LE COMMUNIQUÉ CONCERNANT LE DERNIER OUVRAGE DE RAZAK
RÉPERCUTÉ PAR LE JOURNAL L'OPINION
ÉDITIONS PAPIER ET NUMÉRIQUE
Saturday, September 29, 2012
Friday, September 28, 2012
Ce soir (vendredi 28 septembre 2012) à 21h, entretien radiophonique avec Razak, à l’occasion de la sortie en France de son dernier livre.
Ce soir (vendredi 28 septembre 2012) à 21h, entretien radiophonique avec Razak, à l’occasion de la sortie en France de son dernier livre.
Emission: «Le Maroc en fête»
Animée par Adib Elmachrafi
Tuesday, September 25, 2012
إصدار كتاب ثاني بفرنسا حول جائزة بوزغيبة للفن الساخرفي طبعتين: ورقية والكترونية
بلاغ
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إصدار كتاب ثاني بفرنسا حول جائزة بوزغيبة
للفن الساخر
في طبعتين: ورقية والكترونية
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بعد إصدار الجزء الأول من المونوغرافيا المتعلقة ب جائزة بوزغيبة للفن
الساخر والدعابة (سنة 2008)، وتكريسا لمبدأ التزم به مبدع ومؤسس هذه الجائزة
الثقافية والدولية، صدر مؤخرا مؤلف جديد
بفرنسا عن دار النشر ايديليفر، يعرف بالمتوجين الثلاثة الأواخر، الذين جاءت من
نصيبهم هذه الجائزة الرمزية، ألا وهم على التوالي:
~ زهانج ييمو
المخرج الصيني، صانع فرجة حفل الافتتاح الألعاب الاولمبية بيجين
~ الكاريكاتيرست المغربي العربي الصبان
رسام ومؤلف القصص المصورة، الفنان السويسري كلود دريب. ~
ما يميز الجزء الثاني من المونوغرافيا عن سابقه، هو
ازدواجية الإصدار:على شكل كتاب ورقي وآخر الكتروني، يتم تداوله واقتناؤه عن طريق
الانترنت، ويعتبر
الصنف الأخير نقلة نوعية، نظرا
للإقبال المتزايد على محتويات الشبكة العنكبوتية.
يزخر المؤلف الجديد بمعطيات
ثقافية إضافية، تخص المميزات البيولوجية والفسيولوجية، للنبتة الطبيعية المسماة في
بعض مناطق المغرب ب بوزغيبة، والتي
استنبط الفنان والكاتب المغربي رزاق عبدالرزاق، فكرة تعميم رمزيتها على الواقع
المعاش، وذلك من خلال شخصية بوزغيبة الهزلية.
تجدر الإشارة كذلك أن المؤلف لم يترك
الفرصة تفوت ليعرب عن مشاعره، بكلمة إجلال في حق
الكاتب المغربي محمد البوحتوري، الذي وافته المنية، بعد مرض عضال، والذي أبلي
البلاء الحسن، مسخرا كل طاقاته الإبداعية والتعبيرية، في التعريف ب بوزغيبة الكائن
النباتي وبوزغيبة الإيقونة.
ويضم الكتاب الجديد كذلك، دردشات على شكل حوار بين رزاق وشخصية بوزغيبة التي أبدعها، بالإضافة إلى عدد وفير من اللوحات التشكيلية التي أنجزها الفنان في الشهور الأخيرة.
ويضم الكتاب الجديد كذلك، دردشات على شكل حوار بين رزاق وشخصية بوزغيبة التي أبدعها، بالإضافة إلى عدد وفير من اللوحات التشكيلية التي أنجزها الفنان في الشهور الأخيرة.
انطلقت جائزة بوزغيبة سنة 2005، وتم إحداثها لتتويج
القدرات الفردية أو الجماعية التي تتميز بجودة عطائها في مجال فنون الضحك
والسخرية. وتشجع كل أشكال التعبير الفني الساخر في المغرب وخارجه، وهي عبارة عن
لوحة فنية تحمل توقيع الفنان رزاق عبد الرزاق، الذي يسهر بتفاني ونكران ذات على
تنظيمها سنويا، في تحدي لكل المثبطات والعراقل.
ألف رزاق عدة كتب، (جلها بالفرنسية) منها ما هو منشور،
ومنها ما هو قيد الطبع. نذكر من بينها على الخصوص:
~ بعيدا عن التصنع، أقول (دار النشر ماكسيم، كندا)
~ الرجل الذي لا ظل له
~ مسرحية الحائط (بطلها بوزغيبة)
~ زونا (رواية ستصدر قريبا)
~ بومنجل العسري (قصة تاريخية)
~ السينما
الهندية ما بين النيرفانا والأحاسيس الإدراكية التسعة
~ الأم جي و مغامرات
الأب دي
Thursday, September 20, 2012
Le livre de Razak sur le prix Bouzghiba publié en France en deux versions
COMMUNIQUE
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Le tome-2 de la
monographie sur le prix international de l’humour
sort en France en format papier et numérique
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Après la
publication du tome-1 de la monographie, relative au Prix International de l’Humour
(2008), qui jette une lumière sur l’oeuvre des trois premiers lauréats de ce
prix culturel et symbolique, le tomme-2 vient d’être édité en France chez Edilivre,
sous l’intitulé: «Bouzghiba-Awards, les vertus d’un prix transculturel». Il
relate, avec une certaine exhaustivité, l’oeuvre des trois derniers lauréats (de
2008 à 2010) à savoir: Zhang Yimou (cinéaste chinois ayant supervisé le show
inaugural des J.O. de Pékin), Elarbi Sebbane (caricaturiste marocain) et Claude
Dérib
scénariste et dessinateur de bandes dessinées.
