Saturday, November 10, 2012

L’écrivain marocain Razak reçoit des menaces de mort de la part des inconnus t



Razak Abderazzak l’artiste-peintre et écrivain marocain  l’initiateur du Prix International de l’Humour et l’auteur de plusieurs livres dont deux parus récemment en France  et un au Canada reçoit une menace de mort oralement.
En effet, depuis le vendredi 9 novembre 2012, des individus inconnus, lui font savoir par téléphone (N°caché) qu'il sera porté atteinte à sa vie, sans  en préciser le motif. L’écrivain menacé soupçonne que ce soit des Baltagias de l’art impliqués dans le trafic de tableaux volés ou plagiés qui soient les auteurs de ces menaces.    

The Moroccan writer receives a death threat

Razak Abderazzak Moroccan the painter and writer who supervise the  International Prize for Humor and wrote  several books including two recently published in France and in Canada receives a death threat orally.
Since Friday, November 9, 2012, unknown individuals, let him know by phone (N° hidden) that will jeopardize his life, without specifying the reason. The artist threatened suspect that  Baltagia’s art involved in the trafficking of stolen paintings ou plagiarized would be the  perpetrators of these threats.
Escritor marroquí Razak recibe amenazas de muerte

Razak Abderazzak el pintor y escritor marroquí iniciador de Premio Internacional de Humor y autor de varios libros, incluyendo dos publicados recientemente en Francia y en Canadá recibe una amenaza de muerte por vía oral.
Desde Viernes, 09 de noviembre 2012, desconocidos, le hizo saber por teléfono (N° oculta) que pondrá en peligro su vida, sin especificar el motivo. El artista amenazado sospechoso que sea arte Baltagias involucrado en el tráfico de pinturas robadas plagiado o que son responsables de estas amenazas.

الكاتب المغربي رزاق عبد الرزاق يتلقى تهديدات بالتصفية الجسدية
تلقى  الكاتب المغربي بتهديدات شفوية،  بالتصفية الجسدية من قبل مجهولين من خلال مكالمة هاتفية مجهولة تلقاه مساء يوم الجمعة 9 نونبر 2012
يقول الكاتب الذي بدا يأخذ مأخذ الجد هذه التهديدات : '' اشك أن تكون أفراد العصابة التي  تتاجر في اللوحات المسروقة، هي من اقترفت هذا التهديد'
للكاتب رزاق عبدالرزاق،  مؤسس جائزة بوزغيبة للفن الساخر عدة مؤلفات من ضمنها كتابين  صدرا مؤخرا بفرنسا وآخر بكندا،

