RAZAKcinema

Saturday, May 31, 2008

Disney Pictures-Yash Raj Films, the Holly-Bolly wedding

Bouzghiba is a creature painting created by Razak in the begenning oF eighties

Friday, May 30, 2008

Shahrukh Khan et les maux de la célebrité


Lors d'une conférence de presse tenue ( le 27 mai ) dans un Palace de Mumbai en présence du président de l’ASSOCHAM (The associated chambers of commerce and industry of india) Shahrukh Khan a présenté l’étude que cette chambre a consacrée aux medias et au cinéma. L’étude qui sera soumise prochainement au gouvernement central indien comporte des recommandations concernant l’abrogation de certains textes juridiques relatifs aux taxes.
D’aucuns diraient mais que fait Sharukh Khan là dedans ? C’est simple la compagnie de production Red Chillies Entertainment est la propriété de Sharukh Khan et cette dernière est devenue membre de l’ Assocham. Red Chillies a déjà produit les films Main Hoon Na, Paheli et Om Shanti Om.
Lors de cette conférence, SRK paraissait affaibli. La boutade de mauvais goût que l’acteur Aamir Khan a publiée le 13 mai dans son blog (www.aamirkhan.com) semble l’avoir affecté malgré l’excuse qu’Aamir a faite en public pour apaiser la tension.

« Shahrukh is licking my feet and I am feeding him biscuits every now and then. What more can I ask for?” écrit-il dans un anglais aigre-doux. Le Shahrukh Khan en question n’est autre que son chien. Certes il n’y a pas de restrictions à donner à son animal de campagnie le nom qu’on veut. Celui qui a laissé le chien dans la maison qu’occupe Aamir Khan le faisait de bonne foi puisqu’il adore Shahrukh Khan. Mais pourquoi blogger là dessus dans un style proche de la provocation? Pourqoui ne pas supprimer le message incriminé du blog si vraiment on est clean ?
Lors de ce point de presse SRK a annoncé qu’il ne participerait pas aux prochains IIFA awards qui se tiendront en Bangkok. Et comme Amitabh Bachchan est l’ambassadeur de l’IIFA la méga-star déclare qu'il n'y a aucune "guerre froide" entre lui et Big-B.
Qui vous a dit que la célébrité n’ a pas de maux?
RAZAK

Mira Nair une passionnante passinnée qui passionne



En 1991 Denzel Washington , l’acteur émérite , accepte d’être dirigé par Mira Nair dans le film Mississipi Masala. Et si ce grand acteur américain d’origine canado-haïtienne a accepté de jouer dans un film réalisé par une cinéaste d’origine indienne , ce n’est pas par compassion ethnique ou connivence raciale . Il y’a d’autres raisons que la solidarité transculturelle et le gain matériel. L’une de ces raisons qui nous semble la plus défendable, c’est que Mira Nair maitrise son travail de faiseuse d’images. Sa filmographie le prouve assez éloquemment. A en juger par ce qui suit : Mississippi Masala qui est une romance interraciale, a remporté plusieurs récompenses dans beaucoup de festivals internationaux. Il en est de même pour Salaam Bombay et Kamasutra. Le film Saalam Bombay évoque le calvaire des enfants de Bombay. Krishna, un môme chassé de la maison pour avoir perdu quelques roupies , devait se débrouiller pour survivre. Mais la ville a l’apparence d’une ogresse. La caméra de Nair suit le gamin dans ses déplacements pour montrer les vicissitudes du monde alentour. L’originalité du film , c’est que ce sont de vrais gamins de Bombay qui interprètent leur propre rôle dans la vie. Mira Nair tourna son film en extérieur. Son expérience dans le documentaire (4 films ) l’aida dans la fiction. Lorsque le film Saalam Bombay fut projeté dans le cadre d'un gala de bienfaisance au profit de l’association « Aide à l’enfance de l’Inde » , Viviane Thill, une critique de cinéma assidue , a écrit à propos du thème du film: « Son film est un petit miracle :On a rarement vu un problème aussi grave traité aussi justement : sans sentimentalisme, sans mièvrerie, sans légèreté excessive non plus . »

Après l’attentat du 11 septembre 2001 , Mira Nair fut choisie parmi d’autres réalisateurs de différentes nationalités pour réaliser une série de courts métrages sur cet événement tragique. La même Viviane écrira dans ce dernier contexte: «L’Indienne Mira Nair profite de l’invitation pour rappeler que tous les musulmans ne sont pas des terroristes. Dans son histoire, la disparition d’un jeune Pakistanais après le 11-Septembre le fait aussitôt soupçonner de terrorisme, jusqu’à ce qu’on retrouve son corps parmi les débris du World Trade Center où il s’était précipité pour aider les victimes. »
Revenons aux films de fiction de Mira Nair . Mousson wedding (Le Mariage des moussons) a été acclamé par la critique cinématographique. En 2006, elle réalise The Namesake (Un non pour un autre). Ce film est une adaptation du roman de Jhumpa Lahiri (lauréat du Prix Pulitzer). Il traite la crise identitaire chez les immigrants indiens. Ce film centré sur le comportement de deux bengalis ayant choisi les USA comme pays d’accueil, a eu des éloges presque unanimes.Enfin, le film en chantier intitulé "Shantaram", qui , réunissant probablement l'acteur américain Johnny Depp et le vétéran du cinéma indien Amitabh Bachchan, ne passerait pas inaperçu. Parce que tout ce qui vient d’une passionnante et passionnée passionne.
Mira Nair est née à Rourkela (Etat de l’Orissa) en 1957 . Elle est Diplômée de l'Université de Harvard (ce diplôme est venu après ses études de sociologie dans l’Université de Delhi). Elle a commencé sa carrière artistique en tant qu'actrice avant de se consacrer à la réalisation. Dans ce domaine elle constitue avec Deepa Mehta le duo féminin le plus terrible du cinéma indien. D'ailleurs on ramarque une frappante ressemblance physionomique entre les deux consoeurs . Mira Nair a été honorée l’année dernière en se voyant attribuer le titre honorifique de "Pride of India" (pride signifie fierté). Parmi les invitées qui ont assisté à cette cérémonie , on retrouve les deux actrices Bipasha Basu et Kangana Ranaut qui font partie de la génération indienne du renouveau cinématographique.
RAZAK

Filmographie sélective :

- Salaam Bombay
- Mississippi Masala
- Le Mariage des moussons
- Un nom pour un autre (The Namesake)

Thursday, May 29, 2008

Réferencement de Razakcinema chez MAXI blog

Depuis le 26 mai 2008 "Razakcinema" est entré en interactivité bloggographique chez MAXI Blog , un des grands sites de refrencement francophones. Catégorie ART ET CULTURE .
Merci pour les soins et Merci pour y avoir perçu de l'intérêt .