Classé dans la rubrique «Sciences Humaines»
de la «Collection Universitaire», l’ouvrage sort en deux versions: livre papier
et livre électronique. Le livre papier (grand format) est constitué de 146
pages et comporte, en sus, une ébauche sur la transcendance en art étayée par une
série de tableaux réalisés par Razak récemment. Et vu le rôle que Mohamed Bouhtouri avait joué dans la vulgarisation du
concept «bouzghibien», le présent tome est dédié à sa mémoire. Cet écrivain
avait mis, à contribution, tout ce qu’il avait d’érudit à Bouzghiba l’élément végétal
et Bouzghiba l’icône. En tant que fabacée, Bouzghiba intéresse aussi bien le
botaniste que le paysagiste et l’esthète.
Un petit extrait, traduit en langue française de sa longue et
consistante étude qu’il avait rédigée, avec brio en arabe classique sur
Bouzghiba, est présenté pour que l’on sache, un tant soit peu, les
particularismes de cet élément de la flore aux facultés extraordinaires et transposé
artistiquement en actant iconographique.
Ainsi, que ce soit dans le domaine de la
peinture non conventionnelle ou celui de la littérature, Razak ne cesse
d’expérimenter les voies nouvelles, loin des carcans habituels et périmés et
puis en déployant sa créativité hors des sentiers battus. il a écrit de nombreux
ouvrages. Certains ont été publiés, d’autres sont en phase d’édition. On peut
en citer :
-«L’Homme sans ombre» (Paru
dans le journal Libération, 1991)
-«Au-delà de l’Artifex, je dis» (Ed. Maxime, Montréal, CANADA,
1995)
-«Le cinéma indien entre nirvana
et Navarasas»
-«Al Haite» (Le muret, pièce de
théâtre)
-«Le Vidéographe Justicier»
(récit de science-fiction)
-«Boumanjel le Gaucher» (roman)
-«Présence des sens et de
l’esprit» (recueil de nouvelles)
-«Fable écologique » (texte
en prose)
-«Zona, les péripéties d’une cure
(récit)
-« Mère Gé face aux
tribulations de Père Dé (essai)
LIEN URL:
ISBN : 9782332498830
Wednesday, September 05, 2012
Monday, September 03, 2012
Ciné-Répliques à méditer: Into the Wild
Réalisateur: Sean Penn
Scénario: Sean Penn
Adapté du roman « Voyage au bout de la solitude» de Jon Krakauer
Idée saillante: La vérité
avant l’amour et la foi,
Les deux hippies Rainey et Jan parlent à Alex de ses origines. Si
obsédé par son «Alaska» de rêve, le jeune globe-trotter veut vivre à l’état
sauvage, mais en a-t-il l’endurance?
-Rainey: Alors, toi tu es un
routard?
-Alex: Je suis un routard ?
-Jan: Oui, tu es un routard. C’est comme ça qu’on appelle ceux qui
marchent et font la route à pied. Nous on est des roulards
-Rainey: Parce que, nous, on a un véhicule, du caoutchouc.
(Rainey pose son bras sur son épaule
mais Jan l’écarte) Tu n’es pas obligée de me repousser.
-Jan: Raiey, Arrête. Oui, Alex peut avoir un véhicule aussi mais il a décidé de brûler ses billets de
banque et pourquoi tu as fait ça ?
-Alex: Je n’en ai pas
besoin. Ça rend méfiant l’argent.
-Jan: C’est normal Alex d‘être un peu méfiant. Tu vois ton livre
est intéressant mais on ne peut pas vivre que de feuilles et de petits fruits.
-Alex: Je ne suis pas sûr qu’on ait besoin plus que ça.
-Jan: Ou sont ta mère et ton père ?
-Alex: Ils vivent leur mensonge quelque part.
-Jan: Tu as l’air d’être un fils aimé ne sois pas injuste.
-Alex: Injuste ?
-Jan: Tu sais ce que je veux dire.
-Alex: Je répondrais en citant
Thoreau : «Plutôt que l’amour, la célébrité, la foi, l’argent,
plutôt que la justice, donnez-moi la vérité»
Dans la citation de Thoreau on trouve une réponse au malaise dont
souffre le jeune Alex: la soif de vérité. Quittant le mensonge familial il
s’est livré corps et âme à la «vérité dangereuse» de la nature. Un livre sur la
botanique comestible et une erreur de lecture vont causer sa mort prématurément. On trouve son
cadavre transi de froid dans un bus
abandonné dans la prairie.
