Friday, April 09, 2010

Quand la diva Maria Callas se mêla à la mélancolie d’un sidé


L’une des séquences les plus pathétiques du film Philadelphia de Jonathan Demme (2 oscars) est sans doute celle où Andrew (Tom Hanks) avocat licencié à cause de la maladie du sida se réunit avec son avocat Joe Miller (Denzel Washington) pour compléter un questionnaire d’appui, nécessaire à la plaidoirie. Au lieu d’y répondre, Andrew préfère commenter mélancoliquement le morceau de musique classique qu’il écoute. Il se passionne pour le chant d’opéra. Mais malgré la douleur qu’il ressent, le malade victime du VIH trouve dans cette musique espoir et délivrance. Il s’identifie à une maison en flammes. La scène est émouvante. Elle se présente comme suit: Joe est assis sur une chaise. Il demande à Andrew de lui raconter les circonstances de son entrée au cabinet juridique d’où on l’a chassé. Le malade traînant la tige métallique de suspension du sérum lui dit : «Tu aimes l’opéra ?». L’avocat répond: «Je n’ai pas tellement l’habitude d’en écouter». Ainsi, Andrew augmente le volume de l’appareil audio et entame sa pathétique déclamation sur cette composition musicale ( La Mamma Morta, opéra Andrea Chénier d' Umberto Jiordano) et la puissante voix qui l’accompagne. La voix tristement belle de la diva Maria Callas. L’interprétation est théâtrale mais la musique et les propos qu’elle suscite sont réels. Ce mariage fiction et réalité est d’une épatante subtilité. On pourrait longtemps disserter sur les ingrédients sémantiques de cette séquence: les bougies allumées et leur rapport confessionnel avec la prière et la mort, les nombreuses pauses en plongée, les flammes vivaces de la cheminée et la lumière rougeoyante reflétée sur le visage …Est-ce une parabole vers le géhenne? Andrew anticipe les choses. Avant de se laisser entraîner par la suavité du chant, il parle du testament et du don destiné aux oeuvres caritatives. Il se sait agonisant, mais avant le purgatoire, il a ce petit moment fugace comme l’éclair pour jouir de son hobby.
« C’est mon area favorite poursuit Andrew, Maria Callas… Elle c’est Madeleine. Elle raconte que pendant la révolution française des émeutiers ont mis le feu à sa maison et que sa mère est morte dans la souffrance. »
Andrew, imitant l’attitude des non-voyants et sentimentalement affecté poursuit son commentaire artistique avec mélancolie: «Ecoute, le berceau de ma naissance est en flammes. Je suis ça. Tu entends la douleur dans sa voix, tu entends sa souffrance Joe. C’est là qu’arrivent les instruments à corde, soudain tout change. La musique devient pleine d’espoir et là ça change encore écoute, écoute, j’apporte le malheur à tout ce qui m’aime. Oh ! Ce solo de violoncelle. C’est au sein de ce malheur que l’amour est apparu. Une voix se leva pleine de vie. Elle dit: vis encore. Je suis la vie. Le ciel est dans tes yeux. Ne vois-tu autour de toi que poussière et malheur. Je suis la force céleste. Je suis le péché. Je suis le dieu qui vient du paradis sur la terre pour faire de la terre un paradis, car j’ai en moi l’amour, car je suis l’amour. »
Andrew qui sait qu’il est condamné mais qui parle avec poésie d’un drame historique sublimé par la musique veut nous dire par le truchement de cette escapade musicale que si le physique est enlaidi par tant de meurtrissures et de lésions hideuses, l’âme est restée intacte. Une leçon magistrale. Même face au malheur et face à la mort, on doit se délecter de la beauté de l’espoir. Joli psaume posthume. L’avocat, tout ému, voit la scène avec une grande compassion. Le jeu de lumière fait suinter une larme sur son visage. Il rejoint son domicile tout bouleversé et le son hors-champs (voix de Maria Callas) suit ses pas et couvre les gestes de tendresse pour les êtres qui lui sont chers à savoir son bébé et sa femme. Cette séquence est d’une poignante beauté. La réussite du film serait due notamment à cette séquence travaillée avec art et sensibilité. L’oscar du meilleur acteur n’était pas un cadeau mais une récompense bien méritée.
RAZAK

Monday, March 22, 2010

Body of lies entre tournage et visionnage

Body of lies entre tournage et visionnage

"Body of Lies", le film d’espionnage que Ridley Scott a tourné à Rabat n’a pas trouvé dans cette ville de cinéma pour y être projeté. L’unique salle de cinéma qui passait les nouveautés a été transformée en salle de fête avec immobilisation définitive de son appareil de projection. Restent les DVD, Dailymotion et Youtube. L’on se souvient des péripéties de tournage qui avaient sérieusement gêné la circulation au centre ville durant plusieurs jours. Une grande armada bien outillée et des centaines de badauds agglutinés sur les chaussées du boulevard Mohamed V. C’était l’un des grands tournages que la capitale marocaine ait vus. Une grue énorme portant un projecteur était placée à l’angle de la rue Zahla. Un opérateur perché sur le haut de cette machine de levage dirigeait le faisceau lumineux sur la fenêtre d’un appartement style colonial. L’architecte a gravé son nom sur le mur. C’est là que Dicaprio, espion de la CIA, avait choisi son nid. C’est un cabinet médical. Dans le même immeuble se trouvait une école privée. Elle ferma ses portes durant la période de tournage contre une indemnité forfaitaire. Dans la rue, le convoi formé par les grands routiers de la Romana Gruppi société italienne de sous-traitance, renforcé par les engins de la société marocaine et les nombreux Touring-cars servant au transport des acteurs, prit de la place. Le boulevard en a été envahi. A la tète de ce grand convoi on trouvait deux grands ventilateurs attachés en remorque à deux pick-up. Ces accessoires spéciaux attendaient leur tour pour être déployés aux parages de Ouarzazate. Ces étendues pierreuses fouettées constamment par le soleil incarneront dans le film des regs syriens et iraquiens. Les badauds regardaient ce conglomérat d’engins mécaniques et d’outillages perfectionnés avec des yeux curieux et hagards. Les collégiens et collégiennes des Lycées Les Orangers et AL Khayyâm qui voulaient voir le héros romantique de Titanic étaient restés sur leur faim. Ils avaient les yeux rivés sur la grande fenêtre de l’appartement aux murs ocrés et où l’on avait calé un morceau de contreplaqué couvert d’un tissu noir, histoire d’accentuer le contraste lumineux à l’intérieur de la pièce où l’on filmait la scène. Dicaprio y manigançait un de ses diaboliques plans pour mettre dans le filet un présumé membre de la Qaida. Les vigiles en surnombre gardaient l’accès de l’immeuble nerveusement. Ce qui était amusant à noter c’est que les nombreux techniciens avaient chacun, et à la manière des cow-boys, une ceinture garnie de gadgets et de petits outillages pratiques : portatif, gants, instruments d’étalonnage, petits crochets de manutention et je ne sais quoi encore. On était assuré que si le réalisateur avait demandé une épingle ou une aiguille on la lui aurait donnée sans tarder. Pourquoi de tels équipements préventifs? La réponse est simple: les scènes de Ridley Scott coûtent cher. Il ne faut pas qu’une petite défaillance technique ou un manque d’outillage fasse interrompre le tournage. Time is Money et vice-versa Money is Time. Arrêter le tournage et le reprendre après, ce n’est ni professionnel, ni commode. C’est dispendieux et déstabilisant. Les deux premiers rôles sont confiés à Dicaprio (l’agent secret) et Russell Crowe (son chef hiérarchique) .Dans les seconds rôles on trouve une distribution composite: des palestiniens, des marocains, des juifs, des américains… N’oublions pas qu’on devait répéter les scènes plusieurs fois pour en tirer les meilleurs plans. Midi avait sonné mais les acteurs et le metteur en scène n’étaient pas sortis de leur nid. L’immeuble d’en face (Saâda) était sous contrôle des GI dont Ridley Scott était le lieutenant de circonstance. Une voiture calcinée des camions militaires vieillots garés, des jeeps avec des bâches tachetées comme celles qu’on voyait lors de l’invasion de l’Irak et la chose qui nous avait le plus impressionnés c’était la camera de prise de vue. Elle était très sophistiquée. Apparemment ; il faudrait au moins deux années de formation spécialisée pour la manipuler convenablement. C’est l’élément le plus précieux de tout l’outillage. Grâce à cet appareil magique; Rabat l’une des principales villes impériales qui a souvent été négligée par les grands cinéastes a laissé son empreinte dans une méga production que les salles de cinéma les plus fréquentées du monde avaient attendu impatiemment. L’histoire du film n’est pas fameuse mais le tournage est instructif. C'est une adaptation d'un roman écrit par David Ignatius, journaliste au Washington Post. Rappelons furtivement que Ridley Scott est un habitué du Maroc. Il y a tourné plusieurs films dont Gladiator (avec Russell Crowe) , Saladin et La chute du faucon noir, tourné à Salé. C’est un féru des scènes à explosifs. Lors du tournage de ce film de propagande militaire (capture de Farah Aïdid) les détonations se faisaient entendre de loin. Les habitants de salé avaient cru que le pays était entré en guerre. Pour Body of lies (traduction littérale: corps de mensonges, le film est présenté aux francophones sous le titre Mensonges d'état) Scott avait donné, à la place de la poste à Rabat, le premier coup de manivelle. C’était le lundi 1 octobre 2007. J’en avais pris note parce que je croyais que le film allait être captivant, et que La chute du faucon noir n’avait été qu’une erreur de parcours. Par ailleurs on voulait que le réalisateur revienne au pays pour d’autres productions plus percutantes. Beaucoup de tournages étrangers ont connu des irrégularités. D’autres films à gros budget étaient prévus pour être tournés au Maroc mais au dernier moment on y renonça. Michel douglas dupé par des énergumènes malhonnêtes avait juré de ne plus mettre les pieds ici. De même James Cameron qui avait réalisé Titanic avait pensé d’abord au Maroc pour le tournage de ce film. Le Mexique avait eu la primeur. Le manque de communication en été la cause. Scott avait trouvé des facilités exceptionnelles. Il cherchait une ambiance proche orientale. Quelques retouches d’apparat (pancartes écrites en calligraphie koufie, accoutrements spécifiques …) et voila le tour est joué. Enfin, si Michael Curtiz le réalisateur du classique Casablanca s’était contenté d’une reconstitution artificielle de la médina de Casablanca dans un studio de tournage, Scott a préféré imprégner son histoire de l’âme des lieux, de leurs bruits et de leurs odeurs. Cette fois, c’est Rabat qui les lui avait insufflées.
Ce qui est un peu drôle c’est qu’après avoir vu le film l’on est surpris par les nouvelles fonctions de certaines constructions. Ainsi la salle omnisports que les chinois avaient construite entre Rabat et Témara est devenue dans le film le siège de l’ambassade des USA à Amman. Le boulevard Mohamed V si reconnaissable avec ses hauts et minces palmiers devient une artère de la capitale jordanienne. Les spécialistes du trucage photo (infographistes) lui ont rajouté des minarets de type oriental. Dans une autre séquence tournée au quartier Agdal l’on reconnaît la coupole verte de la mosquée Badr. Dans la voiture la vitre plastifiée donnait une image brumeuse de certains endroits parcourus. Personnellement je suis peu convaincu du résultat. Le film n’est pas un chef d’œuvre et l’on se dit après tout le brouhaha : dommage la montagne a accouché d’une souris. Toute une armada pour si peu de choses. L’on préfèrerait de loin le film anglais Shoot on sight inspiré de faits réels et traitant du même sujet épineux. Ce film où l’acteur hindou Naseeruddin Shah interprète le rôle d’un commissaire de la Scotland Yard de confession musulmane expose les arguments des deux parties adverses, tandis que Body of lies suit une ligne unilatérale. Les quelques mots arabes prononcés maladroitement par Dicaprio ont ôté toute épaisseur au personnage. Les grossièretés genre "je veux sauver la civilisation" et les trahisons en série nous autorisent à dire que le tournage était plus enrichissant que le visionnage.
RAZAK

