Thursday, March 23, 2023

Chasser l’ennui Web-chronique de Razak

 

Chasser l’ennui

Web-chronique  de Razak.


«Chasser l’ennui, il revient au galop », la paraphrase idiomatique parait plus pertinente et plus explicite que  l’adage originel  où épistémologiquement, le naturel comportemental dans sa nuisible itération est mis en question. L’ennui, cet eternel revenant, guette plus les fortunés que les déshérités. Il  importune en profondeur plus les cultivés que les illettrés. Les intelligences supérieures élégamment  ou inélégamment émancipées, celles qui savent qu’elles savent sont sa proie, tandis que  ceux qui ignorent qu’ils sont ignorants sont épargnés, jusqu’à ce qu’ils se réveillent de leur ignorance. Les animaux sauvages, malgré la férocité innée qui les distingue des autres créatures, ignorent ce que c’est que l’ennui. Ce qui les préoccupe instamment, ce sont  la bouffe pour survivre, la sécurité du terroir et l’accouplement pour perpétuer l’espèce, soit grosso modo, le végétatif et la reproduction. Pour ce dernier besoin, l’adversité concurrentielle entre mâles en âge de procréer peut générer des bagarres acharnées où le plus fort anéantit  le plus faible. Darwin a fondé sa théorie sur cet instinct animalier.

Les requins s’adonnent à ce carnage, au fond des mers, sans être poussés par l’instinct sexuel. Ils bouffent les poissons en grandes quantités. Mais pour éviter d’être  phagocytés par ces mastodontes du milieu aquatique, les descendants des  poissons sacrifiés ont développé des armes d’autodéfense. Les nageoires épineuses  sont les plus efficaces. Elles sont capables de déchirer la gueule du requin en déchiquetant son ventre, une fois ingurgitées.

Mais quoiqu’on dise, les requins ont la « vertu » instinctive de ne pas se donner en spectacle, quand ils s’accouplent, comme c’est le cas pour les quadrupèdes  qui aboient qu’on appelle chiens. Ces derniers  deviennent la risée de la race humaine, quand le sexe les allume. Il leur faudrait peut-être un vétérinaire-gynécologue, pour les séparer après coït. Est-ce dû à un défaut de création ou à une malformation  congénitale héritée des aïeux-chiens ? Les physiologistes de la faune connaissent la réponse. C’est une question de sphincter et de turgescence sanguine de l’organe mâle. Piégés par l’instinct  sexuel, ces animaux dépourvus de morale  ne connaissent pas la pudeur. Il est regrettable que certains obsédés de la race humaine veuillent les imiter d’une chienne de manière.

Arrivés à ce stade de copulation, les chiens forment une entité bizarroïde dotée de huit pieds et de deux têtes. Comment se déplacer, quand l’une est rivée vers le nord et l’autre vers le sud ? Ce ’’octa-pède’’  subirait le même sort que l’âne de Buridan, qui assoiffé et affamé, ne savait pas par quelle priorité commencer. Il se laissa mourir, malgré la disponibilité du foin et de l’eau. L’âne des psychanalystes dont Jacques Lacan avait glorifié l’allure aurait choisi la bonne solution, au lieu de périr bêtement.      

L’ennui est une question d’intellect. Les bêtes n’ont pas d’intellect. Le passé et l’avenir ne les intéresse pas. Ce qui compte pour eux, c’est le présent dans sa périlleuse instantanéité. L’homme ne peut pas se débarrasser de son passé. Le futur l’angoisse, autant que le présent. Ce dernier a ses propres contraintes, astreintes  et complaintes. Tout n’est que frustration,  peur, paranoïa, ennui,  refoulement, souffrance et mal-être.

A ses débuts sur terre, l’homme avait presque les mêmes besoins que les animaux: le végétatif et la filiation héréditaire, mais l’évolution a affecté non seulement son mode de vie, mais aussi son intellect. Ce dernier a connu un développement extensif considérable, dont l’enchevêtrement s’est intensifié dans la complexité. Le désir et le vouloir, passant de l’état brute et élémentaire  au sophistiqué, rendent leur assouvissement quasiment impossible.

« Vouloir plus » : voilà la maladie dont souffrent les mieux lotis et les nantis. Absurdement et de manière suicidaire,  les démunis rêvent d’attraper cette maladie.