Saturday, November 03, 2012

Monday, October 08, 2012

RAZAK PUBLIE DEUX LIVRES EN FRANCE

COMMUNIQUE
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RAZAK PUBLIE DEUX LIVRES EN FRANCE
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En tant qu’auteur maghrébin d’expression française, Razak vient de réaliser une performance bibliographique appréciable: parution de deux livres à 15 jours d’intervalle, chez deux éditeurs différents, en double format papier et numérique (e-book). Il s’agit, en effet, du tome-2 de la monographie sur le prix international de l’humour (Edilivre, Paris, date de parution: 23 septembre 2012) et d’un roman intitulé: «Zona», édité le 5 octobre par «Les éditions Le Manuscrit» dont le siège se trouve, lui aussi, dans la capitale française. Constitué de 146 pages, cette œuvre romanesque a été estampillée «coup de cœur» par l’éditeur parisien (voir le site web officiel: www.manuscrit.com) ce qui représente un saut qualitatif non négligeable et un signe de démarcation lumineux. Zona est un roman psychologique. L’éditeur l’a, par ailleurs, répertorié à juste titre dans la collection: «L’Esprit des Lettres».
Atteint de la maladie du zona, le narrateur relate avec humour les différentes péripéties traversées, depuis les premières attaques jusqu’aux derniers soins post-zostériens.
«Traitant d’un sujet étonnant, c’est une histoire pleine de suspens que nous livre Abderazak Razak, dont le noeud de l’intrigue est révélé dans un songe cauchemardesque», ainsi lit-on sur la couverture du livre. 
Il est à rappeler que «Les éditions Le Manuscrit» et EDILIVRE sont membres du Syndicat National de l’Édition.
Maniant plume et pinceaux sans intermittence, Razak se dévoue aussi au 7e art en tant que critique de cinéma intègre. Ainsi, que ce soit dans le domaine de la peinture non conventionnelle ou celui de la littérature, Razak ne cesse d’expérimenter les voies nouvelles, loin des carcans habituels et périmés et puis en déployant sa créativité hors des sentiers battus. Il a écrit de nombreux ouvrages. Certains ont été publiés, d’autres sont en phase d’édition. On peut en citer:
-«L’Homme sans ombre» (Paru dans le journal Libération, 1991)
-«Au-delà de l’Artifex, je dis» (Le Canada, 1995)
-«Le cinéma indien entre Nirvana et Navarasas» (Kenitra, 2011)
-«Al Hait» (Le muret, pièce de théâtre)
-«Le Vidéographe Justicier» (récit de science-fiction)
-«Boumanjel le Gaucher» (roman)
-«Présence des sens et de l’esprit» (recueil de nouvelles)
-«Fable écologique» (texte en prose)
-«Mère Gé face aux tribulations de Père Dé (essai)

NB: La radio nationale a eu la primeur de célébrer cet événement bibliographique. Les deux ténors de la radiophonie Smahane Ammor et Adib el Machrafi ont interviewé l’auteur marocain  dans le cadre de leur émission respective: «Rencontre du soir» (vendredi 28 septembre 2012) et «Panorama» (vendredi 5 octobre 2012).

Saturday, October 06, 2012

Radio: Smahane Ammor interviewe Razak sur son dernier livre

Deuxième émission radiophonique à l'occasion de la parution du livre de RAZAK. En effet, après Adib El Machrafi de la RTM-chaine-inter qui consacra une de ses (Rencontres du soir) au dernier ouvrage de Razak (vendredi 28 septembre à 22h30mn), sa consœur de la chaine arabophone Smahane Ammor considérée, à juste  titre, comme un vétéran de la radio marocaine l'invita, dans le cadre de son émission "Panorama", à parler de son livre édité récemment en France chez EDILIVRE. Cela s'est passé le jeudi 4 octobre 2012 à 12h30mn.

Le livre de Razak (journal Libération)



LE LIVRE DE RAZAK
JOURNAL LIBÉRATION

Saturday, September 29, 2012

LE COMMUNIQUÉ CONCERNANT LE DERNIER OUVRAGE DE RAZAK RÉPERCUTÉ PAR LE JOURNAL L'OPINION

LE COMMUNIQUÉ CONCERNANT LE DERNIER OUVRAGE DE RAZAK 
RÉPERCUTÉ PAR LE JOURNAL L'OPINION
ÉDITIONS  PAPIER ET NUMÉRIQUE

Friday, September 28, 2012

Ce soir (vendredi 28 septembre 2012) à 21h, entretien radiophonique avec Razak, à l’occasion de la sortie en France de son dernier livre.

Ce soir (vendredi 28 septembre 2012) à 21h, entretien radiophonique avec  Razak, à l’occasion de la sortie en France de son dernier livre.
Emission: «Le Maroc en fête»
Animée par Adib Elmachrafi 