Tuesday, March 16, 2010

Les Oscars 2010 et la mise à l’écart d'Avatar

Les oscars américains ne manquent pas de paradoxes. Ce qui est (en amont du verdict final) rentable comme film n’est pas forcement oscarisable. Il n’y a pas d’homothétie. Par conte, en aval ( et tout le monde le sait) les films oscarisés peuvent ( malgré la conjoncture) renflouer les caisses, grâce à la puissante machine médiatique qui se met en branle dès le lendemain de la cérémonie de remise de prix. Avatar le blockbuster signé James Cameron et qui a réalisé un score exceptionnel au box-office n’a eu qu’un oscar pour la photo. Les jurys de l’Académie des oscars en ont décidé ainsi. Mais au delà des préférences subjectives, n’y a t-il pas un référant objectif dans ce clivage?
L’hétérogénéité acteurs réels /mascottes de synthèse numérique, testée par le réalisateur semble ne pas plaire aux adultes et à fortiori aux critiques de cinéma dont certains éprouvent de la nostalgie pour le cinéma classique fait avec des acteurs en chair et en os. Les gosses de 9 ans dont la mémoire est déjà formatée par l’avatarmania charriée torrentiellement par les jeux-vidéo ont vite adopté le type d’avatar proposé par James Cameron malgré la difformité repoussante de sa silhouette. Mais les cinéphiles âgés (j’en fais partie) n’ont trouvé dans ce film que de l’ennui. Le make-up du film et les prouesses techniques utilisées sont plus intéressants que le film lui-même.
Dans la chronique précédente (Mômes de cinéma) l’on avait souligné que les «child-movies» sont devenus de plus en plus omniprésents, car les entrées du box-office sont désormais dominées par l’adolescence. La pyramide des âges en matière de cinéphilie « de salle » a basculé du côté de cette dernière. James Cameron visait cette tranche d’âge pour ne pas gâcher son projet. Il a gagné le pari (pécuniairement cela s’entend) mais le film fait partie du déjà vu , car le cinéma assisté par l’ordinateur est vieux d’une éternité. Dans un autre article de synthèse intitulé « Le cinéma menacé par le computer » publié à l’époque où l’intrusion de ordinateur dans l’industrie cinématographique commençait à agacer. L’on avait signalé que le cinéma assisté par l’ordinateur contenait en son sein les graines de sa négation. On a abouti à une véritable débauche d’images de synthèse. Cameron voulut sans doute suivre le sillage de Georges Lucas avec une discrète envie de le dépasser. Mais un réalisateur talentueux comme lui gagnerait à être moins dépendant de l’ordinateur. Vu son acuité et son actualité, nous en reproduisons un extrait. Car il se pourrait qu’une bribe de réponse à ce paradoxe s’y trouve transcrite: ” On n’est pas passéiste si on est amené à dire que le passé du cinema est plus riche et plus intéressant que le présent. Aujourd’hui. Avec le recours massif et effréné aux images de synthèse, une sorte de perversité s’empare du cinéma. La manipulation du « virtuel » a atteint son paroxysme. Le doute s’installe .L’overdose est largement dépassée dans Matrix-2 et Spider Man destinés aux adolescents. Or le doute en matière de cinéma mène au dégoût et à la désaffection. C’est inéluctable. Jadis, lorsqu’un cascadeur réalise une prouesse à couper le souffle, le spectateur applaudit, car il sait que cette performance est réelle, puisqu’elle est effectuée par un être humain qui lui ressemble . Même prêtée à un acteur/doublure, ce qui est très fréquent dans les films d’action , elle reste du domaine de l’insolite . En général les spectateurs se remémorent plus des scènes dangereuses que des titres de films. Dans Papillon par exemple ( film tiré d’un best-seller) c’est le saut final de l’évadé qui reste vivace dans les esprits. Papillon c’est ce plongeon du haut de la falaise et le grand bleu de la liberté gagnée au prix de mille sacrifices et sévices corporels .
Aujourd’hui, avec la surabondance des techniques de clonage électronique, le spectateur perd ses repères de lecture de film. Le cinéma assisté par l’ordinateur est un cinéma du jetable après visionnage . L’épithète « classique » lui serait interdite car le genre, si l’on peut parler ainsi , est en fait une multitude de genres et chaque jour qui vient s’ajouter à l’éphéméride, de nouvelles inventions viennent effacer celles de la veille. L’on assiste à un phénomène étrange qui va inévitablement anticiper la mort de cet art né au 19eme siècle et auquel on a attribué le chiffre 7. Il s’agit de l’extinction, à petit feu, de ce qu’on appelle « vedette de cinéma » puisque c’est l’ordinateur qui est devenu la véritable vedette. Cette chosification de l’art et cette mécanisation porteront un coup fatal au « star-system » qui est considéré par les professionnels comme l’élément de base dans la carrière d’un film.”
RAZAK


