Saturday, October 24, 2009

Jean Louis Trintignant de l'actorat au prêche poétique


Vendredi 23 octobre, l’acteur français Jean Louis Trintignant a présenté un florilège de poésie au théâtre Mohamed V. Il est le troisième "Jean", français et célèbre, à fouler les planches de ce théâtre. En effet , si Jean Piat et Jean Paul Belmondo s'y étaient produits en tant que comédiens , l’un rendant hommage à Sacha Guitry , l’autre retrouvant les tréteaux de théâtre après un long itinéraire cinématographique (la pièce s'intitule "Frédérick ou le boulevard du crime"). Quand à Jean Louis Trintignant, il vient y répandre de la bonne parole poétique. Cet engouement lyrique ne date pas de cette soirée. Déjà Louis Aragon le fou d’Elza et Apollinaire eurent les honneurs du "remember". Cette fois, ce sont Jacques Prévert, Boris Vian et Robert Desnos qui sont ressuscités par le grand acteur. Accompagné d’un excellent accordéoniste, Trintignant lut plusieurs poèmes écrits par leur auteur respectif sur de sujets divers. On eut à deux reprises l'occasion d’entendre la Sarabande suite N1 de Bach. Ainsi, le timbre musical grave du violoncelle a cédé le ton aux sonorités ludiques de l’accordéon.
Jean Louis Trintignant a débuté sa carrière cinématographique dans l’année où l’auteur de ce billet est né. Cela voudrait dire que mon âge équivaudrait à sa carrière d'acteur. Comme je sens que j’ai assez existé, cela prouve l’immensité de cette carrière. J’ai vu beaucoup de ses films à l’époque où je fréquentais le ciné-club du CCF. On accourut à sa rencontre quand il fut invité par cette dernière institution culturelle. On avait apprécié son rôle de juge irréductible dans le célèbre film « Z » de Costa Gavras. On se souvient aussi du long métrage Les Liaisons dangereuses de Roger Vadim et Un homme et une femme de Claude Lelouch , sans oublier le film pour lequel il a eu le prix de la meilleure interprétation masculine L'homme qui ment. Une de ses citations m'avait tout particulièrement interpellé : « Un rôle, c’est l’addition d’une quantité de petits détails qui ne se remarquent pas. Ce sont des silences, voire des absences. ».
Ce fut un plaisir de la lui rappeler en fin de prestation. Une soirée "orphéenne", pleines d'expressions métaphoriques. J'espère que cette grande star aura le temps de lire le petit recueil que j'avais publié au Canada sous le titre "Au delà de l'Artifex, je dis" et que j'eus l'honneur de le lui dédicacer au même titre que la diva du folksong Joan Baez et le vétéran du cinéma indien Amitabh Bachchan .

RAZAK

Tuesday, October 20, 2009

Monday, October 19, 2009

Crossing over comme un croissant avarié


« Crossing over » ressemble à un croissant fait avec de la farine avariée. Les ingrédients sont insalubres et le beurre est frelaté. Mal pétri et mal digéré , on le vomit dès la première bouchée. Le 3eme film de Wayne Kramer après «The Cooler » et «Running Scared» est plein de clichés. L’immigration clandestine est criminalisée à outrance. Cela pousse à détester l’Amérique au lieu d’en chérir les nombreux bienfaits. Un scénario simpliste dont on ne retiendrait, après visionnage, que les irruptions forcées , qui nous rappellent une certaine série TV dont un des principaux protagonistes est chauve et dégaine son pistolet plus qu’il ne fait fonctionner sa cervelle (prière ne pas penser à Kojac parce ce n’est pas de ce gentleman qu’il s’agit). Pour les gens qui ne connaissent pas la réalité de ce pays multi-éthnique et multi-étatique qu’est l’Amérique de Benjamin Franklin auraient, en voyant ce film plein de malheurs, la frousse. Les candidats à la loterie du « green cart» croiraient qu’être immigrant aux USA serait synonyme de criminel. Le film porte l’empreinte perfide des conservateurs pro-Bush. Il a raté le coche car c’est pas parce qu’il y a un certain Ford Harrison (acteur au crépuscule de sa carrière cinématographique ) au « starring » que le film va gagner le pari. Encore une « busherie » filmique de mauvais goût et qui ne va pas faire long feu car le cœur n’y est pas.
RAZAK

