect de la déontologie était primordial. Mais d’autres calculs pernicieux entrent en  jeu, pour compliquer l’équation. Financièrement parlant, le licenciement de ces vauriens coûte plus cher que leur maintien dans la rédaction. On attend que l’âge fasse le ménage, tout naturellement, sans remous et sans bruit. Arrivée à terme, la rupture dans de telles circonstances parait salvatrice, car on arrive à se débarrasser d’un bras cassé que les circonstances exténuantes ont rendu indéboulonnable. Mais la problématique reste entière et barbante. Comment assurer la relève avec des éléments compétents et honnêtes ? L’institut forme des bureaucrates et les meilleurs journalistes que ce pays a enfantés n’ont pas fait d’institut. C’est le militantisme de gauche qui les a révélés au public. Le malheur, c’est que bon nombre de ces intellectuels ont soit quitté ce monde, soit changé le fusil d’épaule. Il ne reste que  les frileux carriéristes, adeptes du « politiquement correct ». Ils évitent les sujets hard et se laissent entraîner par le soft, où l’on ne risque rien. Quitte à répéter les mêmes débilités et inepties, que l’agence officielle pond à un rythme effroyable. Les crâneries viennent avec le hard.
En lisant cette chronique, on comprendrait pourquoi  on a censuré les dernières parties de ce  livre autobiographique où j’évoque mon calvaire  avec les gens qui m’entourent. Mais le web est si vaste et si généreux.
Les pantouflards de la presse sont plus nombreux que les audacieux. Mais ils ne sont pas confortablement casés. On en trouve de plus incorrigibles, parmi ceux qui sont  en phase de préretraite. Deux ou trois ans avant de déguerpir. Leur inactivité porte nuisance au journal qui les emploie. L’OJD Maroc  en dévoile au quotidien les chiffres et compte les décombres. Les chutes de vente  sont dramatiques. Passer de 90000 lecteurs quotidiens à 3000, il y a de quoi s’arracher les cheveux. C’est l’Etat qui, après avoir donné le coup d’estoc fatal à ses adversaires de la presse écrite, dont certains sont considérés comme des opposants, aide ces journaux défaillants à survivre, via son œuvre de bienfaisance. Sans sa « générosité calculée », ils feraient tous Tilt, comme le Gottlieb d’antan,  que l’on connait sous le nom de  billard  électrique (flipper). On a copié ce plan de secours de l’ex-pays colonisateur : la France. Mais le copier-coller n’a rien de probant et de reluisant. Un monticule de paperasse, pour un rendement presque nul. Il y a anguille sous roche. Ce cirque  journalistique est fait pour épater le regard des touristes étrangers. En effet, quand on voit le grand étalage de titres dans les kiosques de Casablanca et des autres villes,  l’on se croirait au cœur palpitant de  l’Eden du journalisme et de la liberté d’expression. Mais les locaux connaissent parfaitement la réalité de la presse au Maroc. Ils savent pourquoi on a emprisonné tel journaliste et poussé à l’exil  tel autre. L’épée de Damoclès demeure la pub, puisque  désormais on ne peut pas compter sur le lectorat pour survivre. Cette pub  est débitée selon le degré d’obédience et de docilité  de l’organe de presse. Fermer son  robinet, c’est anticiper sa faillite.
Un  scribouillard arabophone prétend, sans rougir, être le doyen de la presse écrite. Sans doute se prend-il pour Haikal Hassanein. Si on l’a laissé travailler, c’est parce que son hebdo ne dérange pas le système, comme faisaient ’’Le Journal’’ de Boubker Jamai et ’’Demain’’ d’Ali Lemrabet. Toutes les issues sont verrouillées. Même le réseau de  distribution est hermétiquement contrôlé par des gens  du pouvoir. Liberticides, les textes de loi viennent compliquer la donne. 