RAZAK
Tuesday, August 28, 2012
Ciné-Répliques à méditer: Dunkirk
Réalisateur:
Leslie Norman
Scénario: David Divine et
W.L. Lipscomb
D’après les deux livres:
-«The Big Pick-up» de Elleston
Trevor
-«Dunkirk» coécrit par Lieutenant
Col Ewan Butler et Major J.S. Bradford
Idée saillante: Choisir entre le
beurre et les canons
Dunkerque est sous un déluge de feu. Les bombardiers
allemands ratissent le rivage. Plus de 350 000
soldats attendent impatiemment d’être
évacués par les bâtiments de la Queen-Navy. Quelques civils comme
Forman (Bernard Lee) se trouvent dans le même guêpier. Entre le caporal Binns
(John Mills) et ce correspondant de
presse s’entame la discussion suivante:
-Le Caporal: Qu’est-ce qui
s’est passé? Quelle est la cause de tout ça ?
-Forman: La stupidité. Pour
tout le monde, la guerre était une chose si affreuse qu’elle ne pouvait avoir
lieu et nous nous cachons la tête dans le sable, comme une bande d’autruches.
Dans le choix entre le beurre et les
canons, les Allemands se sont
immédiatement décidés. Ils ont choisi les
canons, nous, nous avons choisi le beurre. On ne peut rien reprocher à l’armée,
elle a combattu avec les armes qu’on lui a données, celles de la dernière
guerre, et voici le résultat.
-Le Caporal: Et après ça, qu’arrivera-t-il ?
-Forman: Avec de la chance, on pourra avoir une revanche. Oh, dieu
sait que nous ne la méritons pas. Mais il faudra tout réorganiser.
-Le Caporal: N’avons-nous pas commencé avec Wilson Churchill ?
Dites-moi ?
-Forman: Oui, oui, je crois
que c’est un commencement
Perdue par les Alliés, la bataille de Dunkerque servit de leçon. On
prépara la revanche avec plus de sûreté et d’efficacité. L’aide des Américains
allait être décisive. Ce film qui commence par des images d’archives empruntées aux actualités de
l’époque, nous montre l’ampleur des dégâts dont les dunes de Dunkerque étaient
le champ de tir. Le sort de 350 000 soldats britanniques ne dépendait
que d’un seul coup de téléphone entre le
théâtre des opérations et l’amirauté qui,
dans un premier temps, s’était refusé d’envoyer les bateaux de sauvetage
collectif. Les historiens s’accordent à dire que si les Allemands avaient
capturé ces soldats égarés sur la plage, la seconde Guerre Mondiale aurait
basculé en leur faveur.
RAZAK
Tuesday, August 21, 2012
Sunday, August 19, 2012
Ciné- Répliques à méditer: Extrêmement fort et incroyablement près
Réalisateur: Stephen Daldry
Scénario: Eric Roth
D’après une nouvelle de Jonathan Safran Foer
Idée saillante: La vérité libère
Après la mort de son père Oskar Schell (Thomas Horn) commence à s’éloigner de sa mère Linda (Sandra Bullock). Grâce à un enregistrement téléphonique, Oskar connaît la vérité sur la cause du décès de son père. Il est victime de l’attentat du 11 septembre. On a enterré un cercueil vide, mais l’enfant trouve ça illogique et absurde.
-Linda: Qu’est-ce que tu as?
-Oskar: Tu me promets de ne pas m’enterrer quand je mourrais?
-Linda: On est en plein milieu de la nuit Oskar.
-Oskar: Tu me promets de ne pas m’enterrer quand je mourrais?
-Linda: Tu ne vas pas mourir. Et tu vas vivre une longue vie.
-Oskar: Tu es sure que tu m’aimes?
-Linda: Absolument sure.
-Oskar: Alors place-moi dans un de ces mausolées, un truc qu’on met au dessus du sol.
-Linda: Oh, il faut qu’on discute.
-Oskar: De mon mausolée?
-Linda: Non. De ce qui se passe, j’aimerais comprendre. Pourquoi tu trouves si difficile de me parler?
-Oskar: Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, tu dors la moitié du temps et en plus, l’autre moitié du temps tu oublies la première moitié, alors c’est- ce que la Loi appelle «in abstentia», un parent absent.
-Linda: C’est très méchant.
-Oskar: Quelle partie?
-Linda: Le tout.
-Oskar: Papa avait l’habitude de dire: «La vérité te libère».
-Linda: Ouais, mais il n’est plus là. On n’est plus que deux maintenant.
-Oskar: Nous, 1 et ¼, pour être mathématique.
-Linda: Ne quitte pas cette pièce, Oskar. Ne quitte pas cette pièce.
-Oskar: Et si je meurs demain, qu’est-ce que tu feras?
-Linda: Tu ne mourras pas demain, arrête.
-Oskar: Papa ne pesait pas mourir le lendemain, lui non plus.
-Linda: Ça n’arrivera pas voyons.
-Oskar: Comment tu saurais ce qui arriverait ou pas. Tu ne sais rien du tout. C’est un cercueil vide que tu as mis en terre.
-Linda: Ça n’as rien à voir, c’était sa mémoire, qui c’est là.
-Oskar: Ça à voir justement. Papa n’était que des cellules qui sont sur des toitures maintenant, dans les rivières, dans les poumons de millions de New-yorkais qui aspirent un peu de lui à chaque respiration.
-Linda: Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.
-Oskar: Comment tu sais comment ça fonctionne ? Tu ne connais rien aux atomes et aux molécules. Il fait peut-être même partie des crottes de chien dans le Central Park.
