Thursday, July 12, 2012

Ciné-Répliques à méditer: Le mercenaire de minuit







Réalisateur: Richard Wilson
Scénario: Elizabeth et Richard Wilson
Adapté par Alvin Sapinsley d'après le roman de Hal Goodman et Harry  Klein


Idée saillante: L’âne peut être plus droit qu un être humain

Jules Gaspard d’Estaing (Yul Brynner) le tueur à gage s’enrage. Il détruit les magasins de la ville de Pecos. Sam Brewster (Pat Hingle) veut lui parler au nom des habitants. Il va être humilié devant ceux qu’il représente. 

-Brewster: Jules,  je désirais vous parler. 
-Jules: Je suis là, je vous écoute.
-Brewster: Et je désirais vous parler en privé.
-Jules: Et bien faites-le ici.
-Brewster: Entendu.
-Jules: A genoux, à genoux Mr Brewster, seul et unique coq du poulailler. A genoux, j’ai dit. Répétez après moi. Ne me regardez pas, regardez ce misérable animal…
-Un badaud: (retransmettant ce qu’il voit à un non-voyant) Il s’exécute.
-Jules: Allez répétez après moi: «je suis un voleur et un  hypocrisie. J’implore  le pardon des ignominies dont je vous ai accablées dans la plus  répugnante  des villes de notre répugnante planète». Allez…

Ce western est plutôt bavard. Comme dans les films tirés des romans à l’eau de rose, on y joue du clavecin et Jules Gaspard le présupposé as de la gâchette  s’y promène comme un randonneur des jardins reverdis, le cigare au bec. Le thème du sauveur  qui devient un sbire déchaîné, n’est pas une nouveauté scénaristique. Richard Widmark  l’a  testé dans un film beaucoup plus poussiéreux et captivant. En effet, quand un  marshal change de statut et se met à tirer sur les citoyens, cela devient dramatique. Quand à Jules Gaspard le pistolero créole, on le paie  comme  mercenaire pour liquider un rebelle. Ce dernier a été dépossédé de sa ferme par Brewster. D’où la brimade de ce dernier. Jules sera tué  de manière bête à la fin du film. Pat Hingle excelle dans les seconds rôles. Tout comme Michael Caine, Ben Johnson, Carl Malden. Dans le film  Hang’Em High Pat Hingle interpréta le  rôle d’un juge, et Klint Eastwood celui d’un Marshall des praires.    
Quoi qu’il en soit on a retenu cette tirade pour cet agenouillement inhabituel qu’on voit rarement dans un film de cow-boys.
RAZAK  




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