Monday, October 12, 2009

BEBORATISER BORAT


Pourquoi Borat n’a pas réussi à créer une mouvance « boratiste », c’est à dire faire doctrine ciné-comique, comme Charlie Chaplin en avait fait brillamment avec sa superbe prestance? Parce que dans ce long métrage culotté on se déculotte sans raison poussant parfois l’audace jusqu'à l’indécence et la vulgarité Jusqu’à la limite la plus obscène. Les amoureux des gags de mauvais goût et les blagues du postérieur humain y trouveraient de quoi étancher leurs tics vicieux. Mais avec l’Internet, rien n’est nouveau, car les Lolitas de tous âges et leurs jugolos ont colonisé presque toute l’étendue des pixels.Ils n'en laissent à notre sérieuse blogosphère que des miettes . Borat vient trop tard. Il n’y a pas eu de suite, aux mésaventures de ce Kazakh dont le mot pudeur ne fait pas partie du lexique d’usage quotidien. Peut-être aurait-il besoin de « déboratiser » le caractère pour créer un sillage. Pour les anticonformistes, c’est un joyau, mais pour les puritains c’est une cochonnerie qui donne à vomir. La bagarre que le présumé reporter du Kazakhstan avec son producteur Azamat en tenue d’Adam est une des plus drôles et des plus moches. Baignant dans un humour sale, le film a besoin d’un aseptique pour en éliminer la crasse et les mauvaises odeurs .
Permettez-moi de commettre une imprudence : comparons la naïveté agaçante de Borat avec celle de Viktor Navorski qui est le personnage central du film Le Terminal de Spielberg. Victor s’en sort victorieusement car il est affable , sincère et laborieux. Quand à Borat il n’a qu’une seule obsession : la masturbation bien que sa virilité vis-à-vis d'une partenaire feminine n’a pas été prouvée par l’image. Il est loin d’être un Casanova ou un Don Juan. le Victor de Spielberg a la vertu de se dépenser stoïquement pour la gloire du jazz. Borat est sans ideal . Ne mélangeons pas les torchons aux serviettes SVP.
RAZAK

Tuesday, September 08, 2009

Razak-Cinema prend la montante


Après la resplendissante démarcation de notre blog Bouzghiba-Awards voici venu le tour de Razak-Cinema de prendre la montante. A en juger par ce chiffre établi par Jamesoo: 2017 actualités dans les 7 derniers jours et aussi par la 3ème place du classement Wholinkstome dépassant en popularité de nombreux annuaires de blogs qui ne sont pas des moindres. Avant l’annonce concernant le premier blog, Razak-cinema était classé 6ème au top 10. Le linking est derrière cette avancée spectaculaire. Les deux blogs, bien qu’ils soient dédiés à deux thématiques différentes, ils fonctionnent en vases (plutôt blogs) communicants.
Cette dynamique prouve que Wolinkstome parle dans le vrai.
RAZAK

Tuesday, September 01, 2009

COMMUNIQUE


COMMUNIQUE
-0-
Le blog de Razak classé 2ème au top-10 de popularité après Youtube
par une société américaine de management