-Linda: Maintenant sa suffit. Calme-toi.
-Oskar: Excuse moi, déjections de chien.
-Linda: Calme-toi.
-Oskar: C’est la vérité. J’ai le droit de dire la vérité. Ce n’est pas pace que papa a une mort illogique il faut rester sensé.
-Linda: Il existe des questions sans réponse.
-Oskar: Ce que tu dis est trop bête. Ce que tu dis est insensé. C’est une boite, un cercueil vide.
-Linda: Je sais que c’est un cercueil. Je le sais, figure-toi. Mais je l’ai fait pour moi et je l’ai fait pour toi, pour qu’on puisse essayer, au moins, de lui dire au revoir, au moins. Parce qu’il est parti, Oskar! Il est parti! Il ne reviendra jamais, jamais. Je ne sais pas pourquoi un pilote m’a envoyé son avion percuter la tour. Je ne sais pas pourquoi mon mari est mort, Oskar. Même si tu essayes de trouver un sens à tout ça, tu n’en trouveras jamais, parce qu il n’y en a pas aucun, ce n’est pas censé.
-Oskar: Ignorante. Tu ne sais rien du tout.
Vu l’ampleur de l’incendie et la gravité de l’événement? Oskar n’exclue pas l’hypothèse que son père soit calciné et que, par pulvérisation, ses molécules pulvérisées soient parties avec les fumées. Par conséquent, les obsèques autour d’un cercueil vide, sont inutiles. Sa révolte contre sa mère est due aux questions restées sans réponses. Il devient à la fois solitaire et désorienté.
Thomas Horn est une découverte plaisante de ce film. Révélé en 2010 par Jeopardy (une émission pour enfants), il parle le mandarin. Ce qui constitue une curiosité pour un enfant américain de son age. Dans le film, il s’est comporté comme un acteur adulte. Tom Hanks et Sandra Bullock qui interprètent les rôles respectifs de père et de mère ne tarissent pas d’éloges envers ce novice aux yeux bleus à qui nous souhaitons bonne continuation.
RAZAK
Scénario: Eric Roth
D’après une nouvelle de Jonathan Safran Foer
Idée saillante: La vérité libère
Après la mort de son père Oskar Schell (Thomas Horn) commence à s’éloigner de sa mère Linda (Sandra Bullock). Grâce à un enregistrement téléphonique, Oskar connaît la vérité sur la cause du décès de son père. Il est victime de l’attentat du 11 septembre. On a enterré un cercueil vide, mais l’enfant trouve ça illogique et absurde.
-Linda: Qu’est-ce que tu as?
-Oskar: Tu me promets de ne pas m’enterrer quand je mourrais?
-Linda: On est en plein milieu de la nuit Oskar.
-Oskar: Tu me promets de ne pas m’enterrer quand je mourrais?
-Linda: Tu ne vas pas mourir. Et tu vas vivre une longue vie.
-Oskar: Tu es sure que tu m’aimes?
-Linda: Absolument sure.
-Oskar: Alors place-moi dans un de ces mausolées, un truc qu’on met au dessus du sol.
-Linda: Oh, il faut qu’on discute.
-Oskar: De mon mausolée?
-Linda: Non. De ce qui se passe, j’aimerais comprendre. Pourquoi tu trouves si difficile de me parler?
-Oskar: Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, tu dors la moitié du temps et en plus, l’autre moitié du temps tu oublies la première moitié, alors c’est- ce que la Loi appelle «in abstentia», un parent absent.
-Linda: C’est très méchant.
-Oskar: Quelle partie?
-Linda: Le tout.
-Oskar: Papa avait l’habitude de dire: «La vérité te libère».
-Linda: Ouais, mais il n’est plus là. On n’est plus que deux maintenant.
-Oskar: Nous, 1 et ¼, pour être mathématique.
-Linda: Ne quitte pas cette pièce, Oskar. Ne quitte pas cette pièce.
-Oskar: Et si je meurs demain, qu’est-ce que tu feras?
-Linda: Tu ne mourras pas demain, arrête.
-Oskar: Papa ne pesait pas mourir le lendemain, lui non plus.
-Linda: Ça n’arrivera pas voyons.
-Oskar: Comment tu saurais ce qui arriverait ou pas. Tu ne sais rien du tout. C’est un cercueil vide que tu as mis en terre.
-Linda: Ça n’as rien à voir, c’était sa mémoire, qui c’est là.
-Oskar: Ça à voir justement. Papa n’était que des cellules qui sont sur des toitures maintenant, dans les rivières, dans les poumons de millions de New-yorkais qui aspirent un peu de lui à chaque respiration.
-Linda: Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.
-Oskar: Comment tu sais comment ça fonctionne ? Tu ne connais rien aux atomes et aux molécules. Il fait peut-être même partie des crottes de chien dans le Central Park.
-Linda: Maintenant sa suffit. Calme-toi.
-Oskar: Excuse moi, déjections de chien.
-Linda: Calme-toi.
-Oskar: C’est la vérité. J’ai le droit de dire la vérité. Ce n’est pas pace que papa a une mort illogique il faut rester sensé.
-Linda: Il existe des questions sans réponse.