Quand le désir de possession  dépasse le vouloir  cela devient dramatique et inquiétant. On souffre parce que la privation fait souffrir. Et comme le champ du vouloir est plus étendu que le champ de la volonté, il faudrait  une détermination de fer  pour tenter de les synchroniser. Et puis, même en les synchronisant, qui nous protège de l’ennui, cet ogre aux facétieux dons d’ubiquité et d’intrusion?         

Il jongle avec les extrêmes: le durable et l’éphémère, la lourdeur et la légèreté, la minceur et l’obésité, le rigide et l’élastique, le virtuel et le tactile, le visible et le dissimulé, le palpable et le vaporeux, le compact et le poreux, le querelleux et le machiavélique, le torrentiel et le soporifique, le glacial et le brûlant, bref,  autant d’oxymores réunis autour d’un dysfonctionnement béhavioriste dont les origines sont créées par l’homme. Cela  avait commencé avec la  sédentarité et les interconnexions qu’elle générait. La sociabilité coincée dans un espace réduit est le fief de prédilection où l’ennui s’épanouit et prospère. L’exigüité crée ses ennuis. Comme elle va de pire en pire à cause de la croissance démographique, le cercle vicieux se répète à l’infini. Sans les frictions que vivre côte à côte a engendrées, au fil des agglomérations, les choses auraient été moins pénibles. La rancune et la vengeance en sont la bûche et la braise. Le présent  aurait été moins empoisonné par le passé, si on en avait fait fi magnanimement. La guerre de 100 ans partait de ce postulat. Actuellement, tous les signes avant-coureurs indiquent que le conflit Russie / OTAN finira par le nucléaire, c’est-à-dire le chaos.    

«L’ennui est le vide de l’âme comblée», disait un sophiste. Les ermites ont compris très tôt que pour diminuer de son impact, il n’y a pas mieux que  la solitude et l’isolement de la populace, même au prix de souffrir des préjudices du dilemme du porc-épic. Ce paradoxe existentiel s’explique en une phrase : pour survivre on doit supporter le mal d’autrui.

Conquise par le consumérisme que la technologie du loisir a densifié, la sociabilité est assaillie par une foultitude de besoins toujours renouvelés. Autrefois, au temps où on utilisait  l’empan et la coudée pour mesurer les longueurs,  on évaluait les demeures par le nombre de chambres, aujourd’hui, aux temps lasérisés, c’est le nombre de fusibles qui sert d’étalon. Pour éviter la panne généralisée, il en faut un pour la télé, un pour le computer, un pour le four micro-ondes, un pour le réfrigérateur, un pour la veilleuse, un pour la machine à laver, un pour le climatiseur, un pour le séchoir , un pour le parlophone…Cette multiplicité de joujoux  complique le calcul de  probabilité du bonheur, car potentiellement chaque fusible cache un ennui. En cas d’arrêt intempestif du service, l’ennui devient un sérieux problème. Un appareil  de chauffage qui fait Tilt à la saison des neiges, ce n’est pas de l’ennui, mais un problème de survie ou de mort.

Dans son parcours mouvementé, clairsemé de disparitions fugaces l’ennui aime se  métamorphoser, comme bon lui semble. Tantôt il choisit la pesanteur, tantôt la lévitation. Il est plus volatile dans sa mobilité, car il possède la singularité de planer au dessus de tout. Dans son phénoménal survol, il est inatteignable par les flèches, comme le 7ème ciel visé par Nemrod.

Comme un caméléon hybride, il peut échapper à tout effort d’identification. A ras de terre, il s’infiltre entre les interstices avec une aisance inouïe. Et puis en tant que parasite socio-affectif, il a la peau dure. L’inoxydable carapace où il s’enveloppe  renforce son immortalité. Quand il choisit la lourdeur comme outillage perfide, il agit comme un rouleau compresseur, il écrase l’inécrasable. Et tel un pou avide de sang humain, il se loge confortablement dans  les indécrassables mailles du tissu. Flexible, il s’esquive, incassable, il se régénère au gré des circonstances ; et même en tentant  ardemment de le conjurer ou de l’amadouer avec des passetemps où le mouvement est l’épine dorsale, il sait, en grand spécialiste de l’attente, qu’à la fin du  processus cinétique, il aura l’occasion de refaire surface. On dirait un sphinx renaissant de ses cendres.  C’est ce qui rend le bonheur aléatoire. On a beau multiplier les divertissements,  les bals masqués et les jeux de société, il réapparait en véritable trouble-fête et en un incorrigible  rabat-joie. Parfois, il donne l’air d’être vaincu, mais il prend  toujours sa revanche au dernier acte. Les dépossédés  de tout n’éprouvent pas de l’ennui, mais de la souffrance, parce qu’ils sont paupérisés et dépourvus du nécessaire.  Leurs besoins vitaux sont insatisfaits. Un affamé a besoin de pain, un assoiffé a besoin d’eau pour se désaltérer et un sans-abri a besoin  d’un toit, c’est une priorité. L’ennui ne vient taper à leur porte que quand le geste routinier s’installe dans la monotonie asphyxiante et quand la morosité les envahit, en les jetant  dans l’engrenage du ’’vouloir plus’’. Le désir de possession crée ses tics et ses manies. Tout confort porte dans  ses plis les stigmates de l’inconfort. Les parvenus n’échappent pas aux déconvenues que l’ennui tisse au fil d’Ariane. Prosaïquement, on peut même dire  que l’ennui dort insidieusement sous le lit du confort, comme le Horla dont Maupassant a silhouetté la fantomatique parure. Dans sa corrosive texture, c’est  l’inconfort qui ternit le luxe.  