Vers la fin de décembre 2006, l'artiste peintre marocain et chroniqueur culturel RAZAK, créateur du personnage pictural humoristique Bouzghiba, lance son blog sous l'URL:http:// bouzghiba-awards.blogspot.com .Tout récemment, ce site artistique hébergé par BLOGGER et repris par plusieurs portails et annuaires de blogs (press index, wikio, jamespot, blogcatalog,…) a été classé deuxième au Top-10 de popularité (juste après YOUTUBE ) par la start-up américaine Wholinkstome (Austin,Texas ) spécialisée dans le management des nouvelles technologies et dans la mesure d'audience des sites web, toutes catégories confondues . Cette société est dirigée par le jeune expert texan Ryan Russel (voir son interview au: http://www.youtube.com/watch?v=DxFDWxW5ZJQ)
En cliquant sur le lien URL:
http://wholinkstome.com/phrase/httpfr.youtube.comwatch
le portail (www.wholinkstome.com) affiche le tableau de classement et sous le titre: How popular is http:// bouzghiba-awards. blogspot.com ? (Comment le blog http:// bouzghiba-awards. blogspot.com est rendu populaire ? ) on explique la méthode de triage et de jaugeage adoptée . Pour ce faire, Wholinkstome a utilisé les moteurs de recherche les plus connus de la planète à savoir: GOOGLE, YAHOO et MSN.
A propos de cette performance encourageante, RAZAK déclare:
"C'est une bonne chose de savoir qu'il existe à des milliers de kilomètres du lieu où vous vivez, des personnes de différentes nationalités reliées par le réseau Internet et qui s'intéressent à ce que vous faites. Je pense que ce regain de popularité serait dû d'abord au pouvoir de séduction du personnage Bouzghiba , à la teneur du blog (Dardacha-Chat…) et sans doute aux lauréats du prix international de l'humour Bouzghiba-Awards (Piccinini , Theo Jansen , Yimou Zhang …) qui ont leurs inconditionnels fans. Mais on ne doit pas dormir sur ses lauriers. Tant d'efforts perfectionnistes restent à faire. Etre classé 2ème par rapport à une fourmilière de sites web et de blogs est une bonne chose, mais cela ne veut pas dire qu'on le restera dans les mois à venir. Il faudrait améliorer davantage le contenu du blog si l'on voulait rester dans la visibilité. La blogosphère est comme du sable mouvant, si vous manquez à votre régularité, on vous fuira. J'espère un jour que l'autre blog que j'ai dédié au cinéma émergera, car j' y ai posté le meilleur de mes chroniques cinématographiques, cathodiques et cybernétiques. Je me félicite que Razak-cinema, on-line lui aussi sur BLOGGER, soit un des rares blogs nord-africains à être hébergé par un annuaire asiatique: Oneindia et par un autre australien appelé Blogged. "

Monday, August 10, 2009

Youtube comme levier et ferment de popularité




On la déjà vu et vérifié avec Susan Boyle qui , avant que les vidéos postées sur Youtube fassent d’elle une idole de l’Internet , était inconnue de plus commun des surfeurs. La prestation de cette brave écossaise de 47 ans lors du "Britain Got Talent " a ému la youtubo-sphère .
Désormais , elle fait partie des millionnaires de Youtube ( pour comprendre le sens spécifique que nous avons insinué à ce dernier mot lire notre article intitulé : Les millionnaires de Youtube, posté précédemment , voir archives) .
Voici venu le tour du jeune guitariste sud coréen Jeong Jay Lim qui s’aime appeler Funtwo de brûler les étapes. Il s’approche du premier peloton des millionnaires. La vidéo postée sur Youtube a dépassé les 61 millions de vues. Il est à quelques encablures du club des milliardaires de Youtube. Dans le compte final on excluait les sommations, autrement ce virtuose y accéderait de plein droit.
Rappelons que la partition originale de ce morceau de musique baroque est composé par Johann Pachelbel et que le premier arrangement moderne sous le titre Canon-Rock (qui est un alliage entre la musique baroque et le rock) on le doit au talentueux guitariste taiwanais JerryC. Funtwo y a mis sur du survoltage. Alors broadcastez-vous-en au:
http://www.youtube.com/watch?v=QjA5faZF1A8
Il y a de l’électricité dans les cordes.
RAZAK