Walt Disney et Yash Raj Films font tandem, pour émerveiller les bambins indiens



Le partenariat entre Disney Pictures et Yash Raj Films pourrait être salutaire à condition que le géant américain ne voie dans la densité de la population du sous-continent indien qu’un quelconque objectif mercantile non avoué. Le cinéma d’animation en Inde n’est pas assez développé. Il a besoin d’un petit coup de main. En outre, le répertoire culturel d’où il pourrait puiser ses ressources est incommensurable. Le Mahabharata est à lui seul une mine d’idées précieuses. (J’ai consacré des années dans l’étude de cette épopée épique, mais je ne suis pas parvenu à en élucider les contingences historiques et les prémisses. Je vous en parlerais avec plus de détails dans une de mes prochaines chroniques).
Disney Pictures veut produire un film par an en langue indienne dans le cadre de cette association indo-américaine. D’aucuns diraient c’est peu. Tout un brouhaha pour une unité en douze mois . Mais l’atout est sérieux. La stratégie de Disney pourrait s’avérer probante si le studio élargissait l’éventail linguistique car il n’y a pas que les indiens qui sont concernés. Il y’a de par le monde des salles de cinéma et des chaines de télévision qui seraient intéressées par le produit issu de cette alliance. Le premier long métrage prévu dans le cadre de cette co-production annoncée de part et d’autre avec une jouissance toute teintée d’optimisme s’intitulerait Roadside Romeo. Le modèle bollywoodien (chansons , danses…) serait respecté . Rappelons qu’en 2006 Disney a acheté la chaîne indienne Hungama destinée aux enfants. Il est très probable qu'elle en serait le receptacle prioritaire .
Le studio américain qui s’est déjà servi des voix des stars américaines comme Owen Wilson , Robin Williams, Brad Pitt va ouvrir ses studios acoustiques de synchronisation aux stars indiennes comme Amitabh Bachchan, Shahrukh Khan et Aishwarya Rai. Ces derniers connaissent un succès énorme non seulement en Inde mais dans plusieurs pays notamment en Afrique et en Asie . (Tout récemment j’ai vu un spécial Alphadi qui est un couturier malien d'origine Touareg (du Niger) . Je ne savais pas qu’au Mali il y’avait des hindiphiles. Alphadi nous a dit à travers l’émission qui lui est consacrée que le cinéma indien lui apportait le rêve magique dont son enfance à Tombouctou avait avidement besoin.)
Surement Disney va apporter sa haute technicité en matière de production ultra moderne et son vis-à-vis indien va apporter les ingrédients (voice-acting, musiciens …) nécessaires. Yash Raj Films est une firme de production cinématographique créée par Yash Chopra et son fils Aditya Chopra .
Elle est très active. Parmi les tous derniers films qu’elle a produits on peut citer : Ta Ra Rum Ppum
(avec Saif Ali Khan et Rani Mukherji), Jhoom Barabar Jhoom (avec Abhishek Bachchan, et Preity Zinta, Bobby Deol, Lara Dutta et Amitabh Bachchan) , Chak De India (avec Shahrukh Khan) , Laaga Chunari Mein Daag (avec Rani Mukherji et Abhishek Bachchan), Aaja Nachle (un film qui marque le retour de Madhuri Dixit) et Tashan (avec Akshay Kumar, Saif Ali Khan, Anil Kapoor et Kareena Kapoor).
Avec le computer la réalisation de films d’animation est devenue moins contraignante, pourvu que l’on sache manipuler l’outil informatique convenablement, afin d’en tirer les effets voulus. Autrefois, pour faire un dessin animé, il fallait conjuguer les efforts de plusieurs collaborateurs de création sachant obligatoirement bien dessiner. Rappelez-vous toujours que pour le phénomène de la persistance rétinienne des images lumineuses, il faut 24 images par seconde .La perception physiologique du mouvement dépend de ce préalable. En faisant le calcul on en arrive au constat numérique suivant : un dessin animé de 10 minutes a besoin de plus de 14 400 planches différentes. On devine le volume du travail à effectuer (Etant artiste je sais de quoi je blogue). Sur le plan organisationnel, les dessinateurs, les maquettistes et les intervallistes travaillaient sous la direction d’un réalisateur. On dessinait sur du celluloïd transparent et les prises de vue (image par image) se faisaient à l’aide d’une table spéciale. Les panoramiques s’effectuaient grâce aux déplacements d’ensemble et les travellings sont obtenus soit en rapprochant ou éloignant la caméra du celluloïd. Ainsi, Walt Disney, se lancent sur les pas du pionnier Emile Cohl (qui eut l’idée de remplacer la photographie avec un dessin pour réaliser son film Fantasmagorie), a dès 1930 doté le cinéma d’animation de toutes les infrastructures nécessaires. Mais depuis les années 80 l’introduction de l’ordinateur dans la fabrication de films tous genres confondus a eu des effets contrastés. Si pour le cinéma d’animation le computer est considéré comme un atout, un tremplin et un outil de perfectionnement, pour le cinéma classique (relisez l’article intitulé Le cinéma menacé par le computer) l’usage effréné qu’on en fait a créé une débauche. Une excroissance qui à la longue a fini par irriter plus d’un.
Le cartoon va enfin pouvoir relier l’orient à l’occident. Etant holly-bollyphile convaincu on ne peut qu’applaudir cette collaboration. Ce que l’on souhaite c’est que Walt Disney puisse distribuer aux USA les films réalisés en collaboration avec Yash Raj films. Autrement ce serait de l’exploitation. L’on sait que les petits enfants de l’Oncle Sam apprécient les cartoons . On espère qu’il en serait ainsi avec les enfants de Bharat ( Bharat est le nom ancestral de l’Inde).

RAZAK

Wednesday, May 28, 2008

Ernesto Che Guevara ajoute un laurier au palmarès de Benicio Del Toro

Grâce au réalisateur Steven Soderbergh qui a dédié son dernier film à Guevara, Del Toro se démarque à Cannes 2008. Une bonne nouvelle pour cet acteur d’origine portoricaine. L’homme aux sourcils noirs et broussailleux, qui nous rappelle Ernest Borgnine à ses débuts et puis qui n’a eu que de rares occasions de tenir les premiers grands rôles, a de la chance , car d’une part , il est arrivé à sa maturité , d’autre part, son ami Sean Penn est le président du jury du 61eme Festival de Cannes. Mais n’est pas ami de Sean Penn qui veut. Il faut avoir de la combativité dans le sang et un peu de charisme pour jouir de ce privilège d’intimité. « Che » le film de Soderbergh est derrière cette distinction. (personnellement je remarque qu’après l’effet des maquilleurs, la ressemblance physionomique avec le vrai Che est plus proche avec l’égyptien Omar Charif qu’avec Benicio Del Toro . Omar Charif , souvenez-vous a lui aussi incarné, il y a plus de trente sept ans, Guevara dans le film de Richard Fleischer) .
En lui décernant le prix de la meilleure interprétation masculine, le festival de Cannes, par le biais de son jury, veut rendre hommage au docteur argentin qui sacrifia sa vie à la révolution et à la libération des opprimés de la terre.
Ceux qui ont vu les films où Del Toro figure comme interprète gardent en mémoire la « gueule » d’un acteur bien rôdé. Dans le film policier Traqué de William Friedkin il a volé la vedette à Tommy Lee Jones qui était son traqueur dans le film. La chasse à l’homme engagée par ce dernier est pleine de suspense. Depuis son adolescence où il perd sa mère victime d’une hépatite, aux feux de la rampe, pour lesquels il a dû ramper, l’homme a su être patient. N’est–il pas connu pas ses années sabbatiques envers le cinéma ? Il n’est pas un maniaque du «paraître». Ainsi, après des petits rôles de vilain ( dealer, gangster …) il avait hâte d’une figuration plus consistante. Il se fait remarquer dans le film Permis de tuer de John Glen et dans « The Indian Runner » de Sean Penn. Après une série de films (Christopher Columbus : the discovery, Money for nothing, Etat second, Lune rouge, The Usual Suspects, Swimming with sharks, Nos funérailles, Basquiat, Le Fan, Excess baggage, Las Vegas Parano, Snatch, Way of the gun, Traffic) il retourne chez Sean Penn pour jouer dans son film « The Pledge ». Depuis, Penn et Del Toro sont devenus des amis intimes. D’ailleurs, à Cannes après les délibérations les deux acteurs ont festoyé jusqu’à une heure tardive dans un night-club cannois.
Rappelons que Del Toro a été récompensé aux Oscars (Meilleur Second Rôle Masculin pour « Traffic » de son porte-bonheur Steven Soderbergh). Autrefois il portait un tee-shirt estampillé Che aujourd’hui il l’incarne son model fétiche sur le grand écran. C’est le tour du festival de Cannes de l’auréoler pour cette ascension .