Ainsi, on a pu distinguer plusieurs  types d’ennuis: l’ennui relationnel survient  quand on en a marre du comportement d’autrui, des mesquineries répétées à l’infini et des sottises ressassées à longueur de journée. L’ennui nutritionnel, est dû au dégoût que créent les aliments invariants que l’on ingère. Dans les films westerns, on voit que les fayots ne sont pas les plus appréciés par les cowboys.

«Toujours des fayots», s’écrie Jacques Palance dans ''Shato’s Land'' de Michael Winner, en jetant le récipient métallique.

Il y a aussi l’ennui esthétique et l’ennui vestimentaire. Le premier se révèle dans la platitude de ce qu’on présente comme œuvre d’art, on baille ou on fait semblant de regarder le ciel à travers le plafond, le second a un rapport avec l’accoutrement. Ne dit-on pas qu’Untel a un accoutrement ennuyeux ? Côté mondanités, être mal habillé une fois n’attire pas les regards des curieux, mais  porter toujours les mêmes vêtements  et les mêmes couleurs, comme par exemple les soutanes des curés, constitue un ennui visuel  pour les accros de la mode. Par ailleurs, quelqu'un qui porte une épaisse Djellaba en laine brute, sous une température  de  40 degrés Celsius, s’il ne s’ennuie pas, il chercher à ennuyer les autres.

Tous les ennuis imaginables et inimaginables  peuvent être classés en deux catégories distinctes : ceux qui sont liés à soi et que l’on peut qualifier d’endogènes et les ennuis exogènes qui sont liés aux autres. La galopante urbanité a favorisé l’excroissance de ces derniers. 

L’ennui de nutrition est de type mixte, endogène  et exogène. En effet, quand on perd la denture, la mastication devient une corvée et le fait de manger devient  un ennui. Avec ou sans prothèses, le goût n’est pas le même. L’ennui exogène de nutrition s’érige quand, profitant d’une situation de monopole ou de disette, les spéculateurs cupides vous privent de votre denrée alimentaire quotidienne. Durant la réclusion covidienne, l’ennui viral et l’ennui nutritionnel ne faisaient qu’un.

L’ennui  que l’on rattache aux autres dépend de l’angle d’où on les considère. Le libertaire trouve l’esclavagiste ennuyeux et le travailleur ne peut pas faire équipe avec le fainéant qui triche.

« L’enfer, c’est les autres », disait Jean Paul Sartre.

L’ennui philosophique, c’est le manque de sujet philosophique à débattre. Un philosophe qui ne philosophe plus est vaincu par l’ennui.

Même les jeux du hasard ont leur ennui. Valider le ticket de jeu au même guichet finit par créer de l’ennui. Ça s’appelle la poisse. Les organisateurs du PMU-France ont installé des machines à valider, pour éviter que « l’œil humain » sur le ticket fasse éloigner les turfistes du système de jeu.

L’ennui conjugal est de type relationnel. Il guette les couples au bord de la rupture. On cherche un autre partenaire dans la clandestinité et la débauche. Mais l’adultère réveille les passions meurtrières. Souvent, ça finit par le meurtre.

L’ennui parlementaire, c’est quand avant de prononcer  le premier mot, on se met à bailler parce que le député a l’habitude de raconter  des bobards, les mêmes banalités et les mêmes inepties. Ceux qui s’endorment dans l’hémicycle trouvent dans ses racontars biscornus un somnifère.