Les vrais journalistes ont déguerpi, restent les journaleux. Ceux qui  ont accumulé  la poisse, durant de longues années de fainéantise font de la corruption un  gagne-pain. C’est une bouée de secours. Traitres à leur rôle, ils s’offrent aux plus offrants. Et parmi les offrants, il y a des mafieux.  Ils s’achètent à bas prix les colonnes de propagande,  pour y passer leur charabia, histoire de broder le profil avec des mots payés au centimètre dactylographié.  Il y en a même qui ont fait carrière dans ces égouts. Les rubriques sportives et cultuelles en sont contaminées. J’en ai connu des taupes au dos courbé  et que la cataracte a rendues invalides. Ils ne voient rien et on ne sait pas comment ils arrivent à faire une page avec les écrits des autres. Par complicité ou par lâcheté, les rédacteurs en chef les laissent faire, car eux aussi ne sont pas au-delà de tout soupçon. Quand le  bateau chavire et coule comme Titanic, c’est chacun pour soi et la mer pour tous. Les requins s’occupent du reste. Même le capitaine cherche à sauver sa peau avant celles des autres. C’est ce qui arrive à ces feuilles de choux, jaunies par le laisser aller et l’irresponsabilité.
Pire naïveté que de  donner aujourd’hui un livre nouvellement paru à un journaleux, pour le présenter au public. Les chargés des rubriques culturelles ne lisent pas, ou plutôt lisent les livres de ceux qui les payent. Ils ont d’autres chats à fouetter et d’autres panses à engraisser. Mais malgré la dépravation, l’on trouve l’effarante audace de réclamer au ministre de truelle l’institution d’un prix culturel. Ce sera, à coup sûr, une mascarade. C’est le rentier que l’on vise,  le culturel n’est en fait qu’une façade. Ce n’est pas le ministère qui doit le faire, mais les journaux eux-mêmes, comme ce qu’a fait France Football pour le trophée du ballon d’or. Le journal canalise les votes des autres rédacteurs sportifs.
 Les actualités livresques ne sont pas aussi fluides qu’on le croirait. Ce que l’on cache est plus important que ce que l’on  montre. Enfin, de mémoire d’un habitué (14 livres), ce sont mes communiqués que le plus souvent l’on publie. Quand le grand manitou de la rubrique culturelle veuille vouloir y faire écho, il faut souhaiter qu’on le publie sans fautes d’orthographe, de grammaire ou de style. Ceux qui de temps en temps prennent la plume pour décortiquer un roman ou un essai  ne sont pas des journalistes attitrés, mais des collaborateurs externes. Ils le font bénévolement et sans contrepartie.
A la radio  c’est la loi du tout ou rien. Si le livre parle positivement du système, on se hâte de le présenter. L’agence officielle de presse en fait tout un tapage. Et comme par providence, les interviewes se mettent à pleuvoir, comme si l’auteur était  Emile Zola  réincarné ou un tribun de high standing, comme fut Benjamin Constant, homme politique  qui ne jonglait pas avec les mots et ne craignait pas les puissants de son époque. Dans le cas contraire, si le livre comporte des analyses critiques ou des chroniques reflétant le vécu macabre, on en fait fi. L’autocensure engendre la censure.
Dire qu’il n’y a pas de discrimination  au Maroc, c’est un mensonge d’Etat. Le régionalisme n’est-il pas une discrimination ? La SNRT a un faible pour les Meknassi parce que le patron est issu de cette ville. Les autres n’ont qu’à aller boire la mer. Pour un mot on m’a censuré deux émissions  radiophoniques : dans la première interview, l’animateur m’avait demandé après une heure et quart d’enregistrement (Nagra) ce que je pensais de son émission.  Je lui avais dit la vérité. Il en fut vexé. Il s’était énervé et avait juré de ne rien diffuser de toute l’interview. Pour la seconde, on l’avait censurée pour avoir affirmé l’existence de gens qui confondent surréalisme et  « seroualisme »  (du mot seroual qui signifie pantalon).