Tuesday, September 25, 2012

إصدار كتاب ثاني بفرنسا حول جائزة بوزغيبة للفن الساخرفي طبعتين: ورقية والكترونية

بلاغ

 
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إصدار كتاب ثاني بفرنسا حول جائزة بوزغيبة للفن الساخر
في طبعتين: ورقية والكترونية
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 بعد إصدار الجزء الأول من المونوغرافيا المتعلقة ب جائزة بوزغيبة للفن الساخر والدعابة (سنة 2008)، وتكريسا لمبدأ التزم به مبدع ومؤسس هذه الجائزة الثقافية والدولية، صدر مؤخرا  مؤلف جديد بفرنسا عن دار النشر ايديليفر، يعرف بالمتوجين الثلاثة الأواخر، الذين جاءت من نصيبهم هذه الجائزة الرمزية، ألا وهم على التوالي:
~  زهانج ييمو المخرج الصيني، صانع فرجة حفل الافتتاح الألعاب الاولمبية بيجين
~  الكاريكاتيرست المغربي العربي الصبان
رسام ومؤلف القصص المصورة، الفنان السويسري  كلود دريب. ~
ما يميز الجزء الثاني من المونوغرافيا عن سابقه، هو ازدواجية الإصدار:على شكل كتاب ورقي وآخر الكتروني، يتم تداوله واقتناؤه عن طريق الانترنت، ويعتبر الصنف الأخير نقلة نوعية، نظرا للإقبال المتزايد على محتويات الشبكة العنكبوتية.
 يزخر المؤلف الجديد بمعطيات ثقافية إضافية، تخص المميزات البيولوجية والفسيولوجية، للنبتة الطبيعية المسماة في بعض مناطق المغرب  ب بوزغيبة، والتي استنبط  الفنان والكاتب المغربي  رزاق عبدالرزاق، فكرة تعميم رمزيتها على الواقع المعاش، وذلك من خلال شخصية بوزغيبة الهزلية.
 تجدر الإشارة كذلك أن  المؤلف لم يترك الفرصة تفوت ليعرب عن مشاعره، بكلمة إجلال في حق  الكاتب المغربي محمد البوحتوري، الذي وافته المنية، بعد مرض عضال، والذي أبلي البلاء الحسن، مسخرا كل طاقاته الإبداعية والتعبيرية، في التعريف ب بوزغيبة الكائن النباتي وبوزغيبة الإيقونة.
ويضم الكتاب الجديد كذلك، دردشات على شكل حوار بين رزاق وشخصية بوزغيبة التي أبدعها، بالإضافة إلى عدد وفير من اللوحات التشكيلية التي أنجزها الفنان في الشهور الأخيرة.
انطلقت جائزة بوزغيبة سنة 2005، وتم إحداثها لتتويج القدرات الفردية أو الجماعية التي تتميز بجودة عطائها في مجال فنون الضحك والسخرية. وتشجع كل أشكال التعبير الفني الساخر في المغرب وخارجه، وهي عبارة عن لوحة فنية تحمل توقيع الفنان رزاق عبد الرزاق، الذي يسهر بتفاني ونكران ذات على تنظيمها سنويا، في تحدي لكل المثبطات والعراقل.
ألف رزاق عدة كتب، (جلها بالفرنسية) منها ما هو منشور، ومنها ما هو قيد الطبع. نذكر من بينها على الخصوص: 
~  بعيدا عن التصنع، أقول (دار النشر ماكسيم، كندا)
 ~ الرجل الذي لا ظل له  
~ مسرحية الحائط (بطلها بوزغيبة)
~ زونا (رواية ستصدر قريبا)
~ بومنجل العسري (قصة تاريخية)
 ~ السينما الهندية ما بين النيرفانا والأحاسيس الإدراكية التسعة
~ الأم  جي  و مغامرات  الأب  دي 