L’ennui funéraire ça s’observe dans le cérémonial d’inhumation des chefs d’Etat, on s’endort devant les caméras tv. La rhétorique usitée encourage le processus de l’endormissement. 

L’ennui dû à l’engourdissement ou à l’embourgeoisement des sens accentue l’indifférence et affecte la sensibilité créative et récréative.

L’ennui bureaucratique incite à la révolte. L’atermoiement et le laxisme ulcèrent la transparence et tuent à petit feu, l’espoir d’une gouvernance saine. Pas de réponse au courrier envoyé, pas de répondant aux doléances exprimées.

L’ennui du despote est d’une autre texture. Les plus zélés commettent l’irréparable pour en déjouer ses machinations. Comme jeu de divertissement, les sbires du potentat Maximilien tiraient à bout portant sur les Mexicains, comme s’il s’agissait de lapins et non d’êtres humains.

Puisqu’on parle de lapins, alors pourquoi ne pas évoquer le cas du colon anglais Thomas Austin qui mena l’Australie vers la catastrophe écologique ? Comme chasseur paresseux il s’ennuyait. Il  voulait du gibier tout prés de lui, sans avoir à parcourir des distances éreintantes. Alors, il apporta de l’Angleterre une progéniture de lapins. Mais il ignorait la relation de cause à effet entre les lapins et la suite numérique de Fibonacci. Il laissa les lapins proliférer de manière disproportionnées, au point d’affecter sérieusement l’écosystème. Les lopins de terre où il y a de l’herbe sont rasés par les lapins. Des millions de rongeurs hypertrophiés en peu de temps  équivaudraient  à un nuage de criquets. Tout espace vert est réduit en désert aride. Pour assouvir ses caprices, Austin avait provoqué un désastre écologique, dont les retombées néfastes  se font observer dans l’Australie d’aujourd’hui.

Il y aura d’autres types d’ennuis à découvrir avec l’Evolution humaine , notamment avec l’apogée des nouvelles technologies, dont l’intelligence artificielle constitue une pierre philosophale pour les industriels aventureux, comme Elon Musk.                    

Enfin, quand le plus riche homme de la planète s’écrie : ’’ chienne de vie’’, alors qu’il a de quoi hausser le niveau de vie de ses semblables qui n’ont rien, cela signifie que quelque cloche. Ou bien la richesse s’est trompée d’homme ou bien l’homme s’est trompé de richesse. Dans de telles circonstances l’arroseur arrosé devient ’’l’ennuyeur ennuyé’’. Une double tare collée à la même personne.

 

Thursday, March 02, 2023

Article humoristique de Razak.

 

Le fou d'Elsa et le fou de Tesla.