Monday, July 27, 2009

Je ne blogue pas pour passer le temps

Je ne blogue pas pour passer le temps. Je ne suis pas Xu Jing lei (lire mon article intitulé : Xu Jing Lei bloggeuse en chef mais...qui a été repris par plusieurs sites , parfois sans en citer la source) . Cette célébrité chinoise, qui est, signalons-le sans tarder, très inconnue hors les frontières chinoises passe son temps à raconter des inepties genre: je mange ceci, je bois cela. Ce genre de blogs intimistes à outrance abêtit la logosphère.Pour ce qui me concerne, j’évite le futile pour rendre le blog utile. Ce n’est pas dans la quantité que l’on convainc autrui mais dans la qualité.Certes, la cadence des articles postés est devenue plus espacée. La raison en est toute simple et les artistes vrais (rien à voir avec les pseudo et les copistes) me comprendraient facilement. Je prépare mon exposition. Le goût des cimaises, malgré la morosité ambiante, m’est revenu. Joli paradoxe !
Au Maroc d’aujourd’hui, pays qui m’a vu naître, et suer sans arrêt, trouver une galerie qui mérite son nom c’est un véritable parcours de combattant. C’est comme si on cherchait une aiguille dans une botte de foin. A Needle in a haystack , redisons-le dans la langue de Shakespeare. Par contre , les peintres du dimanche argentés et bien endimanchés, les femmes de diplomates ayant trouvé tardivement leur hobby dans les patchworks sans lendemain et les gribouilleurs prétentieux trouvent toutes les facilités. Quand aux autres ils doivent lutter et souffrir en silence.
Un peu d’indulgence chers amis invisibles. Je vous tiendrais au courant par l’image et la graphie imprimée sur papier journal de cette exposition.
RAZAK

Thursday, July 16, 2009

ANDREA MORRICONE SUR LE BON SILLAGE DE SON PERE


FILMOGRAPHIE D'ANDREA MORRICONE
(EN TANT QUE COMPOSITEUR):
Huxley on Huxley (2009)
Brando (2007) (TV)
L'inchiesta (2006)
Funny Money (2006)
Ein schöner Tag (2005)
Veronika wa shinu koto ni shita (2005)
Raul - Diritto di uccidere (2005)
Ultimo 3 - L'infiltrato (2004) (TV)
Al cuore si comanda (2003) Maria Goretti (2003) (TV)
Capturing the Friedmans (2003)
Due amici (2002)
Ciao America (2002)
Biuti quin Olivia (2002)
L'ombra del gigante (2000)
Here on Earth (2000)
Liberty Heights (1999)
Een vrouw van het noorden (1999)
Ultimo 2 - La sfida (1999) (TV)
Ultimo (1998) (TV)
Il quarto re (1997) (TV)
L'uomo proiettile (1995)

Tuesday, July 07, 2009

Michael Jackson : un gourou pour Farah Khan



Avez-vous vu le film Josh , le West Side Stroy à la manière bollywoodienne ? Quoiqu’il en soit, vous pouvez vous servir de Youtube. Les branchés y ont stockés quelques bribes. Si vous revoyez les chansons chorégraphiées notamment celle qui regroupe sur la même arène poussiéreuse les deux bandes opposées vous remarquerez une frappante similitude entre le style de chorégraphie adopté et ce que faisait Michael. Farah Khan a supervisé les danses dans ce film. Shahrukh Khan semblait le sosie de Michael Jackson. Après la mort de ce dernier et en hommage à son labeur Farah a avoué que Michael avait de manière indirecte guidé ses pas. Aujourd’hui Farah est devenue une référence incontournable à Bollywood. Dans le film Om Shanti Om elle a pu rassembler plus de 30 stars indiennes sur un même plateau (revoir Deewangi via Youtube) .
« Je n’avais officiellement aucune formation dans le domaine de la danse dit-elle, mais en regardant des vidéos de Michael Jackson notamment Thriller j’ai pu apprendre en m’inspirant de lui. Il est devenu en quelque sorte mon gourou».
RAZAK

Friday, June 26, 2009

Michal Jackson et la numerologie du destin

Michael Jackson est décédé le jeudi 25 juin 2009, des suites d'un arrêt cardiaque. Il est mort à l'âge de 50 ans , soit un demi siècle dont les deux tiers de cette portion temporelle ont été consacrées à la Pop-Music , son art de predilection. Sans entrer dans les détails de sa longue carrière en tant qu' auteur-compositeur-interprète, et danseur-chorégraphe , il serait instructif de signaler que la numérologie de ce décès est assez étonnante. En effet, 25 qu'on trouve dans la date du décès c'est la moitié de 50 (son âge), et les deux chiffres sont des multiples de 5. Ce qui renverrait au Jackson Five. Le destin obéit à une étrange arthritique. Repose en paix.
RAZAK

Wednesday, June 10, 2009

Rubina Ali l’héroïne de Slumdog Millionaire se dévoile dans un livre autobiographique