RAZAK

Tuesday, May 27, 2008

Kangana Ranaut dans un casting américain


Il lui a fallu seulement deux films pour imposer son nom dans le microcosme bollywoodien : Gangster et Woh Lamhe . Il s’agit de la frétillante Kangana Ranaut, l’une des plus sensitives actrices que l’Inde ait connues. La nouvelle coqueluche du cinéma indien est un peu svelte voire maigrichonne mais elle joue très bien ses rôles d’interprétation. L’expression physionomique est d’une sincérité déconcertante. Les frères Bbatt (Mukesh et Mahesh) sont derrière la découverte de ce nouveau visage féminin qui a déjà glané plus de 12 awards très convoités en Inde. J’ai revu ce mardi 27 mai le film Woh Lamhe. Je n’ai pas ressenti le moindre dégoût pour quitter la salle. Cette deuxième « vision » n’était pas du temps perdu. L’histoire est captivante. Seul désagrément : les soutitrages sont traduits dans une langue biscornue. N’y a-t-il pas de bons traducteurs à Delhi et à Mumbai? Les superviseurs de post-production indiens ne doivent pas négliger ce détail linguistique.
Kangana a de bons jours devant elle. La possibilité de participation dans un film américain vient de lui être permise. En effet, La compagnie américaine Ambassador Pictures l’a pressentie pour le film Between the Night and the Moon (Entre la nuit et la lune) une romance genre Roméo et Juliette écrite par Juan C. Sanchez. Le casting comporterait entre autres Barbara Sloan qui a joué dans Canavas avec Marcia Gay Harden, et Kenneth Russell. Rappelez-vous du nom Kangana Ranaut. Vous le verrez prochainement dans les sites web consacrés au cinéma occidental avec de bons commentaires en sa faveur. Kangana jongle avec la Rasas avec une aisance corporelle inouïe. Razakcinema.blogspot.com lui souhaite pleine réussite dans sa carrière cinématographique .

RAZAK

Deepa Mehta : Fire, Earth et Water signifient Désir, Racines et Survie


Deepa Mehta est d’origine punjâbie. Elle est née le 1 janvier 1950 à Amritsar , une ville du nord de l'Inde se trouvant à la frontière indo-pakistanaise. Après avoir obtenu un diplôme en philosophie (Université de New Delhi) elle émigra au Canada en 1973. Son enfance en Inde était le moins qu’on puisse dire cinéphilique. En effet, comme son père était distributeur de films et possédant plusieurs salles de cinéma, elle en profita pour voir le maximum de films. Elle a commencé sa carrière cinématographique dans l’écriture de scénarios destinés aux enfants. Le gouvernement indien lui confia , via une compagnie de production privée, des projets de films documentaires didactiques et éducatifs. Elle rencontre Paul Saltzman, un canadien qui venait à peine de débarquer dans le domaine du cinéma. Une fois mariés ils ont déménagé à Toronto. Dilip Mehta, le frère cadet de Deepa trouva à travers ce mariage l’occasion inespérée de quitter l’Inde pour aller travailler au pays de l’érable. Dès son premier long métrage Sam and Me (1991), Deepa Mehta attira l’attention des critiques de cinéma. Au festival de Cannes ce film fut gratifié par une mention honorable dans la catégorie Caméra d'or , ce qui eut comme retombées positives , l’ouverture d’horizons nouveaux . George Lucas convaincu du talent de cette punjâbie devenue citoyenne universelle lui offre la possibilité de réaliser deux épisodes de la série télévisée intitulée Les chroniques du jeune Indiana Jones pour la chaîne-tv ABC . D’autres travaux réalisés pour la télévision ("Danger Bay", "Inside Stories"…) viennent confirmer tout le bien qu’on disait d’elle. Dans sa thématique elle part à l’assaut des tabous religieux. Elle s’attaque à l’intolérance et à toutes les formes de réclusions, de préjugés et d’exclusion. Une fois divorcée, Mehta aborde le premier élément de son triptyque cinématographique. Le film Fire constitue le premier composant de sa célèbre trilogie. Dès sa sortie en salle ,il suscita l’ire des intégristes hindous. Les deux protagonistes de sexe féminin (deux belles-sœurs) s’adonnent dans le film à un lesbianisme allant au-delà du flirt superficiel. Le deuxième film de la trilogie Earth n’a pas échappé à la controverse. S’inspirant du roman Cracking India de Bapsi Sidwa, ( née à Karachi, au Pakistan elle a écrit d’autres livres dont " The Bride ", " The Crow Eaters ", et " American Brat) le film a comme toile de fond la partition de l’Inde et les conséquences dramatiques qui en ont résulté. Elle y évoque le bain de sang où furent plongées les communautés Sikhs, Musulmanes et Hindoues lors de la scission de 1947. Voir des amis de longue date issus de différentes religions, devenir subitement des ennemis, cela l’avait exaspérée. Earth fut présenté à New York au « Lincoln Plaza Cinemas». La musique du film est confiée au talentueux compositeur A-R Rahman
Le dernier film de la trilogie Water (2005) qui a été nominé aux Oscars en 2006 raconte la vie de veuves indiennes des années trente vivant en pénitence dans des lieux d’une austérité écœurante. Mehta en relate la désolante insalubrité. Des femmes crânes rasés cela fait moche. Mais ce fut une des réalités macabres que l’Inde coloniale avait traversées. Ces femmes mendiaient pour pouvoir survivre. Comme on s’y attendait le film eut lui aussi sa part de controverses en Inde, mais la cinéaste semblait n’en avoir pas cure. Elle avait sa trilogie à faire et elle l’a faite comme elle voulut le faire, point c’est tout. D’ailleurs, c’est pour cette audace inégalée que beaucoup de réalisateurs de renommée internationale tel Spielberg l’admirent. Entre Earth et Water, Deepa Mehta a produit la comédie musicale Bollywood/Hollywood et adapta le roman de la canadienne Carol Shield La République de l’Amour.
Enfin, Mehta a oublié l’Air le quatrième élément naturel. Sans doute serait-il caché dans le brouillard des impressions sulfureuses laissées après la projection de chacun de ces trois films. Le Feu, La Terre et L’ Eau mis en exergue cinématographiquement par Mehta sont en fait des titres métaphoriques . Car ces mots chargés de sens renvoient à des notions intrinsèques à la vie humaine: Désir, racines et survie.
RAZAK

Monday, May 26, 2008

Tujhe Yaad Na Mere is a Nice sad song



It’s a nice sad hindi song. It's full of indian Ragas. I would dedicate it to all the sad lovers of the world .
Title: Tujhe Yaad Na Mere Aayi
Movie: Kuchh Kuchh Hota Hai
Director: Karan Johar
Music directors: Brothers Jatin and Lalit
Singers play-back: Alka Yagnik, Manpreet Akhtar and Udit Narayan
Lyrics: Sameer:
I have found a lot of translated lyrics of this beautiful song in several languages. But one of them done by Madhu seems the best . So you can appreciate it in URL
link: http://www.bollywoodlyrics.com/cs/forums/post/2639.aspx
Thinks to Madhu for linguistic efforts.
RAZAK

Rabba Mere Ishq Kisiko Aise Na Tadpaye
my God, let love not make any one suffer like this
Dil Ki Baat Rahe Is Dil Mein Hothon Tak Na Aaye
the matter of the heart stayed in the heart, never came to the lips
Tujhe Yaad Na Meri Aayi
you never remembered me
Kisise Ab Kya Kehna
what is there to say to any one
Dil Roya Ki Ankh Bhar Aayi
the heart cried and the eyes filled up (with tears)
Kisi Se Ab Kya Kehna...
what is there to say to any one

