Tuesday, November 07, 2023

Dernière Web-Chronique de RAZAK

 

Les ’’Mais’’ qui nuisent  à la réputation des gens de renom.

Web-Chronique de RAZAK  

 

« L’homme zéro faute n’existe pas sur terre », avons-nous écrit dans une de nos chroniques cybernétiques. Évidemment, quand on parle de l’homme on parle aussi de la femme, car en matière de behaviorisme comportemental  nul n’est à labri des monstrueuses grossièretés et des  bêtises, que l’on soit mâle ou femelle. Dans de telles situations l’inclusif chasse l’exclusif. Par ailleurs, en philosophie sociétale, les deux terriens de sexe opposé subissent les mêmes contraintes, pour être déviés de leur trajectoire habituelle. Pour les menteurs-nés et les faiseurs de bêtises en série, comme Donald Trump, cela n’étonne guerre ceux qui comptent leurs faux pas. Ce trublion semble jongler avec.

Éloigné du gouvernail étatique, le tonitruant blondinet continue ses élucubrations fantasmagoriques. Son adversaire politique en a les siennes. Elles s’apparentent à des divagations d’homme sénile peu sûr de ses moyens. Il essaie de camoufler ses horribles feintes d’esprit, par le double langage et la langue de bois. En pleine campagne électorale, on l’a vu faire l’éloge de l’Islam, chose incongrue pour un allaité de sionisme, mais une fois élu, il n’hésite pas un instant à prendre d’assaut la citadelle  musulmane, en souhaitant l’extermination de ses habitants. Les Palestiniens sont dans son funeste collimateur.   

Un adage marocain dit : « Le fkih dont on attend la baraka est entré dans le lieu de culte avec ses babouches ».

Le faux dévot collectionne les ’’Mais’’ accusateurs, comme le philatéliste collectionne les timbres et le lépidoptériste les papillons. Ce sont les intellectuels engagés qui subissent le plus de dégâts quand le hors-propos et le hors-texte se produisent. La conscience les taraude de l’intérieur et le dépit semble ineffaçable. Il y en a qui été poussés au suicide, à cause d’un lapsus.

Les stupidités commises sont souvent dues à un manque d’information. Un mal-informé est à réformer. On peut longtemps préserver le sens de la perspicacité, de la sagesse et de la probité, mais il arrive un moment où on commet l’irréparable. On craque et au lieu de servir humblement la clarté on brouillonne dans l’obscurité sournoisement.

Notons aussi que le racisme peut être le générateur de tels virements de caractère. Ce que les psychanalystes appellent inconscient peut, lui aussi, mener au désastre. On n’arrive pas à cerner son champ d’action et son imprévisibilité. L’inconscient est bourré d’interdits. Il est la source des actes manqués.   

Dans un monde travaillé par la propagande, la probabilité de trébucher et de commettre des ’’bêtises téléguidées’’ est plus grande que la probabilité de rester intègre et fidèle à ses honorables positions. La cupidité et le gain facile peuvent dicter ce retournement de veste et ce changement de ton.

      Mentir, illusionner, berner les crédules, appâter les incrédules, les maquereaux de la politicaillerie, aidés par des experts-illusionnistes s’adonnent à ce déroutant sport, quotidiennement et sans vergogne, à tel point que tromper son prochain est devenu un impératif de conservation du pouvoir. Une potion de sorcier.  

Pour les mauvais cela va de soi, mais ce qui intrigue et afflige, c’est le piégeage de ceux qui ont une certaine intégrité d’esprit et une dignité à faire valoir.

On dira alors : « ce gars est bon, mais il est …. ».

Enfin, c’est toujours ce fameux ’’Mais’’, préposition grammaticale mettant  un arrêt brutal à la concordance qui s’érige comme une plaque signalétique annonçant un virage périlleux. Une tache d’encre sur un texte dont on a sué pour le rédiger à la main. On doit faire attention. Il y a anguille sous roche. Ce ’’Mais’’ corrosif peut détruire tout ce qu’on a culti  depuis des années, comme un ouragan dévastateur. L’impact est tellement dur à supporter que l’on regrette d’avoir parlé, si la parole est la source du désarroi ou agi si l’acte est à l’origine du malentendu et de la discorde.

Si les artistes se laissaient tomber volontairement ou involontairement dans le bourbier, aucun détergent ne pourrait enlever la saleté.          

Dans cette chronique on ne va pas faire l’inventaire exhaustif des cas révélés, mais on se contentera de quelques spécimens.

Commençons par le vénérable Noam Chomsky. On ne tarit pas d’éloge envers de progressiste américain qui n’a pas peur de dire des mots qui fâchent les fascistes. Durant sa vie, il a milité en faveur des opprimés. Sa seule bêtise,  sans doute l’unique, a été provoquée par la panique covidienne. L’homme qui semblait armé mentalement contre toute tentation dépravante et immunisé contre toute mainmise propagandiste a fini par dire cette monstruosité : « Il est de la responsabilité des non-vaccinés de s’isoler de la société ».

Cette mise  en quarantaine volontaire est en elle-même une aberration, car le temps a prouvé que tout cet énorme branle que les médias influents avaient amplifié affreusement a été une mascarade et que parmi les vaccinés il y avait des morts, non pas par le virus, mais par le produit injecté dans le sang. ( lire nos anciennes chroniques s’y afférant ).