Enfin  tout récemment, j’ai donné de main propre à la directrice de la radio-SNRT de Marrakech une copie de mon dernier livre sur le cinéma, dans l’espoir de le présenter aux auditeurs. Elle avait promis de lui consacrer  une  émission. Trois semaines se sont écoulées et mon intuition me dit d’oublier cette aventure. Les livres font peur aux petits hommes et aux  petites femmes.  Quant à la télé, c’est la censure de la radio multipliée par dix. 




Saturday, February 23, 2019

Jardin Majorelle : un succès phénoménal Par RAZAK


Jardin Majorelle : un succès phénoménal
Par RAZAK
 

Dans la gamme des bleus, il y en a deux à porter la signature de leur concepteur : le bleu d’Yves Klein  (référence IKB pour International Klein Blue) et le bleu Majorelle. La labellisation   du produit  réside dans le dosage pigmentaire. Les peintres professionnels savent en faire la nuance chromatique. Le premier peintre créa le body art,  avec la complicité bienfaitrice de Pierre Restany et s’était rendu célèbre par ses rhapsodies du bleu. Le second avait découvert le Maroc à une époque où l’Europe était embrasée par la 1ère guerre mondiale. Majorelle n’était pas le seul peintre orientaliste à s’installer au Maroc pendant le protectorat français. Jean Baldoui et bien d’autres avaient fait de même. On rappellerait  que Baldoui avait succédé à Prosper Ricard à la tête de ce qu’on appelait à l’époque le Service des Arts Indigences
Les profanes qui veulent voir le bleu Majorelle n’ont qu’à aller visiter son jardin où naguère il peignait et jardinait. Son atelier-manoir est devenu actuellement  un petit musée berbère où l’on trouve des spécimens de l’artisanat local
Enfin, Marrakech pourrait compter sur cet enclos de verdure, pour asseoir davantage sa renommée touristique. Le tourisme culturel dont nous avons regretté l’indigence (lire notre chronique du vendredi 15 février) y trouverait l’acquis qui dérogerait à la règle. La botanique y serait un ingrédient de culturation de masse, puisque l’on se bouscule aux guichets de la verdoyante enceinte. Les touristes étrangers sont plus nombreux que les locaux, mais  une fois entré à l’intérieur, on oublie le calvaire de l’accès éclaboussé.   Une autre aire d’eau  et verdure  s’est ajoutée à l’ancien jardin, au grand plaisir de ses visiteurs. Le succès est indéniable.
Il a fallu un peu de providence pour en arriver là, car à un moment précis de son histoire, le jardin avait failli périr sous les mâchoires de bulldozers, pour le raser et y ériger des immeubles. Ce sont Pierre Bergé (mécène) et Yves Saint Laurent (couturier) qui l’ont sauvé de la décrépitude en l’achetant et en le remettant au goût du jour, en  y apportant diverses espèces végétales et plantes exotiques. Après le décès d’Yves Saint Laurent, son copropriétaire en fit don à la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent (sise à Paris)  et qui aura  (à partir de 2011) à Marrakech une institution auxiliaire reconnue officiellement au Maroc , comme une entité d’utilité publique.   En effet, domiciliée à Marrakech,  la Fondation Jardin Majorelle assure actuellement le fonctionnement du jardin, en veillant à son  maintien en état d’accueil. Il est non seulement bien entretenu, mais on remarque que les cactus sont  intacts, alors que les cactées qui donnent comme fruits  les figues de barbarie sont totalement ravagées  par on ne sait quel insecte destructeur et provenant d'on ne sait quelle contrée maléfique. Un paysage apocalyptique désole la région située entre  Casablanca et Marrakech.
Vu les carences culturelles précitées dans la précédente chronique, l’on souhaite, que joignant l’utile à l’agréable, l’on rajoute à  cet espace de verdure une autre dimension, en accueillant des manifestations artistiques et culturelles, afin d’exaucer les vœux des intellectuels et assouvir les désirs des passionnés d’art pictural, de poésie et d’insolite. Les signes avant-coureurs d’une telle relance  sont déjà apparus et augurent de jours meilleurs. L’esprit d’ouverture ferait le reste. Après l’expo-hommage dédié à la photographe  franco-marocaine Leila Alaoui , décédée des suites des blessures de l'attentat de Ouagadougou, la fondation Majorelle a tendu le bras amical à la fondation du FIFM , dans son comeback , en offrant son espace aux projections de films. Si Megarama s’est retiré  de la programmation de ce festival,  (sans doute à cause de l’éloignement géographique par rapport au QG du festival), le jardin Majorelle prend la relève, de manière spectaculaire.
Pourquoi le richissime ministère des Habous qui dispose à Marrakech de nombreux espaces  et infrastructures à créer des envieux brille-il par son manque d’inventivité ? Si les affaires du culte préoccupent tellement le personnel, il serait utile et judicieux de concéder ces espaces au ministère  de la culture ou à la municipalité afin de les mettre, par institution interposée,  à la disposition des créateurs marocains et des associations culturelles qui peinent  à trouver une galerie ou un hall pour exposer leurs  tableaux  ou leurs sculptures. 
On ne le répéterait qu’assez : à Marrakech la programmation culturelle laisse à désirer. Les artistes  proposent leur projet, mais ils ne trouvent pas de répondant.  Le ministère de la culture est, lui aussi, interpellé. Pourquoi laisse- t-il le  Palais  el Badiâ et la Bahia en état de dormance culturelle ? Il y a assez d’espaces pour créer une foultitude d’événements retentissants, mais où est l’esprit inventif où est la manager qui sait s’y prendre ? Pour les étiquettes, c’est  la course Ben Johnson - Carl Lewis. L’heure des purges a-t-elle sonné,  pour chasser les paresseux, les bras cassés et les pistonnés ?
Enfin, les bureaucrates haut perchés dans leur tour d'ivoire n'ont qu'à faire un petit saut pour voir comment de rien on a fait des merveilles. 
RAZAK