Tujhe Har Khushi Dedi, Labon Ki Hansi Dedi
I gave you all happiness, the laughter of these lips
Zulfon Ki Ghata Lehrayi, Paigham Wafa Ke Layi
the cloud of hair sways, it brings the message of trust
Tuu ne Achhi Preet Nibhayi
you have done so well in fulfilling the responsibilities of love
Kisi Se Ab Kya Kehna...
what is there to to say to any one

Woh Chand Mere Ghar Aangan Ab To Aayega
that moon (referring to child) will come to my house and courtyard
Tere Soone Is Aanchal Ko Woh Bhar Jayega
he will fill up your empty lap (aanchal is the end of the sari that is covering the front including the lap when the woman is seated)
Teri Kardi God Bharayi
we have completed the ceremony of Gode Bharaayi (ceremony where the lap of the expectant mother is filled with wealth, fruits etc. in preparation for the coming baby)
Kisi Se Ab Kya Kehna...
what is there to say to any one

Khata Ho Gayi Mujhse, Kaha Kuch Nahin Tumse
I made a mistake, I never told you any thing
Iqraar Jo Tum Kar Paate, To Door Kabhi Na Jaate
if only you could have said it then we would never have gone so far (from each other)
Koi Samjhe Na Peer Parayi
no one understands the pain of others
Kisi Se Ab Kya Kehna...
what is there to say to any one



Friday, May 23, 2008

Chandrachur Singh sort de son exil volontaire


L’acteur hindou Chandrachur Singh a enfin décidé de sortir de sa «self-imposed» retraite. Après le comeback de Madhuri Dixit , Karisma Kapoor et Kajol qui étaient tenues toutes trois par l’impératif matrimonial , Singh sort de son exil volontaire . Les fans de cet acteur connu par son calme ont été ravis d’apprendre la nouvelle. Son talent d’acteur se révèle dans toute sa fraîcheur dans le film Josh. Il y donna la réplique à Shahrukh Khan. Certes , il n’a pas une filmographie aussi dense que celle du King of Bollywood mais les rôles qu’il a interprétés jusqu’à ce jour montent qu’il n’est pas du genre à accepter n’importe quel script. Chandrachur Singh est né le 11 Octobre 1968. Il a fait son entrée dans l’industrie cinématographique grâce au film "Tere Mere Sapne" . Il fut acclamé par la critique pour son rôle dans "Maachis", un film sur le terrorisme punjabi écrit et dirigé par Gulzar. Son apparition dans d’autres films comme "Daag: The Fire"et "Kya Kehna" laissa de bonnes impressions en sa faveur. Avant de rejoindre les plateaux de cinéma Singh oeuvra dans le domaine de la musique , tantôt en tant que chanteur, tantôt en donnant des cours de musique. Good come-back mister Singh.
RAZAK

Friday, May 16, 2008

Faut pas tricher avec les loups


La vérité de Survivre avec les loups est enfin dévoilée. De 1997, où le livre est paru chez Robert Laffont à février 2008 où l’auteure déballe la supercherie, au grand étonnement des lecteurs et des cinéphiles qui ont vu l’adaptation cinématographique de Véra Belmont . Misha Defonseca (alias Monique Dewael) a mis le feu à la mèche qui mène à la poudrière. La flamme du discrédit se propagea des rayons à livres aux bobines de cellophane. D’après les aveux que le journal belge Le Soir à publiés en février 2008 Misha « admet, que l'histoire de son épopée à travers les forêts d'Europe qu'elle aurait parcourues en 1941 avec une meute de loups n'est qu'une œuvre de fiction, pas un récit autobiographique comme elle le prétendait depuis dix ans ». Ainsi la petite fille dont les mésaventures ont attristés les mères belges et suscité de la compassion unanime s’est avérée une protagoniste imaginaire. Si Costner a brillé dans Danse avec les loups, Misha et son éditeur qui ont gagné un grand pactole dans la vente du best seller présenté comme un récit de vie et traduit dans plusieurs langues devraient produire un autre film véridique sous le titre Faut pas tricher avec les loups.
Les acteurs associatifs qui ont vu en la petite héroine du livre et du film une image de persécutée devraient se sentir trahis. Un pardon verbal ne suffit pas.
RAZAK

Friday, May 09, 2008

Man on fire et Ek Ajnabee deux remakes utérins


Quand deux remakes marchent aussi bien que le film originel, c’est que le scenario de base est bon. Et cette réussite commune est plus belle, quand on transcende les langues et on survole les frontières géographiques. Tony Scott, le frère cadet de Ridley Scott est anglais, mais Apoorva Lakhia est indien. Les deux réalisateurs ont apprécié le scenario originel qui a servi au premier film Man on fire , adapté du roman de A.J. Quinnell en 1987 par Elie Chouraqui. Basé sur une histoire vraie, le film matriciel est revenu à l’actualité cinématographique grâce à ces deux remakes, dont celui de Tony Scott a cartonné au box office. Man on fire est tourné en anglais mais Ek Ajnabee est en hindi. Mais dans les deux films, on retrouve la même excitation, sauf que, si l’on fait un peu de ciné-arithmétique, on aurait comme résultat de la soustraction : Man on fire moins Ek Ajnabee égale hindi-chansons. La fameuse chanson Ek Ajnabee (Maman dis-moi de ne pas parler aux étrangers) est interprétée par le duo Sukhwinder Singh- Sunidhi Chauchan. Les autres chansons composées pour le film par Amar Mohil n’ont pas été des hits. Est-ce qu'avec Anu Malik ou A.R. Rehman c’aurait été le cas ?
Revenons au casting qui était le plus intéressant. Dakota Fanning et son vis-à-vis Rucha Vaidya ont toutes les deux été adorables dans les deux longs métrages sortis du même « utérus scénaristique».
Dans le film de Tony Scott, Denzel Washington ( Creasy dans le film ) est un ancien soldat qui , à force de boire pour chasser les démons de la vie passée , devient alcoolique . Il est employé comme bodyguard par un couple bourgeois vivant à Mexico pour protéger leur fillette Lupita (rôle interprété par Dakota Fanning). Le père de cette dernière manigance un kidnapping sordide. Creasy va tout faire pour retrouver la petite fille , dont il commence à sentir de l’affection pour l’avoir apprivoisé, lui qui était sentimentalement au bord du gouffre. Dans l’autre remake indien, le rôle du garde-du-corps est interprété par le vétéran Amitabh Bachchan (Suryaveer Singh). Anamika ( Rucha Vaidya ) est la fillette à protéger des ravisseurs.
Les deux transpositions, l’une prenant Mexico comme lieu du déroulement de l’histoire, l’autre Bangkok, semblent trouver dans la démographie galopante des ces deux villes et la montée de leur indice de criminalité de quoi justifier la réussite des deux remakes.
Les actrices de bas âge ont brillé de mille feux dans ces deux films, car elles ont réussi à faire passer l’émotion. D’autant plus que leur rôle dans le script est positif. Il incarne l’innocence à l’état pur. Contrairement à Dakota Fanning, la fillette prodige qui, à l’âge de 12 ans , est devenue une star de cinéma, Vaidya ne l’est devenue dans son pays, qu’après le remake d’Apoorva Lakhia. Dakota a déjà à son actif une dizaine de films. Elle a joué aux côtés de stars de gros calibre comme Sean Penn, Robert De Niro et Tom Cruise. On raconte à son propos qu’avant le tournage du film Man on fire de Tony Scott , Dakota aurait suivi des cours d'espagnol et de piano. Pour se familiariser avec Marc Anthony et Radha Mitchell qui seront respectivement Samuel Ramos et Lisa Ramos, c'est-à-dire ses parents dans le film, elle a passé avec eux plusieurs semaines , pour mettre un peu de vérité dans son jeu d’interprétation.