Le deuxième cas concerne le nouvelliste Guy de Maupassant qui avait écrit des chefs-d’œuvre se passant de commentaire, comme ’’Le Horla’’ et ’’Boule de suif’’. Cet écrivain normand avait comme illustres amis: Flaubert, Zola, et les frères Goncourt. Le ’’Mais’’ fallacieux  ne concerne pas Guy,  l’auteur de ’’Une vie’’, mais Edmond de Goncourt l’auteur de  ’’Madame Gervaisé’’.

En effet, quand Maupassant avait été interné à l’asile psychiatrique le plus insolant des Goncourt déclara que Maupassant avait retrouvé son animalité. Décerner un prix du nom de ce Juda est une calamiteuse calomnie. L’écrivaillon Taher Benjelloun qui se vante d’en être lauréat, en sachant que sans les précieuses retouches des correcteurs son manuscrit aurait été refusé, a lui aussi son ’’Mais’’. Il sonne faux et tonne creux, comme une perfide trahison.

Qu’il traite les Palestiniens d’animaux, cela lui ôte toute affinité de scribouillard. Victor Hugo devrait se retourner dans sa tombe. Les mauvais littérateurs scandalisent le monde. Cet écrivaillon de pacotille ne peut pas soutenir le contraire, parce qu’il a peur des représailles du CRIF et des francs-maçons français.

Frank Sinatra était un chanteur et un acteur adulé, mais ses liens avec la mafia américaine l’avaient discrédité. Elvis Presley faisait mouvoir les foules, mais la drogue avait dévoilé ses points faibles et ses errements bestiaux. Idem pour Bob Marley. Le cannabis lui avait ôté beaucoup de lauriers qu’il avait récoltés après un dur labeur.

Parmi les chanteurs que la vague youtubemétrique a mis sur le devant  de la scène, sans être obligés de passer devant les feux de la rampe,  il y en a qui ont écopé de plusieurs mois pour viol de femmes. Ces chanteurs coureurs de jupes regretteront certainement leurs actes.      

La star de Bollywood Salman Khan compte les fans par milliers, mais sa condamnation par le tribunal pour avoir tué des animaux protégés avait nuit à sa  célébrité.

Enfin, nombreuses sont les stars de ciné et du showbiz qui avait fait rêver les spectateurs d’un amour platonique, mais qui dans leur vie conjugale respective, trompaient leur deuxième moitié. On dira alors : ’’bon acteur, mais vicieux.’’

Messi le footballeur argentin est un as du ballon rond. Il était l’idole de beaucoup de Maghrébins, mais son obstination maladive à exhiber sans raison le drapeau israélien, en oubliant de porter le sien, haut comme faisait Docteur Che Guevara, l’avait entrainé dans les marécages de la désaffection. Son attitude avait choqué plus d’un aficionado.     

 Il n’y a pas que la drogue et l’adultère pour discréditer les stars. L’avarice pourrait assombrir le parcours de la  plus talentueuse d’entre elles.

Oum Kaltoum est une grande diva que la multitude appréciait. La fausse note dans tout son élogieux et chantonnant parcours est son avarice, due sans aucun doute aux affres misérabilistes de l’enfance. La fille du compositeur Cheikh Mekkaoui raconte que quand son père a demandé son dû à la  chanteuse qui se faisait appeler Touma. Celle-ci lui  a répondu : « Estime-toi heureux d’avoir composé pour Oum Kaltoum».

-« Il faut que je mange», répliqua le grand compositeur. »

Une autre affaire avait diminué de la légendaire aura de ’’L’Astre de l’Orient’’: le procès contre le compositeur Zakaria Ahmed. Même pomme de discorde: l’argent.

A l’opposé d’Oum Kaltoum, le  compositeur-interprète et acteur Farid Al Atrache avait fait preuve d’une générosité exemplaire et d’un anti-matérialisme  seigneurial, que même ses émules lui reconnaissaient.

Cependant un ’’Mais’’ retentissant  s’érigeait pour noircir la famille Al Atrache. Sa sœur Asmahan qui avait failli détrôner Oum Kaltoum de son piédestal était suspectée de connivence avec les réseaux d’espionnage sioniste.

Espérons que la fourmilière des ’’Mais’’ ne nous fasse pas détourner de ceux qu’on aime ou qu’on admire. 

Monday, October 30, 2023

Sauver l’inconscient collectif de l’égarement

 

Sauver l’inconscient collectif de l’égarement

Web-Chronique de Razak

Les endormeurs des consciences ont réussi leur sordide coup. Le monde git et gémit sous leur macabre domination. L’inconscient collectif est sérieusement affecté. On est proche de l’endommagement. On manque de discernement. La falsification prend une allure rocambolesque où l’ubuesque piétine le chevaleresque. Le malintentionnés mènent en bateau les gens attentionnés. La réalité s’effrite dangereusement, pour céder le terrain à la rumeur et aux insinuations. La logique déraisonne irraisonnablement, en sombrant dans l’illogisme dont le contradictionnalisme irrationnel est le levier abjecte.

Dans ce conditionnement behavioriste, l’irréel domine le réel et l’injuste frappe d’estoc et de taille sur une justice chancelante et déboussolée. De cette humiliante estocade, il en a résulté un monde hybride sans foi et sans valeurs éthiques. Un monde décadent où le plus fort écrase le plus faible. Ce qu’on appelle diplomatie n’est en réalité qu’un éclat d’apparat, un gant de velours cachant une main d’acier et une ruse pour camoufler l’instinct animalier du despote esclavagiste.