Friday, March 12, 2010

Mômes de cinéma

Le cinéma et l’enfance; voila un thème qui mérite une rétrospective à entrée payante évidemment; pour que la recette soit versée aux enfants nécessiteux, via des associations actives et sérieuses ou des personnes au delà de tout soupçon. Vu l’abondance, cette rétrospective, ne pourrait qu’être sélective. Les films (tous métrages et genres confondus) où des enfants, parfois de très bas âge, sont mis en scène sont très nombreux. On aura l’embarras du choix. Un des tous premiers films consacrés à la survie d’un enfant est The kid de Charlie Chaplin. On ne savait pas que ce personnage hilarant, vagabond notoire n’arrivant à subsister que difficilement, avait aussi une attitude attendrissante pour les gosses. Dans un premier temps. Charlot outrageusement fauché, et n’ayant pas de ressources pour subvenir à ses besoins, voulut se débarrasser du bébé délaissé par une mère inconnue. Mais le destin les a unis solidement. Il entoura le nouveau-né de toute sa drôle affection instinctive, comme si c’était une progéniture issue de son propre sang. Une paternité attentionnée s’en était suivie. Quand les employés de l’orphelinat voulurent lui arracher l’enfant adopté, il les a combattus jusqu’ au dernier souffle.
Ce qui est élogieux dans ces films où des mômes sont mis côte à côte avec des adultes parfois hideusement cruels, pervers et obscènes; c’est qu’ils s’en sortent bien. Leur introduction dans le casting avait souvent une origine anecdotique ou était due à des conjonctions hasardeuses. Pour Chaplin ; la fausse couche que sa femme avait eue serait la principale motivation de ce choix.
Pour le film de Bertolucci Little Buddha, la trame du récit devait passer par la soif d’apprendre de Jesse Conrad, un gamin de 9 ans. Les enfants mis en scène par Mira Nair dans Salaam Bombay étaient dans les mêmes conditions précaires , que ceux que Danny Boyle a dirigés dans son dernier film oscarisé Slumdog Millionaire.
Oliver Twist et Cosette deux des personnages les plus chagrinants de La littérature mondiale (Romans: Oliver Twist et Les misérables, auteurs respectifs: Charles Dickens et Victor Hugo) évoluaient dans un monde austère et sans pitié. De la graphie à la cinématographie, (de nombreuses adaptations cinématographiques dont notamment celles de Frank Lloyd , David Lean et Roman Polanski pour Oliver Twist et puis Stuart Blackton, Albert Capellani, Henri Fescourt, Raymond Bernard, Richard Boleslawski, Robert Hossein, Claude Lelouch et Bille August pour Les Misérables ) on retrouve la même noirceur, la même morbidité et la même atmosphère funeste. Le film hindou Dosti réalisé aux années 60 avait ému l’Inde de jadis à peine guérie des blessures de la partition. Mother India fit de même. Mais Mère Courage dut souffrir à cause des deux chenapans qu’elle devait élever dans des circonstances sordides.
Dans les films de la dernière décennie, les «child-movies» sont devenus de plus en plus omniprésents car les entrées du box-office sont désormais dominées par l’adolescence. La pyramide des âges en matière de cinéphilie « de salle » a basculé du côté de cette dernière. La saga Harry Potter en est un exemple tout à fait typique et révélateur. Certains enfant-acteurs auront comme souvenir d’avoir eu ( pour le besoin fictionnel et narratologique du film) comme parents ou comme partenaires des stars de gros calibres: Chandler Canterbury avec Nicolas Cage dans Knowing (film d’'Alex Proyas), Rizwan Khan avec Shahrukh Khan ( My Name is Khan de Karan Johar), l’enfant aborigène avec Nicole Kidman (dans le film Australia de Baz Luhmann ) , la prodige Dakota Fanning avec les trois grandes vedettes Robert de Niro (Trouble jeu de John Polson ), Tom Cruise (La guerre des mondes) et Denzel Washington (Man on fire)…
Dans le cinéma western, on trouve peu d’enfants. Ceux auxquels on fit appel comme figurants, passaient presque inaperçus. Ils accompagnaient leurs parents dans les convois de pionniers itinérants en quête de terres arables ou figuraient comme courtiers d’écurie ou montreurs de saloon/hôtels. Les petits mexicains font la part belle dans cette figuration qui n’a rien d’ennoblissant. Ils sont employés pour les petites besognes. Un des rares films westerns spaghettis qui ont abordé la question de l’esclavage des enfants est Adios Texas de Ferninado Baldi. Django (Franco Nero) qui avait enterré son arme au cimetière pour devenir un paroissien va y revenir pour libérer les petites filles captives des mains d’une bande de détraqués et sanguinaires. Dans le film Keoma (autre film spaghetti ) du cinéaste Enzo Castellari , les flash-backs du Keoma-enfant révélaient l’adversité qu’il y avait entre les quatre frères. Ce retour en arrière est essentiel dans le film. Je pourrais en oublier d’autres où le rôle interprété par des enfants a été plus ou moins crucial. Shane de Georges Stevens (prononcer chayne) semble dédié à l’enfance. Il multiplia les plans et les pauses sur Joey (Brandon De Wilde). Ce môme en phase de croissance et de réceptivité était comme une conjonction de coordination. Le second rôle tenu par lui s’est avéré en réalité un rôle de premier ordre. Ce film western américain a départagé la critique. Il est à revoir (au même titre que L’Homme de l’Ouest de Anthony Mann, lire notre chronique parue dans le journal l’Opinion et dont un scann est on-line dans notre blog Razakcinema). Joey symbolisait l’innocence. Je mettrais Shane dans la catégorie des films initiatiques, et il est conseillé de voir le film du point de vue de cet enfant. Si l’on change d’angle oculaire, cela pourrait paraître un sosie de film à cliché. La technique de l’acteur spectateur qui a été utilisée par Stevens voudrait que l’on soit mis à la place de ce gosse. Pour plus de certitude, il serait instructif de voir aussi le long métrage intitulé Les Cow-boys de Mark Rydell où l’acteur fétiche John Wayne va entraîner avec lui, tel un resquilleur écervelé, un groupe d’enfants dans une aventure à hauts risques. N’ayant pas trouvé de cow-boys professionnels pour l’aider à acheminer le bétail, Wayne sélectionna de jeunes écoliers pour en faire des vachers et des cow-boys. Dans ce film initiatique, on fait l’éloge du courage précoce mais. Mais l’on oublie l’instruction qui est fondamentale.
RAZAK

Tuesday, February 16, 2010

Les semaines du film européen et le manque à gagner



Les semaines du film européen et le manque à gagner

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les semaines du film européen organisées à Rabat attirent du monde. Il y a belle lurette que la capitale avait perdu les bonnes salles qui programmaient les films nouveaux notamment américains. Mais le théâtre de la ville (TNMV) en de pareilles festivités ne désemplit pas. Cet engouement serait dû à deux choses: le mailing et l’importance de l’entité organisatrice à savoir la Délégation de l'Union européenne qui regroupe désormais 27 Etats membres. Qui pourrait refuser une invitation émanant de cette imposante institution ? Les malins disent que ce n’est pas par amour au cinoche que l’on se déplace mais par amour au Schengen. Ceci est peut-être vrai pour nos concitoyens notamment ceux qui se démènent désespérément pour avoir un visa de voyage, mais pour les ressortissants européens cela pourrait être un coup de cœur, une escapade ou tout simplement un désir mêlé à de la nostalgie. On remarque aussi que même si parfois le film n’est pas fameux on ne quitte pas la salle. L’essentiel c’est le regroupement sous une même toiture de personnalités issues d’horizons différents. Il y a des gens que l’on a perdus de vue depuis des lustres mais grâce à cette manifestation cinématographique on les retrouve, costumes tirés à quatre épingles , le verbe dosé et l’air révérencieux. Ce cinéma diplomatique a quelque chose de vertueux : le melting-pot ethnique et linguistique. Il aurait dû être couronné par un bal de clôture pour ajouter plus de glamour à ces semaines de films dont la monotonie commence à irriter. Autre suggestion constructive : pourquoi ne pas consacrer dans les années à venir une édition spéciale au cinéma western européen. Les cinémathèques des Etats membres en en ont plein d’archétypes dans leurs archives. Une rétrospective savamment peaufinée attirerait davantage de cinéphiles. Enfin la présence des cinéastes et des acteurs aurait été un agrément en sus. Pour le film Looking for Eric de Ken Loach dédié à l'ex-joueur de Manchester-City Eric Cantona , c’aurait été une heureuse surprise si on avait invité ce grand footballeur qui a participé en tant qu'acteur et joueur avant-centre dans le film. La délégation de l'union européenne qui a les moyens de ses ambitions pourrait (en cherchant ce petit manque à gagner) être à l’origine d’un grand festival de cinéma qui a son label, son panel et ses inconditionnels. Organiser des projections c’est bien, mais inviter des vedettes pour rencontrer leurs fans est meilleur.
RAZAK

Friday, February 12, 2010

Douce Calamité


Douce calamité

Si parmi les cinéphiles de ma génération, il y en a quelques uns qui se souviennent du film western italien intitulé Keoma, ce serait pour deux choses je pense: la chanson (guitare sèche et voix baryton) garnissant la bande-son et puis l’acteur principal: Franco Nero. Une star qui fut à l’époque très adulée par la multitude.
Il y a d’autres westerns qui ressemblent incongrûment à des comédies musicales qui retiennent l’attention. On trouve dans chacun de ses épisodes une ou deux chansons. Le plus typique de ce sous-genre est le film Calamity Jane (La blonde du Far West) de David Butler. Rappelons que Calamity Jane la vraie a bel et bien existé mais entre la légende et la réalité la rumeur a bifurqué. Butler avait déniché un oiseau rare en la personne de Doris Day une star du music hall qui au moment où le film était sorti en 1953, elle avait une ardoise artistique bien garnie. Le réalisateur a réuni autour d’elle des comédiens formés à l’ancienne école, un orchestre doué et des chanteurs aguerris pour transformer un film fantaisiste en un attrayant western de divertissement. La partition musicale (Sammy Fain) et le lyrics (Paul Francis Webster) orchestrés tantôt par Ray Heindorf tantôt par Jack Donohue en font un savoureux mélange de subtilité et de rigueur. On ne voit plus de films de cette facture. Heureusement avec la vidéographie numérique et la générosité youtubaire on a le loisir d’en déguster la splendeur.
Deadwood (Bois Mort) est une petite bourgade tranquille du Far West. Un petit patelin du Dakota (Black Hills) en pleine expansion encouragée notamment par la découverte d’une mine aurifère devient le centre névralgique du canton. Il ne manque qu’un théâtre pour distraire les habitants. Calamity avec son courage débonnaire quelque peu frivole se charge d’emmener la diva Adelaid Adams. Malheureusement celle-ci part en Europe et c’est sa servante Katie qui, usurpant son rôle, va être ramenée à Deadwood . La vérité éclata au Golden Garter (La Jarretière dorée) où Katie se produisit. Calamity, humiliée parvient à renverser la situation. Elle défend le droit de cette novice à se faire connaître. Elle y réussit et l’intruse qui craignait le lynchage devient une célébrité si convoitée par les gentlemen les plus considérés. Une histoire simple mais c’est l’arsenal cinématographique (transformation d’une cabane poussiéreuse en un foyer de luxe, prouesses athlétiques, les décors…) et les chants insérés dans le film qui la rendent intéressante à suivre. A part quelques coups de feu tirés sur des Sioux qui voulaient attaquer la diligence, le film se compte parmi les moins violents du répertoire. D’ailleurs ce long métrage se démarque par sa texture (une femme héroïne au lieu du gringo habituel mal rasé et bagarreur). C’est une sorte de West Side story à la manière des Cow-boys du Dakota. L’une des chansons si reconnaissable par son timbre mélodieux est un hymne à la prairie qui a enfanté les Black Hills (hill veut dire relief en français).
Doris Day cette blonde aux yeux bleus est presque présente dans toutes séquences du film. C'est Calam, Brave et courageuse, elle est aussi drôle et désinvolte. Sa vivacité de garçon manqué, sa remarquable agilité, pur produit de la prairie, fruste et alerte comme un félin et puis son volontarisme lui valent le respect des gens de la bourgade. Il lui arrive d’être dupée comme lors de son arrivée à Chicago. Quand elle a une idée fixe dans a tête il est difficile de la faire changer d’avis. Elle est un peu vantarde sur les récits guerriers mais cette jeune femme vêtue comme un trappeur, mêlée chastement aux affaires des hommes et qui a un caractère solide va succomber à ses propres faiblesses et griefs. L’attirance instinctive pour un lieutenant de cavalerie qu’elle avait sauvé, va bouleverser son tempérament. L’amitié avec Katie le chanteuses va vite devenir de la jalousie et on retrouve tout à coup la femme vulnérable et brouillonne. Elle gâche tout sur son passage. Calamity qui fut le chouchou de la cité devient une vraie calamité. On l’évite comme si elle était une lépreuse à mettre en quarantaine. Elle se rachète en allant ramener celle qu’elle croyait être son émule d’où le happy-end qui soulage aussi bien les protagonistes de Deadwod-City si fiers de retrouver leur idole, que les spectateurs pris de compassion avec leur brave héroïne. Calamity retrouve enfin le calme après une vie sauvage et mouvementée. Le film est d’un humour assez spécial. Je ne sais pas ce que donnerait un duo constitué de l’espiègle Térence Hill (popularisé grâce à Trinita) et Doris Day (même plus âgée que lui) ? Le western dit crépusculaire avait vraiment raté une occasion inespérée de repartir de nouveau pour diversifier et enrichir davantage le répertoire et puis éventuellement cumuler les bobines estampillées «classic».
RAZAK