-Oskar: Ce que tu dis est trop bête. Ce que tu dis est insensé. C’est une boite, un cercueil vide.
-Linda: Je sais que c’est un cercueil. Je le sais, figure-toi. Mais je l’ai fait pour moi et je l’ai fait pour toi, pour qu’on puisse essayer, au moins, de lui dire au revoir, au moins. Parce qu’il est parti, Oskar! Il est parti! Il ne reviendra jamais, jamais. Je ne sais pas pourquoi un pilote m’a envoyé son avion percuter la tour. Je ne sais pas pourquoi mon mari est mort, Oskar. Même si tu essayes de trouver un sens à tout ça, tu n’en trouveras jamais, parce qu il n’y en a pas aucun, ce n’est pas censé.
-Oskar: Ignorante. Tu ne sais rien du tout.
Vu l’ampleur de l’incendie et la gravité de l’événement? Oskar n’exclue pas l’hypothèse que son père soit calciné et que, par pulvérisation, ses molécules pulvérisées soient parties avec les fumées. Par conséquent, les obsèques autour d’un cercueil vide, sont inutiles. Sa révolte contre sa mère est due aux questions restées sans réponses. Il devient à la fois solitaire et désorienté.
Thomas Horn est une découverte plaisante de ce film. Révélé en 2010 par Jeopardy (une émission pour enfants), il parle le mandarin. Ce qui constitue une curiosité pour un enfant américain de son age. Dans le film, il s’est comporté comme un acteur adulte. Tom Hanks et Sandra Bullock qui interprètent les rôles respectifs de père et de mère ne tarissent pas d’éloges envers ce novice aux yeux bleus à qui nous souhaitons bonne continuation.
RAZAK
Thursday, August 16, 2012
Friday, August 10, 2012
Wednesday, August 08, 2012
Ciné-Répliques à méditer: Opération Espadon
Ciné-Répliques à méditer: Opération Espadon
Réalisateur: Dominic Sena
Scénario: Skip Woods
Idée saillante: Les mots ridicules que Hollywood ose appeler prose
Le richissime espion Gabriel Shear (John Travolta) fait un speech sur les prises d’otages traités par le cinéma, mais le super-hacker Stanley Jobson (Hugh Jackman) et l’agent fédéral Roberts (Don Sheadle) s’opposent à sa manière de concevoir les choses. Après le speech, il passe aux actes.
-Gabriel: Le gros problème à Hollywood, c’est la merde qu’on y fait. Une merde terrible et absolument sans intérêt. Je ne suis pas un petit réalisateur de films crasseux qui entrevoit l’existentialisme à travers les brumes d’une pipe à eau. C’est facile d’avoir les mauvais acteurs, l’absence de direction, l’alignement absurde et tout a fait ridicule de mots que plusieurs studios osent appeler prose. Moi, je parle du manque total de réalisme. Le réalisme. Ce n’est pas un facteur très percutant dans la vision filmique qu’ont les Américains de nos jours. Prenons «Un après midi de chien», par exemple, meilleur film de Pacino pour plusieurs, sauf pour «Scarface» et «Le Parrain» 1e partie. Si Lumet est à son meilleur, un chef-d’œuvre, il n’y a pas de doute. La cinématographie, le jeu des acteurs, le scénario, tout est parfait, mais ils n’ont pas repoussé les limites. Oui, mais si en fait, dans «Un après midi de chien»,le héros avait voulu s’en tirer, s’il avait vraiment voulu s’en tirer… mais si… et c’est là que ça se complique, mais s’il avait tué les otages au commencement, pas de pitié, ni quartier. «Faites ce qu’on vous demande ou la blonde en pantalon patte d’éléphant reçoit une balle dans la tête» Pan, Pan, Pan! Pas encore d’autobus. Très bien, mais combien d’innocentes victimes éclabousseront les vitrines, faudra-t-il, avant que la ville ne revoie sa politique concernant les prises d’otages et en est en 76, il n’y a pas de CNN, il n’y a pas de CNBC, il n‘y a pas non plus Internet. Avançons jusqu’à aujourd’hui, maintenant et même situation. Combien de temps faudrait-il aux médias pour provoquer une frénésie dans toute la ville en l’espace d’une heure ou deux, ce serait la plus grosse affaire de boston Budapest. 10 otages sont tués, 20 otages, 30 otages sans arrêt, Pan, Pan, Pan! Un après l’autre, servis en haute définition. On pourrait goûter la cervelle des victimes. Tout ça pourquoi ? Un bus, un avion, un ou deux millions de dollars que le fédéral a garantis. Je n’ y crois pas trop, mais ce n’est qu’une idée. Enfin, ce n’est pas dans l’esprit du cinéma conventionnel, je sais bien … mais si…
-Roberts: Il y a un problème avec ce film.
-Gabriel: Tu crois ?
-Roberts: Ça ne marcherait pas.
-Gabriel: Pourquoi?
-Roberts: Le public aime les dénouements heureux
-Gabriel: Pacino s’échappe avec le pognon. Le petit ami change de sexe. La vie est belle pour toujours, non?
-Roberts: Non
-Gabriel: Ah, l’homophobie
-Stan: Le vilain ne gagne pas. Question moralité. D’une façon ou d’une autre il doit mourir.