Depuis le génocide des Amérindiens, la machine de guerre yankee ne connait pas de répit. Et puis il y a ce merdique véto sorti d’on ne sait quel lexique satanique et qui frelate tout. Il met le bâton dans les roues de la justice universelle et entrave le chemin du droit international. Ce qui se passe à l’ONU suscite plus la pitié que l’empathie. A quoi sert de décréter des résolutions qui ne seront pas appliquées rigoureusement ?

Le véto américain, ajouté à la manipulation des esprits par la propagande , a plus d’efficacité qu’un consensus onusien largement exprimé. Il encourage l’hégémonisme des conquérants, en faisant fi de tout sens moral et de toute logique. Ce que l’Oncle Sam appelle ’’monde libre’’ n’est en fait, qu’un monde de vassaux agenouillés devant un empereur tyrannique. Quand le président d’un Etat fédéral se comporte comme un mercenaire (rappelez-vous du propos tonitruant de Trump vis-à-vis des Saoudiens) cela donne une idée assez claire sur la doctrine suivie.

Autrefois, la propagande trouvait des difficultés à asseoir ses bases pour croitre son audience. Aujourd’hui, la donne a changé. Le numérique et la cybernétique entrent en interaction. Les manipulateurs des opinions publiques ont à leur disposition un instrument très efficace, pour transmettre la charge d’excitation : l’Internet , avec ses réseaux sociaux et ses labyrinthes asociaux.

Le lavage des cerveaux s’effectue avec une célérité insoupçonnée. Avec l’Ai dont les mois à venir vont révéler le véritable impact, le lessivage sera parfait.

Ainsi, devenus odieusement et imbécilement crédules, les gens s’exposent docilement à un crétinisme sans précédent. Hissée au rang de valeur, l’idiotie fera de tout ce qui est futile un apport utile. Les érudits n’auront qu’à se suicider.

Absurdement, on souscrit à l’absurde. On glorifie les méchants et on diabolise les gens qui réagissent à la méchanceté. Le droit international en pâtit. Et pour que le joug colonial soit total, l’approche musclée qui mate les esprits déshypnotisés et bâillonne les voix dénonciatrices sera la plus tentée par les oligarques. Mais on oublie qu’à la longue , le travestissement total de la vérité crée une atmosphère de doute et de suspicion. Atteignant son paroxysme, elle se traduit par la propension insurrectionniste. Et si tout le monde retrouve sa bestialité originelle que le civisme des siècles écoulés à domptée, cette bestialité créera des dommages collatéraux et des ravages latéraux, en ôtant au monde son humanité.

Les fabricants d’armes de destruction massives y travaillent d’arrache-pied. La paix universelle les fait esclaffer bruyamment. Ils s’en moquent fichtrement , puisqu’ils sont des va-t-en-guerre innés, ayant du baroud dans le sang. Le commerce d’armes répond à leur funeste pulsion de mort. Ils s’y complaisent parce qu’en plus du sadisme exercé en profondeur, il renfloue leurs caisses.

L’Occident tombe dans la décadence. Chaque jour de l’éphéméride on en voit les désagréables signes. Des présidents sans charisme, une élite sans étique, des décisions virevoltantes et immatures et puis une course effrénée pour semer la pagaille dans le monde. Les militaristes sont plus nombreux que les pacifistes. Les chantres de la coexistence pacifique entre les peuples de la planète dont les écrivains du siècle des lumières étaient les porte-étendards ont cédé la place aux loups les plus féroces et les plus endurcis. Rousseau, Hugo et Goethe feraient profil bas devant cette incorrigible horde de baroudeurs-prédateurs.

Revenons à l’ONU et à son incapacité à appliquer ses résolutions avec fermeté. Ce laxisme encourage les récalcitrants à redoubler de violence et de perversité. Les mesures coercitives qu’elle a pu imposer jusqu’à maintenant ont été décidées sous la pression des Américains. Elles concernent uniquement les pays arabo-musulmans. L’Irak, la Lybie, l’Afghanistan, le Yémen et la Syrie ont été victimes de cette offensive. Quant à Israël, elle a toujours main libre. Elle tue les innocents comme bon lui semble.

Pour disculper les agresseurs on fait recours aux fake-news et aux slogans propagandistes. Comme outil de manipulation des cerveaux, les psychologues de masses en ont élaboré le mode opératoire. Pour quelques dollars de plus, ils transforment la populace en troupeaux d’agneaux.

Les quelques intellectuels restés fidèles à leurs principes en s’engageant pour le respect de la vie humaine éprouvent de la lassitude mêlée à du dépit, car le flux adverse est énorme et difficile à endiguer.

Certains historiens pensent que c’est Wilson qui sortit les USA de leur protectionniste isolationnisme, en les impliquant dans la première guerre mondiale aux côtés de l’ex-colonisateur. Ils oublient la guerre du Mexique qui avait lieu avant la guerre de 14 -18.

Provoquer des guerres s’est avéré un jeu rentable pécuniairement. Le marché des armes devient florissant et toute nouveauté balistique trouve acquéreur.

Quelles perspectives pourrait-on envisager pour les prochaines décennies ? La plus pessimiste serait une guerre nucléaire aux conséquences néfastes, entre les Occidentaux et leurs antagonistes (Chine, Russie, Iran …). Trois points chauds les rapprochent de la grande implosion : l’Ukraine, la Palestine et Taiwan.

Quant aux foules de civiles, désireuses de laver l’inconscient collectif des affects des empoisonneurs, il est temps est désillusionner ceux qui les ont illusionnés et manipulés de manière pavlovo-bernaysienne.