Cela pourrait paraître comique à première ouïe : une gosse de 9 ans participant pour la première fois dans un film décide d’écrire ses mémoires de star. Même John Wayne qui avait usé ses bottes sur les terrains vagues du Nevada et sur les berges rocailleuses du Colorado n’y avait pas pensé. Mais ce n’est ni une boutade ni un canular. Rubina Ali la petite fille indienne qui incarnait Latika dans le film Slumdog Millionaire de Danny Boyle est l’auteur en herbe dont il s’agit. Ainsi, profitant de sa célébrité suite aux 8 oscars remportés par le film, elle va relater les mutations d’une bidonvilloise laissée pour compte à la starlette qu’elle est devenue. Cette biographie, intitulée “Slumdog Dreaming: My Journey to the Stars” serait, si tout va bien, dans les kiosques anglo-saxons d’ici fin juillet 2009. L’éditeur, (Transworld) parle sérieux et attend beaucoup de cet événement bibliophilique. Reste à savoir si le chapitre relatif aux démarches sordides que son père Rafiq Qureshi aurait entreprises sous la contrainte de la misère pour vendre son enfant serait abordé. Cette scandaleuse histoire a été révélée par News of The World. Mais Rafiq, approché par les journalistes de Times of India, nia le fait. Par ailleurs, il déclara n’avoir rien touché du tournage malgré que Boyle affirme avoir versé de l'argent à une fondation pour s’occuper de la petite fille. Le ménage risque de voler aux éclats car la mère de la novice avait déposé une plainte et la police de Mumbay procéda à l’arrestation de Rafiq. Mais on apprend qu’il fut innocenté pour manque de preuve matérielle. S’agit- d’un coup de théâtre ? Quoiqu’en dise le geste salutaire du réalisateur Danny Boyle qui, pour oublier ces déboires, avait pensé à l’avenir de Rubina en mettant à sa disposition une assistante sociale et promettant de lui octroyer une bourse jusqu'à l’âge de la majorité.
Pas la peine de faire appel à Pierre Bellemare pour démêler l'écheveau. Une question : Pourquoi Rafiq Qureshi s’est-il rétracté après avoir avoué au journaliste qui le pigeait son intention de vendre sa fille?
Moralement, il aurait mieux valu ainsi car un père incarcéré à cause de sa fille ferait de cette dernière un être culpabilisé et auto-persécuté, à force de se répéter: «
C’est à cause de moi que mon père a été emprisonné».
Je ne sais pas ce qu’en pensent les ambassadeurs UNICEF de bonne volonté avec à leur tête la mégastar Amitabh Bachchan ?
RAZAK

Tuesday, June 09, 2009

Shahrukh Khan et Aamir Khan prônent le partage fifty-fifty

Vous vous souvenez peut être de cet article posté sur Razakcinema et que nous avions intitulé Du rififi chez les Khan de Bollywood . Nous y reviendrions non pas pour donner plus de détails volumétriques sur la « pomme » de discorde entre les stars indiennes ayant Khan comme dénominateur commun , mais pour dire que cette adversité insensée entre confrères rangés sur un même front c’est presque de l’histoire ancienne. La preuve Aamir Khan et Shahrukh Khan font aujourd’hui cause commune en affrontant les propriétaires de multiplex. Avant que cette réconciliation soit effective, Bollywood commençait à se plaindre de certains malaises. En effet, le bras de fer a commencé le 2 octobre 2008 par une grève où 100.000 personnes s’étaient mises à protester contre l'irrégularité de leur rétribution. Les studios avaient fermé leurs portes. Les chaînes de télévision qui s’en approvisionnaient avaient senti la menace d’une pénurie. En guise de nouveautés, elles se rabattaient sur du réchauffé c’est à dire du déjà programmé. Scénaristes, techniciens, chorégraphes, danseurs et acteurs, en avaient ras le bol. Les stars de Bollywood Shahrukh Khan, Aamir Khan et Amitabh Bachchan, s’étaient joints aux grévistes et se solidarisaient avec les producteurs contre les propriétaires de multiplex. Les Karan Johar, Mukesh Bhatt, Ramesh Sippy, Screwvala et Yash Chopra étaient ravis de ce renfort.
Concernant le partage des profits , les protestataires réclament fifty-fifty à l’image de ce qui se fait au pays de l’Oncle Sam .
«L'industrie ne peut survivre que si tous les secteurs gagnent équitablement ». A dit Aamir Khan dans une conférence de presse tenue conjointement avec SRK.
«Je pense que cela devrait être un partenariat d'égal à égal (50-50) » ajoutait-il.
« Nous ne nous sommes pas réunis ici pour menacer les multiplexes. Ce n'est pas une démonstration de force, mais le but c’est de vivre ensemble » , a déclaré à son tour Shahrukh Khan, The King of Bollywood .
RAZAK