-Gabriel: Bien, la réalité dépasse la fiction parfois. Écoutez, je dois y aller. Il est tard. Merci pour le café.
L’intérêt pour cette réplique trouve sa justification dans l’insertion de la critique cinématographique dans le socle narratif. Évidemment Shear fait son exposé dans l’unique but de «repousser les limites» c’est à dire procéder au massacre collectif des otages.
Dominic Sena qui a réalisé ce film s’est montré beaucoup plus industrieux dans la séquence qui vient juste après cette réplique. Le making-of de l’explosion le prouve. L’alignement d’une série de cameras en a donné l’enchaînement stroboscopique. Aussi la séquence du bus aéroporté a exigé pas mal de prouesses et d’habileté. RAZAK
Réalisateur: Dominic Sena
Scénario: Skip Woods
Idée saillante: Les mots ridicules que Hollywood ose appeler prose
Le richissime espion Gabriel Shear (John Travolta) fait un speech sur les prises d’otages traités par le cinéma, mais le super-hacker Stanley Jobson (Hugh Jackman) et l’agent fédéral Roberts (Don Sheadle) s’opposent à sa manière de concevoir les choses. Après le speech, il passe aux actes.
-Gabriel: Le gros problème à Hollywood, c’est la merde qu’on y fait. Une merde terrible et absolument sans intérêt. Je ne suis pas un petit réalisateur de films crasseux qui entrevoit l’existentialisme à travers les brumes d’une pipe à eau. C’est facile d’avoir les mauvais acteurs, l’absence de direction, l’alignement absurde et tout a fait ridicule de mots que plusieurs studios osent appeler prose. Moi, je parle du manque total de réalisme. Le réalisme. Ce n’est pas un facteur très percutant dans la vision filmique qu’ont les Américains de nos jours. Prenons «Un après midi de chien», par exemple, meilleur film de Pacino pour plusieurs, sauf pour «Scarface» et «Le Parrain» 1e partie. Si Lumet est à son meilleur, un chef-d’œuvre, il n’y a pas de doute. La cinématographie, le jeu des acteurs, le scénario, tout est parfait, mais ils n’ont pas repoussé les limites. Oui, mais si en fait, dans «Un après midi de chien»,le héros avait voulu s’en tirer, s’il avait vraiment voulu s’en tirer… mais si… et c’est là que ça se complique, mais s’il avait tué les otages au commencement, pas de pitié, ni quartier. «Faites ce qu’on vous demande ou la blonde en pantalon patte d’éléphant reçoit une balle dans la tête» Pan, Pan, Pan! Pas encore d’autobus. Très bien, mais combien d’innocentes victimes éclabousseront les vitrines, faudra-t-il, avant que la ville ne revoie sa politique concernant les prises d’otages et en est en 76, il n’y a pas de CNN, il n’y a pas de CNBC, il n‘y a pas non plus Internet. Avançons jusqu’à aujourd’hui, maintenant et même situation. Combien de temps faudrait-il aux médias pour provoquer une frénésie dans toute la ville en l’espace d’une heure ou deux, ce serait la plus grosse affaire de boston Budapest. 10 otages sont tués, 20 otages, 30 otages sans arrêt, Pan, Pan, Pan! Un après l’autre, servis en haute définition. On pourrait goûter la cervelle des victimes. Tout ça pourquoi ? Un bus, un avion, un ou deux millions de dollars que le fédéral a garantis. Je n’ y crois pas trop, mais ce n’est qu’une idée. Enfin, ce n’est pas dans l’esprit du cinéma conventionnel, je sais bien … mais si…
-Roberts: Il y a un problème avec ce film.
-Gabriel: Tu crois ?
-Roberts: Ça ne marcherait pas.
-Gabriel: Pourquoi?
-Roberts: Le public aime les dénouements heureux
-Gabriel: Pacino s’échappe avec le pognon. Le petit ami change de sexe. La vie est belle pour toujours, non?
-Roberts: Non
-Gabriel: Ah, l’homophobie
-Stan: Le vilain ne gagne pas. Question moralité. D’une façon ou d’une autre il doit mourir.
-Gabriel: Bien, la réalité dépasse la fiction parfois. Écoutez, je dois y aller. Il est tard. Merci pour le café.
L’intérêt pour cette réplique trouve sa justification dans l’insertion de la critique cinématographique dans le socle narratif. Évidemment Shear fait son exposé dans l’unique but de «repousser les limites» c’est à dire procéder au massacre collectif des otages.
Dominic Sena qui a réalisé ce film s’est montré beaucoup plus industrieux dans la séquence qui vient juste après cette réplique. Le making-of de l’explosion le prouve. L’alignement d’une série de cameras en a donné l’enchaînement stroboscopique. Aussi la séquence du bus aéroporté a exigé pas mal de prouesses et d’habileté. RAZAK
Tuesday, August 07, 2012
Friday, August 03, 2012
Monday, July 30, 2012
Ciné-Répliques à méditer: L’écrivain fantôme
Réalisateur:
Roman Polanski
Scénario: Robert Harris et Roman Polanski
Idée saillante: Faire semblant d’être un autre
Adam Lang (Pierce Brosnan) a besoin d’un nègre pour
réécrire sa biographie. Son éditeur a choisi un nègre (Ewan McGregor) pour
exécuter cette tâche. Ainsi après la découverte d’une enveloppe jaune laissée
pas son prédécesseur Mike McAra et qui contient
des photos compromettantes l’interviewer va se transformer en un
détective risquant à tout moment d‘être tué par ceux qui ont assassiné
Mike.