Friday, February 22, 2019

De l’Art transcendantal aux Haïkus picturaux. Regard sur un livre d’art Par RAZAK (28ème partie)



Retour au blogging. La censure qui tient la presse marocaine (papier) entre ses sales  griffes a encore frappé. On a censuré le 28e épisode du livre autobiographique « De l’Art transcendantal aux Haïkus picturaux. Regard sur un livre d’art ». La publication dans le journal L’Opinion de ces épisodes ( page culturelle du vendredi)  a débuté  le 11 mai 2018. Vu l’impasse ainsi fomentée, les  suites seront mises en ligne dans le blog chaque  vendredi jusqu’à la fin du bouquin.
Bonne lecture
RAZAK
   

Les danseuses du ventre (Chikhate) ont-elles droit à la «blue-card» du ministère de la culture ? Comment faire la nuance  entre  une ballerine qui a suivi des cours de danse moderne dans une école spécialisée  et une danseuse folklorique, formée sur le tas et qui ne sait même pas écrire son nom ? Il y a aussi des profs de la  fac qui ont obtenu cette carte, alors qu’ils sont des fonctionnaires appartenant au  ministère de l’enseignement supérieur. L’Etat a institué les départs volontaires (retraite anticipée), pour permettre aux  « artistes » casés dans l’administration publique, de prendre leur destin en main. Ces enseignants  devraient suivre  cette voie, s’ils étaient de vrais artistes. Mais dans le  cumul des fonctions, il y a une anomalie.    
Autre lacune : les artistes-peintres doublés d’écrivains ou de poètes n’ont droit qu’à une seule carte et une seule citation dans la data-base. L’exclusif au détriment de l’inclusif.  C’est une aberration.
Pour le moment, cette carte ne sert à rien. Une formalité ni plus, ni moins. Elle aurait plus d’importance, si, au moins, elle permettait la gratuité du transport par train, comme cela est garanti pour les journalistes attitrés. Tant qu’on y est, pourquoi ne pas accorder cette faveur aux artistes, puisque l’information et la culture dépendent actuellement  du même ministère ? Cela ne demande rien, il suffit d’un peu de volonté politique. D’ailleurs,  l’ONCF est un bien public et l’artiste est connu pour être une personnalité  publique.
Les accords  bilatéraux en matière de culture,  entre pays amis,  devraient permettre l’accès gratuit  aux  musées,  sites archéologiques et monuments tant du Maroc et que du pays étranger, avec lequel on a signé l’accord de coopération. Je me rappelle qu’à Paris, voulant visiter le musée Picasso, on m’avait  dit que « seule la carte d’artiste délivrée par l’Etat français est acceptée ». Je fus sidéré, car mon pays n’avait  pas fait le nécessaire. Être ministre de la culture, c’est penser à ces choses-là, étant donné que la culture  est universelle.  Priver un artiste de voir les travaux d’un autre artiste est  une insultante calamité. 
La carte d’artiste que l’on délivre actuellement  à tout va, a besoin  impérativement de quelques retouches. Aussi, il faut que les membres de la commission  soient au niveau, pour séparer l’ivraie du bon grain. Un quidam  qui n’a  publié ne serait-ce qu’un  petit fascicule et qui vient statuer envers quelqu'un qui a publié une dizaine de livres, c’est une absurdité tragi-comique. Qui choisit ces membres et sur quelle base on trie les dossiers ? Pourquoi on y trouve beaucoup de revenants et question fondamentale: pourquoi on les rémunère ? En matière d’art, le bénévolat est plus vertueux que le pécuniaire. Car ce dernier entraîne avec lui la dépravation. Quant aux soi-disant appels à candidature, nous en parlerons plus tard, avec plus de parcimonie et de véracité, en partant d’une expérience vécue.    