Sunday, June 07, 2009

Amitabh Bachchan rejette une décoration à cause du racisme





La mégastar du cinéma indien Amitabh Bachchan, a refusé un doctorat honorifique que l’ Université de Technologie de Brisbane (Australie) lui avait offert pour sa contribution au monde du divertissement . La cause de ce refus reviendrait à la série d'agressions racistes dont des étudiants indiens sont la cible . Amitabh Bachchan avait dans un premier temps donné son consentement mais les actes de xénophobie contre ses compatriotes durant les semaines écoulés l’ont poussé à reconsidérer sa décision . Etant bloggeur assidu , Big-B a écrit dans son blog www.bigb.bigadda.com:

"Je veux dire que ce n’est pas un manque de respect à l'institution qui m’honore, mais dans les circonstances actuelles, où les citoyens de mon pays sont soumis à de tels actes inhumains, ma conscience ne me permet pas d'accepter la décoration d'un pays qui perpétue cette indignité à mes compatriotes ".

Rappelons que ce n’est pas la première fois que Bachchan s’adjude de tels titres honorifiques. En 2004 , il était déclaré Doctor Honoris par l’Université de Jhansi (Inde). L’Université de Leicester ( Angleterre ) a ajouté son nom à son palmarès.

RAZAK


Tuesday, June 02, 2009

Ennio Morricone : un hommage tardif


Il y a une décennie et demie, et cela avant que l'Académie américaine des arts et des sciences du cinéma pense à Ennio Morricone pour un hommage bien mérité (Oscar d’honneur) et puis avant que le très controversé festival Mawazine le fasse venir au Maroc en 2009, nous avions moi et un autre journaliste cinéphile marocain organisé à Rabat un hommage en faveur de ce très grand compositeur de musique de film. L’institut italien de la culture qui à l’époque était dirigé par un homme perspicace nous avait aidés en invitant son fils Andrea Morricone. Initialement, il était prévu d’inviter Ennio en personne, malheureusement, le maestro s’était excusé au dernier moment pour des raisons de santé et c’était son fils Andréa Morricone qui honora de son aimable présence la festivité destinée à son père. Andrea était venu au Maroc et il a été chaleureusement accueilli. Il avait pu signer beaucoup d’autographes, car, tel père tel fils, Andréa s’est révélé qu’il avait lui aussi du charisme accru et du talent à revendre. C’est un compositeur talentueux comme son père. Pour s’en convaincre il suffit d’écouter la bande son du film « Veronika décide de mourir » de Kei Horie.
Ainsi, si mon collègue s’était chargé de la disponibilité du film, moi, étant peintre, je m’étais chargé du décor de la salle et de la communication. Je suis allé à Casablanca pour me procurer des enregistrements de musique de film signés Ennio Morricone. J’avais acheté deux cassettes. Celles-ci avaient servi à meubler l’espace acoustique d’avant la projection. Il y avait tous les morceaux qui avaient servi de bande son aux classiques du cinéma western dont le réalisateur n’est autre que le célébrissime Sergio Leone à savoir: «Pour une poignée de dollars
», «Le Bon, la Brute et le Truand » et « Il était une fois dans l'Ouest ». La formule clef d Ennio Morricone est on ne peut plus éloquente : «Quand on entre dans un film, la musique frappe à la porte, elle doit préparer le spectateur et sortir sans faire claquer la porte, sur la pointe des pieds ».
Ennio Morricone et Sergio Leone sont cités dans mon écrit: « Tandems de cinéma ». Je rappelle aussi que cet événement cinématographique qui n’avait d’ambition que de les rappeler à notre mémoire cinéphile, se passait en 1995 au cinéma Renaissance. La télévision marocaine en avait couvert les péripéties. Les archives de cette institution peuvent en témoigner. La presse nationale en avait fait un large écho. On nous avait donné la parole pour vanter le mérite de ces deux géants qui ont marqué le cinéma mondial avec leur empreinte indélébile. Malheureusement, le cinéma Renaissance qui était l’unique salle spécialisée dans les films américains de dernière cuvée a fermé ses portes. Il n’a pas pu renaître de ses cendres tel un sphinx du septième art. Dommage !
RAZAK