Le premier est poète et fait d'une femme nommée Elsa, une muse qu'il aime à la folie,  le second est un homo faber industrieux, plein de jugeote et qui aime Tesla à en mourir. Il transforme le nom de son bien-aimé inventeur, en un logo flambant neuf à coller, pour le meilleur et pour le pire, à sa start-up.
Le premier écrit des vers magnifiques qui réveillent les consciences endormies,  le second tweette  des télégrammes  soporifiques, qui endorment ceux qui sont réveillés ; et cerise sur gâteau, le processus  hypnotique se déroule  dans sa propre chasse gardée, sa  "tweetosphère", achetée à un autre télégraphiste, après que ce dernier ait noué les câbles du réseau  et serti les fils de connexion.
Le premier est un égalitariste qui rêve d'un monde sans inégalités sociales, le second est un capitaliste  qui croit constamment qu'on le persécute,  parce qu'il parle sans arrêt aux pingouins et aux bébé-phoques.
Le premier est  un homme qui a du flair poétique, le second un homme d'affaires  qui investit dans l'électrostatique et la cinétique  à culasse et vilebrequin.
Louis Aragon était un agitateur  progressiste qui se contentait de peu pour vivre ,  Elon Musk , puisque c'est de ce trublion new-age qu'on parle , est un magnat agité par les richesses accumulées au fil des ans. Il oublie que trop de pauvreté attise le feu de la rébellion et trop d'argent déstabilise. C'est le seul rond-point où les deux trajectoires se recoupent. En dehors de ce spécial carrefour des incongruités, tout le reste n'est que divergence et dualisme féroce.
Elsa Triolet, la muse d'Aragon, connaissait-elle Nicola Tesla, le gourou d'Elon Musk ? On n'en a aucune preuve. Cependant, le fait qu'elle ait suivi des cours d'architecture, un cursus où l'art et la science interfèrent constructivement, cela laisse supposer que le nom de ce Serbe qui bouleversa l'Amérique des années 40 ne lui était pas étranger. D'autant plus qu'elle est née russe, c'est-à-dire slave, comme  tous les individus ayant un nom se terminant phonétiquement en "itch", comme   Ibrahimović
et Vlasić
.
Tesla n'était-il pas  un architecte électricien qui construisait des bâtisses avec des lingots de cuivre et de fer magnétique? Celle qui fit trembler la ville américaine où il vivait témoignait de son exceptionnelle ingéniosité. Dommage qu'il fût  assassiné, par ceux qui craignaient le pouvoir de la connaissance. Tesla voulait communiquer avec les extraterrestres. C’est peut-être pour cette raison que son "tweetonitruant" adepte veut aller dans son sillage. Les projets les plus fous galvanisent la tête de ce magnat hyper impulsif. Si les puces électroniques qu'il cherche à incorporer au crâne humain se transforment en démentielle hécatombe, en paralysant les survivants, ce sera la fin pour son empire.
Au risque de  me laisser chasser de sa tweetosphère par mesure disciplinaire, comme on chasse de l'école un élève chahuteur , je clame haut et fort : "occupez-vous d'abord des pauvres de la planète, pour prouver vos bonnes intentions. Gardez vos puces pour votre crâne, quand las de vivre, la vieillesse vous dit : «suicide-moi, je n'arrive pas à le faire tout seul». Y en a assez du bavardage dissonant et des commérages cruciverbistes. Servez-nous du solide, avec plus de retenue et  de sagesse."
Depuis Socrate,  on sait que les véridiques sont cernés de toutes parts,  par les marchants des ténèbres et par les colporteurs de mensonges. Les tonneaux vides font plus de bruit.
"Parolé , parolé",  ainsi chantait Dalida, avec un cœur obnubilé par le mensonge des Casanova, avant que Gérard Lenorman mette-les poings sur les Aïe,  avec une fougue digne d'un Léo Ferré  en état de friction: "il serait temps qu'on vous le dise. Vous parlez trop. On  a besoin de silence" . 

Tuesday, February 28, 2023

Fibonacci en vogue par RAZAK

 


Sur le chemin de la connaissance, nous avons beaucoup à apprendre. Ce qui est proche parait si lointain. Et ce qui est proche impose à la science un entrelac enchevêtré de suppositions académiques qu’on appelle théories et concepts  hypothétiques. Aux siècles des lumières qui ont succédé à la fameuse Renaissance, tant d’obscurités restent à éclairer, tant d’énigmes à éclaircir. L’approximatif surplombe le palpable, le fictionnel  domine le factuel,  le concret s’évanouit dans le brouillard des énoncés et des présuppositions ; et puis quand tout le monde baisse les bras, dans l’incapacité d’aller de l’avant,  le culturel basé sur des convictions déterministes fait recours  au cultuel, où l’ésotérisme, dans toutes ses facétieuses ramifications, fleurit. La science devient alors scientisme et les labos deviennent foyers de sorciers alchimistes. Les illuminati imposent  leur loi. Avec ou sans Tesla, avec ou sans Elon Musk, ce richard fou d’espace et de Tesla, le 21 siècle raffermit le règne de l’ondulatoire, après l’apogée du binaire. Mais malgré les avancées dans le domaine magnétique, on n’est pas au bout des recoins sombres qui jalonnent la voie de la certitude. Sous nos pieds, les strates continuent à nous jouer des tours sismiques, avec incapacité totale de prévenir leur moment de danse. Une danse macabre, finissant dramatiquement en requiem. Le stylet du sismographe ne fait qu’enregistrer la cadence mortuaire. La croûte terrestre avec ses blocs de silex et de granite suit la cadence, comme une feuille qu’agite le vent. Le trou le plus profond n’a pas  dépassé 12,262 kilomètres, mais au-delà, c’est la hantise qui s’érige en fantômes et démons gardiens des abysses. Pourquoi les Soviétiques s’étaient-ils  arrêtés à cette profondeur ? Eux qui savaient doctement que ’’ plus on avance, plus il y a des choses à découvrir’’ ; et ’’qu’un pas en arrière vaut deux pas en avant’’.