Saturday, January 30, 2010

Fâcheuses attitudes

Fâcheuses attitudes
« De mémoire de théâtromane ayant fréquenté assidûment les grandes salles comme le théâtre de la ville et les petites (relevant des centres culturels rattachés aux ambassades accréditées au pays) » écrit-il « jamais un bon spectacle n’avait fini sans le bouquet de fleurs, le geste symbolique qui réchauffait le cœur de l’artiste, qui descendant de la rampe, tout luisant de sueur, en avait besoin. Ce n’était pas le cachet copieux qui le faisait jubiler mais le feedback humain. De nos jours, de tels boniments de civilité semblent révolus. Même les entités qui organisent ou parrainent ces manifestations artistiques commencent à s’en passer. C’est vraiment désolant, et l’on craint que ce ne soit pas un phénomène éphémère dû à la cupidité et l’avarice. A une certaine époque, la première des choses à laquelle l’organisateur pensait, c’était le bouquet de fleurs. Les fleuristes de la ville rivalisaient entre eux pour en faire de plus beaux et de plus colorés. Actuellement on ne s’adonne plus à ce bellissime rituel à cause justement des nombreux gardes qui dressent leur barricade devant la scène et obligent manu militari les spectateurs de sortir par la porte d’où ils sont entrés. J’avouerais sans craindre personne, que c’était à cause des désagréments de cette horreur qui surgissaient pour fausser l’ambiance générale, que j’avais juré de ne plus remettre les pieds dans ce théâtre dont le rapport qualité/médiocrité commençait à prendre des proportions alarmantes. D’ailleurs le «silence critique» m’a été d’un bienfait fortifiant, la peinture et le cinéma, (mon hobby primaire) ont pris le dessus. L’intrusion de ce bataillon de vigiles qui ne se contente pas de surveiller les issues, comme cela est indiqué dans le cahier de charges, mais s’introduit à l’intérieur de la salle pour la marquer mauvaisement de sa pesante présence. Vous regardez le spectacle et eux vous regardent avec des yeux revolvers, comme ceux de Lee Van Cleef. Craigne-t-on une invasion extraterrestre? On a le sentiment d’être dans une messe sous haute surveillance. Et l’on se demande toujours s’il y a quelqu'un de sensé pour mettre un terme à cette stupidité ou du moins en atténuer la gravité en réduisant l’effectif. Les autres employés statuaires de cette institution sont au repos. Figurez-vous que la salle en question et qui a un passé prestigieux (Bolchoï, les Etoiles de Paris …) se trouve juste à quelques pas de la préfecture qui est constamment gardée par des hommes en uniforme et armés de mitraillettes. Ce théâtre qui se trouve dans son voisinage immédiat a-t-il besoin d’un tel sureffectif ? La direction intérimaire, qui a hérité d’une situation assez complexe, devrait penser à ce dysfonctionnement, car le budget global en serait affecté et cela influerait par voie de conséquence sur la qualité des spectacles programmés. Autrefois, quand un comédien ou un chanteur nous subjuguait (Jean Pia, Belmondo, Nour Cherif…) on cherchait à le lui prouver avec des fleurs. Je me rappelle que pour Georges Moustaki j’étais venu voir son concert avec une rose. Je la lui avais remise à la fin de son mémorable tour de chant. A l’époque, il n’y avait ni vigiles ni personnes encombrantes. Les pompiers qui étaient (et sont toujours) les plus concernés par la sécurité du lieu se faisaient discrets. Dommage. Pour Jean Louis Trintignant et Sanchez Cabezudo qui incarnait Mister Metro Cubico on n’avait pas vu de fleurs. Pour le cas de Cabezudo c’était pire: j’étais le seul à le féliciter après son époustouflant spectacle. Ceux qui l’avaient applaudi chaleureusement sont repartis comme s’ils étaient dans un meeting. Les habitués de la salle savent que, même en apportant des fleurs, ils seront empêchés d’accéder à l’estrade parce qu’un mur d’hommes se dresse pour faire la sentinelle. Autre négativité inquiétante: l’on remarque l’absence de photographes. Autrefois on en voyait une nuée. Peut-être les intraitables vigiles leur feraient peur. A quand un spectacle sans le spectacle irritant de ces intrus? »
RAZAK

Sunday, January 24, 2010

Festival des deux rives :les échos de Tataracine et Metro Cubico


D’habitude c’est sur un écran encastré verticalement que l’on projette des films (bobine cellophane) mais avec Cachivache Producciones on change de repère et d’orientation. A la fin de ce programme de divertissement on projeta à l’horizontale. Le plafond du théâtre fit l’affaire. Tataracine, un spectacle présenté (le 22 janvier soit le deuxième jour du festival des deux rives) est une sorte de patchwork pluridisciplinaire. On y trouve du mime, de la musique, un jeu de marionnette et du cinéma. Le roi du rire Charlie Chaplin est ressuscité avec autant de finesse que de frugalité. Certaines séquences tirées de films anciens ont été présentées sous une autre texture. C’est comme si on était au début du cinéma : un pianiste, des accessoires multiples de bruitage et de la bonne humeur. L’assistance (dont une bonne partie est constituée de mômes) a pu s’esclaffer de manière candide et délassante. Le deuxième spectacle programmé pour le 24 janvier et que les tétouanis ont eu la primeur de voir dans le cadre de cette manifestation (parrainée par la fondation de l’institut international du théâtre méditerranéen) est d’une autre saveur. Il en existe une copie mise en partage dans Youtube. C’est du théâtre comique que l’on pourrait qualifier de comique absurde. Cela débute par une annonce immobilière lue sur un journal. Mais au lieu d’un appartement répondant aux normes ce locataire malchanceux se retrouve dans une piaule d’un mètre carré de surface et d’un mètre cube de volume. Pour un nain cela pourrait convenir mais pour un homme de grand gabarit cela devient délicat. Le comique de la situation réside dans cette contraignante contradiction. Al Hombre Cubico (l’homme cubique) n’est pas un yogi hindou pour s’acclimater avec cette mortelle exiguïté et que dire de deux amis qui viendront partager avec lui cet espace non vital. Il faudrait avoir les dons de saltimbanque pour s’y sentir à l’aise. Ce Mister Bean espagnol (SANCHEZ Cabezudo) a pu se débrouiller pour éviter l’asphyxie. Si la pièce a eu du succès notamment en Espagne c’est parce qu’elle s’attaque satiriquement à la crise de logement, dont nous ressentons nous aussi les désagréables méfaits. Casablancais vous voila avertis, ne ratez pas spectacle qui vous sera proposé le 25 janvier au théâtre de la ville. Metro Cubico vous transporterait dans son métropolitain fait de gags et rire jaune.
RAZAK

Wednesday, January 20, 2010

UNE STUPIDITE A PSYCHANALYSER

WIKIO AIME LES INFOS FRAICHES. LE TANDEM WIKIO-RAZAKCINEMA
CONSTITUé AU HASARD DES PIXELS DE LA CYBERNETIQUE FONCTIONNE DANS LA CLARTE ET LE RESPECT MUTUEL. AINSI COMME A L’ACCOUTUMéE CE PORTAIL INFO EN PLEIN BOOM ACTUELLEMENT A REPRIS NOTRE ARTICLE SUR LES CINE-CLUBS MEDICAUX. LE SITE PSYCHANALYSE EN LIGNE .ORG Y A VU A SON TOUR UN CERTAIN INTERET DE LE REPERCUTER A TRAVERS SON RESEAU GRACE A WIKIO . CET ARTICLE DEVAIT ETRE PUBLIE EN EXCLUSIVITE DANS LE JOURNAL L’OPINION. MAIS CERTAINES SUSCEPTIBILITES PARTISANES (LE MINSITRE DE LA SANTE EST ENTRE DANS LE GOUVERNEMENT MAROCAIN AU NOM DE CE PARTI DONT CE JOURNAL EST LE PORTE-PAROLE). ON L’A CENSURE TOUT SIMPLEMENT PARCE QU’ON Y PARLE DE TAMIFLU ET DE VACCIN DOUTEUX. MAIS AVEC INTERNET RIEN N’EST «CENSURABLE». DE TELLES STUPIDITES DE GOUVERNANCE SONT A PSYCHANALYSER.