RAZAK

Thursday, May 08, 2008

Le journal du Maghreb arabe d'Al-Jazeera suspendu




Les autorités marocaines ont suspendu, depuis mardi 6 mai 2008, la production du programme « Journal du Maghreb arabe » diffusé chaque soir à 22h00 (GMT) depuis Rabat par la chaine Qatarienne Al Jazeera. Le porte-parole du gouvernement marocain rattache cette soudaine interdiction à des irrégularités techniques et juridiques.
"Le bulletin d'informations sur le Maghreb émis depuis Rabat reprendra sans aucun problème si Al-Jazeera régularise sa situation vis-à-vis de la Haute autorité marocaine de communication audiovisuelle (HACA)", a précisé Khalid Naciri.
De son côte , Hassan Rachidi, responsable du bureau d’Al-Jazeera à Rabat a déclaré à Reporters sans frontières : “Nous avons déposé un dossier complet auprès de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA, publique) en présentant, entre autres, notre registre de commerce, notre patente, le cahier des charges ainsi que la charte de la chaîne. Mais le dossier a été gelé et nous avons commencé à travailler avec des autorisations provisoires renouvelables tous les trois mois. L’ensemble de notre matériel avait été approuvé par l’ANRT
Qui croire? Pour bon nombre d’observateurs, les raisons du retrait de l’accréditation restent une énigme. La ligne éditoriale serait-elle la pomme de discorde?
Rappelons que ce journal consacré au Maghreb a été lancé le 17 novembre 2006 et l’autorisation dont dispose actuellement la chaîne est valable jusqu’au 13 juin 2008. Mais le programme a été reçu avec le même scepticisme de la part des autres pays du Maghreb. Ce qui prouve que c'est le contenu qui est mis en question.
Le Qatar n'est pas un havre de démocratie mais sa chaine jouit d'une liberté de ton enviable. Cela pourrait paraitre pardoxal.
"Pourqoui SNRT et 2M ne plantent-elles pas leurs antennes au Qatar pour monter aux maghrebins les méfaits des vicieux du petrodollar que la chaine proche-orientale évite de montrer? " se démande un téléspectateur aimant le fighting à armes égales. Mais tout le hic est là.
RAZAK

Kalyug et Kalyug

Kalyug de la production Bhatt et dont la réalisation a été confiée à Mohit Suri n’est pas un remake de Kalyug de Shyam Benegal. Le premier film parle des connexions de la la mafia pornographique. Tandis que le Kalyug de Shyam Benegal , réalisé au début des années 80 , est inspiré du Mahabharata et on y retrouve comme acteurs principaux Shashi Kapur et Amrish Puri. Le thriller des Bhatt a été tourné en 2005 en Suisse. Il a révélé le jeune acteur Kunal Khemu. Quand à Emran Hashemi qui fait partie de la distribution est un habitué de la maison Bhatt.
Rappelons que Mahabharata dont Shyam Benagal s‘est inspiré pour réaliser son film Kalyug est une des deux épopées épiques séculaires de l’ancienne Inde. Mahabharata (Wikipedia affirme qu’il est le plus grand poème jamais composé,comportant pas moins de 250 000 vers et 120 000 strophes) et Ramayana (24 000 vers), toutes deux écrites en sanskrit, constituent deux pièces maîtresses indispensables pour comprendre la culture indienne des temps immémoriaux et surtout pour saisir la liaison entre la littérature, le théâtre et le cinéma d’aujourd’hui. D’ailleurs Shyam Benegal n’est pas le seul à vouloir s’y ressourcer. Le film Mahabharat de Bababhai Mistry est souvent cité avec Kalyug de S. Benegal . Le célébrissime homme de théâtre Peter Brook en a tiré une pièce de théâtre qui a eu un succès retentissant à travers le monde . En 1989 , Brook a fait une adaptation cinématographique de sa propre pièce . Sans oublier le Mahabharata d’Ekta Kapoor . Cette dernière a fait ses armes dans la télévision. Elle a décidé au début de l’an 2008 de filmer cette mythologique histoire, qui est considérée comme la mère du Drama. Enfin, signalons que la gigantesque série Le Mahabharata réalisée par Ravi B.R Chopra pour le petit écran a été programmé tous les dimanches de 1988 à 1990. Elle comporta 94 épisodes. Les médiologues affirment qu’elle a été vue par 97 % des indiens et que le dernier épisode a été vu par 190 millions de personnes. Il faut avouer qu’avec de telles performances numériques, jamais série télévisée dans le monde n’a réalisé de tels scores. Même la sitcom américaine populaire Friande avec la pétillante Anison n’a pas pu atteindre ce pourcentage aux USA.
Le Kalyug bénégalais puise sa sève dans la richesse symbolique du Mahabharata. La lutte acharnée entre les deux clans adverses Pandavas et Cauvaras, semble trouver dans le monde ambivalent d’aujourd’hui une motivation pour sa continuité et son intemporalité . C’est aussi un questionnement sur la situation dialectique entre le matériel et le spirituel.
Le Kalyug des Bhatt est un thriller érotique. Un jeune homme se trouve innocemment mêlé à une histoire bizarre. Tout semblait normal dans la vie de ce jeune homme jusqu’à ce moment où Renuka, une jeune fille orpheline, entre dans sa vie. Ils se marient mais pour leur première nuit de noce, ils furent pris dans un piège. Des voyeuristes, installant leur matériel vidéographique dans la chambre d’hôtel, ont filmé leurs ébats pour les vendre aux amateurs de vidéos-hot. Le drame ne tarda pas d’arriver. Renuka incapable de faire face à l'humiliation, se suicide. Kunal , l’héros du film , devant prouver son innocence. Il part à Zurich et c’est là qu’il découvre le siège central de la filière pornographique. Animé par le désir de vengeance, il déclencha la guerre contre les malfaiteurs. Le film est purement commercial et l’on note chez les Bhatt une certaine contradiction au niveau moral. Si dans Kalyug on peut dire qu’ils combattent la pornographie, mais dans Jism (avec Bipasha Basu et John Abraham), il semblerait qu’ils s’en délectent. Toutefois, les scènes d’amour entre Abraham et Bipasha ont choqué les conservateurs prônant un cinéma très chaste. Mais la jeunesse des milieux urbains y a vu une audace.