Monday, May 25, 2009

Un holding TV toujours en quadrature retrad

La télévision marocaine est toujours en quadrature retard par rapport aux événements dramatiques. On ne peut pas parler distinctivement de chaînes, car celles qui forment le bouquet de service public obéissent aux mêmes contraintes et ne veulent pas changer la donne vis-à-vis du sécuritaire. Le mimétisme y est toujours de rigueur. On se souvient que lors d’un matche qui avait opposé une équipe casablancaise à son vis à vis sénégalais et qui avait été retransmis en direct sur la Une , le terrain devint un véritable champ de bataille. Dès que la pagaille s’était installée pour de bon dans la pelouse et sur les tribunes, on interrompit la retransmission et ce n’était que trois jours après qu’on y revenait pour nous parler du désordre qui avait régné dans l’ex- stade d’honneur, à la fin du match comptant pour les éliminatoires de la CAF. Il en est de même pour l’incendie Lissasfa (Casablanca ) où de nombreux ouvriers maufacturiers ont été carbonisés et tout récemment le soi-disant festival Mawazine qui est le plus budgétisé du pays. Je dis soi-disant car dans le mot festival , il y a le terme festif qui veut dire faire la fête pacifiquement, partager avec des amis le plaisir d’une soirée mondaine, d’un concert organisé dans les normes et le plus utile c’est de revenir chez soi en bonne humeur et sans égratignures.
Au Maroc, la gratuité des spectacles de ce genre est derrière cette débandade sanglante du 23 mai 2008. Comme si on voulait « décrocher » une citation au Guinees Book on ouvre les portes au plus grand nombre d’individus et cela se termine dans le gâchis car souvent on n’est pas armé logistiquement pour de telles affulences. Il n y a pas un festivalon sans que des énergumènes mal léchés et des casse-cous déchaînés ne viennent faire du scandale. Des bouteilles de verre jetées sur les spectateurs, des rixes à n’en finir, des engueulades, l’hécatombe du Hay Ennahda est à méditer. Plus d’une dizaine de personnes y ont péri, une centaines de blessés dont certains sont dans un état grave et les circonstances ne sont pas (malgré la version officielle des faits) connues en toute objectivité et impartialité. Il faudrait attendre le résultat de l’enquête qui a été décrétée en haut lieu (bousculade ? Chute collective? Défaillance organisationnelle?...) .
Depuis le drame du Hezel qui avait secoué la société belge on n’a rarement vu de tels désagréments ni dans les concerts live des grandes stars mondiales organisés ailleurs, ni dans les matches de la Liga, même quand c’est le Barca qui affronte le Real. Au Bernabéu comme au Camp Nou, les 90000 spectateurs quittent rapidement le stade et sans heurts, ni encombrements, pourqoui ? Parce que des responsables bien pensants y avaient pensé intelligemment. A quand un festival sans hideuses verrues, à quand un match de derby sans hooliganisme ?
RAZAK

