Tuesday, January 02, 2018

COMMUNIQUE *** La romancière Leïla Slimani remporte le XIIIe Prix Bouzghiba de l’Humour


COMMUNIQUE
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La romancière Leïla  Slimani 
remporte le XIIIe  Prix  Bouzghiba  de l’Humour
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Conformément aux critères de sélection et d’octroi, en vigueur depuis 2005, l’année où le Prix  Bouzghiba  de l’Humour a été lancé, pour auréoler ceux qui le méritent ,  la romancière Leïla Slimani, remporte le treizième  trophée de ce prix transculturel, se distinguant des autres prix lucratifs, par ses deux dimensions culturelles : picturale (le trophée est représenté par un tableau de peinture inspiré  du lauréat) et bibliographique (un livre monographique où l’on consacre plus de chapitres aux lauréats). Trois tomes ont été publiés sous le même label, dont un en France en double format (papier et E-book ) . 
C’est la deuxième femme que l’on auréole, après Patricia Piccinni (1ère  lauréate du PIH ), dont les folles interprétations qu’on a faites des ses sculptures relevaient du  tragi-comique. Avec Leïla  on retrouve la même atmosphère délétère, comme si l’Histoire avançait à  reculons. Chronologiquement, elle succède au  dramaturge Peter Brook (lauréat 2016), au compositeur de musique de film Ennio Morricone (2015)  et au caricaturiste Plantu (2014). Une pléiade d’artistes talentueux et ouverts sur les cultures du monde, auxquels s’ajoutent  Larbi Sebane (2009)  et Ahmed Fouad Najm (2012).
Pour la remise du trophée, nous avons sollicité, par courriel ,  l’intermédiation de la direction du  Lycée Descartes où elle a étudié. On espère qu’on y trouverait l’interlocuteur  adéquat . Une petite réception en présence de la lauréate agrémenterait la soirée.
Signalons brièvement que dans l’Histoire des B-Awards, une autre femme-journaliste avait failli décrocher la palme bouzghibienne, après le mémorable sit-in où elle a été le pivot, mais à moitié satisfaite, elle s’était tue. On n’a plus entendu parler d’elle. Il s’agit  de Houria Boutayeb, celle que  l’on surnomma Jeanne d’Arc de l’audiovisuel  marocain. 
Etant  pour la liberté d’expression, ce 13e prix dédié au militantisme féminin,  auréole en Leila Slimani  son punch et sa jugeote, deux qualités qui faisaient des têtes de proue telles Sartre, Emile Zola, Ezra Pound, Pierre Bourdieu, Dérida, Garcia Lorca et Pablo Neruda ,  des figures emblématiques.  Ce n’est pas parce qu’on fait partie d’une minorité que l’on doit se laisser écraser par la majorité dominante. Leila Slimani a le droit de dire ce qu’elle pense. Sait-on que quand on accède à de telle notoriété, les individualités se transmuent  en  institution, résumée en une seule personne ?
Avec la montée en puissance des iconoclastes ésotériques et vu  le silence inquiétant des saints hommes, nous avons besoin d’une telle « individualité collective », qui dit haut ce que des masculins pensent bas dans les coulisses et dans les alcôves. Et comme disait doctement Nietzsche : «  Quand la femme a des vertus masculines, elle est à fuir. Et quand elle n’a pas de vertus masculines, c’est elle qui prend la fuite. »
Razak Abderazzak qui est l’initiateur de ce prix atypique a publié plusieurs dont quatre en France  et un au Canada. Il a lancé les « Haïkus picturaux » (Safi, 2015) qui ont été  couronnés par son « Show Haïkoloré » présenté en toute primeur, au sein  du 1e  Provectus des Arts (Champagne- Ardenne, 2017).   
  
Pour plus de détails  
abderaz@laposte.net




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