RAZAK

Wednesday, May 07, 2008

Shyam Benegal le saltimbanque engagé


Shyam Benegal fait partie des cinéastes de la «nouvelle vague» dont l’œuvre apparut en Inde aux années 70. Il a introduit un genre se situant entre le commercial et le cinéma d’art dont Satyagit Ray se considère un des précurseurs . Dans son film Ankur , Benegal a défié toutes les règles du cinéma populaire hindi. Il abandonne le star-système en vigueur à Bollywood et surtout il prend l’audace d’éliminer les chansons de la structure filmique, ce qui était considéré à l’époque comme une sorte d’hérésie cinématographique par l‘orthodoxie Bollywoodienne. Il explora les thèmes chers à Satyagit Ray : la dénonciation du système féodal en Inde, les rivalités entre castes et tribus … et grâce à sa fameuse trilogie Ankur-Nishant-Manthan, il est devenu très célèbre dans son pays. Benegal s’est démarqué par une autre chose ayant trait au casting : la découverte de nouveaux talents dont certains vont dominer le cinéma hindi pendant les deux dernières décennies. Le casting qu’il avait introduit s’approchait de celui que les américains adoptaient dans le choix de « gueules » photogéniques et qui a révélé les visages expressifs de Charles Bronson, Anthony Quinn et James Coburn. Amrish Puri et Naseeruddin Shah font partie de ces acteurs « bénégalisés». Grâce à lui, ces deux acteurs ont pu jouer dans des superproductions hollywoodiennes (Indiana Jones de Spielberg et Gandhi de Richard Attenborough pour Amrish Puri et puis La Ligue des Gentlemen Extraordinaires de Stephen Norrington pour Nasserudine Shah, avec comme tête d’affiche Sean Connery ). Ce qui ressortait de la démarche bénégalienne , c’était la manière de jeter un regard interrogatif sur la société indienne. La nouvelle vague creusa son sillon. L’onde de choc gagna d’autres régions du sous-continent qui utilisaient leur propre langue. Et quand ça marche au niveau régional on passe au hindi qui était (est toujours) la langue en usage à Bollywood. Mais l’euphorie ne dura pas longtemps. Le clivage paradoxal qui suscita le plus de débats, c’était le fait que Bollywood cherchait l’évasion, mais les cinéastes de la nouvelle vague cherchaient la voie opposée , c’est à dire la remise en question de la situation socioéconomique et politique du pays. A rappeler que même le vétéran Satyagit Ray a fait son film Shatranj Ke Khilari (Les joueurs d'échecs) en hindi alors qu’il était un sudiste. Richard Attenborough , qui est devenu Sir en fin de carrière, y interpréta le rôle d’un général anglais. L’approche intellectuelle de Benegal plut notamment à l’élite urbaine. Mais le cinéma commercial était plus fort , parce la réalité a son côté laid et désagréable . Bollywood se servait de personnages fantastiques , idéalisés à outrance grâce aux artifices du cinéma , mais ces personnages n’ont pas de liens avec la réalité de tous les jours. Les romances bollywoodiennes gravitaient autour de trois éléments de base : la fortune, la séduction et la beauté. La danse et le chant servaient d’arabesques d’ornementation. Le happy end est indispensable.
Au milieu des années 1980, l'expansion du réseau de la télévision a créé en Inde un marché en pleine essor. La nouvelle vague sentit la menace. Shyam Benegal saisit l’opportunité offerte par ce nouveau medium. La première série Bharat Ek Khoj qu’il a réalisée en 1988 a été encourageante. Deux autres (Katha Sagar 1986, et Yatra, 1986) suivront avec les mêmes effets. Mais quand il était revenu à son premier domaine de prédilection, c’était trop tard. Tout a changé. Les in-conventionnels du cinéma ont perdu la totalité de leur auditoire. Le grand obstacle que la nouvelle vague du cinéma avait affronté était l'absence d'un véritable système de distribution de films.
Naseeruddin Shah ne mâche pas ses mots quand il dit: « Ils (les cinéastes de la nouvelle vague) ont perdu leur engagement et ont commencé à jeter des stars dans le désespoir. »
Heureusement, il y’a eu dans les années 90 des réalisateurs de la dernière cuvée , certes travaillant dans le circuit commercial, comme Yash Chopra, Ashutosh Gowariker , Karan Johar et Sanjay Leela Bhasali, qui , tout en renforçant le star-système traditionnel , ont ouvert des perspectives nouvelles au cinéma indien. Outre Pacifique, Deepa Mehta , Shekhar Kapur et Meera Nair poursuivent leur carrière internationale avec assurance et abnégation . L’IIFA , par le biais de ses cérémonies de remise de prix, organisées annuellement en terre étrangère, a contribué à la popularisation du cinéma indien.
Shyam Benegal attribue sagement à ce déclin d'autres raisons : «Il y’a un certain processus de marginalisation qui a eu lieu. Certaines choses sont devenues invisibles à un grand nombre de personnes. Si aujourd'hui je devais faire face à la question de la pauvreté ou l'oppression de caste, je n'aurais pas le même genre d'intérêt dans les zones urbaines. Le public urbain préfère ne pas voir ces choses

Shyam Benegal est né le 14 décembres 1934 à Aliwal Hyderabad (Andhra Pradesh). Il a débuté sa carrière comme Satyagit Ray dans la publicité. Devenu cinéaste, il voulut filmer sa terre natale telle qu'elle est et avec une fougue inégalée .Il a à son actif plusieurs films de fiction et documentaires dont un consacré à Satyagit Ray réalisé en 1982. Sa filmographie traite divers sujets en rapport avec la culture anthropologique, les problèmes d’industrialisation et d’acculturation de la société indienne. Il a pris un rôle actif en tant que Chairman à l’institut indien du film et de télévision. En 1976, on lui décerna le Padma Shri. Le Padma Bhushan lui sera offert en 1991. En 2005, le gouvernement indien lui a décerné le Dadasaheb Phalke Award pour sa contribution. Dadasaheb Phalke n’est autre que le père du cinéma indien.
R
AZAK
Filmographie selective
- Ankur
- Nishant
- Manthan
- Junoon
- Bhumika
- Kalyug,
- Zubeidaa,

