Monday, April 14, 2008

30 classiques du cinéma mondial à voir sans modération

Tous les historiens de cinéma s’accordent à dire que l’âge d’or du 7eme art se situerait aux années 50 du siècle passé. La mondialisation enchanteresse dont on savait qu’elle était pipée comme un dé de prestidigitateur futé, a buté contre le mauvais partage des ressources économiques. L’évolution des indicateurs socio-économiques dans presque la totalité des pays africains est chaotique. Même les pays qui profitent de la manne pétrolière n’arrivent pas à décoller. Le constat est on ne peut plus affligeant.
Les cinématographies tâtonnantes comme celles de la majorité des pays d’Afrique doivent redoubler d’efforts pour sortir de la zone périlleuse. Certains pays qui n’ont pas de films à faire valoir risquent de rester cinématographiquement arides jusqu’à la fin des images. Ils sont dans l’impossibilité de rattraper le train. Ceux qui en ont produit une brochette en faisant recours aux finances publiques, arrivent à trouver une destination à cette production réalisée à fonds perdu d’avance: meubler la programmation des semi festivals locaux. Les films documentaires réalisés dans la majeure partie par des non africains constituent un atout pour éviter une mort certaine. On en attendrait une osmose et un transfert généreux des aptitudes.
Les enjeux ne sont plus de l’ordre de «l’abordable thématiquement», mais du taux de croissance économique et de l’évolution de la culture de loisir. Le numérique comme nouvelle donne en complique l’issue et aggrave les disparités entre pays pauvres et pays riches.
Mais corollairement, le cinéma n’en est pas forcement proportionnel, puisque l’on assiste depuis une bonne décennie à un déclin palpable en matière d’audience même dans les pays développés. Autrefois en Europe et aux USA, les spectateurs qui fréquentaient les salles de cinéma se comptaient par millions, aujourd’hui, on les évalue à quelques dizaines de milliers par film qui marche. Et pour que ça marche financièrement, il faut viser une tranche d’âge bien déterminée. Les adultes ne vont que rarement au cinéma. Les USA, la Chine et l’Inde qui sont relativement les mieux favorisés économiquement en ces temps-ci ont une cinématographie qui résiste aux aléas mais l’érosion ne les épargne pas. Le piratage et la contrefaçon numérique sont des facteurs dépravants à ne pas sous-estimer dans cette débandade.
Un pays pauvre peut-il avoir un cinéma compétitif? Ce serait un mensonge déviant de répondre par l’affirmative. Coté altérité, il n’est plus question de chasser la défiance et instaurer un climat débarrassé des préjugés, mais de survie humaine. L’artistique en terre africaine revient à la case de départ : un luxe. Les dernières hausses vertigineuses du baril vont plonger inéluctablement le continent noir dans un autre cinéma réel beaucoup plus dramatique où cette fois les acteurs seraient vrais et les cadavres qu’ils feraient par famine n’auraient rien à voir avec les sculptures moulées dans du silicone et dont Hollywood est goulûment friand.
Qui s’intéresse aujourd’hui au cinéma africain? Le Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui est une des grandes et anciennes agoras du cinéma africain n’a plus l’aura d’antan. Vues d’Afrique, la manifestation cinématographique entretenue par les canadiens depuis plusieurs années vise la satisfaction de leur goût pour l’exotisme. Autre inconvénient : avec l’exode transcontinental et le fanatisme religieux, le pessimisme reste de rigueur. L’Asie , comparée à l’Afrique, est cinématographiquement en perpétuel devenir, d’où sa dynamique. Par nostalgie à une époque révolue où des films intéressants ont été réalisés à faible budget nous proposons cette sélection de films pris pêle-mêle pour rafraîchir la mémoire cinéphilique. Il y en a qui ont coûté une fortune. D’autres ont été faits avec les moyens de bord. L’on serait enchanté de voir un jour un cinéaste africain parti de rien et outrepassant tous les obstacles précités pour créer un joyau de cinéma comme ceux que l’on a listés. Par ailleurs, nous conseillons aux faiseurs d’images qui sont toujours en activité mais qui guettent l’étoile inspiratrice, de revoir ces films, ils sont pleins de leçons cinématographiques. Osfour de Youssef Chahine cité dans cette liste nous rappelle que la réussite d’un film c’est d’abord une bonne inspiration.
RAZAK
1. Apocalypse Now
2. Autant en emporte le vent
3. Ben-Hur
4. Birdy
5. Casablanca
6. Citizen Kane
7. Cris et chuchotements
8. Danse avec les Loups
9. Faust
10. Ghandhi
11. Impitoyable
12. Un tramway nommé désir
13. Lawrence d’Arabie
14. Le Bon la Brute le Truand
15. Le cuirassé Potemkine
16. Le Pont de la Rivière Kwai
17. Le quai des brumes
18. Les moissons du ciel
19. Le Sorgho rouge
20. Les raisins de la colère
21. Les Sept Samouraï
22. Le trésor de la Sierra Madre
23. Le voleur de bicyclettes
24. Nell
25. Ousfour
26. Papillon
27. Taxi driver
28. Vertigo
29. Vol au dessus d’un nid de coucou
30. Z


1 comment:

JoJosho said...

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