Thursday, September 20, 2012

Le livre de Razak sur le prix Bouzghiba publié en France en deux versions



COMMUNIQUE
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Le tome-2 de la monographie sur le prix international de l’humour
 sort en France en format papier et numérique
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Après la publication du tome-1 de la monographie, relative au Prix International de l’Humour (2008), qui jette une lumière sur l’oeuvre des trois premiers lauréats de ce prix culturel et symbolique, le tomme-2 vient d’être édité en France chez Edilivre, sous l’intitulé: «Bouzghiba-Awards, les vertus d’un prix transculturel». Il relate, avec une certaine exhaustivité, l’oeuvre des trois derniers lauréats (de 2008 à 2010) à savoir: Zhang Yimou (cinéaste chinois ayant supervisé le show inaugural des J.O. de Pékin), Elarbi Sebbane (caricaturiste marocain) et Claude Dérib scénariste et dessinateur de bandes dessinées.
Classé dans la rubrique «Sciences Humaines» de la «Collection Universitaire», l’ouvrage sort en deux versions: livre papier et livre électronique. Le livre papier (grand format) est constitué de 146 pages et comporte, en sus, une ébauche sur la transcendance en art étayée par une série de tableaux réalisés par Razak récemment. Et vu le rôle que Mohamed  Bouhtouri avait joué dans la vulgarisation du concept «bouzghibien», le présent tome est dédié à sa mémoire. Cet écrivain avait mis, à contribution, tout ce qu’il avait d’érudit à Bouzghiba l’élément végétal et Bouzghiba l’icône. En tant que fabacée, Bouzghiba intéresse aussi bien le botaniste que le paysagiste et l’esthète.  Un petit extrait, traduit en langue française de sa longue et consistante étude qu’il avait rédigée, avec brio en arabe classique sur Bouzghiba, est présenté pour que l’on sache, un tant soit peu, les particularismes de cet élément de la flore aux facultés extraordinaires et transposé artistiquement  en actant  iconographique.    
Ainsi, que ce soit dans le domaine de la peinture non conventionnelle ou celui de la littérature, Razak ne cesse d’expérimenter les voies nouvelles, loin des carcans habituels et périmés et puis en déployant sa créativité hors des sentiers battus. il  a écrit de nombreux ouvrages. Certains ont été publiés, d’autres sont en phase d’édition. On peut en citer :
 -«L’Homme sans ombre» (Paru dans le journal Libération, 1991)
-«Au-delà de l’Artifex, je dis» (Ed. Maxime, Montréal, CANADA, 1995)
-«Le cinéma indien entre nirvana et Navarasas»
-«Al Haite» (Le muret, pièce de théâtre)
-«Le Vidéographe Justicier» (récit de science-fiction)
-«Boumanjel le Gaucher» (roman)
-«Présence des sens et de l’esprit» (recueil de nouvelles)
-«Fable écologique » (texte en prose)
-«Zona, les péripéties d’une cure (récit)
-« Mère Gé face aux tribulations de Père Dé (essai) 

LIEN URL:

ISBN : 9782332498830

Monday, September 03, 2012

Ciné-Répliques à méditer: Into the Wild



Réalisateur: Sean Penn
Scénario: Sean Penn
Adapté du roman « Voyage au bout de la solitude» de Jon Krakauer

Idée saillante: La vérité avant l’amour et la foi,


Les deux hippies Rainey et Jan parlent à Alex de ses origines. Si obsédé par son «Alaska» de rêve, le jeune globe-trotter veut vivre à l’état sauvage, mais en a-t-il l’endurance?


-Rainey: Alors, toi tu es un  routard?
-Alex: Je suis un routard ?
-Jan: Oui, tu es un routard. C’est comme ça qu’on appelle ceux qui marchent et font la route à pied. Nous on est des roulards
-Rainey: Parce que, nous, on a un véhicule, du caoutchouc. (Rainey  pose son bras sur son épaule mais Jan l’écarte) Tu n’es pas obligée de me repousser. 
-Jan: Raiey, Arrête. Oui, Alex peut avoir un véhicule aussi  mais il a décidé de brûler ses billets de banque et pourquoi tu as fait ça ? 
-Alex: Je n’en ai pas  besoin. Ça rend méfiant  l’argent.
-Jan: C’est normal Alex d‘être un peu méfiant. Tu vois ton livre est intéressant mais on ne peut pas vivre que de feuilles et de petits fruits.
-Alex: Je ne suis pas sûr qu’on ait besoin plus que ça.
-Jan: Ou sont ta mère et ton père ? 
-Alex: Ils vivent leur mensonge quelque part.
-Jan: Tu as l’air d’être un fils aimé ne sois pas injuste.
-Alex: Injuste ?
-Jan: Tu sais ce que je veux dire.
-Alex: Je répondrais en citant  Thoreau : «Plutôt que l’amour, la célébrité, la foi, l’argent, plutôt que la justice, donnez-moi la vérité»