Tuesday, May 06, 2008

Satyagit Ray le cinéaste complet

Il fut un temps où la revue spécialisée Les Cahiers du cinéma semblait n’avoir de colonnes disponibles que pour le cinéaste bengali Satiyagit Ray, l’ébloui de Calcutta. Certes, Ray était le plus occidentalisé des réalisateurs orientaux, il était aussi l’un des plus progressistes de sa génération. Mais bon nombre de critiques occidentaux avouent avoir tardivement fait la découverte des autres réalisateurs indiens aussi doués que Ray, même si la filmographie de ce dernier reste de loin la plus dense et la plus influente. Guru Dutt, Mira Nair et Ritwik Ghatak ont souvent souffert de négligence médiatique de la part des occidentaux. Pour la réalisatrice Mira Nair le déclic a eu lieu avec Salaam Bombay. Charles Tesson du magazine précité a fini par tout avouer. Il a écrit à propos de l’un deux: «Ghatak est un cinéaste du désir (...) On peut épiloguer longtemps sur les raisons du retard énorme pris dans la découverte de ce cinéaste. On peut même estimer ce retard scandaleux. Mais... Ritwik Ghatak est là, maintenant. Ne ratons pas ses films. Ce serait là le seul véritable scandale».Satyagit Ray était le plus choyé des chroniqueurs de cinéma. Son film documentaire Pather Panchali a eu un impact considérable sur l’évolution en occident du cinéma indien. Le prix qui lui a été décerné dans le festival de Cannes en 1956 a renouvelé le regard des occidentaux sur le cinéma indien notamment chez ceux qui pensaient que le cinéma tiers-mondiste, de manière générale, n’avait pas d’avenir. En mars 1992, peu avant son décès, Satyagit Ray eut un oscar pour l’ensemble de son œuvre. Si l’on considérait la territorialité symbolique que ce grand faiseur d’images occupait, on percevrait le vide que sa disparition a laissé. Avec la postérité, il est devenu un passage obligé pour l’histoire du cinéma indien. Plus de 20 ouvrages furent consacrés à ce cinéaste doublé de musicien. Qui était Satyagit Ray et de quelles sources s’était-il abreuvé? Coup de projecteur sur une légende panthéonnisée de son vivant.Satyagit Ray a vu le jour le 2 mai 1921 à Calcutta dans une famille d’artistes et d’intellectuels bengalis ne manquant pas de moyens de subsistance. Il perd son père Sukumar Ray à l’âge de deux ans. Sukumar fut un illustrateur. Ray a suivi des études d'Economie à l'université de Calcutta, étudia les arts graphiques à l’Université de Tagore et il a choisi la publicité comme domaine d’activité. Comme il était un bon dessinateur, il travailla comme maquettiste dans une agence de publicité. En 1947, sa carrière va prendre un autre tournant. Le cinéma en tant que langage universel l’interpelle. Il fonde un ciné-club (sans doute le premier en Inde) avec des amis et organise des projections de films occidentaux et soviétiques. Les cinéphiles indiens de l’époque firent la découverte de cinéastes aguerris tels Frank Capra, John Ford, John Huston et Sergei Mikhailovich Eisenstein. Mais dès le jour où il rencontra le cinéaste français Jean Renoir à la fin des années 40 Satyagit Ray en devient un autre. Renoir avait choisi Calcutta pour le tournage de son film «Le fleuve». Ray a vu comment Renoir travaillait. Il avait la chance de rencontrer John Huston qui était venu en Inde pour le tournage de l’Homme qui voulait être roi. Les précieux conseils que Huston lui prodigua furent probants et efficaces. Pour son premier film La complainte du sentier (Pather Panchali) Ray a sué pour rassembler les fonds nécessaires au tournage. Son cas nous rappelle celui du grand réalisateur japonais Akira Kirozawa qui lui aussi trouva des difficultés financières pour réaliser son film Les Sept Samouraïs. Le hasard a fait que Ray, visitant le Japon des années 60, rencontre le grand maître. Le tournage du film Pather Panchali a pris trois ans. Achevé en 1955, il fut présenté l’année suivante au festival de Cannes. Il obtint la palme du meilleur documentaire. Le film est une adaptation assez libre du roman du bengali Bibluti Bushan Bannerjee. Ray a dirigé des amateurs mais l’approche cinématographique était différente de celle dont Bollywood se fait une spécialité. Il s’était toujours abstenu de suivre les carcans mercantilistes imposés par Bollywood. L’instrumentaliste Ravi Shankar a composé la musique du film. C’était du cinéma d’art qu’il prônait. Pour compléter la trilogie, Ray tourna L’Invaincu (Aparajito, 1956) qui eut comme récompense le lion d’or au festival de Venise, et Le Monde d’Apu (Apu Sansar, 1959). Après cette trilogie, il adapta quelques nouvelles du Prix Nobel en 1913 Rabindranath Tagore: (Trois Femmes, 1961), Charulata (1964) et La Maison et le monde (1984).Les thèmes sociaux (exode rural, émancipation de la femme, rivalité ethnique, corruption, dogmatisme religieux …) sont dominants dans son œuvre prolifique. Satyagit Ray a réalisé plus de 30 films de fiction et plusieurs films documentaires. Il s’est inspiré du néoréalisme italien dont de Vittorio de Sica, Rossellini et Visconti se considèrent les déblayeurs. Satyagit le nouvelliste (La nuit de l’indigo, Deux aventures de Félouda, Les pièces d’or de Jahangir, Deux aventures de Félouda, Le tigre du Bengale...) réussit à captiver le lecteur. La science fiction l’avait tenté. Il a écrit un scénario sur les extraterrestres (The Alien) d'après une de ses nouvelles intitulée Bankubabur Bandhu (L'Ami de Banku Babu). The Alien devait être tourné à Hollywood pour la Columbia Pictures avec notamment Marlon Brando comme tête d'affiche. Quand le film E.T. est sorti sur les écrans en 1982, Ray accuse Steven Spielberg de plagiat.Satyagit le musicien commença à s’illustrer dès 1961. A partir de cette date, il s’est mis à composer la musique de ses films. Il rejoint Charlie Chaplin dans cette voie multidisciplinaire. Ray est le premier à avoir lancé en Inde la mode des trilogies cinématographiques. Deepa Mehta devenue célèbre par sa trilogie des éléments (feu, terre et l’eau) va dans le même sillage.Honoré du Bharat Ratna, la plus haute distinction indienne Satayagit Ray reste un pilier du cinéma mondial.Lindsay Anderson, réalisateur et critique de cinéma anglais compare Satyagit Ray à Eisenstein, Chaplin, Kurosawa, Bergman et Antonioni. « Il est parmi les plus grands du cinéma mondial , dit-il et il ajoute : « En 1978, le comité du Festival du Film de Berlin l’avait proclamé comme l’un des trois grands maitres du 7eme art de tous les temps , un rare privilège qu'il partageait avec Bergman et Chaplin. La même année, l'Université d'Oxford lui a été octroyé un doctorat honorifique. Beaucoup de critiques l’appellent le cinéaste complet , parce qu'il écrit ses propres scripts, établit les évaluations du film, fait des croquis pour les costumes et décors et même conçoit les affiches de ses films. »On ne peut pas relater tout ce qui a été dit d'élogieux à son sujet. Mais pour clore ce flash back, l’on se contenterait de reproduire deux témoignages assez pertinents que nous avons extraits grâce à l’outil Internet:
-« L'œuvre de Satyajit Ray constitue un continent, non pas tant parce qu'il s'agit de l'Inde, mais à cause de la diversité des problèmes, des approches, des genres et des styles de ses films. Satyajit Ray a été, à lui seul, tout un cinéma, ayant dû parcourir un monde complexe, en tout sens et à tous les degrés de l'échelle sociale, historique et culturelle. » (site web www.cinemomento.fr, fiche concernant le livre « Satyagit Ray, l’orient et l’occident » de l’auteur Youssef Ishaghpour , Collection Les Essais, Les Editions de la Différence, 2002)
Rien n’est superflu sous le projecteur de Satyajit Ray: le silence communicatif, la trame musicale, le regard vide ou moqueur, le geste maladroit mais provocateur, l’insolence d’un sourire, la main qui tremble,...chaque élément est à sa place et revêt une fonction particulière dans un ensemble cohérent. L’objectif de la caméra pénètre l’âme des personnages et nous livre leurs sentiments et leurs pensées les plus intimes. » (site web www.inde-en-ligne.com, Auteure: Angali.B).

RAZAK

Filmographie sélective :
-Le Visiteur
-Un Ennemi du peuple
-La Maison et le Monde
-Délivrance
-Le Dieu éléphant
-Les Joueurs d'échecs
-Ashani Sanket
-L'Adversaire
-Le Héros
-Le Saint
-Le Lâche
-Charulata
-La Déesse
-Le Monde d'Apu
-L'Invaincu
-La Complainte du sentier