Thursday, October 12, 2023

Démocraties occidentales fortement ''propagandées''

Web-Chronique de Razak 

Une démocratie n'est démocratiquement une démocratie que si elle garantit aux autres peuples opprimés et colonisés de la terre  le droit de lutter pour leur indépendance. En dehors de cette vérité axiomatique que seuls les gens qui ont un esprit obtus et le coeur décimal ignorent ou font semblant d'ignorer , tout discours phraséologique qui ne tient pas compte de la préciosité de cet énoncé n'est que propagande. Il va vers sa négation  . 

La colonisation de la Palestine par les Sionistes est une entreprise maléfique  que l'Occident a bénie et soutenue aveuglément . Elle relève de l'absurde . Si ces Occidentaux qui se vantaient d'avoir promulgué les droits de l'homme  , aimaient tant les Israéliens pourquoi ne pas les  a-t-on pas gardés chez eux ? Pourquoi ne leur a-t-on pas  choisi un autre territoire moins barbant et éloigné des turbulentes ébullitions ? 

Le monde  est tellement vaste . Pourquoi avoir choisi ce réduit territorial et avoir visé ceux qui l'habitaient depuis des lustres ? 

Des Arabes paisibles et coopératifs avec les autres peuplades se retrouvaient tenaillés entre les perfides dents de l'étau  colonialiste sioniste. L'ONU a beau décréter ses résolutions , le véto américain les rend caduques . D'où la perpétuation des souffrances du peuple colonisé. Le monde des justes en a fini avec l'apartheid des Afrikaners, mais l'apartheid sioniste semble forgé dans de l'airain. 

En vérité , c'est la propagande pro- Israël qui a tout dénaturé. L'agresseur devient le principal agressé et le Serial-killer est , contre toute morale et toute justice terrienne , innocenté. D'où la continuation du génocide. 

Dans le titre de cette chronique on a inséré l'adjectif ''propagandé'' qui n'existe pas dans les lexiques usuels. On en a improvisé l'usage sémantique en partant du livre "Propaganda"d'Edward Bernays , où l'on apprend  les techniques de manipuler les masses . Ce Machiavel  du business  politique et de l'affairisme mercantile a légitimé cette  pratique communicationnelle consistant à régenter la populace où qu'elle soit et la guider vers un but précis, en inhibant le sens critique et en paralysant le centre de la raison par le consentement . 

Suggérer est moins fallacieux que contraindre. La contrainte mène à la révolte . Le remède édulcoré que les rusés utilisent est la manipulation des esprits . Le behaviorisme américain en a légitimé l'usage. 

"La propagande est le bras exécutif du gouvernement invisible ", écrivait le neveu de Freud dans son fameux bouquin. S'inspirant du livre " La Psychologie des foules " de Gustave le Bon et des découvertes freudiennes notamment l'importance de l'inconscient au sein de la psyché humaine , Edwards Bernays a élaboré une méthode dont seuls les esprits alertes échappent à son emprise . Il faut procéder à une parfaite  déshypnotisation pour voir la réalité telle qu'elle est . Le reste est sous hypnose. Il exécute les ordres du manipulateur, sans crier  gare. 

Compte tenu de ce qu'on observe, les êtres conscients ne le sont que partiellement , puisque la propagande y a déjà injecté son suc sédatif et soporifique .

Le cas des Américains est à psychanalyser . Voilà un Etat fédéral issu une d'une révolution libertaire qui  fait fi des principes moraux pour se ranger du côté d'un agresseur , comme un étourdi  ou un ensorcelé.

Cobayes travaillés par la propagande dont le gouvernement invisible détient  les rennes motrices  en s'évertuant de la rendre nécessaire, les Occidentaux ont prouvé encore une fois de plus que la manipulation des esprits est un fait avéré et non une boutade ou une divagation d'écervelés. Si Bernays a préfabriqué cette praxis en partant des pulsions émotionnelles et de l'illusion qu'un bonheur matériel est possible si on fait confiance aux gourous du façonnage cérébral  des masses,  cela n'empêche pas les mauvaises graines de frelater le processus . Une rumeur persistante peut tout ébranler . Maquiller la vérité ne la rend pas pérenne .

 Un simulacre de bonheur fantasmé à outrance par les médias influents et dont les dessous macabres sont cachés sous le vernis étincelant des fake-news et des news remaniées in-vitro .

 Ainsi, passant d'une manipulation des esprits  à une autre, les Occidentaux ne se  rendent pas compte  du préjudice commis volontairement ou  involontairement . Quand ils s'éveilleront , le véto américain n'aura aucun impact . Ils clameront  la cessation de la colonisation et l'arrêt du crime  génocidaire dont les Sionistes  sont les perfides auteurs .


Thursday, August 17, 2023

Ça vous concerne !

On ne sait plus de quoi et de qui on parle. L'objet échappe à l'acuité du sujet . Fatuité rime avec vacuité.  La ponctuation perd sa sémantique. La contextualisation se décontextualise . La pensée  intègre se laisse apostropher grincheusement . La réalité se vêtit  de fiction et la fiction  s'abreuve du tout-venant caillouteux  que la rumeur et le non-sens façonnent avec leur infatigable concasseur . Ce n'est pas un hasard si le blog Razakcinema s'est intéressé , dès son lancement , aux phénomènes de société . On y était  précurseur de deux choses : primo,  l'audio-visualision exacerbée de  l'espace publique (caméras de surveillance...). Le roman ''Le Pyjama du pauvre'' en ébauche les prémisses.  Deuzio  , l'emboîtement  progressif du réel avec le virtuel . Jadis , on parlait de divorce conceptuel et morphologique . 