Quand les physiciens s’apprêtent à jouir du repos du guerrier, après une trouvaille qui plait au gotha, sans forcément plaire aux petites gens, quelque chose  d’insoluble leur dit : « réveillez-vous, ce n’est pas le moment de somnoler».

Tout est perpétuellement remis en question, dans un sempiternel étourdissement. Même Einstein vient d’être contredit dans son obsessionnelle relativité. Tant de vérités ébranlées, tant de certitudes traversées par le doute. Devant l’impasse, on se met à regarder en arrière. On contemple les vestiges archéologiques des civilisations éteintes. On parle des Sumériens et de leurs divinités venues de l’espace. On glorifie les Annunakis dont Enki et Enlil sont les plus puissants. Comme par nostalgie pour une ère révolue, on fait l’apologie des prouesses révélées par l’écriture cunéiforme.

Non loin de Mésopotamie, on s’ébahit de  voir d’un air presque enfantin, les pyramides en se demandant comment elles ont été érigées. On retourne aux Incas du Pérou que les experts en maçonnerie considèrent comme  pionniers en architecture antisismique, pour vanter leur maitrise inégalée en  manutention. On s’extasie devant les colosses rocheux de l’Ile de pâque et leur alignement géo-planétaire, par rapport aux pyramides égyptiens.

Dans sa dynamique intrinsèque, la science suit le mouvement du flux marin : à marrée haute  elle s’enrichit, à marrée basse elle s’appauvrit. Ce qui reste de toutes ces cavalcades en terres inconnues, c’est le jargon, qui reste coincé dans le creux de l’oreille. Avec leur foisonnante nomenclature les savants s’érigent en de véritables maîtres-baptiseurs, mais les philosophes, en irréductibles objecteurs de conscience , leur servent de correcteurs et de gendarmes. Parmi les sobriquets langagiers dont on parle à profusion ces derniers temps, le mot ’’charme’’,  introduit dans la  physique corpusculaire laisse pantois. Quel charme peut-il y avoir dans un accélérateur-collisionneur  de particules,  mis en marche par les actionneurs sponsorisés du CERN , dont les visées ne sont pas loin du HAARP ?        

Résumons : les physiciens les plus aguerris et mathématiciens les plus calés savent qu’il existe des équations insolubles. Cependant, Fibonacci, avec sa suite magique est parvenu à des merveilles,  en partant presque de rien. L’allure de progression de sa suite numérique domine le monde végétal et le monde animal. Même la structure cellulaire humaine, dans ses infimes détails chromosomiques laisse transparaitre les mêmes proportions. Bien qu’il corresponde à un rapport indéfini, ayant une infinité de chiffres derrière la virgule, le nombre d’or est omniprésent dans la nature. De l’infiniment petit à infiniment grand,  on trouve sa trace. Certains lui vouent un caractère sacré, puisqu’il est au cœur de la création.  Comme la géométrie est le champ propice où il se déploie allégrement,  on parle alors  de carré d’or, de triangle d’or , de cercle d’or et même d’ellipse d’or. Symbolisé par la lettre grecque φ (Phi), il correspond à un  nombre irrationnel tout comme π (Pi),   le fameux nombre qu’on trouve dans divers calculs mathématiques. Il est indispensable pour  le calcul des surfaces circulaires et des volumes sphériques. φ  et π  gouvernent le monde. D’ailleurs, on les trouve réunis dans l’équation suivante : coudée + mètre + φ  = π . Le nombre d’or de Fibonacci a plus de prestance et de préciosité. En effet ,  si Pi est pour la rigueur du tracé géométrique, Phi participe non seulement à l’harmonie de l’univers, mais aussi à son  esthétique. Inspiré par les algébristes arabes, Fibonacci fascinait et fascine toujours. Il continuera d’avoir de l’aura, indépendamment du temps et de l’espace, car  le ratio doré qu’il a mis en lumière se trouve au cœur de  l’Evolution.

Friday, February 17, 2023

Web-Chronique de Razak

Mère Gé en colère et 

Dame Nature sur le pied de guerre. 

Web-Chronique de Razak.