Thursday, May 07, 2009

Saïd Fouad : six pieds sous terre tu jazzes encore

Saïd Fouad n’est plus. L’homme qui avait initié les marocains au jazz dans l’abnégation et l’oubli de soi, via les ondes de la radio nationale, nous a quitté tel un météore las de la mal vie. Une longue carrière (plus de 30 années de radio) mélomane par conviction, Fouad était un véritable passionné de jazz, un grand féru de la musique syncopée. Duck Ellington (qui était un des privilégiés de ses trois émissions Jazz Rock, Pop Sessions et Jazz Time) serait en larmes, si d’une part il était toujours en vie et d’autre part il avait su qu’un vulgarisateur de cette généreuse trempe avait jeté l’éponge. Je dis jeter l’éponge car Fouad n’a pas quitté notre monde avec un cœur serein, mais dans le désarroi. En effet, malgré les multiples signaux qu’il avait lancés humblement, aucun signe d’apaisement ne lui avait chauffé le cœur et oxygéné les poumons. Après Alifi Hafid (Boogie) qui fut un de ses amis fidèles et dont la mort prématurée nous avait attristé voici le tour d’un « battant jusqu’à la dernière battue » comme dirait l’ami poète Léo qui nous quitte sans nous dire adieu. C’est vraiment triste. Des petits speakers de rien du tout ont pu accéder indûment, et on ne sait pas par quel coup de dé, à des postes bien rémunérés alors que Fouad avait le sentiment de la continence et l’autosuffisance malgré le manque. Son orgueil d’artiste ne lui permettait pas de se rabaisser au rang des demandeurs d’agréments. Il est mort honorablement et à ce titre il mérite tous nos éloges.
Adib el Machrafi l’homme de radio qu’on ne présente plus avait partagé avec Fouad des moments les plus difficiles et les plus agréables. Terrassé par la perte d’un ami et d’un confrère, Adib nous livre ses sentiments suite à cette disparition tragique:
« Said Fouad ne pouvait jamais entamer une émission sans consulter le dictionnaire du jazz, de peur de donner de fausses informations à ses auditeurs, mais comme on le dit souvent il devint le forgeron en la matière. Il avait une relation très étroite avec le service culturel de l’ambassade d’Allemagne qui lui procurait les disques 33 tours et cassettes. C’est à cette époque là qu’il fut invité par les organisateurs du célèbre festival de jazz de Montreuil. Personnellement, je l’avais rencontré pour la première fois dans des circonstances je dirais assez désastreuses. Quelqu'un de malintentionné était allé voir Saïd pour lui dire des inepties que j’aurais proférées à son égard. Ce qui était faux et irrévérencieux de la part d’un jeune novice de la radio que j’étais. Quand au défunt, il avait intelligemment compris le subterfuge haineux et ce fut de cette manière que nous sommes devenus les meilleurs amis du monde. Concernant le timing de nos deux émissions respectives (Tranche de Nuit et Jazz Time) j’aimerais rappeler que chaque nuit du lundi au vendredi on passait le relais (les pros disent le témoin) à partir de 23 heures. J’avouerais aussi que c’est grâce à lui que j’avais appris à savourer les grands maîtres de jazz. Cet homme de qualité n’avait été durant plus de 8 ans qu’un simple freelance et ce n’est que sous la direction du ministère de l’intérieur et de l’information, qu’il fut recruté. Mais de grâce, n’était-ce pas trop tard ? Il fut le créateur du Jazz-Gna , un pionnier en la matière. Il avait rencontré durant toute sa carrière toutes les sommités du jazz et il les a interviewées. Ses émissions rivalisaient avec celles de l’Hexagone (RFI …). Si l’on devait aujourd’hui, après sa disparition, s’apitoyer sur son sort, trêve de plaisanterie, point de compassion, je vous le jure que six pieds sous terre, il serait offusqué, car c’est un homme qui n’a jamais demandé rien à personne et quémandé quoique ce soit et à qui que ce soit. Je serais moi même offusqué si on donnait hypocritement son nom et son prénom à l’un des studios de la SNRT. Il mériterait mieux. Ce serait une insulte à son intelligence, une insulte à sa mémoire. Je regrette une chose : depuis 7 ans à peu près, je ne suis pas allé le voir. Mais on communiquait par téléphone car je savais qu’il détestait qu’on ait pitié de lui. J’espère que les initiateurs du festival de jazz d’Essaouira, en hommage à son labeur, associeraient son nom et son prénom à l’une des ruelles de Mogador. Mais l’histoire ne devrait en aucun cas occulter le mérite de cet homme qui s’est battu jusqu’à la dernière respiration dans un hôpital de la capitale, esseulé. Mais il demeure ce qu’il fut, mon ami le plus intime. Souvent, il me disait qu’il était mon grand frère, mais souvent nous nous chamaillions à propos de Jacques Brel. Voici ce que je lui offrirais en guise de conciliabule posthume: « Six pieds sous terre l’ami tu n’es pas mort, six pieds sous terre tu jazzes encore. »

RAZAK