Ce n'est pas du flou artistique , comme peuvent  l'imaginer les charpentiers de la polychromie sociétale, mais du flou amnésique. La perte de mémoire guette tout le monde , y compris ceux qu'on surnomme prétentieusement les intelligences supérieures. Les oublieux peuvent être amenés à dénigrer leur propre Histoire. Et qui n'a pas d'Histoire ne peut pas bien visualiser son avenir. L'imposture sera sa hantise. Les oligarchies sanguinaires rêvent de peuplades soumises, sans mémoire pour perpétuer le joug et la domination.

Les nouvelles technologies de communication favorisent cette  amnésie générale, et cette légèreté vis-à-vis du passé ancestral . On dirait un jeu de/pour apatrides. Les clics accélérés chassent les bonnes idées,  mijotées en mode décéléré où la frénétique précipitation n'est pas la bienvenue . Et puis , que vous le vouliez ou non , vous êtes pris dans le piège . Être un créateur de contenu, c'est accepter , sans le vouloir, d'être tâcheron-méteyer chez les grands magnats du web . Ces types sur-argentés dont la tâche essentielle est de faire du système Android et de ses concurrents un enclos  de vaches à traire , en transformant les réseaux sociaux en souk journalier. Hélas, quelque soit leur degré d'indépendance , les créateurs de contenus sont acculés à faire les démarcheurs, comme des commerciaux au service des sociétés qui les emploient. Les publicistes tirent les ficelles du pantin hyper  digitalisé que prosaïquement on appelle internaute. Ce dernier est devenu la cible de toutes les campagnes marketing . Les auto-proclamés Marketologues online mettent insidieusement  plusieurs hameçons phraséologiques au bout de  leur ficelle , pourvu que ça morde . Leurs webinaires bourdonnent d'astuces , d'appâts et de promesses à effets non garantis

L'ère du futile est déjà entamée, il y a belle lurette . Le web révèle de honteuses disparités et souvent  la qualité n'est pas le critère de jaugeage de base . Si les chanteurs médiocres en profitent,  les écrivains aguerris qui ont cru à la chose numérique en pâtissent. Il faut posséder en plus de la verve,  les clefs du référencement SEO . Un vaurien qui n'arrive pas à rédiger  une phrase correctement,  mais qui sait gueuler devant le micro , peut avoir du succès en récoltant des millions de vues, alors que  le  crack des cracks de l'écriture n'en a que quelques  pauvres dizaines, tombées accidentellement sur le site, comme des gouttelettes indésirables. Et aussi paradoxal que cela puisse étonner,  la peinture n'est pas la niche à succès . La musique absorbe les esprits.  Le cinoche suit une courbe  en dents de scie . Le copyright s'érige en rabat-joie. Même pour  la musique classique , passée au domaine publique ( 70 ans après la mort du compositeur)  , on trouve des empêchements. On ne peut pas les  utiliser dans un post analytique ou d'apologie, à cause de la maison du disque qui réclame des droits d'auteur  pour l'orchestration.  La critique cinématographique qui cherche à illustrer le propos avec des extraits de films se trouve hors-jeu. Des mots savants et pertinents gaspillés pour rien .

Des chansons sans aucun lyrisme, et des pseudo-mélodies  tirées par les cheveux  empestent le web. La littérature est le parent pauvre de cette digi-fourrière. Tout ''toucheur'' de console se dit auteur et tout mélangeur de couleurs se dit artiste-peintre. Pire, les auteurs sont plus nombreux que les lecteurs . Autrefois, c'était l'inverse. Un bricoleur du web se vante  sans vergogne, d'avoir publié 100 e-books, en un temps records et cerise sur gâteau ,  il affirme qu'au sein de ce conglomérat de livrets virtuels  il y a des best-sellers.

 Les intrus de la chanson ont sali la toile . Les écoutes averties essaient de leur faire obstacle, pour limiter les dégâts . Les commentaires qui reviennent  sans cesse: ''C'est dans les vieilles marmites qu'on fait  la meilleure soupe'', ''Old is gold''...

Doit-on maudire Al Khawarizmi d'avoir servi de pont  et de passerelle au zéro indien? S'il avait laissé ce fabuleux chiffre là  où il était Boole n'aurait pas trouvé la deuxième base à sa fameuse algèbre. Tous les automatismes basés sur les octets en sont issus . La logique binaire nous mène vers l'illogique doctrinaire. 

Doit-on maudire Idn Al Haytham pour avoir jeté les jalons de la science optique et de l'imagerie sous-jacente?

L'AI ( à ne pas confondre avec Adobe Illustrator) va encore densifier les fioritures et les perversions . Comme son nom l'indique , l'intelligence artificielle est pleine d'artifices. Mais si ces artifices prennent le dessus sur  le réel en faisant du maître un esclave , ce serait un revers aux lourdes et incalculables conséquences. La mésaventure du docteur Frankenstein peut se répéter à l'infini , avec des  dommages collatéraux et des virages chirurgicaux.

RAZAK 

Friday, June 23, 2023

Séquences dialogales (Razak)

 

 Tirées du roman : ’’ Ok, on ira voir ta sœur !’’.

Livre de Razak paru en France en 2018.

En vente sur Amazon, Fnac et d’autres cyber-librairies.

Lieux de fiction : Paris, Marseille et la  Route Bleue reliant Paris à la Côte d’Azur.



"– Il n’y aura pas de retour. Si tu pars, ce sera un «aller sans retour». Tu entends un «aller sans retour», ça veut dire la séparation à vie. Tu restes à côté de ta sœur, puisque ton mari n’a plus de valeur.