 Avant d’entrer dans le vif du sujet, pour en sortir avec une plus-value cognitive constructive, précisons tout d’abord, le lien de consanguinité entre ces deux protagonistes géo-planétaires : la nature est la tutrice de la terre. Par conséquent, ce qui affecte l’une touche inéluctablement l’autre. Mais qui les ont provoquées ? Qui les ont mises en furie pour qu’elles se déchaînent, les armes offensives toutes déployées, dans un cycle infernal de vengeances et dans une avalanche de ripostes très peu espacées : des séismes de fortes magnitudes secouent la croute terrestre, en faisant craquer tout ce qui se tient solidement debout , des tempêtes de neige vitrifiant le sang dans les veines des animaux , en transformant les villes en musées de glace , des cascades qui, autrefois charmaient le regard des visiteurs, se sont métamorphosées en stalactites et stalagmites, que l’on ne voyait habituellement que dans les grottes et les cavernes , des ouragans apocalyptiques, des inondations dévastatrices succédant aux sécheresses endémiques, transformant les rivières en vallons de pierrailles sédimentaires, bref , trous les signes éloquents d’un catastrophisme prémédité et attendu ; et puis, ce ne sont pas les bêtes des forêts et les animaux marins qui ont précipité l’affront , par l’outrage bestial et irrévérencieux , mais les humains que l’arrogante frivolité pousse au défi , aux joutes verbales, aux collisions et aux expériences folles . Déjà entre eux, ils ne s’entendent pas bien, alors comment vont-ils respecter une tierce partie qui a l’air d’être muette. A cause de leurs bidouillages répétitifs, les écosystèmes perdent leurs attributs naturels. Le braconnage et l’abattage des espèces mammifères participent au dépeuplement de la faune sauvage. Le trucage génétique mettant en cause les OGM, c’est-à-dire les organismes génétiquement modifiés, complète la panoplie des dérapages. Le comble de l’insolence, c’est de jeter l’opprobre sur une bonne samaritaine qui donne plus que ce qu’elle reçoit. La nature en est une des plus généreuses. Pour notre part, nous la vénérons parce qu’elle le mérite. Ainsi, usant de tous les dons qu’elle nous a donnés et révérencieux envers cette source nourricière, nous lui rendons hommage. Nous aimons celle qui fait pousser des coquelicots éclatant de rougeur, au milieu des cailloux grisâtres et qui ajoute une teinte turquoise au corail sous-marin. Celle qui dessine de jolis arcs-en-ciel après les pluies et qui fait scintiller les étoiles à des milliers de kilomètres de nous. Celle qui incite les abeilles à doubler de labeur, pour que le miel soit pur et onctueux et puis qui fait d’une greffe une luxuriante forêt. Celle qui improvise admirablement et qui supervise dans la candeur et la gaité. Dans notre programme culturel présenté sous le label ’’La Nature a du talent. Figuration rocheuse’’ ; et telles des fées du bonheur, les deux bonnes samaritaines nous épaulent en nous guidant vers le meilleur de ce qu’on peut être. La prosaïque métaphore nous autorise à reconnaitre la stimulation qu’elles nous inculquent : Mère Gé tient le chevalet fait de roches, tandis que Dame Nature dessine des paysages insolites. L’érosion est son pinceau de prédilection et l’oxydation est son encre magique. Tous les styles de peinture sont siens. Nous nous inspirons de ses chefs-d’œuvre imagés ou l’agencement du quartz , du feldspath et des autres silices cristallines leur confère un aspect pérenne, traversant les siècles. L’esthétique géologique qui en résulte est elle aussi, vouée à l’intemporelle continuité. La nature fait parler les roches. Les paléontologues savent de quoi on parle. Les ammonites et les trilobites servent à la datation. Ces vestiges d’une ère révolue donnent des certificats de naissance aux roches. Qu’elles soient magmatiques, sédimentaires ou métamorphiques, les roches parlent , mais n’aiment pas le bavardage. La genèse du monde s’y dessine. De l’autre côté de la palette, nous respectons la nature combative, celle qui défend son terroir et ce qui lui appartient. Jalouse de ses secrets, elle ne laisse personne piétiner et détruire ce qu’elle a construit. Mais avec les reptiles à visage humain, le seul moyen de les convaincre, c’est le rouleau compresseurs-aplatisseur. Les plus farouches de ces trublions malintentionnés sont ceux qui, ivres de pouvoir, agissent sans penser aux conséquences. La dernière trouvaille de cette horde de perturbateurs est le système HAARP, un sobriquet mystérieux qui rassemble les initiales : High Frenquency Active Auroral Research Project, excusez du peu. Ce sont des militaires américins qui chapeautent le projet. Les plus zélés de ces bidasses expansionnistes veulent passer à la vitesse supérieure, en faisant de ce puissant générateur d’ondes électromagnétiques un canon de guerre. Il semble que la révolution de 1787 n’a donné que des sanguinaires au lieu d’un Etat magnifique où trône la liberté ; et où tous les peuples opprimés de la terre peuvent vivre en toute quiétude. Premières cibles visées : l’ionosphère et les aurores boréales, c’est-à-dire une des merveilles de la nature. Comme ils sont experts en camouflage, ils diront autre chose que ce qu’ils ont l’intention de faire. Cela fait partie des arcanes militaires. La guerre météorologique et la guerre géologique ne sont pas de la science-fiction. Réorienter ce canon à ondes vers les zones atmosphériques choisies et vers les portions lithosphériques vulnérables, comme les failles et les frontières des plaques tectoniques, pourrait provoquer des dégâts incommensurables. Tout dépend de l’énergie qu’on y injecte. Cette frivole guerre des ondes, fomentée à un moment crucial où des législateurs malavisés cherchent à légaliser le commerce des farines mélangées, avec des insectes laisse présager le pire. 