Monday, May 05, 2008

Guru Dutt le génie mélancolique



Guru Dutt Shiv Shankar Padukone est né le 9 juillet 1925 à Bangalore, la capitale du Karnataka (sud de l’inde), connue aujourd’hui par ses vestiges culturels et ses somptueux palais datant de l’époque des Maharadja. Bangalore fut aussi un des premiers cantons à subir l’occidentalisation à l’anglaise puisque l'administration britannique y avait installé de 1831 à 1881 son siège résidentiel.
Guru Dutt est issu du mariage de Shiv Shankar Rao Padukone et de Vasanthi Padukone. Sa mère n'avait que 16 ans lorsque Guru Dutt était né. C’était une femme lettrée. Elle enseigna dans une école et avait le don de l’écriture. Elle écrivait des nouvelles qu’elle traduisait en langues bengalie et Kannada. Guru Dutt avait terminé sa scolarité à Calcutta. Cette dernière fut controversée. Il fut un bon élève, mais il n’aimait pas le collège. Il avait deux frères et deux sœurs. L’un des deux frères Atmaram deviendra un réalisateur et sa sœur Lalitha Lajmi une artiste peintre. Guru Dutt a appris la danse avec le maitre Uday Shankar , le frère de Ravi Shankar , avant de rejoindre les studios Prabhat. Dans le centre Uday Shankar de la culture indienne d’Almora on donne des cours dramatique en plus des rudiments de la danse et de la musique. Dutt semblait s’y plaire. Sa sœur raconte qu’à l'âge de 14 ans, Guru Dutt jouait souvent avec ses doigts pour produire des images sur le mur. Ce cinéma enfantin, instinctivement envisagé prouve que le monde des images avait éveillé sa curiosité dès son jeune âge. Guru Dutt parlait couramment le bengali et une fois arrivé à Bombay (actuel Mumbai) il dut s’en servir pour communiquer avec les bengalis de Bollywood. A cette époque, Bollywood était assez turbulent et l’industrie cinématographique se faisait dans l’anarchie. Le nouvel arrivant a renoncé à Shiv Shankar Padukone pour s’appeler Guru Dutt tout court. Quand la Deuxième Guerre Mondiale a éclaté, l’on note une certaine décélération. Le centre d’Almora a fermé ses portes. Guru Dutt s’est mis à la recherche d’un travail. Son oncle lui trouva un petit boulot dans la Prabhat Film Company. C’est dans cette société que Guru Dutt va rencontrer une personne qui va devenir son ami intime. Il s’agit de Dev Anand. Le côté anecdotique de cette liaison amicale mérite d’être rappelé. On raconte que les deux artistes ont signé un pacte stipulant l’entraide mutuelle dans ce qu’ils entreprenaient de faire. L’un devait faire appel à l’autre dans tout projet de film envisagé. En 1947, l’indépendance de l'Inde est proclamée (le 15 août) et le contrat Prabhat finissant, sa mère lui trouva un travail en tant qu’assistant free lance. Pendant cette période , Guru Dutt développa l’aptitude d’écrire en anglais. Il écrivait des petites histoires pour un hebdomadaire local. On dit que c’est à cette époque qu’il écrivit le script de son chef-d’œuvre Pyaasa (l’Assoiffé), qui est imprégné d’inserts autobiographiques. Le titre original était Kashmakash (Lutte), mais il dut le changer. Devenu une célébrité, Dev Anand lança sa bannière Navketan Dev Annad. Il fit appel à son ami Guru Dutt pour diriger son premier film Afsar. Ce dernier ne fut pas un succès commercial. Ce n’est qu’à partir de 1951 et notamment après la réalisation de film Baazi que Guru Dutt retrouve une certaine prestance en tant que réalisateur. Mais ce sont les films Pyaasa et Sahib Bibi aur Ghulam (écrit par l'écrivain Abrar Alvi) qui vont lui donner une certaine satisfaction. Dans Pyaasa , il livre le fruit de ses expérimentations. Le deuxième film Sahib Bibi aur Ghulam a remporté la médaille d’argent du Président et a été désigné film de l’année par l’Association Bengalie des Journalistes de Cinéma. Comme le titre du film l’indique Sahib, Bibi aur Gulam (Maitre, Maitresse, et serviteur) évoque le déclin de la famille féodale. En y transcendant lyriquement l’ordinaire, Guru Dutt a créé l’extraordinaire. Malheureusement, après le fiasco du film Kaagaz ke Phool le cinéaste a juré de ne plus faire de tournage. Il continua de produire des films mais il s’est abstenu de faire de la réalisation.
La vie privée de Guru Dutt fut pleine de déboires. En 1953, il se maria à Geeta une chanteuse de play-back, le couple a dû d’abord surmonter beaucoup d'obstacles familiaux pour se marier. Trois enfants, Tarun, Arun, et Nina naitront de ce mariage qui sera bientôt défait à cause de l’apparition d’un troisième personnage féminin: l’actrice Waheeda Rehman. Selon son frère Atmaram, Guru Dutt avait été très discipliné dans son travail , mais indiscipliné dans sa vie privée. Sa relation extraconjugale avec Waheeda Rehman aurait précipité l’ébranlement de ce mariage. Au moment de sa mort, il s'était séparé de Geeta et vivait seule. Ainsi, le 10 Octobre 1964, Guru Dutt a été retrouvé mort dans son lit. Il aurait été décédé en buvant de l’alcool mélangée à du somnifère. Mais sa mort demeura une énigme. Etait-ce un suicide ou juste un surdosage accidentel?
Arun Dutt, le fils du cinéaste défunt approuve la deuxième éventualité. Lors du 40e anniversaire de la mort de son père (2004), Il a raconté que son père avait des troubles du sommeil et utilisait des somnifères. Mais ce jour-là, il était ivre et avait pris une dose excessive de pilules , ce qui lui a été fatal. Il est décédé au cours de la réalisation du film "Baharein Phir Aayengi". Le film a été achevé par son frère Atmaram.
L’apport de Guru Dutt au cinéma indien est considérable. Il a innové au niveau des prises de vue. Il fut un des premiers indiens à utiliser le format cinémascope. Guru Dutt a révolutionné la grammaire et la sémiotique des films Hindi. Le lyrisme mélancolique qu’il a introduit dans ses films a ajouté aux romances une plus value incommensurable. Dans les gros plans qu’il a introduits, il cherchait le détail sentimental et sa magnificence par les traits du visage. 80% pour les yeux et 20% pour le reste du corps, telle fut la proportion adoptée par ce réalisateur surdoué. Son ambition n’était pas seulement de faire un bon film ou d’être le top des réalisateurs mais de faire des films différents. C’est du cinéma d’auteur avec des ingrédients bollywoodiens.
Sa mort fut une grande perte non seulement pour le cinéma indien mais pour le cinéma mondial. Une once de magie s’immisçait dans ses films en noir et blanc. Aruna Vasudev, un critique de cinéma indien s’attèle à en maintenir une certaine visibilité : "Nous incluons les films de Guru Dutt dans chaque festival parce que il y’a des jeunes qui ne connaissent rien sur son cinéma » dit-il.
Mort à 39 ans, Guru Dutt a été en avance sur son époque.
RAZAK


Filmographie sélective

-Baazi
-Pyaasa
-Kaagaz Ke Phool
-Sahib Bibi Aur Ghulam

Friday, May 02, 2008

Guru Dutt, Satyagit Ray et Shyam Benegal


Le «new indian cinéma» sur lequel nous focalisons en ce temps-ci et qui représente le meilleur de la cuvée , ne sous-entend pas rupture avec le passé. L’histoire du cinéma indien est tellement passionnante et culturellement richissime qu’elle ne saurait être réduite à un segment de temps ou à un chapitre. Si Lagaan et Swades sont bons à voir, les classiques Mother India, Pyaasa , Nishant, Devi et Sholay sont inusables. Parmi les potentialités qui ont contribué à son éclosion et sa fortification, Guru Dutt (1925-1964), Satyagit Ray (1921 – 1992) et Shyam Benegal (né en 1934) ont fait montre d’une originale prestance. Ces cinéastes ont ajouté au cinéma indien une touche bien personnalisée. Nous leur consacrons ce flash-back.

Lissasfa : Al Ousboue Assahafi en arrive à la même conclusion que Razakcinéma.blogspot.com


Retour au drame Lissasfa; nos deux articles consacrés à cet incendie unique en son genre et qui a laissé plusieurs dizaines de victimes , ne sont pas passés inaperçus . Les deux chaînes TV locales se sont enfin resaisies (après avoir reçu le feu vert naturellement). Mais les reportages laissent à désirer. On n'est pas allé au fond des choses. Certains intervenants ont tout de même le mérite d'avoir souligné le rôle néfaste de la corruption dans la préparation de tels sinistres . Concernant l'hélico qui voulait faire du cinéma , l'hebdomadaire populaire Al Ousboue Assahafi , dans sa dernière édition du 2 mai 2008 , en arrive à la même conclusion : sauver d'abord les vies humaines, le cinéma après .