– C’est ce que je veux entendre de ta bouche. Moi aussi, j’en ai ras-le-bol de cette vie d’esclave. Je ne suis plus ton épouse, je suis devenue ton infirmière. Je suis fatiguée. Je passe mon temps à stériliser tes vêtements, les serviettes et les couvertures. Je travaille bénévolement avec le risque imminent d’attraper ce maudit virus. Tu te plains du feu intérieur qui t’embrase les nerfs et tu m’incrimines, comme si j’étais l’incendiaire.

– C’est la machine à laver qui s’occupe du linge.

– Mais il y a des mains humaines qui l’actionnent. Celles de ta généreuse femme et non pas d’un robot ou d’un clone téléguidé.

– On doit se séparer. Ça y est, c’est décidé. Le destin l’a voulu. Demain, tu fais ta valise. Je ne veux plus te revoir chez moi.

– Et que vont dire les voisins ? « Le mari tombe malade sa femme le quitte ».

– Je m’en fiche de ce que diront ces foutus voisins. Et puis, tu me dis ça tout bonnement, comme si tu m’aimais encore.

– Ces soins quotidiens, ces corvées, ces interminables va-et-vient entre la cuisine et la boite à pharmacie, ne sont-ils pas la preuve d’une affection sincère, l’expression d’un attachement ?

– Attachement ?! Si c’est vrai, pourquoi tu cherches à te détacher de moi, au moment où j’ai besoin de ta proximité ?

– Ce sont des illusions. Tu te fais du souci pour rien. Est-ce que tu sais pourquoi j’interdis à la femme de ménage de toucher tes vêtements ? Tu ne dis rien. Parce que je veux préserver notre intimité. Je prends tout en charge, tant que j’éprouve le sentiment du devoir conjugal. Je n’ai rien dit à Henriette, pour éviter les commérages, qu’en général, les servantes ressassent pour se défouler et se moquer de leur maitresse.

– Normal, ça fait partie des obligations dictées par l’acte de mariage. « Unis pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort vous sépare », tu te rappelles du serment ?

– Le staphylo t’a rendu cynique. Tu oublies tes bonnes manières. Même dans ton sommeil, le stress fait grincer tes dents. On entend tes bruits dentaires de loin. On dirait quelqu’un qui aiguise une lame de fer ou qui traine un morceau de tôle sur un sol cimenté. Ecoute mon gaillard, essaie de tiédir ton langage. Il commence à me déplaire. Je ne suis pas ta servante ou ton valet de chambre. Je suis ta conjointe et en tant que telle, j’ai des égards et des droits à être traitée avec respect et déférence. Tu es toujours d’humeur massacrante. Tu veux que j’arrache les dents qui me restent, pour te prouver mon attachement. Je ne suis pas folle, pour commettre cet acte masochiste et irréfléchi.

– Madame sort son arsenal guerrier.

– Tu peux pas garder ton calme, comme font les humbles. Tu n’es pas un tuberculeux. Tu manges, tu marches et tu respires comme le commun des mortels. Les boutons, tout le monde en a, même les stars de ciné les plus adulées. Et puis qui nous dit que tu n’as qu’une allergie passagère. Je ne vois pas de pus. Tu n’as pas fait les analyses du sang, pour connaitre ta vraie maladie. Avec le sang, on ne badine pas. C’est la boite noire de notre organisme. Tout y est enregistré, nos excès et nos carences.

– L’allergie s’accapare le corps entier. Le St doré, est plutôt sélectif. Il choisit minutieusement sa zone. Là où l’on se met à gratter comme un singe, le virus nous dit « coucou, je me cache là ». Il le dit triomphalement et avec défi, puisqu’il n’a pas trouvé d’antibiotiques efficaces pour le neutraliser. "


Wednesday, May 31, 2023

Où va le monde de l'art ?

 Web-Chronique de Razak

Triste époque ! On ne donne plus au temps le temps de mûrir les choses. Tellement pressé, l'homme veut toujours courir plus vite que son ombre. Il oublie que c'est le soleil qui en décide. Autrefois, on s'extasiait du cliché Polaroid et de son instantanéité photographique. C'était une prouesse qui surclassait le travail lent et patient du peintre-portraitiste. Les mains de ce dernier étaient tellement occupées, qu'il oubliait de se raser la figure. Son hobby l'absorbait. Barbe rimait avec peinture, comme bière rimait avec marin. Polaroid allait devenir le selfie qu'exhibent les M'as-tu-vu d'aujourd'hui avec vanité. 

Les images fixes avaient déblayé le terrain au cinéma. Le parlant succédait au cinéma muet qui avait à cette époque, ses joyaux et ses joualliers. Chaplin en fut un des plus inventifs. La couleur ajoutait au noir et blanc une teinte réaliste. La quadrichromie paracheva la gamme. Elle devenait fantaisiste avec les faiseurs d'images ayant une inclination exacerbée pour la science-fiction. 