Dans la citation de Thoreau on trouve une réponse au malaise dont souffre le jeune Alex: la soif de vérité. Quittant le mensonge familial il s’est livré corps et âme à la «vérité dangereuse» de la nature. Un livre sur la botanique comestible et une erreur de lecture vont  causer sa mort prématurément. On trouve son cadavre  transi de froid dans un bus abandonné dans la prairie.
RAZAK      

Tuesday, August 28, 2012

Ciné-Répliques à méditer: Dunkirk


Réalisateur: Leslie Norman  
Scénario: David Divine  et W.L. Lipscomb
D’après les  deux livres:
-«The Big Pick-up»  de  Elleston  Trevor 
-«Dunkirk» coécrit  par Lieutenant Col Ewan Butler et  Major J.S. Bradford

Idée saillante: Choisir entre le beurre  et les canons

Dunkerque est sous un déluge de feu. Les bombardiers allemands ratissent le rivage. Plus de  350 000 soldats  attendent impatiemment  d’être  évacués par les bâtiments de la Queen-Navy.  Quelques civils comme Forman (Bernard Lee) se trouvent dans le même guêpier. Entre le caporal Binns (John Mills)  et ce correspondant de presse s’entame la discussion suivante:  

-Le Caporal: Qu’est-ce  qui s’est passé? Quelle est la cause de tout ça ?
-Forman: La stupidité.  Pour tout le monde, la guerre était une chose si affreuse qu’elle ne pouvait avoir lieu et nous nous cachons la tête dans le sable, comme une bande d’autruches. Dans le choix entre le beurre  et les canons, les Allemands  se sont immédiatement décidés. Ils ont choisi  les canons, nous, nous avons choisi le beurre. On ne peut rien reprocher à l’armée, elle a combattu avec les armes qu’on lui a données, celles de la dernière guerre, et voici le résultat.
-Le Caporal: Et après ça, qu’arrivera-t-il ?
-Forman: Avec de la chance, on pourra avoir une revanche. Oh, dieu sait que nous ne la méritons pas. Mais il faudra tout réorganiser.
-Le Caporal: N’avons-nous pas commencé avec Wilson Churchill ? Dites-moi ?
-Forman: Oui, oui,  je crois que c’est un commencement

Perdue par les Alliés,  la bataille de Dunkerque servit de leçon. On prépara la revanche avec plus de sûreté et d’efficacité. L’aide des Américains allait être décisive. Ce film  qui  commence par des  images d’archives empruntées aux actualités de l’époque, nous montre l’ampleur des dégâts dont les dunes de Dunkerque étaient le champ de tir. Le sort de 350 000 soldats britanniques  ne  dépendait que  d’un seul coup de téléphone entre le théâtre des opérations et  l’amirauté qui, dans un premier temps, s’était refusé d’envoyer les bateaux de sauvetage collectif. Les historiens s’accordent à dire que si les Allemands avaient capturé ces soldats égarés sur la plage, la seconde Guerre Mondiale aurait basculé en leur  faveur.
RAZAK

Sunday, August 19, 2012

Ciné- Répliques à méditer: Extrêmement fort et incroyablement près

Réalisateur: Stephen Daldry
Scénario: Eric Roth
D’après une nouvelle de Jonathan Safran Foer