RAZAK

Friday, January 15, 2010

Réactiver les ciné-clubs médicaux d'antan


Réactiver les ciné-clubs
médicaux d’antan

Avec la recrudescence virulente des grippes d’origine animale comme le H1N1, les ciné-clubs médicaux comme celui que le CCF de Rabat organisait aux années 80 ont besoin d’être réactivés et ressuscités. Pourquoi? Parce que l’urgence en recommande la réapparition pour une meilleure conscientisation de la société afin de la prévenir des dangers pandémiques qui la guettent. Les villes de Rabat et Casablanca en sont toujours prédisposées parce qu’elles ont chacune leur faculté de médecine et ont un gradient démographique assez important. A l’époque où ce ciné-club était vivace et bien que l’on ne soit pas élève en médecine ou en science d’infirmerie, on avait pris par curiosité cinéphilique et scientifique, l’habitude d’assister aux débats qui suivirent les projections de films. C’était très instructif malgré la gravité de certaines images, car la vue du sang donnait le vertige aux âmes sensibles. C’était un carrefour scientifique unique en son genre où l’anatomie et la physiologie se mêlaient à la psychologie et la psychanalyse. On invitait des professeurs de médecine pour répondre aux questions des participants. On se réunissait dans une petite salle de projection qui dès le premier faisceau de lumière lancé dans le noir le petit local se transformait en un bloc opératoire ou un cabinet médical. Il ne manquait que le trousseau du diagnostic. Le projecteur devenait dès lors le stéthoscope. Dans cette programmation le documentaire prédominait. Normal, les deux séries (fictions) Urgences et Docteur House n’ont vu le jour que récemment. Le cinéma médical en tant que genre a eu de l’audience notamment en France et en Angleterre. Les archives en gardent une très riche filmographie réalisée sur divers sujets. Bref, grâce à ce ciné-club scientifique on avait réussi à faire d’une projection de film une estrade de démonstration pédagogique qui intéressait aussi bien le spécialiste que le profane. Malheureusement, cette plate-forme a disparu prématurément alors que les maladies contagieuses comme celles qui avaient trouvé incubation dans les viscères des bovins (grippe bovine), des oiseaux (grippe aviaire) et des porcs (H1N1) n’ont pas cessé de croître. Il est temps de penser à ressusciter ces ciné-clubs pour le bien général de la communauté. Car l’on remarque que les informations sur ces nouveaux fléaux passent par des circuits étroits et les medias audiovisuels qui ont plus d’influence sur les masses ne font que frôler les choses. Ils ont besoin d’un tel confluent pour parfaire la tâche de «communicateur public» qui leur incombe. Faisons remarquer en passant que la vie des animaux a trouvé des supports adéquats qui s’en font une spécialité comme les chaînes TV : « Animaux », « Ushuaia », et « National Geographic Abu Dhabi», mais on ne trouve pas de chaînes exclusives dédiées au cinéma médical (peut-être qu’on lisant cet article certains vont y penser). La presse écrite réserve une part assez importante de ses colonnes au journalisme médical. Elle a assez épluché sur le sujet des grippes d’origine animales précitées, mais dans les medias audiovisuels l’on est toujours au sempiternel et débilitant « Si vous vous sentez mal allez voir votre médecin». Ce ciné-club défunt était plus disert et plus explicite sur les thèmes abordés. A l’époque, nous avions au moins la possibilité de voir de nos propres yeux de quoi avaient l’air un lépreux, un tuberculeux et un leucémique et puis on trouvait des professeurs à la fois aguerris et disponibles pour répondre à nos interrogations. Aujourd’hui on nous parle de Tamiflu et de vaccin d’immunisation anti-grippe H1N1 mais certaines rumeurs circulent toujours quand à leur efficacité. Un ciné-club médical bénéficiant d’un mécénat actif et visionnaire pourrait mettre un terme à ces rumeurs. En invitant la ou les personnes qui en ont trouvé les formules bio-chimiques, il serait instructif d’entendre leurs explications. Cela nous offrirait, en sus, l’opportunité d’en débattre afin que nous soyons mieux prévenus. Ne dit-on pas: «Mieux vaut prévenir que guérir».
RAZAK

Wednesday, December 23, 2009

Valkyrie et Inglourious Basterds: la hantise hitlérienne

Hitler continue de hanter le cinéma hollywoodien. La croix gammée a marqué les esprits. On y revient souvent non pas par recherche de la vérité historique mais pour s’en venger. Dans le film «Inglourious Basterds» de Quentin Tarantino et «Valkyrie» de Bryan Singer on retrouve deux facettes caractérielles diamétralement opposées du même Hitler. En effet, dans le premier film on a affaire à un Hitler enragé et caricatural qui ne peut prononcer un mot sans cogner la table. Dans l’autre film on nous montre un Führer calme , réflexif et presque muet. Dans le long métrage de Tarantino (qui n’est pas le meilleur de sa filmographie) on fait étalage de tout un arsenal de torture : crânes défoncés à l’aide de battes de baseball, fronts rayés au couteau, cuirs chevelus dépecés, corps et membres estropiés . Le film commence par un long bavardage et la «visite de courtoisie» du soldat nazi au domicile d’un français de confession juive s’achève par un criblage du plancher avec une mitraillette . Par miracle, la fille échappa à la mort. Cette «bienveillante irruption» nazie donne un avant-goût de ce que sera la suite du film: un assassinat à chaque mètre de bobine. Ce film sombre et inesthétique aurait dû être titré «Représailles » ou « La rage de venger les juifs». Dans le film de Bryan Singer les moyens de tournage semblent plus importants mais on note une certaine linéarité scénaristique et puis vu le foisonnement d’officiers supérieurs (trop de colonels et de généraux) on s’embrouille à suivre les principaux protagonistes. Enfin, même si la tentative de renverser le Führer a échoué on voulait monter au monde qu’il y avait des officiers qui n’approuvaient pas les méthodes hitlériennes. Côté «starring» : si dans le premier film Brad Pitt en moustache mexicaine tente sans aucune gloire l’une des bidasseries les plus obscènes de sa carrière cinématographique , Tom Cruise en interprétant le rôle d’un officier allemand (Stauffenberg) en désaccord avec son guide supérieur ne manqua pas de culot. Une petite inadéquation visuelle: le grade de colonel ne sied pas au visage play-boy de Tom Cruise. Les maquilleurs n’y avaient pas fait attention. Tom avait l’air d’une nouvelle recrue. Cependant un geste anecdotique demeure dans l’esprit du spectateur: le salut hitlérien (Heil Hitler) avec un bras estropié c’est la seule séquence du film où l’on pouvait grimacer.
RAZAK

Friday, December 18, 2009

Susan Boyle : The hard dream becomes a beautiful reality


Susan Boyle:The hard dream becomes beautiful reality

Razak-cinema was one of the first blogs to support the great singer Susan Boyle.
In April 18th, 2009 we early posted (in French language) an encouraging message titled: "Susan Boyle la Miss Patience".
Now we are so happy for her. She confirms herself in the showbiz and proves her great talent. Susan has become the biggest star of Britain and her celebrity is getting more and more grow. She is fantastically appreciated around the world. In the latest Youtube's rankings she is the first of TopTen.
The latest news indicate that the Scottish singer's rendition of I Dreamed A Dream on the television show (Britain's Got Talent) was watched more than 120 million times by viewers across the world. Her Album is sold over 700000 Copies.
BRAVO SUSAN

Sunday, December 13, 2009

Sureffectif


SUREFFECTIF


Je vous mentirais si je vous disais que l'ambiance au sein du 9e FIFM était relax et "bon enfant" comme on dit pour les festivals où règne la détente. Non déplaise aux menteurs du journalisme, les désagréments y étaient de toutes sortes. Le plus révoltant c'était la sur-densité sécuritaire. Autrefois, on trouvait un vigile par couloir, aujourd'hui on en trouve 10 , auxquels s’ajoute l’impolitesse. Impossible de garder la sang froid face à ces énergumènes, crânes rasés et thorax musclé, qui vous rappellent par leur sombre accoutrement, les enterrements siciliens. Le nombre de gardes et de sentinelles semble dépasser celui des festivaliers. Même le siège de l'ONU à New-York ne bénéficie pas d'un tel sureffectif de contrôleurs d'identité et de surveillants. Mais ce sureffectif ça se paie cash. Une bonne partie du budget alloué au festival va vers la société de surveillance. A quoi bon assister à un Hommage si on n'a pas la possibilité d'échanger des mots d'affabilité ou des propos cinéphiliques avec la personne que l'on voudrait honorer ? Autrefois, et dans le cadre de ce même festival on avait fait venir des célébrités du 7ème art et du show-biz, ainsi que des personnalités du monde de la culture telles que Jacques Chancel, Maurice Druon, Martin Scorsese, Amitabh Bachchan, Susan Sarandon ...on avait la possibilité de leur parler directement ou par l'entremise des points de presse ou des conférences. Aujourd'hui, cette éventualité n'est plus de mise ou semble se faire en catimini . L'on s'achemine vers un festival de "vitrine". Figurez-vous que pour l'hommage consacré à Christopher Walken même l'équipe de SNRT (partenaire du festival) n'a pas pu approcher la star américaine . On resta cloué dans le couloir pendant plus d'une heure alors que Walken en bon "walker" a filé on ne sait d'où et sous bonne escorte.
On devrait réfléchir sérieusement à ces désagréments, car la survie du festival en dépendrait. Certes, on pourrait financièrement le maintenir dans le circuit, en disposant des ressources nécessaires; mais à mon avis, ce qui est précieux pour une manifestation mondaine de ce genre, ce sont les relations humaines. Le festival de Locarno (Suisse) se tient dans une grande place bordée de maisons mais on ne voit pas l'ombre d'un vigile. On est convaincu que les gens qui suivent les péripéties de ce festival le font par amour et non pas par nécessité. Je me rappelle aussi du festival CINANIMA (Portugal) on éprouvait du plaisir à y prendre part malgré la modicité du budget. Les effets du festival (catalogue, badge, tickets de restauration...) sont distribués en deux secondes grâce à un ingénieux dispositif mis en place pour éviter les encombrements . Pas de longues files où l'on se bouscule pour un petit plat sans saveur . Même les médias audiovisuels ne font pas de ségrégation entre les festivaliers. Ils font montre d'un professionnalisme exemplaire ; un petit mot déposé au secrétariat du festival ; le lendemain je le retrouve publié en trois langues (portugais, français et anglais) dans le journal du festival dont la qualité et le contenu sont nettement bien meilleurs que le tabloïd fourre-tout du FIFM où l'auto-publicité prédomine.
Conclusion : un festival où l'on assiste, crispé et mal à l'aise, finirait par la désaffection. Bon nombre de festivals ont été rayés de la carte à cause de cette dernière. A bon entendeur, salut
RAZAK