Parallèlement, l'acoustique connut un essor considérable grâce à l'introduction de nouveaux instruments sonores. La musique synthé bousculait la musique traditionnelle , née du contact du violon avec l'archet. Progressivement, les instruments cordophones cèdaient la place aux puces électroniques, qui pour la première fois, se mettaient à chanter. Même dans les musiques où les quadruples-croches peuplaient la partition, comme la musique arabe et la musique indienne, en avaient accepté l'usage et le métissage. Leur orchestration s'était avérée fructueuse, malgré le refus des puristes. Ces puces électroniques allaient   bouffer de  nombreux instruments , comme le Kanoun (harpe orientale) , l'Oud ( le luth) et le Nay (flûte) . Un synthétiseur pouvait exécuter les tâches musicales de tout un orchestre , du percussionniste au trompettiste. C'était ainsi que la musique psychédélique était née. Si elle avait plu à la jeunesse en quête d'évasion, elle avait déplu aux parents , qui y voyaient une source de déviation, car la drogue s'accommodaient avec ce genre de musique. Des groupes mal ou bien constitués y avaient bâti leur célébrité trans-planétaire , en monopolisant pendant un certain temps, l'industrie discographique. C'était la première fois que la musique-pop commençait à répandre de l'odeur. Celle de l'herbe qui donnait le vertige. La classe moyenne était la plus visée. Quant au Reggae, la classe des paupérises voyait à travers l'apparition des Rastas , une secte de gourous à suivre même en enfer. 

Le pionnier du genre est mort, mais ses adeptes s'en remémorent rituellement. Les tresses de chevelure Rasta font partie du paysage urbain. Il avait fallu du temps pour imposer ce style de musique.

L'art où la vitesse de création avait pu creuser son sillon sans encombres, c'était l'art sculptural. Parfois , c'était le hasard newtonien qui précédait la trouvaille , dans d'autres situations,  c'était l'idée qui comptait plus que l'oeuvre. Ainsi, Marcel Duchamp le "renverseur d' urinoirs" et Cezar le "tasseur-compresseur" de livres croyaient jeter aux calendes grecques Rodin et ses disciples, mais leur manège n'avait pas fait long feu. Pourquoi ? Parce que le vite-dit et le vite-fait (ready-made) avaient et ont toujours, un défaut inguérissable: ils font partie du jetable après usage, comme les rasoirs après rasage. La carence du temps nécessaire à leur maturité  les a condamnés à cette courte longévité. Tous ces sobriquets agencés furtivement portaient les stigmates de l'art éphémère. L'éclat de l'instant butait contre l'exigence de la durée. 

Le présent nous apprend un tas de révélations et de constats. Nombreuses sont les initiatives tombées en désuétude. L'effort qui donne à l'art de la noblesse a horreur de la précipitation.   Le tourbillon de la vitesse est de nature cyclonique . Seuls, les objets lourds y résistent.

Quand on se fatigue on fait recours aux machines. Mais la robotisation a le revers désagréable de favoriser la paresse. Entre l'euphorie physique et la passivité contre-productive, il fallait faire attention aux caprices de la machine et surtout se remémorer en toute circonstance ,  qu'un muscle qui ne travaille pas s'atrophie.

Aujourd'hui , il est désolant de constater que la vue l'emporte sur l'action. On est plus spectateur que joueur, plus oculaire que musculaire et plus passif que réactif. L'immobilité empoisonne le corps. Elle provoque l'obésité. Rester 10 heures devant la télé ou devant une console peut porter préjudice aux enfants en phase de croissance . Il y a deux risques majeurs : la dégradation prématurée des cellules visuelles par les megapixels et mauvaise circulation du sang . Ceux qui auront du surpoids auront des difficultés à dissiper les kilos excédentaires . 

Un parent averti avait deux . Quant  aux pressés de l'art , il est temps de régler la montre et laisser au temps le temps d'injecter son durable parfum. 

Monday, May 22, 2023

Kinema-Critique (5ème sélection)


 

Tirées des chroniques cinématographiques de Razak.

 


-« Au Far West, il n’y avait pas de sieste. Ce fut un monde à part ou l’on disait: ’’ les gens naissent égaux, mais c’est le colt qui les rend inégaux’’. Le plus rapide descendait  le moins agile. Quand on demandait à un cow-boy quel était  son vrai ami, il répondait : ’’le cheval et le pistolet’’. La loi de talion était de rigueur et en vigueur ».

-« Qui s’assemble se ressemble,  Cinecittà et le Colisée  ont toujours fait bon voisinage, malgré leur relatif éloignement sur la carte de la ville dont la légende dit  qu’elle est éternelle. L’une est parodie de l’autre. En  effet, comme vestige  d’une époque avide de conquêtes et de sang, l’ex-arène de gladiateurs bâtie par Vespasien et achevée par son fils Titus avec le butin des conquêtes, a été plusieurs fois ressuscitée par Cinecittà ».

-« Parmi les hors-la-loi qui sont devenus des célébrités du Far West,  il y a, outre William Bonney, que l’on a cité précédemment,  Jesse James et son Frère Frank, les frères Dalton  (dont le bédéiste Moris a dénombré les méfaits dans les albums de Lucky Luck), Robert LeRoy Parker (alias Butch Cassidy), Bill Doolin, Sam Bass, William Brocius, (alias Curly Bill), James Miller, Thomas Coleman Younger, John Wesley Hardin…. »

-« Avec ou sans moustache, Fonda reste égal à lui-même.  Il en est de même pour James Stewart ( voir  ’’Bandolero !’’ réalisé  par Andrew  Mc Laglen  et ’’Attaque au  Cheyenne Club ’’ de Gene Kelly). Cependant, les acteurs qui  comme John Wayne, Gary Cooper et Robert Mitchum ont porté l’étoile du chérif sans être obligé de porter une moustache, doivent leur renommée à leur carrure et leur gueule de cinéma ».

-« Beaucoup de mustangs ont été euthanasiés par ceux qui les montaient, parce que épuisés, ils ne pouvaient pas aller plu loin. A la première tendinite on les abattait ».  

-« Rappelons que le cinéma est né muet, mais les pianistes de grande renommée , comme Jordi, lui avaient  donné de la voix ». 