Idée saillante: La  vérité libère

Après la mort de son père Oskar Schell (Thomas Horn) commence à s’éloigner de sa mère  Linda (Sandra Bullock). Grâce à un enregistrement téléphonique, Oskar connaît la vérité sur la cause du décès de son père. Il est  victime de l’attentat du 11 septembre. On a enterré un cercueil vide, mais l’enfant trouve ça illogique et absurde.
-Linda: Qu’est-ce que tu as?
-Oskar: Tu me promets de ne pas m’enterrer quand je mourrais?
-Linda: On est en plein milieu de la nuit Oskar.
-Oskar: Tu me promets de ne pas m’enterrer quand je mourrais?
-Linda: Tu ne vas pas mourir. Et tu vas vivre une longue vie.
-Oskar: Tu es sure que tu m’aimes?
-Linda: Absolument sure.
-Oskar: Alors place-moi dans un de ces mausolées, un truc qu’on  met au dessus du sol.
-Linda: Oh, il faut qu’on discute.
-Oskar: De mon mausolée?
-Linda: Non. De ce qui se passe, j’aimerais comprendre. Pourquoi tu trouves si difficile de me parler? 
-Oskar: Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, tu dors la moitié du temps et en plus, l’autre moitié du temps tu oublies la première moitié,  alors c’est- ce que la Loi appelle «in  abstentia», un parent absent.
-Linda: C’est très méchant.
-Oskar: Quelle partie?
-Linda: Le tout.
-Oskar: Papa avait l’habitude de dire: «La vérité te libère».
-Linda: Ouais, mais il n’est plus là. On n’est plus que deux maintenant.
-Oskar: Nous, 1  et ¼,  pour être mathématique.
-Linda: Ne quitte pas cette pièce, Oskar. Ne quitte pas cette pièce.
-Oskar: Et si   je meurs demain, qu’est-ce que tu feras?
-Linda: Tu ne mourras pas demain, arrête.
-Oskar: Papa ne pesait pas mourir le lendemain, lui non plus.
-Linda: Ça  n’arrivera pas voyons.
-Oskar: Comment tu saurais ce qui arriverait ou pas.  Tu ne sais rien du tout. C’est un cercueil vide que tu as mis en terre.
-Linda: Ça  n’as rien à voir, c’était sa mémoire, qui c’est là.
-Oskar: Ça à voir  justement. Papa n’était que des cellules qui sont sur des toitures maintenant,  dans les  rivières, dans les poumons de millions de New-yorkais qui aspirent un peu de lui à chaque respiration.
-Linda: Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.
-Oskar: Comment tu sais comment ça fonctionne ? Tu ne connais rien  aux atomes et aux molécules. Il fait peut-être même  partie des crottes de chien dans le Central Park.
-Linda: Maintenant sa suffit. Calme-toi.
-Oskar: Excuse moi, déjections de chien.
-Linda: Calme-toi.
 -Oskar: C’est la vérité. J’ai le droit de dire la vérité. Ce  n’est pas pace que papa a une mort illogique il faut rester sensé.
-Linda: Il existe des questions sans réponse.
-Oskar: Ce que tu dis est trop bête. Ce que tu dis est insensé. C’est une  boite,  un cercueil vide.
-Linda: Je sais que c’est un cercueil. Je le sais, figure-toi. Mais je l’ai fait pour moi et je l’ai fait pour toi,  pour qu’on puisse essayer, au moins, de lui dire au revoir, au moins. Parce qu’il  est parti, Oskar!  Il est parti! Il ne reviendra jamais, jamais.  Je ne sais pas pourquoi un pilote m’a envoyé son avion percuter la tour. Je ne sais pas pourquoi mon mari est mort, Oskar. Même si tu essayes de trouver un sens à tout ça, tu n’en trouveras jamais, parce qu il  n’y en a pas aucun, ce n’est pas censé.
-Oskar: Ignorante. Tu ne sais rien du tout.