La  France qui nous avait inculqués la pratique de l’art moderne, à un moment de l’histoire du pays, est intransigeante là-dessus. Elle fait une distinction entre l’artiste  amateur et l’artiste professionnel.  Le second paie les impôts. Les acteurs et comédiens  ne sont pas exemptés. Il y en a qui ont quitté l’Hexagone, pour  aller vivre dans d’autres pays à fiscalité moins  contraignante. Depardieu en est un.        
Personnellement,  j’ai tant souffert de l’hermétisme des officiels. Un hermétisme proche du racisme et de la discrimination. Comme la sorcellerie s’est emparée des rouages administratifs, il faudrait attendre une campagne de  dés-envoûtement, pour espérer un salutaire changement  de moeurs et d'attitudes . Je suis à mon 15ème bouquin, mais le salon du livre qu’organise ce ministère à la gestion tortueuse et controversée en a toujours fait fi. Les monologuistes qui font de la ’’Jaroumiya’’ (grammaire ancestrale) un gagne-pain en profitent. On oublie  que celui qui ne parle qu’une seule langue est considéré comme un alphabète et que s’il ne connait rien au web,  il sera  un anapha-BIT de la pire espèce.
Quelque chose ne va pas bien. Même les points de presse sont  organisés en catimini, comme si la culture était une chasse gardée d’un petit groupuscule et non l’affaire de toute une nation. La cellule communication où l’on trouve une nouvelle recrue qui n’en a pas le profil adéquat brille tant par sa paresse que par le manque de créativité. Le site officiel de ce ministère est un des plus lourds à télécharger. Son contenu laisse à désirer. On a gaspillé un argent fou sur ces médiocres et lourdaudes pages cybernétiques. Idem pour l’imprimerie qui est toujours à l’arrêt.
Un ministère qui n’arrive pas à maîtriser administrativement le comportement de ses subordonnés, ne peut pas lancer de grands projets. Certains employés font toutes sortes de trafics et de magouillages, au vu et su de tout le monde, sans que la direction des ressources humaines s’enhardisse à les rappeler à l’ordre. La réputation de l’institution  et son image de marque  s’en trouvent traînées dans la boue. Par ailleurs, la reprise de revues moribondes, mais budgétivores, n’a rien de reluisant.  Un bulletin de liaison hebdomadaire, ouvert à tous les créateurs du pays, aurait suffi. Si au sein du ministère  de l’information et de la culture on n’est pas capable de le faire, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche.
Dire des mots qui fâchent, ça été toujours la source de mes ennuis. Mes ennemis de toujours sont ceux qui n’aiment pas le dire vrai. La vérité dérange les unijambistes et les intrus qui cherchent le profit dans toute action entreprise, quitte à faire de la  machination rentière une locomotive de grande cylindrée et un carrefour obscène  de profiteurs et de pique-assiettes.
Les bureaucrates s’en vont, mais la création artistique demeure. Elle est sempiternelle. Après ma mort,  (on meurt tous, ce n’est qu’une question de temps) d’autres déterreurs, succédant à la horde des ’’censureurs’’ liberticides  (je  préfère ce vocale au mot censeur), en feraient tout un cirque. L’hypocrisie n’a pas de limite et n’est aveugle que celui qui ne veut pas voir.
En tout cas, pour le moment, quelque soit l’action délétère de ces briseurs d’élan, je ne laisserais pas la paresse  me dominer, pour  me donner en spectacle, comme a fait un  écervelé des planches, qui à force de tergiverser et délirer dans le vide a fini par devenir un Don Quichotte de la « plancha » et non de la Mancha.   
                                                                                                                        (à suivre)


Saturday, February 09, 2019

LES 3 DERNIERS LIVRES DE RAZAK PARUS EN FRANCE



LES 3 DERNIERS LIVRES DE RAZAK
PARUS EN FRANCE

POUR LIRE DES EXTRAITS CLICKER SUR LES LIENS URL RESPECTIFS

 « Ok, on ira voir ta souer ! » (roman )