Saturday, December 12, 2009

Les prétencieux du FIFM


Les internautes au Maroc ne sont pas aussi habiles qu’on le croit. Le clavier et la souris font encore peur aux vielles générations. Et même en ayant un blog populaire on est obligé de faire recours au journaux pour passer un message, au risque de le charcuter par censure ou manque d’espace. Le Journal Hebdo qui a publié notre billet critique sous un autre titre en a ôté une bonne partite (comparer avec l’original). Normal on publie dans le même numéro un entretien avec Madame Duplantier la directrice du FIFM.
LES PRETENCIEUX DU FIFM

Parmi les intellectuels marocains qui se disent cinéphiles, il y’a beaucoup de prétentieux. Il n’est pas honteux de le dire. Au FIFM, on en trouve de plus opiniâtres. Nous avions dans une chronique précédente signalé la rareté dans cette Agora des vrais cinéphiles. Ce qu’on rencontre le plus souvent ce sont des individualités pleines de zèle, si fières d’avoir eu les faveurs des organisateurs pour être de la partie. Ils font du bruit dans les couloirs et dédales labyrinthiques du Palais des Congrès. Ces intellos du cinoche dont une partie travaille pour le compte de notre pauvre téloche se démènent fiévreusement, histoire de prouver qu’on mérite le gite et la pitance. On les voit s’égosiller discutant de tout et de rien sauf des disfonctionnements que connait l’organisation dudit festival. Ces cracks des discussions byzantines ne savent pas se taire quand un sujet dépasse leur compétence.
-«Parlez-nous un petit peu du Son Hors-Champ? »
-«Connais pas ».
-«Mais qu’est-ce que vous venez faire dans ce festival ?
Les pauvres ne savent pas qu’ils ne savent rien. Ces types dont la clownerie phraséologique donne à pleurer retrouvent leur misère, le jour du smoking, c’est à dire le jour de l’ouverture et la soirée de clôture. C’est tellement grossier que ça devient comique. Avec leur polyvalence grincheuse et mal digérée, ils sautent d’un sujet à l’autre sans en maitriser aucun. Cela suscite à la fois la satire et la pitié. Dans ce pays tout le monde affirme sans sourciller qu’il n’y a pas de scénaristes patentés et cela fait une éternité qu’on entend le bruit désagréable de cette tare handicapante, sans penser un jour y mettre un terme. Un soi-disant comité de lecture de scénario se tient semestriellement, mais on ne sait toujours pas comment il fonctionne.
Le centre de tutelle aurait dû choisir des écrivains ayant l’imagination fertile et aptes pour une formation appropriée et les envoyer dans des instituts spécialisés notamment nord-américains, pour en faire éventuellement des scénaristes et cela pourrait donner, à long terme, quelques résultats. Cet atermoient symptomatique en dit long sur l’organisation de cette institution de tutelle dont des têtes bien pensantes commencent déjà à se demander à quoi elle sert, puisque les salles de cinéma ont fermé en grand nombre et la compagne de lutte contre le piratage a échoué et puis les tournages étrangers deviennent moins nombreux. De plus, le patron de la boite est visé du doigt dans un rapport critique établi par la Cour des Comptes, sans oublier qu’il a dépassé l’âge de la retraite. La tirelire appelée péjorativement « Fonds d’Aide » transformé en «Avances sur Recettes» (ne riez pas SVP) est la source de toutes les convoitises, nuisances et désordres. Les critiques intègres qui ont dénoncé ces dérapages ont été mis à l’écart croyant qu’on agissant ainsi, on allait tromper les yeux vigilants de l’Histoire. On plonge dan un univers kafkaïen où la logique est la malvenue. Reprenons le raisonnement: il n’y a pas de scénaristes professionnels, c’est un fait, alors comment font les membres du « comité de lecture » désignés par l’administration pour le tri ? Le plus drôle c’est que ces membres sont rémunérés pour «Taâb al Kiraâ» (efforts de lecture). A cette criarde aberration, s’ajoutent les fléaux dévastateurs qui guettent la cinéphilie. Les salles qui autrefois présentaient des nouveautés cinématographiques (comme la salle Renaissance à Rabat) ont disparu ou changé de patente. Alors comment ces messieurs font pour maintenir un certain niveau cinéphilique pour ne pas paraître totalement out ? On recourt sans doute aux DVD piratés de Derb Ghallaf ou à ceux de la Médina de Rabat vendus le plus souvent au prix d’un morceau de «Harcha». Mais le fameux Centre interdit les enregistrements piratés. Pour se procurer un DVD non piraté, il faudrait débourser de l’argent. Nous voilà au cœur d’une tragicomédie où les acteurs ne tiennent pas les rôles qui leur sont dévolus. Les paillettes ne font jamais les palmes d’or. Il faudrait à ces prétentieux intellos du cinoche beaucoup de détachement de soi et surtout abandonner le «gharadisme» où ils se laissent asservir, afin de voir l’autre bout du tunnel. La vile image de pique-assiette semble la plus dominante, hélas !

RAZAK

Wednesday, December 09, 2009

Said Taghmaoui: un Hommage prématuré




Said Taghmaoui : un hommage prématuré

Le petit rôle joué par l’acteur franco-marocain Said Taghmaoui dans le film de David Russel "Les Rois du Désert" n’est pas consistant : un soldat de l’armée de Saddam, un petit rôle insignifiant d’ailleurs comme le film lui même. George Clooney lui aussi rate sa prestation dans ce film de propagande militaire.On le savait républicain et anti-Bush mais dans le film il fait le propagandiste en chef en faveur de Bush , celui qui créa un désastre en Irak avec son "Building democraty" avant de céder le fauteuil de la présidence à M. Obama . Ce cinéma plein de contradictions ne me plait pas. La guerre est finie mais on ne voit de l’Irak que les bunkers , vestiges à détruire avec barbarie. Les lingots d’or dérobés aux koweïtiens deviennent une source de déstabilisation. Devant ce minerai qui avait rendu fou pas mal de pionniers lors de la conquête de l’Ouest les soldats se transforment en déserteurs puis en voleurs. Ainsi partis pour libérer les iraquiens de Saddam ils deviennent des forcats déchainés. Arrêtés à la frontière iranienne ces déserteurs devraient être jugés par une cour martiale pour avoir enfreint le règlement militaire mais les quelques clichés insérés juste avant le générique du film nous indiquent que les trois personnes ont recommencé leur vie normalement comme si le vol et les personnes civiles tuées ne comportaient rien de délictueux. Le film signale aussi que les lingots ont été remis aux koweitiens non pas dans leur totalité mais partiellement. Qui les ont dérobés, les réfugiés iraquiens qui sont passés dans l’autre camp ou les yankees ?
J’ai de l’estime pour le jeune acteur Said Taghmaoui . Je l’ai apprécié dans d’autres productions mais ce « Three Kings » est un bide. C’est pas parce qu’il y a Clonney que le film est bon. Loin de moi l’idée de paraître jaloux , je trouve que l’Hommage qu’on lui a consacré est un petit peu prématuré . D’ailleurs l’acteur lui même a avoué ce fait à la télévision. Les hommages c’est fait pour les vétérans qui ont une très longue carrière cinématographique. Les jeunes premiers même bourrés de talent doivent attendre.

RAZAK

Du cinéma live : Supergirl du Tapis Rouge


DU CINEMA LIVE : SUPERGIRL DU TAPIS ROUGE

Lundi soir, entrée du Palais des Congrés où se déroule le 9e FIFM , une femme en tenue de karatéka a fait irruption avec son scooter sur le tapis rouge trompant la vigilance des nombreux gardes. Interceptée, elle a fini sa course sur la caillasse. Une jolie pirouette suicidaire qui fera la Une de beaucoup de journaux. Selon l’info publiée à son sujet par un journal arabophone Assabah, elle aurait fait ce geste pour prouver au monde qu’elle est capable de faire le cascadeur de cinéma.
Si j’étais un réalisateur de cinéma, je ferais appel à ses prouesses.
Dans un festival du film documentaire organisé au Portugal, j’avais assisté (lors de la cérémonie d’ouverture) à une séquence live où l’on croirait être dans un tournage de film d’action. La seule différence entre ces deux scènes c’est que la Supergirl marrakchie le faisait par spontanéité et à ses risques et périls, alors que les acteurs portugais se déployaient selon un programme prémédité.
RAZAK
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Les gags de Kusturica

Les gags de Kusturica


J'ai bien fait d'aller voir "Promise Me this" le film de Kusturica projeté le mardi 8 décembre à 11 heures au cinéma Le Colisée. Ce film drôle comme ceux des années 80 où les italiens excellaient m’avait décrispé l’humeur. Kusturica y a mis ses anecdotes (une école pour un seul élève ...) ses critiques (débauche citadine ...) et ses penchements satiriques (la pègre locale...). Le film regorge de trucs mécaniques et zoophiliques: un lit éjectable, des pièges télécommandés, des jumelles drôlement automatisées, un dispositif mécanique pour traire les vaches. La plus fameuse de ces « inventions » est la roue hypnotique: sur un disque en bois on a dessiné une spirale concentrique, on le faisant tourner, le mouvement stroboscopique provoque, chez l'individu qui le regarde, le sommeil. J’aurais souhaité en avoir un pour mon insomnie. Freud qui avait tant sué pour hypnotiser les patients résistants serait charmé d'un tel sobriquet.C'est la première fois que je vois un film serbe de cette drôlerie. Il semble que le réalisateur s'y délecte en faisant son film, comme quelqu'un qui dessine une caricature et se met le premier à en rire. Comment ne pas s'esclaffer en voyant la désinvolture caricaturale du boss de la mafia qui brille dans le film par ses tendances zoophiliques notamment pour les dindes?