-Le nègre: Cambridge, parlons un peu de ça?
-Lang: Pardon. Cambridge? Il y a si longtemps de ça que je m’en souviens
à peine
-Le nègre: Vous avez fait du théâtre?
-Lang: Un peu.
-Le nègre: Une bonne formation pour la politique, le théâtre?
-Lang: Une bonne façon de connaître des filles. Il vaut mieux ne pas le
mettre ça. OK?
-Le nègre: Jouer la comédie ça a dû être quand même très important
pour vous?
-Lang: Oui, disons que ça me plaisait. Vous savez monter sur scène,
faire semblant d’être un autre et se faire applaudir pour ça.
-Le nègre: Voilà qui est bien dit. On va mettre ça.
-Lang: Non.
-Le nègre: Pourquoi?
-Lang: Parce que ce sont des mémoires de premier ministre. Et
chaque fois que mes adversaires cherchaient une façon de m’attaquer ils me traitaient
de putain d’acteur. Vous savez ce qu’on a dit dans le Times quand j’ai
démissionné: «veuillez quitter la scène ». Non, non, si vous voulez bien,
ne nous attardons pas sur mes années d’étudiant-acteur, mais laissons ça exactement comme Mike a écrit
-Le nègre: Vous voulez qu’on fasse une petite pause?
-Lang: Ce serait une bonne idée. Oui merci. J’ai un coup de fil à
passer.
Roman Polanski aime les
histoires qui se rapportent aux mystères des livres. Dans La Neuvieme porte, il s’agit d’un livre ésotérique sur la
magie noire. L’Ecrivain fantôme,
film dont on a tiré cette réplique est beaucoup plus proche de l’actualité de
tous les jours puisqu’il s’agit de politique. Un biographe qui découvre
d’étranges filatures et qui sera la cible des
personnalités impliquées et mises en cause. Le film, nous donne
l’occasion de revoir Eli Wallach, un des Seconds Rôles les plus remarquables du
films westerns que Sergio Leone appréciait beaucoup.
Friday, July 27, 2012
Ciné-Répliques à méditer: Au nom des l’amitié
Réalisateur:
Neill Fearnley
Scénario: Donald Davenport
D’après le roman de Kenny Rogers et Donald Davenport
Idée saillante: Idée saillante: Le plus beau cadeau est celui
vient du coeur
Noël arrive, Daniel Burton (Billy Ray Cyrus) a
rassemblé tous les membres de sa famille pour leur distribuer des cadeaux virtuels.
Cette famille se compose de Sarah (Emily
Tennant), son frère cadet DJ (Jacob
Blair), le petit enfant Bobby (Darien Provost) et le grand-père sans oublier
Rodney Freeman (Matt Ward) le jeunot de race noire que l’on a intégré après la
mort de sa grand-mère.
-DJ: Regardez celui-là. Il est écrit Rod là-dessus.
-Rodney: Mais non, il ne fallait pas, avec tout ce que vous avez
déjà fait pour moi.
-Sarah: Bon alors, tu l’ouvres ou il faut qu’on devine ce qu’il y
a dedans?
-Rodney: Oh! Un Jean. Merci Mr Burton.
-Burton: Ca ne vient pas que de moi. C’est de notre part à tous.
-Rodney: C’est la première fois de ma vie que j’ai un jean neuf.
Madame Anis ne m’achetait que des pantalons d’occasion qu’elle allait trouver
chez Mr Shoup. J’avais même l’impression qu’il y avait encore quelqu'un dedans.
-DJ: Et voilà la distribution est terminée. Il faudra attendre
l’an prochain maintenant pour avoir les cadeaux.
-Burton: Et bien non, pas
tout à fait. J’ai encore un petit quelque chose pour vous
-Bobby: Qu’est-ce qu’il va chercher?
-DJ: Peut-être que le Père Noël nous a ramené un petit frère.
-Sarah: DJ.
-Burton: Bon alors, avant que vous vous mettiez à sauter de joie, je
voudrais vous raconter quelque chose. A l’époque, j’étais encore un petit
garçon. On s’apprêtait à fêter Noël, mais comme on savait que ça va être une année
difficile on ne s’attendait pas avoir grand-chose. Mais le 25 décembre au matin, quand on est arrivé dans
le salon, il y avait plein da cadeaux qui nous attendaient au pied du sapin, comme
les autres années. En voyant ça grand-mère Burton, c’était ma mère, a failli avoir une attaque. Elle a regardé
mon père en disant: «où est-ce tu as l’argent pour acheter tout ça?». Mon père
a souri et il a répondu mais enfin maman c’est pas parce qu’on fauché comme les
blés qu’on ne va pas se faire plaisir. En fait, ce que mon père voulait nous
faire comprendre, c’est qu’on peut toujours
arriver a faire plaisir aux autres même quand on na pas d’argent, car le plus beau cadeau c’est celui qui vient du
cœur. C’est pour ça que cette année, j’ai
tenu à fêter noël à la manière de mon père. Tiens DJ, j’espère que ça te plaira.