-« Dans le film « Allan Quatermain et la cité de l’or perdu » de Gary Nelson, l’acteur marocain Larbi Doghmi porte de longues cornes et se vêtit en homme de caverne. Il casse des pierres avec sa tête. Dans « Body of lies » du revenant Ridley Scott, qui, durant le tournage à Rabat et à Salé avait bénéficié de facilités exceptionnelles, on découvre une image dégradante, tant du Maroc que des Marocains ».

-« Les critiques intègres avaient beau signaler, à bon escient, les dérapages et dysfonctionnements du centre de ’’masticage et de cérémonies’’ (titre d’une ancienne chronique humoristique), en vain. On les prenait pour des rabat-joie invétérés, qui aboyaient sur une caravane immobile ».

-« Dans un pays où tout semble galvaudé à outrance, il faut s’attendre à toutes les monstruosités imaginables, car malgré les décennies écoulées, de tâtonnement et d’errance cinématographique, on n’a pas trouvé ‘’the right man for the right place’’ ».

-« Bref, un film où tout est 100 % féminin n’est pas cinématographique, il est soit pornographique, soit ségrégationniste et un festival qui se base sur de tels simulacres propagandistes ne sert ni le 7e art, ni la culture qu’il est sensé animer ».

 

 

Wednesday, May 10, 2023

Séquences dialogales (Razak)

         Tirées du roman : ’’ Ok, on ira voir ta sœur !’’.

Livre de Razak paru en France en 2018.

En vente sur Amazon, Fnac et d’autres cyber-ibrairies.

Lieux de fiction : Paris, Marseille et la  Route Bleue reliant Paris à la Côte d’Azur.


 

-Qu’on en finisse une fois pour toute. Vide ton sac. Si cette nuit ne suffit pas, on reportera le débat au lendemain. Tu as peut-être raison, on doit se séparer à l’amiable. Moi aussi, ça me chagrine de te voir constamment sur tes gardes, comme une  paranoïaque  qui craint que son mari aille l’égorger par somnambulisme.

-Tu n’es pas réel ? Tu sembles planer dans un vide sidéral, comme sous l’effet des joints. Toi aussi, la paranoïa te tenaille et te fait tourner sur toi-même, comme une vis filetée. Ta phobie est d’origine métaphysique. Elle te fait voir le destin sous les traits d’un démon, au point de paraître irascible et ennuyeux. Tu ne m’écoutes jamais. Beaucoup de gens ont essayé l’homéopathie. Pourquoi ne pas faire comme eux ? Il existe  des huiles naturelles pour ça.

-Je ne suis pas un stupide, pour croire à ces balivernes. Ce dont j’ai besoin, ce n’est pas l’homéopathie, mais un peu de sympathie de ta part.

-Qu’est-ce que ça te coûte d’essayer ?

-Tu parles sans cesse  d’homéopathie, est-ce que  tu sais au moins  ce que ça signifie ?

-Je ne suis ni  analphabète,  ni analpha-BIT. Grâce à  Google on peut avoir les explications nécessaires,  il suffit de savoir questionner.

Elle sort son ipad. Elle télécharge une notice médicale. 

-Voilà ce qu’on a écrit dans un site web spécialisé: « le médicament homéopathique, préparé à partir de principes actifs d’origine minérale, animale ou végétale, s’obtient après une série de dilutions et d’agitations ( dynamisation ) afin d’atteindre différentes concentrations très faibles ( doses infinitésimales )». C’est très explicite. On ajoute un élément statistique. Ecoute : « D’après le sondage réalisé par Ipsos, 56% de Français utilisent  des médicaments homéopathiques et 77% des répondants déclarent faire confiance à l’homéopathie ».

Pierre se remet à gratter le thorax. Il déboutonne la veste, ainsi que sa chemise neuve. Mais on ne voit pas de trace ni de sang, ni de pus.

-Regarde ma poitrine, c’est  rouge comme le crépuscule enflammé  que l’on vient de voir partiellement. Ce maudit virus veut  me brûler vif.

-Je ne peux pas voir. Ça me terrifie. Tu n’as pas mis le baume contre les démangeaisons. Où tu as égaré l’Euripax ?

-C’est de la crème Nivea. Ça ne donne  rien. Demain, j’irais  voir un autre dermatologue. Ce chacal  de la rue Theodore  vend du cosmétique. Il arnaque les patients. Il se fait plein de pognon avec ces pseudos médicaments. Les pharmacies tirent profit de ses ordonnances fantaisistes. Si j’étais un tueur à gage, je le flinguerais sans cligner les paupières. Je laisserais la dernière balle du barillet pour moi. J’en ai marre de cette  chienne de vie.

-Arrête de te torturer. C’est devenu psychique chez toi. Tes intentions criminelles et suicidaires me font craindre le pire ; et à chaque  fois que j’essaie de  te raisonner, tu me prends pour une idiote. Par ailleurs, quand je te parle de pause, tu m’incrimines et tu m’accuses de tous les maux. Sache qu’en matière de douleur, comme l’a dit l’auteur de ’’Zona’’, tu n’as pas le monopole de la souffrance. Beaucoup de gens en ce moment gémissent dans les hôpitaux,  mais en silence, dans la résignation et la dignité. Ce matin, le conférencier, qui est plus expérimenté que ce dermatologue de pacotille, a dit que le St doré est indestructible. Il ne faut pas lui en vouloir. Après mon retour du voyage, on ira dans une station thermale.

(A la prochaine séquence dialogale de ce roman à rebondissements)