J'avais de la chance, grâce à la gentillesse (une rareté au FIFM) d'un vigil nommé Mohamed , j'ai pu serrer la main de Kusturica en lui disant quelques mots louangeurs. Ce réalisateur qui a failli être envoûté par le ballon rond est aussi un instrumentiste (bassiste). Entre deux tournages, il donne des cours de cinéma dans l’école qu'il a fondée dans on pays.

RAZAK

Sunday, December 06, 2009

9e FIFM : Sopyonje ouvre la rétrospective sud-coréenne

9e FIFM : Sopyonje ouvre
la rétrospective sud-coréenne



La rétrospective du cinéma sud-coréen dont le premier spécimen filmographique vient d’être présenté le 5 décembre 2009 au cinéma Le Colisée de Marrakech annonce sa couleur. En effet, Sopyonje (La Chanteuse de Pansori ) film de d'Im Kwon-taek est d’une poignante poésie dramatique. Ses séquences plongent dans un monde austère et sans pitié. Kwon qui est le plus prolixe de sa génération, s’adonne à travers ce film, à une sociologie brute du cœur. Ce long métrage de 112 minutes est plein de pudeur. Pas le moindre « kiss » ni attouchement. Eros fut obligé de céder la place au Pathos. Tourné à l’occidentale, la jeune fille même aveugle, attirante par son innocente beauté, aurait été source de harcèlements et dépassements impudiques, car avec ces gens de l’Ouest rien ne reste inviolé. Kwon reste fidèle à la tradition asiatique notamment celle qui avait donné au Bharat (ancien nom de l’Inde) ce qu’on appelle les « Navarasas » (relire notre chronique sur ces neuf sentiments de base que la culture ancestrale indienne a mis en exergue). Bravo à Kwon pour ce petit joyau de cinéma. Certaines séquences sont la transposition poétique d’une sentimentalité humaine en friction avec la rudesse de la vie et ses imprévus. C’est une réflexion sur l’écoulement des âges, entre jeunesse et vieillesse ; sur les petits bonheurs qu’on peut créer en étant au cœur de la misère la plus sordide. On en retiendrait ce goût prononcé pour le perfectionnisme artistique , même si on y est mal conditionné et qu’on y est contrarié par l’indifférence humaine , travaillée mauvaisement plus par le désir de possession et que par la vertu du partage . Le père voulait de sa fille qu’elle fasse preuve d’autodépassement et qu’en chantant elle fasse sortir les sons du fond de ses tripes. Cela nous rappelle par le caractère ambulant et désespérément existentialiste La Strada de Fellini (souvenez- vous du duo de tonnerre Anthony Quinn et Giulietta Masina). Il y a aussi du Charles Dickens dans cette histoire émotive qui , dès les premiers plans , vous serre la gorge . Malgré qu’il soit sous-titré en français, ce film (en VO) ne s’oublie pas facilement. Dommage, on n’était seulement quelques personnes se comptant sur les doigts d’une seule main à y assister.
RAZAK
(Marrakech le 6 Décembre 2009)

Saturday, December 05, 2009

9e FIFM: le cinéma indien out


9e FIFM: le cinéma indien out



Ce n’est pas le tapis rouge et l’exhibitionnisme vestimentaire qu’il est obligé de supporter qui donnent aux festivals de cinéma leur importance mais le choix des films, la renommée des invités, l’ambiance festive qui y règne. Pour le 9e FIFM, l’on note une certaine régression par rapport aux éditions passées auxquelles personnellement j’ai pu assister, en demi-accrédition bien sûr (entendre badge et documentation et c’est mieux comme ça pour préserver une certaine objectivité). C’est généreux pour une institution qui ne tolère pas les critiques fussent-elles constructives et émises à bon escient. La qualité du design de l’affiche FIFM-2009 laisse à désirer. Côté programmation filmographique , il y en a comme dans n’importe quel festival de cinéma qui débute , du bon et moins bon. Par ailleurs, revoir du Jim Jarmush, est un vrai plaisir teinté de nostalgie. L’on regrette que la direction artistique ait exclu le cinéma indien de la programmation. Comme si ce cinéma émergent ne méritait pas d’être présenté on l’ignore, sachant que les marrakchi en raffolent. Depuis la Carte Blanche à Yash Chopra (2006) l’on sentait venir ce coup.Conséquence de ce rejet non justifié : le public marrakchi autrefois nombreux pour assister au cérémonial du tapis rouge et qui accourrait à la rencontre de ses idoles indiens préferés tels Amitabh Bachchan, Saif Ali Khan et Aishwarya Rai ...devient moins dense . « Road, Movie » le film de Dev Benegal qui laissa de bonnes impressions au dernier festival de Toronto mériterait d’être inséré en « IN » . Il pourrait même glaner quelques palmes. Côté « Guest », on annonce la venue imminente de quelques figures du cinéma américain (pourvu que la phobie H1N1 ne les fasse pas renoncer au voyage) mais les monstres de cinéma qui font ameuter la foule tels Brad Pitt, Robert de Niro, George Clooney, Shahrukh Khan …n’ont a pas encore trouvé le bon communicateur pour les convaincre à faire un saut à la ville rouge, sans toutefois être forcé de leur consacrer des Hommages pour qu’ils viennent. L’on espère qu’ il n’y aurait pas (comme lors des éditions passées) des chamboulements de dernière minute : bobine manquante par-ci, annulation par-la et que les horaires des projections soient respectés. Côté médias audiovisuels, l’on note la présence de nouvelles recrues (Medi-1 Sat, Radio Aswate…) mais on attend d’eux d’animer le débat sur le devenir du 7e Art au lieu de faire de la réclame de manière déguisée. Il y a aussi beaucoup de comédiens marocains de Sitcoms (des habitués auxquels on a retranché les morts Afifi, Hassan Skalli…) mais moins d’intellectuels. On aurait souhaité que les deux artistes primés récemment Abdellatif Laâbi et Larbi Sebbane soient parmi les invités de marque, histoire de briser la monotonie. Une autre remarque ne manquant pas de sel : les deux directeurs du CCM et de SNRT dont on ne sait pas au juste leur rôle au sein dudit fetival (on connait leur fonction au sein de la fondation ) se font admirer en passant le plus de temps sur la tapis rouge. Au temps de Mr Toscan, l’initiateur de ce festival, ils se faisaient plus discrets. Est-ce que cela augurerait-il d’un éventuel changement de guidance ? Seul l’avenir nous le dira.


RAZAK
(Marrakech le 5 Décembre 2009)

Sunday, November 29, 2009

Le FIFM à la croisée des chemins

Le FIFM à ses débuts était interessant. Le voyage (Rabat-Marrakech) en valait le détour. Depuis 2006, j'ai décidé de ne plus y'aller car la monotonie commençait à se faire sentir. On privilégie le vestimentaire et on oublie la culture cinématographique . C'est devenu tellement clinquant qu'on se croirait dans une foire de snobisme . Comme j'effectue en ce moment un voyage dans la région montagneuse du Toubkal, peut-être m'aviserais-je à faire un petit saut au FIFM de 2009 pour voir s'il y aura (après l'agonie que connait les salles de cinéma au Maroc) quelques belles images à mettre sous l'oeil.