Vu l’ampleur de l’incendie et  la gravité de l’événement? Oskar n’exclue pas l’hypothèse  que  son père soit calciné et que, par pulvérisation, ses molécules pulvérisées soient parties avec les fumées. Par conséquent, les obsèques autour d’un cercueil vide,  sont inutiles. Sa révolte contre sa mère est due aux questions restées sans réponses. Il devient à la fois solitaire et désorienté.
Thomas Horn est une découverte plaisante de ce film. Révélé en 2010  par Jeopardy  (une émission pour enfants), il parle le mandarin. Ce qui constitue une curiosité pour un enfant américain de son age.  Dans le film, il s’est comporté comme un acteur adulte. Tom Hanks et Sandra  Bullock qui interprètent les rôles respectifs  de père et de mère ne tarissent pas d’éloges envers ce novice aux yeux bleus à qui nous souhaitons bonne continuation.
RAZAK

Wednesday, August 08, 2012

Ciné-Répliques à méditer: Opération Espadon

Ciné-Répliques à méditer: Opération Espadon
Réalisateur: Dominic Sena
Scénario: Skip Woods

Idée saillante: Les mots ridicules que Hollywood  ose appeler prose

Le richissime espion Gabriel Shear (John Travolta) fait un speech sur les prises d’otages traités par le  cinéma, mais  le super-hacker Stanley Jobson (Hugh Jackman) et l’agent fédéral Roberts (Don Sheadle) s’opposent à sa manière de concevoir les choses. Après le speech, il passe aux actes.
   

-Gabriel: Le gros problème à Hollywood, c’est la merde qu’on y fait. Une merde terrible et absolument sans intérêt. Je ne suis pas un petit réalisateur de films crasseux qui entrevoit l’existentialisme à travers les brumes d’une pipe à eau.  C’est facile d’avoir les mauvais acteurs, l’absence de direction, l’alignement absurde et  tout a fait  ridicule de mots que plusieurs studios osent appeler prose. Moi, je parle du manque total de réalisme.  Le réalisme. Ce n’est pas un facteur très percutant dans la vision filmique qu’ont les Américains de nos jours.  Prenons «Un après midi de chien», par exemple, meilleur film de Pacino pour plusieurs, sauf pour «Scarface» et «Le Parrain» 1e partie. Si Lumet est à son meilleur, un chef-d’œuvre, il n’y a pas de doute. La cinématographie, le jeu des acteurs, le scénario, tout est parfait, mais ils n’ont pas repoussé les limites. Oui, mais si en fait,  dans «Un après midi de chien»,le héros avait voulu s’en tirer, s’il  avait vraiment voulu s’en  tirer… mais si… et c’est là que ça se complique, mais s’il  avait tué les otages au commencement, pas de pitié, ni quartier. «Faites ce qu’on vous demande ou la blonde en pantalon patte d’éléphant  reçoit une balle dans  la tête»  Pan, Pan, Pan! Pas encore d’autobus. Très bien, mais combien d’innocentes victimes éclabousseront les vitrines, faudra-t-il, avant que la ville ne revoie sa politique concernant les prises d’otages et en est en 76, il n’y a pas de CNN, il n’y a pas de CNBC, il n‘y a pas non plus Internet. Avançons jusqu’à aujourd’hui, maintenant et  même situation.  Combien de temps faudrait-il aux médias pour provoquer  une  frénésie dans toute la ville en l’espace d’une heure ou deux, ce serait la plus  grosse affaire de boston Budapest. 10 otages sont tués, 20 otages, 30 otages sans arrêt, Pan, Pan, Pan! Un après l’autre, servis en haute définition. On pourrait goûter la cervelle des victimes. Tout ça pourquoi ? Un  bus, un avion, un ou deux millions de dollars que le fédéral a garantis. Je n’ y crois pas trop, mais ce n’est qu’une idée. Enfin, ce n’est pas dans l’esprit du cinéma  conventionnel, je sais bien … mais si…
-Roberts: Il y a un problème avec ce film.
-Gabriel: Tu crois ?
-Roberts: Ça ne marcherait pas.
-Gabriel: Pourquoi?
-Roberts: Le public aime les dénouements heureux
-Gabriel: Pacino s’échappe avec  le pognon. Le petit ami change de sexe. La vie est  belle pour toujours,  non?
-Roberts: Non
-Gabriel: Ah, l’homophobie
-Stan: Le vilain ne gagne pas. Question moralité. D’une façon ou d’une autre il doit mourir.
-Gabriel: Bien, la réalité dépasse la fiction parfois. Écoutez, je dois y aller. Il est tard. Merci pour le café.