-Bobby: Qu’est-ce que c’est. Vas-y montre?
-DJ: Une canne à pêche avec un moulinet débrayable.
-Burton: J’ai vu que tu t’arrêtais pour la regarder chaque fois que
tu passais devant la vitrine.
-DJ: C’est ce que je voulais. Merci papa.
-Bobby : Mais, c’est juste une image?
-Burton: Sarah.
-Sarah: Elle est magnifique papa.
-Burton: Tu as le droit d’avoir envie d’être coquette, toi qui es
tout le temps entrain de travailler et tu passes tout le temps à t‘occuper de
nous. J’espère que la couleur te plait. Je me suis dit que ça t’irait bien le
rose. Grand-pèr, j’ai aussi quelque chose pour vous. Tenez.
-Bobby: Vite grand-père, ouvre-le, je veux savoir ce que c’est. Qu’est-ce
que c’est ?
-Grand-père: Un fauteuil.
-Burton: Ce n’est pas juste un fauteuil. C’est un fauteuil inclinable
avec fonction massage en cuir véritable, directement importé d’Italie
-DJ: Je peux voir grand-père. Hé écoutez ça ce fauteuil est équipé
de quatre moteurs de massage. Ah, c’est fou il a autant de moteurs comme
un avion de ligne.
-Grand-père: Montre-moi ça.
Qu’est ce que vous voulez que je fasse d’un fauteuil à moteur. Quel fou
de père pour avoir des idées pareilles.
-Bobby: Et moi papa, moi aussi je veux mon cadeau.
-Burton: Tiens fiston, le voilà.
-Bobby: Ouah Un vélo!
-DJ: Tu as vu ce n’est pas n’importe lequel. C’est un vélo de
cross.
-Bobby: Bien, Ah oui je
sais.
-Burton: Je t’ai vu l’autre jour avec la vieille bicyclette de ta
sœur. Tu avais du mal à éviter les arbres.
-Sarah: C’est toi qui me l’avais pris espèce de petit voleur?
-Bobby: J’ai un vélo de cross. J’ai un vélo de cross.
-Burton: J’ai gardé le meilleur pour la fin. Tiens Rodney.
-Sarah: Qu’est-ce que c’est?
-Burton: Je pense que c’est plus facile de se mettre à l’écriture quand on a une machine à écrire.
-Rodney: Merci Mr Burton. Je vais pouvoir en écrire de belles
histoires avec ça.
-Burton: J’en suis persuadé. Ça ne fait même aucun doute.
Ce film paisible se regarde avec délectation parce qu’il est basé
sur les sentiments humains les plus élémentaires. C’est un hymne à la tolérance
raciale et une leçon éducative sur le thème de l’espoir. Dans les heures
difficiles, le brave Burton a pris l’habitude
de dire aux proches qui doutent: «On va s’en sortir».
Le film a été tourné au Canada. C’est pour cela que l’on voit un Texas plus végétal que poussiéreux, qui contraste avec le Texas caillouteux et austère
des vachers aux visages mal rasé et aux cols nerveux. Ça commence par une
narration désespérée et ça se termine par une autre pleine d’optimisme. Le film
débute par ceci: «Il y a une blague que les anciens racontaient parfois à
propos de Canaan au Texas. Quand on leur demandait si c’était la terre promise,
ils disaient: «de la terre on en a, mais les promesses n’ont jamais été tenues».
Et si beaucoup de gens semblaient partager cet avis, il y a une famille pour
qui Canaan n’avait vraiment rien d’une terre promise. C’était celle de Mr
Burton.
Contrairement aux Burton, ma grand-mère était propriétaire de sa
ferme. Elle ne devait rien à personne. Il n’empêche que dans les années 60 pour
un jeune noir vivant dans le monde rural au sud des États-Unis Canaan réservait
plus d’embûches que de promesses».
Le film s’achève sur cette phrase qui est en fait la négation de la première: «Ce soir-là, en nous réunissant autour de la table, nous savions
que les promesses qui avaient été faites un jour de Noël avaient été largement
tenues. Je crois même que nous avons tous eu, l’espace d’un instant, le sentiment
que Canaan était bel et bien devenu la terre promise».
Ce changement de vision est dû à l’ascension de Rodney et aux bons
souvenirs gardés de l’enfance à Canaan. Devenu
écrivain de renom, il va distribuer aux Burton des cadeaux précieux. Autrefois,
le père de famille n’avait trouvé que images publicitaires et des belles
paroles à offrir à sa famille comme cadeaux de Noël. Rodney concrétise les
rêves d’antan.
Billy Ray Cyrus est un des rares chanteurs à réussir le test cinématographique. De la country-music au
7eme art, la transition s‘est effectuée sans
heurts. Si certains chanteurs y avaient gâché quelques lauriers gagnés dans
le domaine du microsillon discographique, Billy Cyrus, tout comme Kris Kristoffersen (Pat Garret et
Bill le Kid…) et Frank Sinatra (Tant
qu’il y’aura es hommes …) s’en étaient
sortis impeccablement. Quand à Madonna (A la Dérive…) et Jennifer Lopez
(Assez…) c’est plutôt mi-figue
mi-raison.
RAZAK
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