Monday, November 23, 2009

Le road-movie entre érrance et quête identitaire




Le road-movie entre errance
et quête identitaire
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Par RAZAK
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1e partie
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« L'immobilité, ça dérange le siècle», disait Léo Ferré dans une de ses chansons. A la fin d’une autre il crie: « Hé, Monsieur Richard, le dernier pour la route». Nous voila ramené lyriquement vers le sujet qu l’on voudrait débattre: le road-movie. Mais avant le décryptage de ce genre de cinéma au contour sémantique mal défini, l’on aimerait en rappeler les lointaines prémisses et les soubassements qui ont précédé l’avènement du cinématographe de plusieurs dizaines de siècles. L’exode humain a été mis en évidence dans de nombreux récits religieux (ancien et nouveau testament, le talmud, le coran…). Dans le Mahabharata (plus long poème épique hindou) on trouve des mentions se rapportant à ces migrations humaines qui d’ailleurs n’étaient pas inconnues chez les anciens grecs. Noé et Bouddha faisaient partie des grands voyageurs les plus mythiques et atypiques. L’homme primaire bien qu’il soit acculé à vivre dans les grottes était un errant.
La mobilité sur terre n’a pas eu de répit. Le globe terrestre lui même est en perpétuel mouvement giratoire. Avec l’essor des Sciences et technologies spatiales, l’homme a fait le grand saut vers le cosmos . Cinématographiquement, la conquête de l’espace a fait l’objet de moult space-movies. Entre la cinématique (étude physique du mouvement d'un point matériel) et le cinématographique, il y a un lien de consanguinité incontournable : le mouvement.
Les migrations humaines qui se sont déroulées sur terre entre méridiens et parallèles avaient une multitude de raisons et une foultitude de motivations. Les plus simples à saisir sont celles qui ont été dictées par l’impératif végétatif. On se déplace des zones arides vers les zones prospères où poussent de l’herbe et des céréales. Les caravanes du désert étaient mobilisées, tantôt à cause de l’austérité (recherche des oasis de subsistance), tantôt par le commerce. Ainsi, la Route du Sel et les Routes de la Soie avaient dépassé le cadre étroit des échanges commerciaux pour servir, par brassage, le linguistique et le culturel.
Les routes maritimes et fluviales assuraient la liaison entre différentes nations et divers continents. La parole et les coutumes voyageaient avec ces itinérants. Même les plantes comme le fameux Ginkgo Biloba (arbre aux mille écus) prenaient la route avec les hommes. D’ailleurs, comme tout un chacun peut le constater, le nomadisme végétal est toujours de rigueur. Il n’y a qu’à voir le nombre d’arbres fruitiers exotiques importés de loin et que l’on a plantés dans les serres du parage. Les botanistes en tant qu’explorateurs voyageaient beaucoup. De même, les archéologues n’étaient pas des casaniers sédentaires. Autrement, on aurait eu moins d’égyptologues si on s’était fixé définitivement dans le canton où on est né. Un autre fait mérite d’être signalé en passant : certains tissus ont effectué de grands périples planétaires. Le plus célèbre est le blue-jean. Parti de Genova (Italie), il fait un escale en France (ville de Nîmes d’où le nom Denim) avant de traverser l’Atlantique. Mais quand il avait réuni tous les attributs qui lui sont propres (rivetage …), il va faire un come-back spectaculaire en Europe et de là il va conquérir la populeuse Asie (lire notre condensé sur l’histoire du blue-jean que nous présentons à travers une Dardacha-Chatt toujours online dans le blog Bouzghiba-Awards sous le titre : «Jeanération»).
Les croisades, la guerre de Troie (penser au fameux cheval de Troie), la découverte de l’Amérique, les expéditions portugaises et espagnoles du XVe siècle vont éveiller les esprits pour la grande aventure coloniale. Cela a induit de grands flux migratoires humains. Les italiens tout comme les hollandais avaient très tôt pris le large pour aller vivre dans ces nouvelles contrées. L’art n’était pas en reste. L’orientalisme avec Delacroix, Charles Dinet et Fromentin en témoigne. Le théâtre de Molière était un Travel Show, c’est à dire un spectacle ambulant. Le mondialisme artistique ne date pas d’aujourd’hui, qu'on rectifie les préjugés.
Revenons au fief naturel du road-movie : l’Amérique. La découverte de l’or et du pétrole dans cette région va attirer les aventuriers de tous poils, notamment des émigrants de l’ancienne Europe auxquels s’ajoutent les anglais, les irlandais et les africains entraînés jusque-là , non pas de leur propre gré, mais en tant qu’esclaves déplacés dans le cadre de ce qu’on appelle communément «Commerce Triangulaire». L’essor des chemins de fer a également favorisé cette mobilité démographique et géographique. Les cow-boys et les trappeurs qui sillonnaient le vaste territoire américain étaient des itinérants d’un genre spécial. Chacun devait porter avec lui un pistolet ou un fusil et des cartouches s’il voulait survivre. Les cow-boys sont des gens indépendants, poussifs et jouissifs à la fois, mais ils étaient des individualistes difficiles à apprivoiser. Ce sont eux qui vont inculquer à leurs descendants cette envie effrénée de changer constamment de place et d’aller chercher l’aventure dans des régions lointaines, quitte à y laisser leur peau.
RAZAK




Saturday, November 07, 2009

MERCI HESPRESS

La presse électronique dispose des outils technologiques adéquats et performants qui lui permettent un traitement médiatique d’une célérité exemplaire. HESPRESS un des portails de l’information instantanée les plus populaires au Maroc et ailleurs a eu la primeur de répercuter l’actu relative au 5eme prix Bouzghiba revenant au talentueux caricaturiste Larbi Sebbane.
MERCI HESPRESS

Tuesday, November 03, 2009

Le 5ème Prix International de l’Humour décerné à l’artiste Elarbi Sebbane


COMMUNIQUE
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Le 5ème Prix International de l’Humour
décerné à l’artiste Elarbi Sebbane

Le prix Bouzghiba-Awards 2009 est décerné à l’artiste marocain Elarbi Sebbane. C’est la première fois dans son historique qu’un marocain est auréolé de ce prix culturel et symbolique lancé en 2005 par RAZAK géniteur du personnage humoristique Bouzghiba et critique de cinéma . Ainsi en retournant au bercail, il prônerait certaines valeurs. En effet, le prix 2009 se voudrait un hymne à l’abnégation artistique, et à la clairvoyance. Sebbane, homme de principes, a prouvé à travers les trente années qu’il a consacrées à l’art de la caricature en général et à la caricature de presse en particulier qu'il est digne d’en être auréolé. Il y a beaucoup de sagesse dans sa démarche. Le trophée (un tableau portant la signature de l’initiateur de ce prix) lui a été remis dans la matinée du mardi 3 Novembre 2009.
Sebbane est né à Kenitra en 1948. Une des ses toutes premières expositions artistiques date de 1966. Depuis 1968, il publie régulièrement des dessins humoristiques dans la presse nationale et dans d’autres journaux arabes dont notamment Al Qods édité à Londres. Il a été membre fondateur de l’alliance des caricaturistes arabes (Damas 1984) dont la présidence a été confiée au martyre palestinien Naji Al Ali. En Tunisie, il participe à l’exposition collective dédiée aux Droits de l’Homme (1984). En 1992 le professeur El Manjra lui décerne son Prix du « Tawassoul al Hadari » (communication civilisationnelle) ex-aequo avec l’humoriste Senoussi Ahmed Alias Bziz .
A propos de la parution de l’ouvrage que le chercheur Abdelkrim Gharib a consacré à Elarbi Sebbane, Razak a rédigé une note de synthèse élogieuse entamée comme suit:
« L’homme en mériterait tout un paquet, vu l’intarissable encrier d’où il a puisé la sève de ses militantes planches, vu sa fertilité créatrice et surtout vu sa probité intellectuelle. Les années ont passé, mais l’artiste est resté égal à lui-même : compétent mais modeste, perspicace mais il déteste qu’on fasse de l’art un objet de négoce, battant mais toujours non battu, affable mais non affaibli. L’homme est d’une généreuse combativité. »
Dans un autre article rédigé antérieurement, intitulé « Mehmaz Story », Razak vante le mérite de cet artiste singulier en écrivant :
« Essabane est entré dans l’histoire de la presse marocaine par la grande porte. Lui qui de nature aime faire du bien et se contente de peu .Ce qui l’intéresse ce n’est pas la multiplication des chiffres sur un bulletin de paie mais vivre sa passion intensément »
Il est à rappeler qu’après que le prix a soufflé sa troisième bougie, Razak publia le tome-1 de la monographie s’y afférent pour faire le point sur ses spécificités, sa philosophie et ses objectifs suprêmes. L’ouvrage jette une lumière sur l’oeuvre des trois premiers gagnants. Il en serait ainsi pour les lauréats du présent et du futur. Pictural et bibliophilique, tels sont les traits distinctifs et inédits de ce prix antimatérialiste.
Maniant pinceaux et plume sans intermittence, Razak est l’auteur d’un livre paru au Canada (Au delà de l’Artifex, je dis). Dès sa sortie dans les librairies canadiennes une radio montréalaise lui a consacré trois émissions intitulées « Confidences littéraires ».
Autre bonne nouvelle concernant le blog, online sous URL
http://bouzghiba-awards.blogspot.com .Il a été gratifié au mois de septembre 2009 par un encourageant classement (2ème au TOP-10) réalisé par une société américaine spécialisée (Wholinkstome). La presse nationale ne a fait écho.

Elarbi Sebbane wins the fift Bouzghiba award 2009


Press release
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Elarbi Sebbane honoured with
the fift Bouzghiba Prize in Humor

The Bouzghiba-Award 2009 is given to the Moroccan caricature artist Elarbi Sebbane. This award is being offered for the first time this year to a moroccan artist. This cultural prize was launched in 2005 by Razak the creator of Bouzghiba’s avatar and critic-movie in order to encourage comic performances around the World . For this year the prize should support across its symbolic goal ethic values. Elarbi Sebbane is known as a model of good behavior and for his own creativity. During twenty years of professional caricature he had been considered as a mirror of Moroccan society .The trophee is representing a painting made by Razak. It was given to the winner in the morning of Tuesday 3rd of November 2009.
Sebbane was born in 1948. His first exhibition was presented in 1966. Two years after he started to publish comic drawings in press. He was co-initiator of the arabic alliance of caricature artists headed by the famous Palestinian Naji al Ali. In Tunisia he participated to the great international exhibition dedicated to Human Rights (1984). Dr El Manjra awarded him ex-aequo with Moroccan humorist Ahmed Senoussi alias Bziz. They received a prize of “Tawassoul al Hadari “ (civilization in communicating ).
Razak who supervises this annual event has published a book in Canada (« Au delà de l’Artifex, je dis » Ed. Maxime, Montreal) .
So, after the third edition of Bouzghiba-awards he published a monographic book in order to make a special tribute in presenting the three winners (Patricia Piccinini 2005, French TV-program "C’Est pas Sorcier» 2006 and Theo Jansen 2007). The following winners will be presented in the second part of the monography. Art painting and bibliophilia are the two fundamentals characteristics that distinguish this cultural and anti-materialist prize.
One of the latest good news: In September 2009, the blog Bouzghiba-Awards powered by Blogger was well ranked ( second of TOP-10) by the American start-up in management of Web Ranking: Wholinkstome.

Sunday, November 01, 2009

Bouzghiba-Awards 2009 :le compte à rebours a commencé

Bouzghiba-Awards 2009 :
le compte à rebours a commencé

Le compte à rebours pour le cinquième Prix International de l’Humour a commencé. Qui va gagner le trophée du Bouzghiba-Awards 2009 ? Vous saurez le verdict très prochainement. Comme d’habitude, il y a bousculade et on a l’embarras du choix. Celui ou celle qui en serait honorée aurait en plus du trophée pictural (thème du tableau inspiré des activités du lauréat lui-même) la possibilité d’être (pourvu que le très maléfique H1H1 ne nous perturbe pas le programme prévisionnel) évoqué dans le tome-2 de la monographie Bouzghiba-Awards au même titre que les trois premiers lauréats. Deux caractéristiques fondamentales distinguent ce prix culturel de tout le reste : la peinture et la bibliographie. Bonne chance aux heureux gagnants du futur.
RAZAK