L’intérêt pour cette réplique trouve sa justification  dans l’insertion de la critique cinématographique dans le socle narratif. Évidemment Shear fait son exposé dans l’unique but de «repousser les limites» c’est à dire procéder au massacre collectif des otages.  
Dominic Sena qui a réalisé ce film s’est montré beaucoup plus industrieux dans la séquence qui vient juste après cette réplique. Le making-of de l’explosion le prouve. L’alignement d’une série de cameras en a donné l’enchaînement stroboscopique. Aussi la  séquence  du bus aéroporté a exigé pas mal de prouesses et d’habileté.
RAZAK       

Friday, August 03, 2012

Monday, July 30, 2012

Ciné-Répliques à méditer: L’écrivain fantôme



Réalisateur: Roman Polanski
Scénario: Robert Harris et Roman Polanski

Idée saillante: Faire semblant d’être un autre

Adam Lang (Pierce Brosnan) a besoin d’un nègre pour réécrire sa biographie. Son éditeur a choisi un nègre (Ewan McGregor) pour exécuter cette tâche. Ainsi après la découverte d’une enveloppe jaune laissée pas son prédécesseur Mike McAra et qui contient  des photos compromettantes l’interviewer va se transformer en un détective risquant à tout moment d‘être tué par ceux qui ont assassiné Mike.        

-Le nègre: Cambridge, parlons un peu de ça?
-Lang: Pardon. Cambridge? Il y a si longtemps de ça que je m’en souviens à peine
-Le nègre: Vous avez fait du théâtre?
-Lang: Un peu.
-Le nègre: Une bonne formation pour la politique, le théâtre?
-Lang: Une bonne façon de connaître des filles. Il vaut mieux ne pas le mettre ça. OK?
-Le nègre: Jouer la comédie ça a dû être quand même très important pour vous?
-Lang: Oui, disons que ça me plaisait. Vous savez monter sur scène, faire semblant d’être un autre et se faire applaudir pour ça.
-Le nègre: Voilà qui est bien dit. On va mettre ça.
-Lang: Non.
-Le nègre: Pourquoi?
-Lang: Parce que ce sont des mémoires de premier ministre. Et chaque fois que mes adversaires cherchaient une façon de m’attaquer ils me traitaient de putain d’acteur. Vous savez ce qu’on a dit dans le Times quand j’ai démissionné: «veuillez quitter la scène ». Non, non, si vous voulez bien, ne nous attardons pas sur mes années d’étudiant-acteur, mais laissons ça  exactement comme Mike a écrit
-Le nègre: Vous voulez qu’on fasse une petite pause?
-Lang: Ce serait une bonne idée. Oui merci. J’ai un coup de fil à passer.


Roman Polanski aime les  histoires qui se rapportent aux mystères des livres. Dans  La Neuvieme  porte, il s’agit d’un livre  ésotérique sur  la  magie  noire. L’Ecrivain fantôme, film dont on a tiré cette réplique est beaucoup plus proche de l’actualité de tous les jours puisqu’il s’agit de politique. Un biographe qui découvre d’étranges filatures et qui sera la cible des  personnalités impliquées et mises en cause. Le film, nous donne l’occasion de revoir Eli  Wallach,  un des Seconds Rôles les plus remarquables du films westerns que Sergio Leone appréciait beaucoup.