« Présence des sens et de l’esprit » (recueil de nouvelles )

 « Le Pyjama du pauvre »

La diva indienne Lata Mangeshkar remporte le 14e Prix International de l’Humour

COMMUNIQUE
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La diva indienne  LataMangeshkar
remporte le 14e Prix International de l’Humour
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Conformément aux critères de sélection et d’octroi, en vigueur depuis 2005, l’année où le Prix International de l’Humour (alias Bouzghiba-Awards)  a été fondé par  l’artiste marocain Razak, la diva  indienne LataMangeshkarremporte le quatorzième trophée de ce prix transculturel, se distinguant des autres prix lucratifs par ses deux caractéristiques fondamentales: picturale (le trophée est représenté par un tableau de peinture) et bibliographique (édition d’un livre d’apologie sur les lauréats, 3 tomes monographiques  ont été publiés sous le même label, dont un en France).
Grace à l’intermédiation de l’ambassade de l’Inde à Rabat, via son  attaché culturel Mr. Shree Kant Kumar, qui en recevant Razak le superviseur  prix, dans les règles de bienséance,   lui a donné l’adresse postale de LataMageshkar. L’envoi aéropostal du trophée a été effectué le lundi 31 décembre par le biais de Chronopost, accompagné d’un  exemplaire du tome-1 de la monographie Bouzghiba-Awards) et d’un autre exemplaire du livre « Le cinéma  indien entre Nirvana et Navarasas » qu’il a publié en 2012.
LataMangeshkar est née le 28 septembre 1929, à Indore, dans l'État du MadhyaPradesh, en Inde. Fille d’un artiste de renom (DeenanathMangeshkar), elle fut baptisée Hema à sa naissance. On la rebaptisa Lata, en hommage à une icône du théâtre.Deenanath mourut  des suites d’une maladie incurable, mais sajeune fille LataHemaà peine nubile devait chanter en public,pour subvenir aux  besoins  de sa famille.
Durant plus de six décennies,Lata  a  trôné sans partage sur lesplay-backs ciné-musicaux de Bollywood(studios de Bombay), Tollywood (langue télougou), Kollywood(langue tamoul)et Mollywood (langue malayalam). Surnommée« le rossignol de l’Inde » ou encore « la reine de la mélodie », Lata  est citée dans le Guinness Book pour le nombre le plus important d'enregistrements pour une voix. Ainsi, ne tarissant pas d’éloges envers cette diva à nulle autre pareille, AmitabhBachchan, le légendaire acteur indien a dit : « si le Taj Mahal est la septième merveille du monde, LataMangeshkar en est la huitième».
Enfin, s’il  y a une chose pour  laquelle les Indiens et les Pakistanaisoublient leurs griefs pour vibrer à l’unisson,  c'est  pour la voix de Lataji, la reine de la mélodie indienne dont beaucoup de Marocains aimentla voix angélique.  Elle avait fait duo avec les chanteurs indiens les plus chevronnés,avec à leur tête Mohammed Rafi, KishoreKumar et  UditNarayan. 
Dans le livre de Razakparu en 2012 (Le cinéma indien entre Nirvana et Navarasas) l’auteur énumère les soubassements de cette musique aux origines lointaines qui se nourritcontinuellement de « râgas »(composé des sept notes Sa, Ri, Ga , Ma , Pa, , Da, Ni ) et qui s’exalte dans les « Navarasas »,   c’est-à-dire les neufs émotions de base, énuméréespar l’auteur comme suit :Shringara (amour), Hasya (rire) , Karuna (pitié), Roudra (colère) ,Veera (courage) , Adbhuta (émerveillement) et Shantha (sérénité).
Le 14e  prix Bouzghiba-Awards  est plein d’émotions. Il coïncide avec la parution du 14e  livre de Razak. L’année 2018 restera marquée en  lettres d’or pour l’écrivain marocain, puisque comme performance livresque remarquable, il est parvenu à battre son propre record bibliographique, celui réalisé en 2012 où quatre ouvrages ont été publiés en une année. 2018 en a vu cinq : trois sortis en France et deux au Maroc. Le plus récent est le tome-2 de «A Voix Nue. Chroniques  cinématographiques». Il complète la panoplie.    


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