 Bon courage Mère Gé. Tiens bon. Si le diabolique canon électromagnétique touche le noyau, ce sera la fin des mondes. Les matières radioactives enfouies dans le sous-sol lui serviront de mèche et de combustible atomique. L’implosion sera inévitable. Ainsi, comme on l’a mentionné dans la dernière web-chronicle , rédigée en anglais et postée dans la deuxième chaine youtube Art Total : « l’homme a conquis l’espace, mais il ne sait pas ce qu’il y a sous ses pieds, c’est-à-dire les profondeurs du sous-sol, allant du manteau visqueux au noyau de la terre. Enfin doit-on craindre la chutes des astéroïdes  venant de l’espace ou la bombe atomique dont nous piétinons chaque jour le couvercle ? *

RAZAK 

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Sunday, January 29, 2023

Ciné-Répliques à méditer



 Ciné Réplique à méditer :

Morgan Freeman incarnant Mandela dans Invictus de Clint Eastwood.

"À Robben Island, dans la prison de Pollsmor, tous mes  geôliers étaient des Afrikaners. Pendant 27 ans, je les ai étudiés. J'ai appris leur langue, j'ai lu leurs livres, leur poésie. Je devais connaître l'ennemi, avant de le vaincre.   Et nous l'avons vaincu, n'est-ce pas ? Nous tous ici , nous avons triomphé. Aujourd'hui, notre ennemi n'est plus l' Afrikaner . Ils sont nos compatriotes sud-africains, nos partenaires dans une démocratie."

Friday, January 27, 2023

Razakcinema stats au 27 janvier 2023


 Aux 90 K s'ajoutent les 20636 vues YT. Bientôt, nous ferons le comptage général de toutes les plateformes quand nous aurons les stats de Facebook, Twitter et LinkedIn.

La jungle urbaine (poème de Razak)


 

Thursday, January 26, 2023

PAS DE RESPECT POUR LES ARTISTES


 DANS LA ZRIBA CETTE PRISON À CIEL OUVERT LES ARTISTES QUI NE PLIENT PAS L'ÉCHINE SONT PERSÉCUTÉS EN PERMANENCE PAR LES FLICS VEREUX ET PAR LES RIPOUX.

Monday, January 23, 2023

JE VIENS D ETRE AGRESSÉ PAR UN FLIC VEREUX AU COMMERCY DE CASABLANCA

 Au moment où le Maroc est visé du mauvais doigt  par le parlement  européen dont on connaît l'influence sur le reste du monde , voilà qu'un flic minable qui agissant en despote incontrôlé ajoute du vinaigre à la cocotte. Il donne une  preuve supplémentaire que la juste justice n'est pas  le fort du makhzen . Qu'il soit commissaire ou même préfet de la ville cet énergumène ivre pouvoir n'a pas le droit de gifler un citoyen qui ne lui a rien fait. La caméra du Commercy (Casablanca) peut attester  de ce  gravissime abus de pouvoir . Ce sont les idiots de la  police comme cette sbire qui se croit intouchable  qui nuisent à la réputation du pays. Avant de s'attaquer aux autres , il serait judicieux  de corriger  les incorrigibles vivant en nos murs .

Monday, January 09, 2023

The Nature has talent ( le projet légalisé)


 Après la phase expérimentale qui s'est avérée fructueuse on passe à la phase partenariale pour faire profiter tout le monde des bienfaits de ce projet culturel d'une portée cosmique . 

Bienvenue aux futurs partenaires privés et publiques .